Nicolas SARKOZY s’adresse aux Polynésiens

Par Pépé Tama • 24 March 2007

Nicolas Sarkozy a adressé une lettre aux polynésiens. En substance, il nous annonce qu’il viendra en Polynésie française dès les premiers mois de son mandat, s’il est élu Président de la République.

Il réaffirme son attachement à la Polynésie française, preuve qu’il n’a pas l’intention de nous “larguer”.

Il respecte l’identité polynésienne fondée sur une société pluriethnique exemplaire pour la Métropole.Le génie de cette autonomie est, exemple parmi d’autres, d’avoir instauré avant la Métropole la couverture sociale généralisée, preuve tangible de la solidarité entre polynésiens.

Il rappelle le principe de la solidarité nationale dans le respect de notre Autonomie. En matière d’éducation, de santé, de protection sociale, de modernisation des infrastructures, on pourra compter sur lui.

La Polynésie française est partie intégrante de la République. A ce titre, les engagements qu’il prend en faveur des français seront, bien sûr, aussi valables pour nous. Celà va de soi, mais celà va mieux en le disant.Toutes les prérogatives régaliennes de l’Etat ( ordre public, justice, sécurité, affaires étrangères, défense…) seront donc exercées avec fermeté et efficacité, ici comme en Métropole.

Le partenariat dans le domaine de l’Education et la formation professionnelle sera renforcé, notamment en ce qui concerne la construction et la modernisation des bâtiments, des internats. L’ouverture aux nombreuses filières éducatives métropolitaines sera facilitée.

La “valeur travail” est mise en avant, car il n’y a rien de pire que l’inactivité indemnisée, insulte à la dignité de l’individu. Chacun des polynésiens doit avoir sa place dans la société par un travail ou une activité socialement utile.

Un effort partagé de meilleure utilisation des fonds publics par l’Etat et le Pays est préconisé. Cette proposition est d’actualité au regard de la situation désastreuse de nombre de nos organismes publics….L’incurie tauiste est, hélas, passée par là !

Nicolas SARKOZY précise bien que l’Etat accompagne la Polynésie française, mais qu’il ne construira pas l’avenir à notre place. Preuve encore une fois de son respect pour une autonomie que les polynésiens ont voulu. A nous d’en faire bon usage. A nous de jouer et de bien jouer !

Commentaires

Par Pigeon voyageur le 25 March 2007 at 12:57

Voici aussi le résumé de Tahiti Presse :

Dans un courrier intitulé “Lettre aux Polynésiens”, rendu public lundi, le candidat de l’UMP Nicolas Sarkozy trace les grandes lignes de son projet pour la Polynésie française et annonce qu’il viendra en Polynésie dans les premiers mois de son mandat, s’il est élu Président de la République.

“Je prends devant vous l’engagement de venir vous voir dans les premiers mois de mon mandat, si les Français m’élisent Président de la République”, écrit ainsi Nicolas Sarkozy.

“Je connais votre attachement à la France (…) Je peux vous assurer que tous les Français sont également attachés à la Polynésie et aux Polynésiens. Je suis heureux et fier de vous avoir pour compatriotes et je n’imagine pas la France sans vous. Vous pouvez compter sur ma détermination à respecter votre volonté d’être et de demeurer Français”, ajoute-t-il.

Soulignant le rôle de l’Etat en matière de sécurité, il indique que ses “propositions dans le domaine de la justice (…) trouveront à s’appliquer en Polynésie française”.

Pour l’Education, il ajoute qu’il fera en sorte que “l’Etat renouvelle ses engagements financiers dans ce domaine”. “Je tiens à ce que vos enfants puissent venir nombreux se former en métropole s’ils le souhaitent”, précise-t-il.

Utilisation des fonds publics et évolution statutaire

Dans sa “Lettre aux Polynésiens”, le candidat de l’UMP donne des précisions également sur sa vision de l’aide financière de métropole et sur les éventuelles évolutions statutaires de la Polynésie.

“La Polynésie française a droit à la solidarité de la Nation. Les engagements pris à votre égard, en reconnaissance de votre contribution à la défense et à l’indépendance de la France, doivent être tenus. Mais des devoirs réciproques sont nécessaires: la contribution de la France au développement de la Polynésie française doit être utilisée dans la transparence et avec le souci de la meilleure utilisation des fonds publics”, écrit Nicolas Sarkozy. “De même, votre autonomie, que je respecte et qui doit trouver toute sa place dans la République, désormais décentralisée, pourra être encore améliorée et perfectionnée pour que chacun, la Polynésie française comme l’Etat, assurent au mieux ses compétences”, selon le candidat de l’UMP.

Par Pigeon voyageur le 25 March 2007 at 12:57

Voici aussi le résumé de Tahiti Presse :

Dans un courrier intitulé “Lettre aux Polynésiens”, rendu public lundi, le candidat de l’UMP Nicolas Sarkozy trace les grandes lignes de son projet pour la Polynésie française et annonce qu’il viendra en Polynésie dans les premiers mois de son mandat, s’il est élu Président de la République.

