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lundi 30 avril 2007

LES PRIVILEGES DES UNS FONT LE CHOMAGE DES AUTRES

Par lebop, lundi 30 avril 2007 à 15:53 :: Petite analyse

Les pages de "publicité" de la municipalité de Arue relative à la dénonciation des revendications exagérées des grévistes menés par les syndicats CSTP-FO, Oe Oe to Oe Rima et CSIP ne font que confirmer à postériori le contenu de notre récent billet intitulé " Syndicratie". La commune recense, en effet, les multiples et successives augmentations de salaires obtenues par son personnel communal. Des salaires d'agents publics déjà beaucoup plus élevés que ceux perçus par les salariés de nos petites entreprises.

Le surcoût des revendications a été chiffré par la commune à 60 millions de francs CFP par an, une somme considérable qui annihile toute marge de manoeuvre nécessaire à l'amélioration du service public et des infrastructures communales. Cette situation est révélatrice de celle que vivent quasiment toutes les municipalités de la Polynésie française : pléthore de personnel, frais de personnel exorbitants dans le budget de fonctionnement, salaires confortables, budget d'investissement réduit à la portion congrue, impunité syndicale... C'est le règne du "toujours plus" pour des quasi -fonctionnaires dont les salaires sont déjà indexés. Est-ce pour autant que la productivité s'accroit et que la qualité des services publics s'améliore ? Les citoyens qui voient les ordures s'amonceler, les écoles ou les salles omnisports se détériorer, la sécurité se dégrader en doutent sérieusement.

CEGELEC, ETDE, Tikiphone, Commune de Mahina, Raddison, Commune de Arue... Des leaders syndicaux aux multiples arrières-pensées, aux prises avec une concurrence entre centrales qui entrainent surenchères dont les salariés syndiqués profitent, ont décidé d'accroitre les privilèges de certains ( emploi à vie,salaires confortables, treizième ou quatorzième mois, primes diverses et variées...) au détriment de l'intérêt général.

Ces leaders syndicaux ne voient pas qu'ils scient la branche sur laquelle nous sommes tous assis dans cette éternelle fuite en avant, et ce, sans prendre en considération notre situation économique et sociale. A y regarder de près, ils prennent les citoyens-consommateurs-contribuables que nous sommes tous en otages. Ils asphyxient les budgets publics en pensant que ceux-ci vont éternellement croître en proportion de leurs revendications excessives.

Ils ne voient pas qu'ils réduisent d'autant les marges de manoeuvre dont notre société a besoin pour créer du travail aux jeunes. A leurs propres enfants, en fait. Privilèges pour une minorité, accentuation de la précarité pour une majorité et chômage pour les jeunes. C'est le prix toujours plus lourd qu'il faudra payer pour ces surenchères continuelles et insatiables.

Toujours plus de dépenses publiques, toujours plus d'impôts, toujours plus de charges sociales pour les citoyens et les entreprises. Comment, voulez-vous, après tout çà, que ces mêmes entreprises créent des emplois pour les jeunes ?

Non. Il est temps que la raison et l'autorité reviennent. Nos élus doivent dire clairement et courageusement que tout n'est pas possible, que la démagogie syndicale doit avoir des limites. L'heure est à la relance économique, aux efforts, au travail,au mérite, à l'amélioration de la productivité, à l'efficacité et à la qualité de service. Et je dirais même que l'heure est à l'excellence dans tous les domaines, car notre système économique et notre système éducatif perdent de plus en plus pied dans la compétition mondiale. Ce n'est, logiquement, que lorsque le résultat de ces efforts est obtenu qu'il sera justement récompensé.Arrêtons de toujours mettre la charrue avant les boeufs par clientélisme syndical.

Il n'y a pas de droits sans devoirs. Il n'y a pas d'avancée sans contre-partie. L'heure est aux accords "donnant-donnant" ou "gagnant-gagnant".

Toutes ces valeurs, tous ces mots ont un sens. Ils ne sont pas "réactionnaires", mais ils reflètent une lucidité nouvelle face aux désordres du monde et aux abus de tous les conservatismes et corporatismes en place.Et Dieu sait s'ils sont nombreux dans notre Pays. Car n'avez-vous pas remarqué que ce sont toujours ceux qui ont déjà beaucoup qui réclament toujours plus ? Sans cette lucidité et cette remise en ordre, il faut craindre une lente descente aux enfers et ce sont nos enfants qui en paieront le prix.

Ces valeurs sont défendues par un candidat à la Présidence de la République. Vous avez deviné qui...En tout état de cause, je soutiens la détermination des élus communaux de Arue. Celà change de la faiblesse et de la capitulation en rase campagne que l'on observe trop souvent à la tête de nos organismes publics.

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vendredi 27 avril 2007

PACTE DE CONFIANCE : POURQUOI 10 ANS ?

Par lebop, vendredi 27 avril 2007 à 18:58 :: Election présidentielle 2007

Le pacte de confiance de 10 ans proposé par Ségolène ROYAL à la Polynésie française est étrange. Elle le fixe à 10 ans. Pourquoi cette durée, alors que, si elle est élue, ce qui est peu probable, elle n'aura qu'un mandat de cinq ans ? Il est quelque peu présomptueux de parler au-delà d'un quinquennat,surtout que les questions abordées dans ce Pacte, pour l'instant coquille vide, seront, à écouter Oscar TEMARU, particulièrement peu consensuelles : repentance sur la colonisation, restrictions au corps électoral, changement de dénomination du Pays, transfert de compétences régaliennes ( justice, affaires étrangères...). C'est quasiment demander aux autonomistes de se faire hara kiri et de renier toutes leurs convictions !

Et puis, à supposer que cette durée soit validée, que se passera-t-il après ces 10 ans ? Est-ce la fin de l'histoire ? La vie économique et sociale polynésienne va t-elle s'arrêter ? Que se passera-t-il après ? Un peu étrange, quand même, de s'arrêter comme celà en chemin.

Dix ans. On sera en 2017 ou 2018. Où en sera la Polynésie française ? Se sera-t-elle développée ? Aura-t-elle su faire face aux défis de la mondialisation ? Aura-t-elle créé suffisamment d'emplois pour les jeunes et les chômeurs ? Notre tourisme et nos activités productives seront-ils devenus compétitifs ? Le développement de nos ressources propres aura-t-il été suffisant pour que puissions nous passer des transferts publics métropolitains ? A moins que Madame ROYAL soit madame soleil ou lise dans le marc de café...

Sauf à postuler que le Pacte nous inondera d'argent public métropolitain pour nous préparer, dans 10 ans, à voler de nos propres ailes, alors que l'Etat central est très lourdement endetté. Sauf à faire croire que tous nos problèmes seront résolus comme par magie, j'ai bien peur que l'on nous berce, là aussi, d'illusion.

Cette "durée-couperet" ne veut strictement rien dire. A moins que l'on nous cache les étapes qui viendront "après". Cette hypothèse est fort probable, au vu des informations qui nous sont distillées au compte- gouttes à propos du début de contenu de ce fameux pacte. Pourquoi une telle absence de transparence ? Le PS et le Tavini craignent-ils eux mêmes de nous dire toute la vérité sur "l'après 10 ans" ? Celà sent le "coup de Jarnac", cher à Mitterrand, à plein nez.

J'ai beaucoup apprécié la grande générosité du Président CHIRAC sur la pérennisation de la dotation globale de développement économique. Du moins tant que nous faisons partie de l'ensemble français, ce qui est tout à fait logique. Celà avait le mérite d'être clair et net. Je "sens" beaucoup moins ce pacte de 10 ans, car, pour tout dire, cette durée a de forts relents de "largage" après.

Ce qui me fait dire que pour la Polynésie française, Nicolas SARKOZY est notre protecteur, alors que Ségolène ROYAL c'est l'incertitude, le risque et l'aventure.Pour un vrai développement économique sans date-butoir, nous savons donc où est notre intérêt et celui de nos enfants. Pour ces présidentielles, ne nous trompons donc pas de personne, car l'enjeu est trop important.

