Archive for March 26th, 2007
ECONOMIE POLYNESIENNE INSUBMERSIBLE : MERCI POUR VOS COMMENTAIRES
En raison de la richesse des commentaires reçus suite à mon billet “l’économie polynésienne insubmersible ?”, ce dont je vous remercie, j’ai estimé qu’il était très utile et intéressant de mettre en exergue certains de ces commentaires en vue de composer le présent billet. Je m’excuse par avance auprès des commentateurs dont les commentaires ne seraient pas ci-dessous. Mais, en raison de leur nombre, il a bien fallu passer par l’exercice difficile de la sélection, par nature arbitraire.
1) A propos de la croissance annuelle moyenne de 3 % des transferts publics métropolitains ces dernières années :
Hiro précise que ” 3 % de 150 milliards : ça fait 4,5 milliards de francs CFP par an, soit déjà 40 % de ce que rapportent les exportations de perles de Tahiti, notre première exportation de marchandises. Il est clair que les transferts publics de l’Etat représentent encore un moteur essentiel. Surtout depuis deux ans, car les exportations de thons se sont effondrés, la perle a du mal a retrouver du lustre, le noni montre quelques signes de faiblesse, le tourisme, malgré une légère croissance continue, en fait, à végéter… La croissance des transferts, ça, au moins c’est du sûr. La solidarité dans l’ensemble français, celà a quand même du bon…”
2) A propos de la situation de notre commerce extérieur :
Herenui : “Qu’a fait le Gouvernement TEMARU pour poursuivre le redressement de notre industrie perlicole ? On peut se le demander, car je n’ai pas souvenir d’un programme digne de ce nom pour cette industrie. Et pourtant, cette industrie en a bien besoin, car les performances de ces dernières années ne sont pas terribles. Qu’on en juge en ce qui concerne l’évolution de nos exportations en valeur :
2000 : 20,15 milliards de francs ( record absolu) 2001 : 14,30 milliards de francs ( début de crire sérieuse) 2002 : 14,70 milliards de francs ( rémission) 2003 : 10, 20 milliards ( crise à nouveau); 2004 : 11;10 milliards de francs ( début de convalescence) ; 2005 : 12,30 milliards de francs ( confirmation du redressement); 2006 : 11 milliards ( nouvelle rechute explicable partiellement par l’exportation de perles ouvragées : plus d’une tonne).
En l’espace de 6 ans, nos exportations en valeur de perles ont été divisées de moitié, ce qui est considérable !
Il se dit que les négociants internationaux continuent à faire la loi et qu’il faut prendre des mesures. Reste la volonté politique pour les prendre et il faut bien constater qu’avec Temaru, il n’y en avait pas, malgré les beaux discours sur la nécessité d’exporter et de l’émancipation politique et économique.
Face à cette situation, certains professionnels se sont engagés à créer plus de valeur ajoutée en créant une industrie de la bijouterie. Ainsi, les exportations de perles ouvragées ont été multipliées par 6 depuis 2004. Mais ce mouvement doit être amplifié par un accompagnement volontariste du Pays et de nos décideurs. On devait à la gestion FLOSSE le régime des entreprises franches pour valoriser notre perle. Depuis, plus d’initiative publique. Le gouvernement Temaru a été tristement absent…. Non : l’incompétence politique peut se payer au prix fort au niveau de nos ressources propres. La perle en est un exemple”.
Djeen : “Au moment où Oscar Temaru a parlé du noni pour conquérir l’indépendance financière de “Tahiti Nui” ( il suffirait de multiplier la valeur des exportations actuelle de noni par 100 : une paille !!!!), la quantité de noni exportée à baissé de 40 % …. Rien ne va plus là aussi, car la concurrence extérieure ne reste pas inerte. De nombreux pays d’Asie, d’amérique centrale se mettent aussi au noni. Il suffira que le Brésil, le géant agricole, s’y mette lui aussi, pour que le noni tahitien soit mort…. A moins que l’on mise sur la qualité ou l’innovation. Mais, là aussi, il faudrait que le Pays mette en oeuvre un programme d’appui volontariste et “intelligent “en faveur de cette filière.
Même les exportations de vanille ont chuté : de 12,3 tonnes exportées en 2003, on est passé à 9,3 tonnes en 2006. C’est à se demander ce que sont devenues toutes les serres subventionnées depuis 4,5 ans aux iles sous le vent. Pourquoi n’observe-t-on pas d’augmentation de la production ? Mystère”.