“Je prends devant vous l’engagement de venir vous voir dans les premiers mois de mon mandat, si les Français m’élisent Président de la République”, écrit ainsi Nicolas Sarkozy.

“Je connais votre attachement à la France (…) Je peux vous assurer que tous les Français sont également attachés à la Polynésie et aux Polynésiens. Je suis heureux et fier de vous avoir pour compatriotes et je n’imagine pas la France sans vous. Vous pouvez compter sur ma détermination à respecter votre volonté d’être et de demeurer Français”, ajoute-t-il.

Soulignant le rôle de l’Etat en matière de sécurité, il indique que ses “propositions dans le domaine de la justice (…) trouveront à s’appliquer en Polynésie française”.

Pour l’Education, il ajoute qu’il fera en sorte que “l’Etat renouvelle ses engagements financiers dans ce domaine”. “Je tiens à ce que vos enfants puissent venir nombreux se former en métropole s’ils le souhaitent”, précise-t-il.

Utilisation des fonds publics et évolution statutaire

Dans sa “Lettre aux Polynésiens”, le candidat de l’UMP donne des précisions également sur sa vision de l’aide financière de métropole et sur les éventuelles évolutions statutaires de la Polynésie.

“La Polynésie française a droit à la solidarité de la Nation. Les engagements pris à votre égard, en reconnaissance de votre contribution à la défense et à l’indépendance de la France, doivent être tenus. Mais des devoirs réciproques sont nécessaires: la contribution de la France au développement de la Polynésie française doit être utilisée dans la transparence et avec le souci de la meilleure utilisation des fonds publics”, écrit Nicolas Sarkozy. “De même, votre autonomie, que je respecte et qui doit trouver toute sa place dans la République, désormais décentralisée, pourra être encore améliorée et perfectionnée pour que chacun, la Polynésie française comme l’Etat, assurent au mieux ses compétences”, selon le candidat de l’UMP.

Par François le 25 March 2007 at 13:10

Voici la lettre de Nicolas Sarkozy aux Polynésiens :

“Mes chers compatriotes,

Mes chers amis de Polynésie française,

Nous sommes à la veille d’une échéance importante pour l’avenir de notre Nation. Je sais que, malgré votre éloignement géographique, vous vous sentez pleinement concernés par l’élection du Président de la République et que vous avez la volonté de faire entendre votre voix.

J’ai souhaité m’adresser à vous, sans intermédiaire. Je n’ai pas encore pu me rendre en Polynésie française, à l’heure où je vous écris. C’est pourquoi je prends, devant vous, l’engagement de venir vous voir dans les premiers mois de mon mandat, si les français m’élisent Président de la République.

Je connais votre attachement à la France. Depuis plus d’un siècle, vous l’avez démontré, surtout lorsque celle-ci était menacée.

Vos pères et vos grands-pères se sont battus pour elle. Vous avez contribué à ce qu’elle puisse, par son indépendance militaire, défendre la paix dans le monde.

Je peux vous assurer que tous les français sont également attachés à la Polynésie et aux Polynésiens. Je suis heureux et fier de vous avoir pour compatriotes et je n’imagine pas la France sans vous. Vous pouvez compter sur ma détermination à respecter votre volonté d’être et de demeurer Français.

Vous avez su construire une identité polynésienne fondée sur une société pluriethnique et pluriculturelle, ouverte, dynamique et respectueuse de tous, qui est un modèle pour l’ensemble de la République. Au moment où certains de nos concitoyens doutent de la capacité de la France à assumer sa diversité, votre succès est un exemple et un espoir.

Votre éloignement de tous les continents et la dispersion de vos îles sur un immense océan vous imposent, depuis toujours un redoutable défi par les surcoûts qui en résultent pour toutes vos activités et tous vos projets. Et pourtant comme dans toute la république, vous devez éduquer vos enfants, soigner vos malades, moderniser vos infrastructures et assurer durablement votre développement. Le devoir de la Nation est de vous aider à relever ce défi, dans le respect de vos choix, de vos priorités, de votre rythme, en un mot, dans le respect de votre autonomie.

En Polynésie française, l’Etat exerce encore des missions importantes et a des responsabilités directes, telles que la justice, l’ordre public, la défense, les affaires étrangères, la monnaie, une partie de l’éducation nationale, l’enseignement supérieur, le contrôle de l’immigration. Dans tous ces domaines, les engagements que je prends devant le peuple français seront appliqués en Polynésie française comme partout dans notre République, si les Français m’accordent leur confiance.