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mercredi 25 avril 2007

CORPS ELECTORAL : OSCAR TEMARU PREND SES DéSIRS POUR DES REALITéS

Par lebop, mercredi 25 avril 2007 à 19:19 :: Petite analyse

Devant la vacuité et la généralité des propos de Ségolène ROYAL en ce qui concerne ses projets pour la Polynésie française, Oscar TEMARU s'est transformé samedi soir ( après le premier tour !!!) en porte-parole tardif de la candidate socialiste et a bien voulu expliciter à sa manière (approuvé par Ségolène ROYAL ?), certaines idées vaguement formulées par celle-ci.

Ainsi, la Polynésie française devient Tahiti Nui.

Ainsi, le "pacte de 10 ans" se transforme, dans la bouche d'Oscar TEMARU, en "accords de Tahiti Nui".

Ainsi, "solidarité nationale" se transforme en "coopération avec la France, mais pas seulement".

Ainsi, "respecter la volonté des polynésiens" se transforme en "transfert de nouvelles compétences régaliennes" et "accession, à terme, à l'indépendance".

Et, cerise sur le gâteau, la "citoyenneté française" se transforme en "citoyens polynésiens français qui ont le droit de vôter en Polynésie française et citoyens français qui n'ont pas le droit de vôter en Polynésie française", alors que celle-ci est partie intégrante de la France une et indivisible en ce qui concerne l'application des principes républicains. Car Oscar TEMARU a décrété unilatéralement de restreindre le corps électoral en Polynésie française. Sans demander l'avis de personne, et surtout pas celui de Monsieur REGNAULT. A moins qu'ils se soient partagé les rôles : l'un tenant un discours "soft" pour l'électorat modéré et français, l'autre tenant un discours "hard" pour sa base militante...Double ou triple langage assuré !

Cette idée qui débarque du chapeau d'illusionniste d'Oscar TEMARU,révélatrice d'une idéologie d'exclusion, n'a, en effet, pas fait l'objet d'une communication officielle du Parti Socialiste avant le premier tour. Je constate, surtout, que depuis cette annonce faite par le leader du Tavini, elle n'a pas été démentie par les instances dirigeantes du PS. C'est bien la preuve que le PS et le Tavini nous cachent des choses et veulent, en cas de victoire de leur candidate, nous mettre devant le fait accompli.

Où est la transparence ? Où est l'Etat impartial en cas d'élection de Ségolène ROYAL ? Où est le respect de la volonté des polynésiens ? Où est la volonté de dialogue et de recherche "d'éléments de consensus" ?

Il faut croire, qu'effectivement, la devise du PS et du Tavini c'est : "dire ce que l'on ne fera pas et faire ce que l'on ne dit pas". Belle leçon de duplicité.

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lundi 23 avril 2007

INDEPENDANCE ET COOPERATION : ENCORE UNE ILLUSION A LA TEMARU

Par lebop, lundi 23 avril 2007 à 20:05 :: Petite analyse

Décidément, le cathéchisme temarien est de plus en plus surprenant. Hier soir, sur RFO, nous avons eu droit à un énoncé de politique internationale, façon Oscar TEMARU, complètement irréaliste. Ainsi donc, plutôt qu'une relation bilatérale basée sur la solidarité nationale dans le respect de notre autonomie, Oscar TEMARU voudrait y substituer la "coopération" multilatérale ou bilatérale entre "Tahiti Nui", futur Etat indépendant, et les pays tiers, tels les Etats-Unis, le Japon, la Chine, l'Australie, la Nouvelle-Zélande.... Et de tancer les leaders autonomistes présents sur le plateau en les enjoignant de "s'ouvrir l'horizon" et de dépasser "le tête à tête avec Paris"...

Mais, celui qui rêve de revêtir le costume de premier Président de Tahiti Nui a-t-il lu une fois de tels accords de coopération, ceux qui lient, par exemple, les états du Pacifique avec une grande puissance étrangère ? A-t-il une idée du montant des aides octroyées par ces puissances aux micro-Etats en question ? Connait-il les contre-parties demandées par ces puissances à ces micro-Etats en contre-partie de leurs aides ?

Justement, ces dernières semaines, je lisais une dépêche du Pacifique qui résumait l'état de la coopération entre l'Union Européenne, dont on connait la coopération généreuse qu'elle entretient avec les Etats dits " ACP" ( Afrique, Caraïbes, Pacifique) et les pays indépendants du Pacifique.

J'ai retenu le passage suivant : "L'aide totale octroyée par l'UE dans la région (aux 16 pays membres du forum des îles du Pacifique) depuis 1975 dépasse 1,8 milliard d'euros". Traduction : en plus de 20 ans, l'Union Européenne a versé à ces 16 pays environ 216 milliards de F CFP, soit 10,8 milliards de F CFP par an. Celà fait une moyenne arbitraire, bien sûr, de 675 millions de F CFP par pays et par an.

Ces pays membres du forum représentent une population de 7 millions de personnes. Rapporté par tête d'habitant, l'aide de l'Union européenne représente 1542 F CFP par an et par habitant.

A titre de comparaison, les transferts de l'Etat, s'élèvent, bon an, mal an, à 150 milliards de F CFP, l'équivalent de plus de 600.000 F CFP par an et par polynésien. Soit en un an, 70 % du montant versé en 20 ans par l'Union à tous les pays ACP du Pacifique. Dit autrement, le montant des transferts de l'Etat par polynésien et par an représente 389 fois le montant de l'aide de l'Europe à chaque habitant du pacifique indépendant dans une année !!!

A supposer que l'Australie, la Chine, la Nouvelle Zélande, le Japon et quelques autres pays donateurs versent le même montant que l'Union Européenne, ce qui est déjà une hypothèse très optimiste, nous arriverions à un montant d'aide de l'ordre de 20 ou 30.000 F CFP par habitant et par an, soit un montant encore inférieur de 20 à 30 fois au montant de 600.000 F CFP par an et par polynésien.

Quand on sait qu'en réalité, les pays insulaires du Pacifique en sont réduits à monnayer l'aide de la Chine ou de Taiwan en contre-partie de leur vôte à l'ONU et quand on sait que l'Australie et la Nouvelle-Zélande en sont à conditionner leur aide parcimonieuse à ces pays par la nécessité d'une "bonne gouvernance", cette "politique de coopération" se résume, en fait, à une politique de mendicité internationale. Car les pays indépendants du Pacifique sont d'un faible intérêt "géostratégique" et n'ont donc pas grand chose à offrir en échange.

Voilà donc le discours d'illusionniste qu'Oscar Temaru et les dirigeants du Tavini ont tenu aux milliers de polynésiens qui sont venus à leurs 80 réunions publiques de ces trois derniers mois... Et encore, ce n'est là qu'une infime partie du cathéchisme délivré aux foules maohi, celle que Monsieur Temaru consent à bien vouloir nous dire en français quand il l'estime opportun.

De deux choses l'une : soit Monsieur Temaru est ignare des questions politico-diplomatiques internationales, soit il ment délibérément au peuple polynésien. J'avoue que je ne peux choisir, à cet instant, l'une de ces deux options...

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dimanche 22 avril 2007

OSCAR TEMARU : QUELLE LEGITIMITE POPULAIRE ?

Par lebop, dimanche 22 avril 2007 à 12:12 :: Petite analyse

Oscar Temaru s'est démené comme un beau diable depuis qu'il a été censuré pour mobiliser "le peuple" pour la candidate Ségolène ROYAL. Tout content de se retrouver dans le rôle qu'il apprécie, celui de "manieur de mots" plutôt que de bâtisseur, de prêcheur plutôt que de gestionnaire et de gesticulateur plutôt que d'acteur d'une bonne gouvernance. Il est vrai qu'il avait enfin le temps et qu'il n'était plus ennuyé par la gestion du pays, gestion dont il avait horreur comme on sait. Il a donc passé ses congés forcés à organiser des réunions publiques et des marches pour faire de ses Présidentielles une démonstration de sa "légitimité populaire".

