LE MORCELLEMENT AUTONOMISTE
Un, deux, trois, quatre….sept, huit, neuf… Combien de partis autonomistes ? Voilà une question à mille francs. Face au bloc UPLD, rejoint par le particule de Maitre Stanley CROSS, qui lui, a tiré toutes les conséquences de sa faible audience, maintenant grand avocat de la cause indépendantiste, les partis autonomistes se multiplient à “tirelarigo”, comme on a pu le constater sur RFO hier soir. Vous me dites si j’en oublie, mais je cite dans le désordre : Tanseau, Perez, le Porinetia Ia ora, le Fetia api, le No oe te Nunaa, le Rautahi, le Ai’a Api, le Tahoeraa Huiraatira, le nouveau parti de Sandra Levy Agami,le nouveau parti des iliens, Béatrice VERNAUDON, éventuellement le Here Ai’a dissident….Celà fait du monde !
Il est vrai que le “l’ex nouveau” régime électoral peut donner des ailes à certains, mais il peut être aussi un miroir aux alouettes. Le fameux seuil de 5 % et les quelques 4000 ou 5000 voix nécessaires pour avoir un siège aux Iles du vent risquent de laisser beaucoup de ces partis sur le carreau…. Et créer ainsi une “perte en ligne” de plusieurs milliers de voix éparpillées sur des partis qui n’auront aucun élu et qui ne seront donc pas représentés à l’Assemblée de Polynésie française. Et ce, à la plus grande joie de certains, notamment de l’UPLD-Tavini…
Aussi, oyez, oyez, mesdames, messieurs du camp autonomiste. Il faudrait peut être raison garder et mettre de côté certains égos exacerbés. Car une cure de “réalpolitik” ne ferait pas de mal à certains.
Pour en revenir à “A Parau mai”, à écouter les propos des leaders de ces “petits” ou “jeunes” partis,derrière les grands mots de “renouvellement de la classe politique” et de “valeurs”, je n’ai pas beaucoup entendu d’idées particulièrement novatrices ou originales. On peut même se dire si certains de ces responsables ont vraiment des choses à dire.Leur “marketing électoral” est carrément à revoir.
Certes, Monsieur Antonio Perez a parlé “d’archipélisation”, de zones franches, de pôles de compétitivité, de désenclavement de l’intérieur de l’île de Tahiti. Mais les autres ? Beaucoup de généralités dignes de discussions de salon. De plus, ces messieurs ne vont pas beaucoup à la rencontre des gens dans les quartiers, dans les îles, dans les communes. Or, ce mode de communication politique est fondamental, ici, en Polynésie française.
A leur décharge, il est vrai que ce type d’émission où l’on invite une dizaine de personnalités pour une heure et où le commentateur morcelle le débat à sa guise et par rapport à ses propres préoccupations, il est difficile de faire oeuvre pédagogique. Mais raison de plus pour être substantiel en quelques phrases. Hélas….
Le summum du creux a été Monsieur TANSEAU :il résume son programme à la limitation à deux mandats de la “carrière” d’un élu. Certes, mais ce n’est pas avec un tel “programme”, un peu limité quand même, que l’on va intéresser la jeune génération à la politique. A la question de : quelle première mesure vous prenez si vous êtes président du Pays ?, le même Monsieur TANSEAU répond : je réunirais les forces vives, je leur demanderai ce qu’il y a à faire et, ce qu’ils proposent, je le ferai…. Si être homme politique, c’est être à la remorque des idées des autres, c’est sûr qu’il y aura beaucoup de vocations !
Aussi, les prochaines élections législatives devraient être, pour tous ces partis, un test électoral sur mesure. Que ces personnalités se présentent, comptent leur voix et analysent leurs résultats en toute lucidité. Si les résultats ne sont pas fameux, ces personnalités devraient sérieusement envisager de se regrouper ou, carrément, se retirer du jeu. Les électeurs autonomistes ne peuvent pas, en effet, disperser leurs voix inutilement dans la nature et ouvrir ainsi un boulevard aux indépendantistes. Qu’on se le dise….
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Commentaires
Le problème, c’est que la plupart des partis locaux ne sont pas organisés comme de vrais partis dignes de ce nom. Ils ne sont pas organisés au plan interne, et ne sont pas organisés pour gouverner. Tout est donc laissé à l’improvisation. Les chefs se comportent en autocrates. Les soi-disants débats démocratiques internes ne sont que poudre aux yeux. Comment dès lors imaginer que ces partis puissent discuter en connaissance de cause d’une alliance pour l’intérêt général. L’UPLD l’a fait en 2004, tant était forte l’envie d’éjecter Gaston Flosse. C’est cette envie qui a été le fédérateur, pas l’envie de gouverner sur un programme. Ils ont bien signé un accord auquel s’était jointe Nicole Bouteau et Schyle (je crois). Mais les chefs ou plutôt le chef désigné a vite fait de s’asseoir dessus. Dernier exemple : Puchon rejoint Bouissou. Ce dernier devant toute l’Assemblée générale déclare : il sera vice-président de Rautahi. Ceci sans même avoir parlé à qui que ce soit. Et le parti, il pense quoi? Y a-t-il eu un débat démocratique et une décision des organes dirigeants. Non. Le chef a décidé. Alors, lorsque le temps sera venu de parler d’alliances pour les élections, c’est encore le chef qui va décider seul. A quoi bon alors de fonder un parti qui devient un instrument au service d’un homme seul. Il fut un temps où certains élus se présentaient seuls, à la seule force de leurs poignets, comme Guy Rauzy aux Marquises. Ils méritent notre respect.