L’Etat vous doit d’abord la sécurité. Il doit accomplir sa mission avec impartialité, avec courage, avec le souci constant de l’intérêt général et le respect des droits de chacun. Je veux dons un Etat plus efficace, qui assure ses missions essentielles, et d’abord celle qui consiste à assurer la sécurité des Français. Toutes les mesures que j’ai fait adopter depuis 2002, comme Ministre de l’Intérieur, s’appliquent en Polynésie française. Mes propositions dans le domaine de la justice – avec, par exemple, un traitement enfin efficace de la délinquance des mineurs – trouveront à s’appliquer ici, en Polynésie française.

L’Etat a aussi un rôle important à jouer en matière d’éducation, en partenariat avec les collectivités locales. Cette vitalité est le premier de vos atouts. C’est en même temps, un formidable défi à relever. Ensemble, nous devons construire un projet éducatif adapté à vos besoins. Je pense par exemple, au développement d’internats permettant d’accueillir, dans de bonnes conditions, les élèves venant des îles les plus éloignées de l’archipel. Le meilleur service que l’on puisse rendre aux familles, c’est la qualité de l’école. Vous pourrez compter sur moi pour que l’Etat renouvelle ses engagements financiers dans ce domaine, afin que vous ayez les infrastructures dont votre jeunesse a besoin. La formation professionnelle devra, elle aussi, être améliorée et être plus adaptée à l’entrée dans la vie professionnelle. Je tiens enfin, à ce que vos enfants puissent venir nombreux se former en métropole s’ils le souhaitent.

Je sais, et je vous en félicite, que vous considérez que c’est le travail qui produit la richesse et que vous vous méfiez des systèmes qui récompensent l’inactivité. Mais je sais aussi que vous avez le sens de la solidarité, entre les personnes bien portantes et les malades ou les handicapés, entre les personnes âgées et les jeunes, entre les personnes aisées et celles qui sont démunies. Vous avez su, avant même la métropole, créer un régime de couverture sociale généralisée, et j’en suis fier pour vous. A cette solidarité polynésienne je veux ajouter celle de la nation toute entière, comme elle le doit à tous les Français, quel que soit le lieu où ils vivent. Je vous aiderai à réaliser vos projets, dans un partenariat que nous inscrirons dans la durée.

La Polynésie française a droit à la solidarité de la Nation. Les engagements pris à votre égard, en reconnaissance de votre contribution à la défense et à l’indépendance de la France doivent être tenus. Mais des devoirs réciproques sont nécessaires : la contribution de la France au développement de la Polynésie française doit être utilisée dans la transparence et avec le souci de la meilleure utilisation des fonds publics. De même, votre autonomie, que je respecte et qui doit trouver toute sa place dans la République, désormais décentralisée, pourra être encore améliorée et perfectionnée pour que chacun, la Polynésie française comme l’Etat, assurent au mieux ses compétences.

Ce que je crois, fondamentalement, c’est que l’Etat doit vous aider mais qu’il ne construira pas l’avenir à votre place. Nous avons le devoir de donner à vos enfants l’envie de relever le défi du développement. Ainsi, nous construirons, ensemble, une Polynésie harmonieuse dont vous serez les acteurs essentiels, une Polynésie où chacun aura sa chance.”

Nicolas SARKOZY

Par Pépé Tama le 28 March 2007 at 20:49

Seuls les commentaires argumentés en rapport avec le sujet du billet et avec la Polynésie française seront diffusés.Merci.

Par Tevaite Teriipaia le 19 April 2007 at 5:59

Ce que Nicolas Sarkozy oublie dans sa lettre, est que le social n’existe quasiment pas en Polynésie et ce n’est pas le peuple qui en décide mais les gouvernements de messieurs Flosse, Temaru et j’ai l’impression également de monsieur Tong Sang ! Effectivement, il n’existe pas de Caisse d’allocations familiales, ni d’Assedics, ni de RMI et de CMU ! Totalement aberrant ! Avec un chômage explosif, de la pauvreté, de la misère surtout sur l’île de Tahiti avec ses bidons-ville ! Sans parler de la corruption et des magouilles qui y règnent ! La vie est très chère ! A qui cela profite-il ? A des privilégiés ! Un gros problème est qu’il n’y est pas d’impôts sur les revenus et d’ailleurs madame Vernaudon en a parlé sur son site et elle a raison ! Car, cela contribue à financer la vie sociale ! Monsieur Sarkozy, la Polynésie Française n’est pas une démocratie mais une république bananière, malheureusement ! Dans toutes démocraties, il existe du social, toutes et sans exception ! Les pays qui n’ont pas de social sont les pays pauvres et du tiers-monde !
Pourquoi vouloir faire des économies sur le peuple ? Un salarié qui se fait licencié, doit toucher des allocations chômages et en Polynénie : RIEN ! Aucune aide pour les familles (vu qu’il n’existe pas de CAF), le RMI : ce n’est pas une rente, mais cela contribue a aider les chômeurs financièrement : à mettre un peu de beurre dans les épinards ! La CMU, permet des soins et médiments gratuits pour les plus démunis ! Monsieur Sarkozy, on ne veut pas d’un ultra libéralisme sauvage qui pourrait faire des ravages terribles !

 

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