Car Ségolène ROYAL n'était et n'est qu'un alibi. Oscar TEMARU utilise tous les scrutins auxquels il participe pour avancer ses pions dans la seule lutte qui lui importe : accéder à la pleine souveraineté.

Mais le résultat est là : en Polynésie française, malgré une campagne - il faut bien le dire - très "mollassone" de la plate-forme autonomiste, Oscar TEMARU est clairement minoritaire et n'a donc pas la légitimité populaire, comme il répète cette incantation à l'infini.Les électeurs polynésiens ont vôté et ils ont clairement placé Nicolas SARKOZY en tête avec plus de 45 % des suffrages. Il ne faut pas oublier les 8 % d'électeurs qui ont vôté pour François BAYROU ainsi que les voix qui se sont portées sur d'autres candidats que Ségolène ROYAL.

Cette démonstration clôture définitivement le débat de ces dernières années sur cette question de la "légitimité populaire". Bien sûr, les partis vont encore battre la campagne pour le deuxième tour dans quinze jours, mais il y a de faibles chances que la tendance s'inverse, bien au contraire. Car je suis sûr que tous les partis de la plate-forme autonomiste vont enfin "se bouger" et aller un peu plus à la rencontre des polynésiens des vallées, des districts et des îles.En effet, certains scores locaux ou municipaux démontrent bien que certains maires, certains responsables ont intérêt à se remettre en question, à aller plus au contact des administrés, à mettre en oeuvre des projets concrets en faveur d'une grosse minorité de polynésiens qui se laissent berner par les illusions des séparatistes du Tavini.

Beaucoup de responsables autonomistes se sont "notabilisés" et ont oublié qu'ils sont au service des citoyens, qu'il faut dialoguer avec toutes les couches de la population, notamment les couches les plus populaires qui sont prêts à accepter l'aventure, la rupture du pacte pluriethnique de la société polynésienne, la régression économique et sociale, l'incertitude sur notre système éducatif, de santé et de protection sociale.

On a bien vu les premiers "coups de canif" donnés par le Tavini à notre modèle de société et à notre mode de vie lorsque le Tavini a gouverné le pays pendant plus de deux ans. L'heure sera donc à la "mobilisation" dans tous les camps. Et plutôt que de "déballer" leur linge sale en public, de se disputer sur de sombres tactiques de vôte devant les électeurs ou de se jeter des anathèmes, les autonomistes auraient tout intérêt à circuler dans toute la Polynésie française pour expliquer encore et toujours le projet de société qu'ils veulent pour la Polynésie de demain et pour démystifier le discours de régression du Tavini. Et, bien sûr, Nicolas SARKOZY est notre meilleur allié pour que la France nous accompagne dans la marche en avant vers plus de progrès économique et social. Alors, en avant !

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Sans surprise !

Par Noindep, dimanche 22 avril 2007 à 07:09 :: General

Rien de surprenant dans les résultats d'aujourd'hui. Ségolène Royal qui respecte les prévisions des sondages avec ses 25% et Nicolas Sarkozy qui mène le cortège avec 30%, marquant singulièrement "une fin" des idéologies extremistes, que les français ont senti opposées à leur progrès de demain.

La société a voulu ériger encore une fois la bipolarisation du choix de société, perdu entre une France Présidente et Un Rêve français. L'électeur, qui n'a pas manqué de signer son identité dans ces résultats (taux record de participation), n'oublie pas d'émettre un rappel d'un ordre plus juste et serein en politique en donnant à François Bayrou près de 18% des voix. On a voulu donc aller au fond du débat bipolaire de ces Deux France que Jacques Marseille récite depuis tant d'années, sans toutefois renier un désir de stopper ces pratiques passés de politiciens tributaires de l'éthique Gaulliste passionnelle de pouvoir, et de cette éthique Mitterrandiste passionnée par le progrès social sans compromis. Les français dépassionnés il y a à peine quelques années du débat politique, signent leur retour à l'autorité du choix, et surtout à la volonté de mettre fin à l'héritage d'idéologies passées concurencées par une mondialisation qui, aujourd'hui, nous regarde et attend nos propositions pour la rejoindre.

François Bayrou, le nouvel 3ème homme de la scène politique occupe désormais une place de choix. Il est celui qui, par ses consignes de vote, donnera soit du vertige à l'un, soit la victoire à l'autre. Il subira d'ici quelques jours, les OPA des deux cartels parlementaires, avec, pour chacun d'eux, une recentralisation des discours, pour flatter Bayrou et ses électeurs. Ce soir, on va laisser filer la rigidité des discours, le laisser osciller, soit à droite pour l'un, soit à gauche pour l'autre.

Pour les 15 prochains jours, Nicolas Sarkozy aura sans doute une tâche plus ardue à accomplir, puisqu'à Gauche, "le tout sauf sarkozy" échauffe les salles, dont Les Verts, Lutte ouvrière et le Parti Communiste ont déjà appelé à unir la gauche ! Il ne reste donc que l'UDF, le FN, et le MPF à séduire, et aujourd'hui, c'est tout sauf gagner à entendre leurs candidats ! A l'UMP, c'est le bal des tractations !

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mercredi 18 avril 2007

Oscar Temaru rêve d'une émancipation à la kanak

Par lebop, mercredi 18 avril 2007 à 19:27 :: General

Celà se confirme de plus en plus. Les dernières déclarations militantes d'Oscar TEMARU lors de l'ultime marche de samedi et les quelques "précisions" de Ségolène ROYAL données à la presse cette semaine, ne font que conforter mes récents billets sur la volonté d'Oscar Temaru, grâce à la complicité active de l'Etat-PS, de nous imposer des "accords de Tahiti Nui", quasi conformes aux accords de Nouméa.

Ces accords de Nouméa qui se veulent être un subtil exercice d'équilibriste entre la volonté d'émancipation du "peuple kanak" et la volonté farouche des "loyalistes" calédoniens de rester dans l'ensemble français, cristallisent, en fait et par nécessité, un rapport de forces issu d'une histoire et d'une réalité sociologique particulière.

Car, enseignement de l'histoire, la colonisation de la Nouvelle-Calédonie et la colonisation de la Polynésie française ont été complètement différentes.Je ne m'attarderai pas sur cette évidence que n'importe quel livre d'histoire sérieux à ce sujet peut démontrer.

L'histoire, la sociologie et la réalité polynésienne sont donc toutes autres. Il n'y a aucune comparaison possible. Aussi, prendre ces accords comme un modèle dont devrait s'inspirer la Polynésie française, relève de l'arbitraire le plus absolu. Mais c'est bien ce que cache ce fameux "pacte de 10 ans" que met systématiquement en exergue Ségolène ROYAL. J'y ai remarqué d'ailleurs qu'elle allait rechercher des "éléments" de consensus entre les différentes forces politiques polynésiennes, mais pas forcément UN consensus. La nuance est de taille. En fait, l'Etat-PS pèsera de tout son poids pour imposer, en fin de compte, à toutes les forces politiques locales le contenu de ces accors de Tahiti Nui qu'elle a concocté en secret avec le Tavini et qu'elle ne veut pas, pour l'instant, dévoiler et appeler de leur vrai nom.

Mais, preuve supplémentaire que ces accords sont déjà bouclés, Oscar TEMARU a déjà annoncé la couleur : il a annoncé, samedi, qu'il voulait, à très court terme, obtenir certaines compétences régaliennes de l'Etat. Il a donc bien l'intention de provoquer une surenchère statutaire, alors que, de l'avis de tous les experts, l'actuel statut est allé au bout de l'autonomie politique possible dans l'ensemble français.

