VIE CHèRE : LES PROPOSITIONS DU RAPPORT BRARD
Le Député BRARD lie donc la surrémunération des fonctionnaires au coût de la vie outre-mer. Il a, bien sûr, raison, puisqu’il s’appuie notamment sur des relevés de prix objectifs et sur une réalité que nous vivons nous-mêmes tous les jours…. sauf que tous les salariés du fenua ne sont pas tous indexés, loin de là, et n’ont donc pas la même “chance” que nos fonctionnaires….
Le maillon central du problème est le comportement des importateurs et des gros distributeurs. En ces temps de mondialisation où le “sourcing” vers les pays asiatiques permet des approvisionnements à très bons prix pour de multiples produits, il est clair que les importateurs minimisent leurs coûts en ne répercutant que très partiellement les économies très substantielles qu’ils réalisent sur les consommateurs polynésiens.Or, nous importons, bon an, mal an, plus de 155 milliards de francs CFP ! Et ces mêmes importations coûteuses sont la composante essentielle de toutes nos activités de production locales ( construction, agroalimentaire, industries de transformation…), y compris le tourisme. C’est dire l’incidence d’une forte inflation des coûts et des prix dès l’approvisionnement au sein des pays fournisseurs et dès l’importation sur toute notre économie.
Sur le coût de la vie, il fait 5 propositions :
Proposition n° 14 : Créer un observatoire des prix dans chaque département ou collectivité d’outre-mer, doté de pouvoirs d’investigation, auxquels participeraient tous les partenaires sociaux, économiques et politiques. On peut très bien imaginer, ici, en Polynésie française, que l’Institut Territorial de la Consommation assure le secrétariat de cet observatoire qui pourrait être composé d’experts et de personnalités qualifiées indépendantes du pouvoir politique et des groupes de pression économiques ou commerciaux.
Proposition n° 15 : Sur la base de ce travail collectif, auquel tous les acteurs socio-économiques doivent pouvoir participer, détecter et corriger progressivement les anomalies dans la formation des prix.
Proposition n° 16 : Prendre en compte, dans l’évaluation du coût de la vie, le coût du logement et des services.
Proposition n° 17 : Créer un conseil national chargé de constater, à un rythme quinquennal, les évolutions du coût de la vie dans chaque département ou collectivité.
Proposition n° 18 : Au vu de l’évolution des prix constatée contradictoirement par les acteurs socio-économiques, les compléments de rémunérations pourront évoluer - à la hausse comme à la baisse - avec pour fondement la garantie du pouvoir d’achat des fonctionnaires - étant entendu que le niveau des compléments actuels, donnée historique, servirait de base aux variations éventuelles.
Ces propositions visent à agir sur les mécanismes de formation des prix, alors que les mesures envisagées ces dernières années, notamment l’élargissement de la liste des PPN, n’agissent qu’à la surface des choses et de manière très partielle, qui plus est.
D’autre part, les effets de contagion de ces comportements spéculatifs se sont propagés dans tout le système économique. Tout le monde indexe les coûts et les prix puisque les fonctionnaires sont indexés. Le problème, c’est que tous les salariés polynésiens ne sont pas fonctionnaires ! Les mécanismes inflationnistes sont donc amplifiés. En ce sens, la création d’un observatoire appliquant une méthode de travail rigoureuse est amplement justifié pour contre-carrer les pratiques discutables à l’importation. Cette question est primordiale pour revenir, là aussi, vers une économie ” normale”.Et je rejoins donc les récents billets de Lebop sur la nécessité de réformes structurelles, car celle-ci en fait aussi partie.
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Commentaires
14/ l’itc devait remplir ce role non ? elle le fait deja, bien ou mal, elle manque sans doute de moyens d’investigation.
15/l’obligation fiscale d’indiquer sur les tickets de caisse et les factures le prix hors taxes, la taxe, le prix avec taxe, la marge du commercant pourrait simplifier cela en permettant au consommateur de faire ses choix en toute connaissance plutot qu’en "forcant" les commercants a aligner leurs prix.
16/les services sont souvent calcules par leur prestataire a contrario de la tva; explications: la demarche logique veut qu’on evalue d’abord le service puis qu’on lui donne un prix, et dessus est calculee la taxe, on obtient alors le prix total au client; mais la demarche actuelle est plutot d’evaluer la taxe par rapport a la qualite de vie voulu par le prestataire, puis en fonction de la ponction fiscale resultante d’aligner son prix de vente sur celui de ses concurrents (et si vous n’avez pas de concurrents??).
18/ contradictoires parceque pas vus sous le meme angle ni avec la meme procedure d’observation; l’angle vue dans une famille aux petits revenus donne un cout de la vie plus eleve ca s’est sur… et leurs priorites sont bien differentes.
14/ l’itc devait remplir ce role non ? elle le fait deja, bien ou mal, elle manque sans doute de moyens d’investigation.
15/l’obligation fiscale d’indiquer sur les tickets de caisse et les factures le prix hors taxes, la taxe, le prix avec taxe, la marge du commercant pourrait simplifier cela en permettant au consommateur de faire ses choix en toute connaissance plutot qu’en "forcant" les commercants a aligner leurs prix.
16/les services sont souvent calcules par leur prestataire a contrario de la tva; explications: la demarche logique veut qu’on evalue d’abord le service puis qu’on lui donne un prix, et dessus est calculee la taxe, on obtient alors le prix total au client; mais la demarche actuelle est plutot d’evaluer la taxe par rapport a la qualite de vie voulu par le prestataire, puis en fonction de la ponction fiscale resultante d’aligner son prix de vente sur celui de ses concurrents (et si vous n’avez pas de concurrents??).
18/ contradictoires parceque pas vus sous le meme angle ni avec la meme procedure d’observation; l’angle vue dans une famille aux petits revenus donne un cout de la vie plus eleve ca s’est sur… et leurs priorites sont bien differentes.
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