Nicolas Sarkozy a adressé une lettre aux polynésiens. En substance, il nous annonce qu’il viendra en Polynésie française dès les premiers mois de son mandat, s’il est élu Président de la République.

Il réaffirme son attachement à la Polynésie française, preuve qu’il n’a pas l’intention de nous “larguer”.

Il respecte l’identité polynésienne fondée sur une société pluriethnique exemplaire pour la Métropole.Le génie de cette autonomie est, exemple parmi d’autres, d’avoir instauré avant la Métropole la couverture sociale généralisée, preuve tangible de la solidarité entre polynésiens.

Il rappelle le principe de la solidarité nationale dans le respect de notre Autonomie. En matière d’éducation, de santé, de protection sociale, de modernisation des infrastructures, on pourra compter sur lui.

La Polynésie française est partie intégrante de la République. A ce titre, les engagements qu’il prend en faveur des français seront, bien sûr, aussi valables pour nous. Celà va de soi, mais celà va mieux en le disant.Toutes les prérogatives régaliennes de l’Etat ( ordre public, justice, sécurité, affaires étrangères, défense…) seront donc exercées avec fermeté et efficacité, ici comme en Métropole.

Le partenariat dans le domaine de l’Education et la formation professionnelle sera renforcé, notamment en ce qui concerne la construction et la modernisation des bâtiments, des internats. L’ouverture aux nombreuses filières éducatives métropolitaines sera facilitée.

La “valeur travail” est mise en avant, car il n’y a rien de pire que l’inactivité indemnisée, insulte à la dignité de l’individu. Chacun des polynésiens doit avoir sa place dans la société par un travail ou une activité socialement utile.

Un effort partagé de meilleure utilisation des fonds publics par l’Etat et le Pays est préconisé. Cette proposition est d’actualité au regard de la situation désastreuse de nombre de nos organismes publics….L’incurie tauiste est, hélas, passée par là !

Nicolas SARKOZY précise bien que l’Etat accompagne la Polynésie française, mais qu’il ne construira pas l’avenir à notre place. Preuve encore une fois de son respect pour une autonomie que les polynésiens ont voulu. A nous d’en faire bon usage. A nous de jouer et de bien jouer !