Petit à petit, Ségolène ROYAL et Oscar TEMARU se dévoilent sans dire toute la vérité aux Polynésiens. Car je suppose qu'ils ne veulent pas "effrayer" l'électorat polynésien modéré. Ils nous refont le même coup qu'aux élections territoriales : ils disent ce qu'ils ne vont pas faire et ils vont faire ce qu'ils ne disent pas. Quelle belle duplicité, tant il est vrai que l'on n'attrape pas les mouches avec du vinaigre !

Aussi, si vous voulez faire un chèque en blanc pour l'aventure, vôtez pour le duo Oscar-Ségolène.

Par contre, si vous voulez un ancrage fort, clair, nécessaire et dynamique à la République française, cinquième puissance économique et commerciale du monde, votez Nicolas SARKOZY.

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Nicolas Sarkozy, une implosion d'initiative

Par Noindep, mercredi 18 avril 2007 à 03:32 :: Election présidentielle 2007

En effet, alors que chacun se focalise sur l'avenir, N. Sarkozy récite les versets de l'histoire. Sans déroger à la règle de l'exception, il emprunte pour cette fin de campagne des valeurs au christianisme ! En bon libéral, il fuit les préjugés et n'hésite pas à donner la réplique à l'histoire. En nous rappelant notre berceau chrétien, du partimoine chrétien qui a écrit l'histoire de la France, il restaure des valeurs héritées de notre passé culturel. Cette forme de République où les valeurs chrétiennes servent celles de la politique, c'est la Monarchie ! Ou bien c'est l'Amérique, les Etats-Unis plus particulièrement dont on connaît l'admiration inconsciente de notre cher Nicolas. Cette république où le patriotisme est religion d'Etat, fédère les Américains dans des valeurs indiscutables, suprêmes et universellement chrétiennes. Peut-être que l'identité nationale c'est cela, une identité à l'américaine : un mix de la religion et du libéralisme. C'est relativement maladroit de la part de N. Sarkozy de s'identifier au modèle Américain, qui il le sait bien ne trouve pas supporters en France. "Ce sont ses vieux démons qui ressortent", dixit les mauvaises langues.

Ses opposants ont toujours l'impression de courir derrière lui mais ne manquent pas de médiatiser "leur profonde gêne" face à cette initiative."Bon dieu, ils ne l'avaient pas prévu". Ils n'auraient pas pensé, qu'après le ministère de l'immigration, la révélation de l'innée de la délinquance, notre maire de Neuilly aurait pris la main de la religion ! En plein délire chiraquien : "Plus c'est gros, mieux ça passe"! N. Sarkozy qui on le sait bien abondonnera tous ces clins d'oeil faits à l'histoire, et enterrera ce passé au nom de la laïcité qu'il défend sans cesse. N. Sarkozy qui ne perd pas son souffle, continue de ravaler la façade qu'on lui prête du premier flic de France et n'hésite jamais à faire le pas de plus qui l'isole du cocon des présidentiables. Son jeu de la surenchère qui fonctionne avec brio ne laisse que très peu de marge pour les autres candidats et surtout à S. Royal qui, à part s'indigner d'une telle parade de mots, ne sait comment faire mieux ! Mais attention au dérapage, car il apparaît que la réouverture de "ces vieux dossiers" ne trouvera pas toujours écho dans la sympathie et la tolérance de l'électeur. Résultat Dimanche !

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dimanche 15 avril 2007

DES MARCHES ET DES DRAPEAUX

Par lebop, dimanche 15 avril 2007 à 20:16 :: Petite analyse

Ainsi, le Tavini a clôturé sa séquence "marches" par un défilé final qui a rassemblé, selon les observateurs, entre 3.000 et 5.000 personnes. Depuis plusieurs semaines, pour préparer le terrain et chauffer les esprits, on avait droit chaque mercredi, au défilé de 500 à 600 marcheurs embrigadés, y compris des enfants, ce qui est un pur scandale ! A l'âge de ces derniers, on leur enlève déjà leur libre arbitre en les forçant à participer à des marches dont ils ne comprennent pas très bien l'enjeu. Cathéchisme et embrigadement dès le plus jeune âge : c'est peut être celà, la démocratie, façon Tavini. Mais où est la ligue des droits de l'homme et de l'enfant ?

Ces marches hebdomadaires, traduction d'un esprit de mobilisation permanente des ouailles, qui devaient aller crescendo, n'ont vu parader que les militants habituels, les obligés du maire de Faaa adossé à son trésor de guerre municipal. La démonstration de force, qui ne faisait que provoquer des embouteillages supplémentaires dans la ville, était quelque peu râtée. Oui, le Taui n'est plus ce qu'il était, au grand dam de ses inspirateurs.

En tout état de cause, avec 3000 ou 5000 personnes, on est bien loin de l'ambiance de la marche triomphale du Taui, où, avec des accents épiques, on nous promettait la lune : une nouvelle gouvernance, une nouvelle morale en politique, une nouvelle ère faite de distribution de terres et de logements aux exclus. Oui, un nouveau messie était arrivé en la personne idôlatrée d'Oscar TEMARU.Des ténèbres on allait passer à la lumière.

On a effectivement expérimenté cette "gouvernance" et on y vu, ou plutôt subi, les mensonges, l'improvisation, l'inertie, l'incompétence, la gabegie, les discours radicaux et xénophobes. Un gouvernement du verbe, les yeux rivés dans le rétroviseur, et à la recherche du paradis perdu d'autrefois. Une gouvernance complètement décalée par rapport aux besoins de la société polynésienne contemporaine.

Certes, les dirigeants du Tavini on pu vendre quelques centaines de drapeaux supplémentaires, ainsi que quelques centaines de tricots de "Ségolène la farani" derrière laquelle se range le peuple indépendantiste.On n'est pas à une contradiction près, tant on a vu, ces dernières années, fleurir le double ou le triple langage. C'est le nouveau "cargo culte". Ségolène nous libèrera du joug colonial tout en nous inondant de bienfaits sonnants et trébuchants.

Et après ? Quelle politique ? Quel mode de développement ? Quelles clés pour la croissance ? Comment lutter contre l'inflation ? Comment créer des emplois ? Comment affronter la mondialisation ? Quelle place dans le monde pour les polynésiens ? Quelle protection sociale ? Notre retraite sera-t-elle assurée demain ? Le chômage, notamment celui des jeunes, sera-t-il réduit demain ? Ces marches et ces drapeaux ne nous éclaireront pas sur ces questions fondamentales. De l'agitation pure, sans projet crédible pour l'avenir.

On n'en saura rien. Ces marches ne font que ressasser des rêves illusoires et chimériques. L'espoir fait vivre, dit-on. Hélas, ce ne sont que de faux espoirs, car le Tavini donne de mauvaises réponses à de mauvaises questions.Et la gesticulation combinée à la méthode Coué n'a jamais fait une politique.

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samedi 14 avril 2007

SYNDICRATIE

Par lebop, samedi 14 avril 2007 à 18:40 :: Petite analyse

Et voilà que les revendications catégorielles se multiplient comme les fourmis de feu à Mahina. Grèves et menaces de grèves refont surface dans des communes, des grandes entreprises du bâtiment et des filiales d'établissements publics prospères comme Mana. Certes, les revendications sont multiples et sont d'importance diverse : grève pour empêcher des licenciements, grève pour la pérennité de l'emploi, grève pour l'augmentation de salaires déjà confortables,grève pour non respect de protocoles d'accords qui grappillent quelques menus avantages complémentaires à un salaire tout à fait correct par ailleurs, grève pour des indemnités de sujétion supplémentaires... Les motifs sont divers, mais ce sont toujours les mêmes centrales syndicales qui mènent la danse, pas gênées de faire feu de tout bois, maintien de leur représentativité et prestige personnel de leur leader obligent.

Mais n'y voyez pas là des motivations politiques, car il est bien connu que nos leaders syndicaux ne font pas de politique....En fait, ils ne sont pas élus comme les politiques, mais celà ne les empêche pas de vouloir partager le pouvoir avec les politiques. Ce n'est pas légitime ? Ils s'en fichent,car ils s'auto légitiment.Et les politiques tremblent car les leaders syndicaux peuvent "mobiliser". Et quand on a la loi du nombre, on a forcément raison...C'est bien connu.

Qu'il y ait croissance, stagnation ou récession, les revendications restent. Qu'il y ait plus ou moins de chômeurs ou d'exclus, les salaires doivent augmenter quand même. Que les smigards se multiplient dans les petites entreprises, que les consommateurs n'en peuvent plus de payer des produits et des services toujours plus chers,que les citoyens voient se dégrader la qualité des services publics, les salariés nantis du Pays, des communes, des établissements publics, des grandes entreprises privées...veulent quand même une plus grande part du gâteau. Ces entreprises dont la masse salariale explose ne peuvent plus investir pour notre avenir ? Tant pis : après nous le déluge.... même si ce sont nos enfants et nos petits enfants qui trinqueront in fine.

Ainsi va la syndicratie : allergique à l'économie et amoureuse du "tout social". Elle ne propose rien pour accélérer la croissance ou créer de nouvelles activités économiques, mais elle est là pour réclamer toujours plus. Elle imagine toujours une économie miraculeuse, apte à augmenter les salaires, même si l'économie est en piteux état.Bref, elle s'imagine qu'une mystérieuse planche à billets fonctionne là, quelque part.

La compétitivité ? C'est un gros mot pour ces leaders syndicaux qui ont, en général fait toute leur carrière dans le secteur public ou qui ont bénéficié de décharge de service pour activité syndicale. Ces fonctionnaires de la revendication ne connaissent rien, bien sûr, des contraintes de l'entreprise, de la hantise du chef d'entreprise face à son carnet de commande, de ses préoccupations pour payer les salaires de tous ces employés à la fin du mois, de son inquiétude face à l'instabilité politique et à l'absence de lisibilité à moyen terme.Cette ignorance n'est pas grave, car leur principale activité de reconversion, c'est la politique. "Hiro", "Ronald", "Bruno","Pierrot", "Patrick"... connaissent la recette.Et l'on s'étonne après, que pas mal de nos hommes politiques sont ignares des choses de l'économie comme on l'a vu durant le triste épisode du "Taui" !

Petit à petit, avec cette multiplicité et cette accumulation dans le temps de ces revendications corporatistes, la Polynésie française se déconnecte encore plus du monde avec son coût de la vie exorbitant,les impôts et les cotisations sociales qui augmentent, les tarifs d'électricité, les prix des chambres d'hôtels, les prix des produits agricoles, les coûts de communication et d'internet ....parmi les plus élevés du monde. De celà, la syndicratie s'en fiche. Tant elle croit que l'on peut vivre dans notre petite bulle coupée du monde.

La syndicratie n'a qu'un seul mot d'ordre : mes syndiqués d'abord, les autres après !

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vendredi 13 avril 2007

ALLER A L'ESSENTIEL : LA LOGIQUE EST RESPECTéE A l'ASSEMBLéE

Par lebop, vendredi 13 avril 2007 à 18:11 :: Petite analyse

Il est quand même étrange que tous les observateurs se focalisent sur les vaguelettes du marigot de crocodiles ou sur les péripéties tactiques et font des analyses à courte vue en oubliant quelque peu l'histoire politique récente.

Car, résumons-nous quelle était la matrice initiale de 95 % de la plate-forme autonomiste actuelle depuis les dernières élections territoriales, si ce n'est le Tahoeraa ? Une majorité relative de 28 représentants, dont certains se sont ensuite "éparpillés" dans de nouveaux partis qui n'ont pas encore fait leurs "preuves électorales". Jusqu'à preuve du contraire, ces dissidents de leur propre chef ont été élus par les électeurs sur une liste Tahoeraa et ces représentants, tels Jean-Christophe BOUISSOU et les iliens reconnaissaient alors.... le leadership de Gaston FLOSSE. Il est bien connu qu'en Polynésie française, lorsque les électeurs vôtent pour une liste, ils vôtent avant tout pour la tête de liste. Est-ce que ces élus dissidents ont, dans ces conditions, respecté le choix des électeurs et sont-ils bien placés pour donner des leçons aux autres ?

Les représentants Tahoeraa "orthodoxes", "rénovateurs" ou "dissidents" font donc partie de la même matrice. A supposer que ces nouvelles catégories ou appellations soient valides, n'est-il pas logique que le Président du Pays et le Président de l'Assemblée fassent partie de cette mouvance ? N'est-il pas doublement logique que ces deux élus, le Président du Pays et le Président de l'Assemblée, soient choisis par leur parti, comme celà est l'usage dans tout régime de partis ? Leur légitimité n'est-elle pas supérieure aux deux représentants du Ai'a Api qui s'étaient initialement fourvoyés dans le camp bleu ?

A supposer même que soit validé les nouvelles appellations des observateurs, le Tahoeraa "appellation officielle" n'est-il pas, et de loin, la principale composante de la plate-forme autonomiste ? Et le groupe "Polynésiens ensemble" n'a-t-il pas besoin, pour exister, des "prêts", "voulus" ou "subis" - celà est une autre affaire - du Tahoeraa officiel, preuve s'il en était, de l'insuffisance numérique de ce "groupe du centre" pour avoir un quelconque leadership sur la majorité actuelle ? Alors, où sont véritablement les "agressés" et où sont les "agresseurs", puisque c'est le vocabulaire guerrier à la mode ?

Non, il faudrait un peu se calmer. Car, au-delà des apparences, des batailles tactiques, des luttes d'influence réelles, l'élection des deux principaux piliers des institutions du Pays respecte la logique des forces en présence par la simple application de la règle de la proportionnalité. Justement, toutes proportions gardées, imagine-t-on, à l'Assemblée nationale, en cas de représentation proportionnelle à venir, un Président choisi parmi le ou les partis minoritaires en cas de constitution d'une majorité de coalition ? Serait-ce logique ?

Non, on aura tout vu durant ces dernières semaines : tempêtes dans un verre d'eau, mauvais procès, vrais ou faux calculs.... alors qu'il s'agissait seulement de respecter la logique. Maintenant que les choses sont à leur place et que la majorité dispose enfin de tous les leviers pour gouverner et légiférer selon le programme qu'elle s'est donnée, il n'y a qu'une chose à faire : redoubler d'efforts dans le boulot. Beaucoup trop d'énergie a été consommée dans des querelles subalternes. La population attend des actes et des résultats.Elle attend une gouvernance efficace. Point final.

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TOURISME : LES HOTELIERS SERAIENT-ILS DEVENUS COMMUNISTES ?

Par Pépé Tama, vendredi 13 avril 2007 à 12:58 :: Petite analyse

Aujourd'hui, on apprend que, dans un communiqué, le conseil des professionnels de l'hôtellerie dresse un constat "alarmant " quant au taux de remplissage actuel de ses établissements, notamment dans les îles de Moorea et Bora Bora.Combien même, les chiffres de fréquentation seraient supérieurs à ceux de l'année dernière pour la même période.

Et de pleurer. "Le nombre de touristes accueillis en Polynésie française ne progresse pas suffisamment d'une année sur l'autre et reste encore très variable d'une année à l'autre", déplore en premier lieu l'organisation patronale. Et de rappeler au passage que dans la "Perle du Pacifique", Bora Bora, "le nombre de chambre disponibles (ouverture et ré-ouverture) a fortement augmenté de l'ordre de 34%".

Et de se lamenter. Pour le mois de mars 2007, sur l'ensemble de la Polynésie française, "le taux moyen d'occupation s'élève à 53,9% contre 60,7% l'année dernière", révèle le CPH. En cumul, à la fin du premier trimestre, l'écart est moins important: 52,3% contre 56,7%, soit - 7,7%. La situation est particulièrement préoccupante à Bora Bora où seulement 45,1% des chambres et bungalows ont été vendus durant la période observée contre 60,1% l'année dernière à même époque. Moorea, quant à elle, s'en titre plutôt bien avec 62,2% d'occupation contre 77,2% il y a un an.

Aussi, l'organisation patronale estime que " c'est dans ces moments difficiles que les choix et les décisions politiques, de considérer le secteur du tourisme comme prioritaire en Polynésie, doivent être actées".

Des questions surgissent aussitôt dans mon esprit : ces mêmes hôteliers ont-ils demandé au gouvernement l'autorisation d'ouvrir de nouveaux hôtels à Bora Bora ? Ont-ils demandé à ce même gouvernement de peser les risques de leur investissement à leur place ? Pensent-ils que ce même gouvernement va remplir les avions à leur place ? Faire de la promotion et du marketing à leur place ? Sont-ils devenus, pour faire court, des fonctionnaires de l'hotellerie ?

Car je suppose quand même que, forts d'études de marché, les groupes hoteliers investisseurs ont bien appréhendé leur segment de marché et qu'ils ont estimé, à ce moment là, qu'ils allaient pouvoir remplir correctement leurs hôtels à l'issue de trois bonnes années d'exploitation (comme c'est la norme habituelle) et obtenir, à terme, un retour sur investissement normal. Je suppose, de même, que le segment de l'hotellerie tropicale balnéaire classique, sans golf ou casinos à Bora Bora, a été choisi en connaissance de cause par ces mêmes investisseurs. C'est, du moins, le strict calcul économique privé habituel en régime libéral.

D'autre part, je suppose que pour optimiser leur taux d'occupation à court terme, ces mêmes hôteliers ont anticipé l'ouverture de leurs hotels en allant en faire la promotion sur leurs propres deniers dans les salons professionnels internationaux de référence. C'est ce que font tous les groupes hoteliers de par le monde, notamment ceux de l'ile Maurice.

A moins qu'ils ne comptent sur le budget et le personnel bureaucratisé du GIE Tahiti Tourisme - budget imposant, il est vrai : plus de 2 milliards de francs CFP par an - pour faire le boulot à leur place.... Personnellement, en tous les cas, je n'ai pas vu, ne serait-ce que de la publicité sur ces hotels dans les magazines spécialisés nationaux ou internationaux. Des publicités des hotels de l'île Maurice, des Seychelles, des Maldives... oui, par contre, j'en ai vu...

Alors, faute au gouvernement ou à l'administration ou boulot incombant normalement aux professionnels non réalisé ? Car je ne pense pas que ces hoteliers soient devenus à ce point communistes qu'ils comptent exclusivement sur les pouvoirs publics pour faire le boulot à leur place. A moins qu'ils estiment qu'ils gèreraient plus efficacement le budget de promotion touristique à la place du GIE Tahiti Tourisme... Pourquoi pas, après tout ? On pourra au moins comparer et on verra s'ils font mieux qu'un organisme public dont on a du mal - c'est le moins que l'on puisse dire - à évaluer l'efficacité réelle.

Comme on l'a déjà dit dans nos précédents billets, chacun, là où il est, doit être un vrai "pro". Il ne sert à rien de se défausser sur les autres ou de chercher des boucs émissaires à la fluctuation, depuis 30 ans, de nos chiffres de fréquentation, entre 100.000 et 200.000 touristes par an. Ce qui est effectivement une piètre performance. Comme on ne le dit pas en langage "marketing", on n'attrape pas les mouches avec du vinaigre et on ne dit pas : "c'est pas ma faute, c'est la faute à truc ou à machin". Il y a du pain sur la planche !

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samedi 7 avril 2007

La chronique d'une désillusion annoncée

Par Noindep, samedi 7 avril 2007 à 06:43 :: General

Nous vivons à l'ère d'un nouveau virage idéologique : celui où l'autonomie ne fait plus l'unanimité au sein des autonomistes ! Gaston Flosse, le patron de l'autonomie voit son entreprise se morceler au profit d'opportunistes en quête de nourriture de privilèges. Ceux-là voient pour la première fois leur système destitué par le conseil d'Etat, qui voit en Polynésie l'installation du cumul des pouvoirs flattant l'ironie du mot démocratie.

Jean Alain Frébault, désormais renvoyé dans le monde de la société civile casse "la stratégie îlienne", celle qui pronaît un contrôle du pouvoir parlementaire en soufflant le chaud et le froid sur les équilibres en place. Encore une fois, c'est la sanction, nous rappelant terriblement le désir gourmand de Nicole Bouteau et Philippe Schyle qui se voulaient les maîtres du jeu. Encore une erreur !

La reconduite aux frontières de la société politique de Jean Alain Frebault donne le sourire au vieux lion. Gaston Flosse qui n'avoue pas être en déséquilibre, compte bien donner une leçon d'histoire aux nouveaux brigueurs du pouvoir. Gaston Tong Sang, qui, bien entendu, n'en fait pas partie, ne devra pas bénéficier de ce rappel à l'ordre, qui milite tant bien que mal face au discours clientéliste des prêtres du pouvoir. L'évangélisme orange qui a fait beaucoup de déçus et a semé un athéisme grandissant de l'autonomie pour l'indépendance, est encore une fois un souvenir lointain, que Gaston Flosse prend la liberté d'ignorer. Il en paiera d'ici peu l'espoir trahi d'un mythe démenti par les réalités.

Autant dire donc, que ce soit pour récupérer le pouvoir ou seulement continuer à marquer de son empreinte l'histoire politique polynésienne, G. Flosse et ses apôtres oranges doivent céder devant la nouvelle donne, la nouvelle école de l'autonomie que G. Tong Sang veut incarner. Qu'on lui laisse la liberté d'agir, bordel ! L'obsession de certains passe pour une rupture de la cohésion de la famille des autonomistes aux yeux du peuple et un maintien artificiel des valeurs qui, ces temps-ci, divisent plus qu'autre chose. Les indépendantistes, eux, admirent avec contemplation la descente aux enfers de leurs adversaires, et frapperont lorsque cela fera le plus mal ! Les autonomistes auront été prévenus.

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jeudi 5 avril 2007

Béatrice Vernaudon: on ne traite pas une dame comme ça

Par Peter, jeudi 5 avril 2007 à 22:50 :: Brèves

Je déplore aussi qu'il ne se soit pas trouvé une seule personne à l'UMP pour me le dire en face et avec les égards dus aux cinq années pendant lesquelles j'ai toujours fait cause commune avec mon groupe UMP de l'Assemblée nationale.

Source: tahitipresse.

Ainsi, voilà comment un de nos deux députés, qui n'a pas suivi la ligne du parti, au nom de son honnêteté intellectuelle (que certains appellent opportunisme) est traitée. En ayant pris position pour l'UPLD au moment du changement de majorité (que personne, au passage, ne songe plus à appeler 'taui'), Mme Vernaudon s'est vu insultée et méprisée. Pourquoi? Pour avoir suivi le choix du peuple? Coupable de populisme? Je ne crois pas. Car si elle est Oscar Temaru se sont trompés (l'UPLD n'a jamais été élu "démocratiquement" mais grâce à la prime majoritaire), l'envie de changement des polynésiens n'était pas factice. Même le Tahoeraa l'a compris ;)

Pour avoir eu la chance de lui parler quelques heures durant un trajet en bus, j'ai pu me rendre compte de la sincérité et le dévouement de Mme Vernaudon. Mais bon ... en tant que jeune, ne suis-je pas censé être naïf?

Toujours n'est-il pas qu'une femme telle que Mme Vernaudon ne doit pas être traitée aussi mal. Je comprends que le Tahoeraa, à mon grand regret, soit réduit à des manoeuvres aussi primaires pour s'assurer sa base. Béatrice Vernaudon est une femme libre, pas un radical libre ;)

Le but de l'État, ce n'est pas la domination, c'est la liberté. - Spinoza. Traité théologico-politique.

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PENSEES DU JOUR

Par lebop, jeudi 5 avril 2007 à 21:55 :: Petite analyse

"A parau mai" avait invité Gaston TONG SANG hier soir. Pour une fois, dans sa formule "one man show", Monsieur Stéphane BIJOUX a pu laisser tout le temps nécessaire au Président du Pays de répondre à des questions intéressantes au demeurant, mais peut être trop nombreuses : pouvoir d'achat, hausse des salaires et du SMIG,maitrise des dépenses de santé, coût de fonctionnement du nouvel hôpital, politique de la concurrence, coût du foncier, incitation à la création d'entreprises, stabilisation de la pression fiscale, réduction des dépenses publiques, politique du logement, devenir de la protection sociale, hébergement des lycéens et des étudiants, insertion professionnelle des jeunes, aide aux associations de jeunesse et de proximité...

Autant de questions importantes, qui concerne le quotidien de nos populations, pour lesquelles le Président TONG SANG a amorcé quelques pistes qu'il conviendra d'approfondir : renforcement de la politique du logement social, amélioration du pouvoir d'achat, politique d'intéressement dans les entreprises, ouverture d'une large concertation sociale sur les principaux thèmes sociaux... J'esquisse une proposition de méthode : pourquoi chaque Ministre, dans les semaines à venir, ne présenterait-il pas son programme ministériel pour l'année 2007 en guise de concrétisation progressive des orientations et directives du Président ? Ce mode de pilotage par l'action et par les résultats concrets changerait du mutisme et de l'inertie des ex-ministres de l'ex-gouvernement UPLD...

Sur le plan politique, on aura remarqué une plate-forme autonomiste et un gouvernement solidaires derrière le Président du Pays. Monsieur BIJOUX a bien tenté d'enfoncer un coin entre nos deux plus célèbres Gaston, mais le Président y a répondu avec une prudence de "sioux". Gageons que la lutte amicale à fleurets mouchetés entre les deux leaders, dans un jeu de partage des rôles assez complexe pour le commun des mortels, se poursuivra pour le plus grand plaisir des chroniqueurs.

Dans le domaine économique, l'élargissement de la liste des PPN a été décidée. C'est un bon début après la liste fantôme des PSI que Jacqui Drollet n'a jamais réussi à concrétiser. Bravo à Monsieur Teva ROHFRITSCH pour son sens de la concertation et du résultat. Mais ce n'est qu'une étape, car la structure de consommation des ménages est bien plus complexe : transport, logement,loyers, télécommunications, internet, réparation automobile, restauration, crêches, garderies, cantines,études des enfants... Je pense qu'il faudra chercher des sources d'inspiration partout où c'est possible , y compris au sein du rapport BRARD. Le tout est d'adopter une démarche pragmatique et persévérante, car je suis persuadé que la maitrise des prix est stratégique pour notre avenir économique. Il ne faudra pas baisser la garde. Déjà, l'arrivée de deux ou trois enseignes concurrentes à celle de Carrefour, enseigne qui a adopté ces dernières années une politique de prix élevés, fera le plus grand bien au panier de la ménagère. Que le gouvernement annonce la couleur, et surtout, facilite au maximum la concrétisation de ces projets d'implantation de nouvelles enseignes sans se laisser influencer par les lobbies existants. On y gagnera aussi des projets de construction créateurs de plusieurs centaines d'emplois salariés bienvenus en ces temps de relance de l'activité et des investissements.

Attention aussi aux effets pervers de la règlementation des PPN et des PGC, car, fort logiquement, les commerçants se rattraperont sur les produits à marges libres par la recherche d'une compensation aux marges règlementées. De même, au sein de la filière pêche, il faudrait éviter que les mareyeurs, qui ont révolutionné les techniques de conditionnement et de traitement hygiénique du poisson, soient court-circuités par les magasins désireux de cumuler les marges de gros et de détail et qui seront moins scrupuleux sur l'hygiène... Par ailleurs, aujourd'hui encore, la tomate locale était à 715 F CFP le kilo dans un supermarché de la capitale : il faudrait peut être que nos producteurs soient plus raisonnables ...

En résumé,et sur un plan plus général, plutôt qu'une politique de prix ciblée sur les petits salaires, il faut aller progressivement vers une politique structurelle d'analyse et de contrôle des structures de coûts et des prix de tous les secteurs d'activité. Car, à ce que je sache, les revendications de hausses de salaires des syndicats, qui se font chaque année, ne concernent pas seulement les smigards, mais toutes les catégories de salariés. Et la constatation de l'inflation est souvent leur principal motif de revendication.

Sur ces quelques pensées du jour, je vous souhaite de bonnes pâques !

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mercredi 4 avril 2007

ETAT IMPARTIAL : LA NOUVELLE PLAISANTERIE DE SEGOLENE ROYAL ET D'OSCAR TEMARU

Par lebop, mercredi 4 avril 2007 à 20:40 :: Petite analyse

Après la surprise d'apprendre qu'Oscar TEMARU, grand admirateur de Scharzenegger, de Morinda et du libéralisme néo zélandais, était devenu socialiste et "fan" d'une "française", fière de sa patrie et amoureuse d'un drapeau tricolore honni par l'indépendantiste pur et dur, en la personne de Ségolène ROYAL, nous apprenons qu'il soutient la conception d'un "Etat impartial". Quelle plaisanterie !

Enfin, pourquoi participerait-il pour la première fois à une élection nationale qu'il a toujours boycotté, par ce que c'était pour les "français" ? Pourquoi se prononcerait-il pour une "française" aussi facilement ? Pourquoi inciterait-il ses militants, qu'il a "dressé" pendant des années, à se tenir à l'écart des "affaires françaises" à aller vôter pour une "française" ? Pourquoi, qui plus est, un tel zèle, un tel dynamisme, une telle dépense d'énergie, une telle profusion de matériel politique pour "Ségolène" ? Pourquoi tenir des propos anti-français ici et être béat d'admiration pour Ségolène ?

Si ce n'est qu'Oscar TEMARU attend bien un retour d'ascenseur de "l'Etat socialiste". Il escompte bien obtenir plus de crédits de l'Etat pour le cas où il revient au pouvoir à la faveur des prochaines élections territoriales. Il escompte bien avoir des facilités pour accélérer le processus d'accession à l'indépendance, par exemple, en obtenant la réinscription de la Polynésie française sur la liste des pays à décoloniser. Il escompte bien signer les "fameux", mais toujours mystérieux accords de Tahiti Nui, avec "l'Etat PS" qu'il appelle de ses voeux. Il escompte bien obtenir des financements généreux dans la transition vers la souveraineté à laquelle il tenait tant en 2005 et 2006.En effet, pourquoi jetterait-il tout d'un coup aux orties le combat de toute une vie, comme il le dit lui-même ?

A cette aune, le discours de son maitre à penser REGNAULT, retraité toujours indexé, sur l'Etat UMP et sur l'Etat impartial relève du charlatanisme et du mensonge. Quand on connait le clientélisme municipal du maire de Faaa et les pratiques népotistes de l'ex-gouvernement UPLD ainsi que la distribution de subventions partisanes et "l'arrosage" des iliens, on ne peut s'empêcher de rigoler sur la "gouvernance morale" qui nous attend si, par malheur, les pourfendeurs de "détritus" français, venaient à nouveau nous prêcher leur cathéchisme séparatiste une fois arrivés au pouvoir. Ah si, on y gagnera peut être quelque chose : voir enfin les fameux bus Ankaï qui se balladent quelque part en Chine, sur les routes du Fenua... Mais à quel prix ? A moins que Ségolène, la nouvelle Madonne de Temaru, ne transforme ces bus en perles détaxées grâce à une intervention auprès du gouvernement chinois ?

Ce n'est pas sérieux ! Ces discours de circonstance relèvent véritablement de la plaisanterie et de la supercherie. Ils ne trompent que les Gogos...

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mardi 3 avril 2007

BALKANISATION

Par lebop, mardi 3 avril 2007 à 15:50 :: General

Les "gentils iliens", les mêmes que l'on vouait hier aux gémonies, ceux qui faisaient du "chantage", les "girouettes", les "opportunistes", ceux qui voulaient "la lune" et ceux qui "surenchérissaient" ont donc créé leur parti. Leur programme ? S'occuper des habitants de "leurs îles".... et, en même temps d'eux-mêmes, puisque s'ils s'occupent bien de leurs quelques centaines "d'ouailles", ils seront réélus par ceux-là mêmes qu'ils auront bien "gâté".L'égoïsme, en quelque sorte, érigé au rang de vertu.

Car les moyens restent toujours les moyens publics affectés à leurs communes ou à leurs îles. C'est une logique de maximisation : obtenir quelques milliards "d'AP", quelques centaines de millions de "CP" en pesant de tout leur poids d'élus incontournables sur "l'échiquier" politique et sur leur rôle de "faiseur de majorité". Leur parti vise à institutionnaliser et à notabiliser le "racket" quitte à s'asseoir sur le bien commun et à balkaniser davantage le Pays. Ce parti des iliens réclame ainsi un conseil par archipel, nouvel échelon politique et institutionnel qui alourdira davantage les frais généraux de la maison Polynésie. Comme si les milliards affectés à l'Assemblée, au Président, au Gouvernement, au CESC, aux Communes, aux syndicats intercommunaux, au syndicat pour la promotion des communes... ne suffisaient pas. Et pendant ce temps là, les populations, depuis des décennies, n'ont toujours pas d'eau en quantité, d'infirmerie en bon état de fonctionnement, de dortoirs dignes de ce nom... à l'exemple de Hao qui est dans un état lamentable. A se demander où passent les milliards...

Ces élus, les "représentants-maires" notamment, mangent déjà à tous les rateliers, mais celà ne leur suffit pas. Ils veulent encore leur "machin", leur "chose", le fameux Conseil des Archipels. Alors, on habille cette chasse éhontée aux budgets d'intentions apparemment nobles : ils veulent que chaque archipel définisse ses propres besoins,ses propres "priorités de développement" ses propres objectifs, sa propre stratégie, car Papeete ne les comprend pas ou Papeete les oublie... Mais qui les empêche actuellement de faire celà, qui les empêche de bâtir leur propre stratégie ? Personne, si ce n'est eux-mêmes, ces élus, absents de leurs iles la plupart du temps,et leur manque d'imagination, d'audace, de détermination et de capacité de gouvernance ou de gestion.

Certes, il y a encore de nombreux besoins insatisfaits dans les îles. Et pourtant les budgets de l'Etat, du Pays et des Communes sont confortables. Et les besoins insatisfaits sont aussi très importants à Tahiti. Malheureusement, cette dépense publique est inefficace, engloutie par les budgets de personnel pléthoriques dénoncés à longueur d'année par la chambre des comptes, consommée dans les traditionnelles dépenses d'occupation sociale du style "bétonnage de chemins de servitude", construction d'une énième salle omnisports que l'on est ensuite incapable d'entretenir, de rénovations d'écoles ou de ports que l'on a été incapable de maintenir ou de réfection de routes qui se dégradent à chaque saison des pluies...Chaque île de quelques dizaines d'habitants doit avoir son pylone Vini, son bureau de poste, et, mieux, sa propre piste d'aviation. Alors, oui, il faut toujours plus d'argent pour entretenir ce clientélisme politique qui n'a strictement aucun effet sur le développement durable de ces îles.

On ne fait que reproduire des schémas à l'identique, mais comme la population augmente, il faut toujours plus "saupoudrer" quelques centaines de millions de francs ici et là. Et celui qui accroit cette manne sera reconnu comme quelqu'un qui a du poids et pourra devenir un grand féodal, voire un roitelet prospère et généreux avec l'argent public, c'est à dire l'argent des autres, celui des contribuables.

Cette voie n'est qu'une impasse. On reconduit toujours les mêmes recettes sans aucun discernement et sans aucune créativité. Les leviers du développement exigent plus de lucidité, plus de sélectivité dans les choix, plus de concentration des financements et des actions. Cette course au chacun pour soi pour une plus grosse part du gâteau n'aboutira à rien si ce n'est qu'à reproduire les choses à l'identique.Pire, elle va diviser les polynésiens entre eux.

Il faut au contraire créer un environnement favorable à l'entreprise,effectuer des dépenses efficaces, miser sur les bons porteurs de projets là où ils sont, valoriser nos atouts productifs là où ils sont car ils ne sont malheureusement pas répartis équitablement dans toutes nos iles, concentrer nos moyens sur des projets porteurs d'avenir, compléter nos infrastructures là ou les 3/4 de la population vivent et recherchent un emploi. C'est s'illusionner que de croire que des dizaines de milliers de personnes " retourneront" dans les îles.

Non, décidément, ce "parti des îliens" n'est qu'une vaste fumisterie et n'est destiné qu'à masquer l'égoïsme et les ambitions politiques de quelques-uns au détriment de l'intérêt général.

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dimanche 1 avril 2007

COLLECTIF BUDGéTAIRE APPROUVé

Par lebop, dimanche 1 avril 2007 à 12:25 :: Petite analyse

Les journaux nous tenaient en haleine depuis 15 jours. Le "méchant" Gaston Flosse fera-t-il exploser la plate-forme des "gentils" autonomistes à l'occasion de l'examen du collectif budgétaire ? L'opposition UPLD-Tavini, qui s'en lêchait par avance les babines, déposerait-elle dans la foulée une motion de censure ? Non, rien de tout celà. Non seulement, ce scénario ne s'est pas produit, n'en déplaise aux oiseaux de mauvais augure, mais, en plus, l'essentiel fut ailleurs.

En effet, premier enseignement, l'Assemblée de Polynésie française renouait enfin avec sa vocation principale : débattre des propositions gouvernementales et user de son pouvoir d'amendement budgétaire. Elle ne s'en est pas privée et c'est tant mieux, car elle ne doit pas seulement être une chambre d'enregistrement.

Deuxième enseignement : le collectif budgétaire fut adopté à une large majorité, 31 voix, preuve de la cohésion de la plate-forme sur les enjeux essentiels. Preuve aussi de la nécessité d'approfondir les discussions pour trouver à chaque fois un équilibre entre les forces politiques en présence. Bravo, donc, à Gaston TONG SANG, pour cet exercice "d'équilibriste" bien maitrisé.

Troisième enseignement : même l'opposition UPLD-Tavini n'a pas vôté contre ce budget très largement remanié, puisqu'elle s'est abstenue ! C'est proprement incroyable, car, rappelez-vous. Cette même opposition était encore la majorité en décembre 2006. Elle nous avait donc concocté il y a moins de 4 mois un budget 2007 particulièrement critiquable : instauration de nouvelles taxes, gabegie gouvernementale, explosion du budget de fonctionnement, pillage des ressources de certains établissements publics, record d'emprunts ( 25 milliards de F CFP pour cette année 2007 !), saupoudrage clientéliste du budget d'investissement... Par cette abstention au collectif, l'UPLD reconnait elle-même l'aberration que constituait "son" budget 2007 et n'a pas hésité à jeter cette très mauvaise copie par-dessus bord. Quel désaveu, quel camouflet pour l'ex "grand vizir" Jacqui DROLLET !

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