Aujourd’hui le seul parti préparé à gouverner et qui dispose de gens d’expérience est le Tahoeraa mais le poids du chef dans les décisions est encore trop excessif. Le chef ne peut toujours avoir raison et il ne rend pas compte des dégâts produits ou refuse de le voir car ce serait admettre les faits. C’est là le handicap de ce parti. Le chef parti, tout s’écroulera. Dans les partis véritablement démocratiques, malgré le poids des "éléphants", le retrait du chef n’est pas dramatique. C’est le cas dans les pays normaux. En Polynésie, lorsque le chef part, c’est la chienlit. Voir le E’a Api après Françis Sanford, le Here Aia après John Teariki, les partis morts-nés que je ne citerai pas. D’autres suivront bientôt. Le problème principal est qu’au réveil, tout ce beau monde n’essaie pas d’imaginer les solutions pour aider les plus faibles, créer des emplois, booster l’économie. Non, ce à quoi ils pensent, c’est à leur petite personne et tout ce qui va avec. C’est bien cela que l’on voit tous les jours.
Alors, il ne faut pas rêver. Aux prochaines élections territoriales, chacun va partir seul au combat, sauf certains, qui la trouille aux fesses, vont aller pleurer auprès du grand’frère. Advienne que pourra.
Bon dimanche!
Koikoi
Le problème, c’est que la plupart des partis locaux ne sont pas organisés comme de vrais partis dignes de ce nom. Ils ne sont pas organisés au plan interne, et ne sont pas organisés pour gouverner. Tout est donc laissé à l’improvisation. Les chefs se comportent en autocrates. Les soi-disants débats démocratiques internes ne sont que poudre aux yeux. Comment dès lors imaginer que ces partis puissent discuter en connaissance de cause d’une alliance pour l’intérêt général. L’UPLD l’a fait en 2004, tant était forte l’envie d’éjecter Gaston Flosse. C’est cette envie qui a été le fédérateur, pas l’envie de gouverner sur un programme. Ils ont bien signé un accord auquel s’était jointe Nicole Bouteau et Schyle (je crois). Mais les chefs ou plutôt le chef désigné a vite fait de s’asseoir dessus. Dernier exemple : Puchon rejoint Bouissou. Ce dernier devant toute l’Assemblée générale déclare : il sera vice-président de Rautahi. Ceci sans même avoir parlé à qui que ce soit. Et le parti, il pense quoi? Y a-t-il eu un débat démocratique et une décision des organes dirigeants. Non. Le chef a décidé. Alors, lorsque le temps sera venu de parler d’alliances pour les élections, c’est encore le chef qui va décider seul. A quoi bon alors de fonder un parti qui devient un instrument au service d’un homme seul. Il fut un temps où certains élus se présentaient seuls, à la seule force de leurs poignets, comme Guy Rauzy aux Marquises. Ils méritent notre respect.
Aujourd’hui le seul parti préparé à gouverner et qui dispose de gens d’expérience est le Tahoeraa mais le poids du chef dans les décisions est encore trop excessif. Le chef ne peut toujours avoir raison et il ne rend pas compte des dégâts produits ou refuse de le voir car ce serait admettre les faits. C’est là le handicap de ce parti. Le chef parti, tout s’écroulera. Dans les partis véritablement démocratiques, malgré le poids des "éléphants", le retrait du chef n’est pas dramatique. C’est le cas dans les pays normaux. En Polynésie, lorsque le chef part, c’est la chienlit. Voir le E’a Api après Françis Sanford, le Here Aia après John Teariki, les partis morts-nés que je ne citerai pas. D’autres suivront bientôt. Le problème principal est qu’au réveil, tout ce beau monde n’essaie pas d’imaginer les solutions pour aider les plus faibles, créer des emplois, booster l’économie. Non, ce à quoi ils pensent, c’est à leur petite personne et tout ce qui va avec. C’est bien cela que l’on voit tous les jours.
Alors, il ne faut pas rêver. Aux prochaines élections territoriales, chacun va partir seul au combat, sauf certains, qui la trouille aux fesses, vont aller pleurer auprès du grand’frère. Advienne que pourra.
Bon dimanche!
Koikoi
Le morcellement autonomiste est un grave danger pour l’autonomie. L’upld qui prône l’indépendance s’en réjouït car ils savent qu’ils ne réussiront qu’en étant unis.
Faites attention à 2009, il faut une plate-forme autonomiste solide intégrant tous les petits partis Te aveia, tanseau et cie.
c’est une perte de temps d’intégrer bouteau et schyle. comme à l’accoutumée, ils feront leur diva de leur côté.
A nous électeurs de ne plus disperser nos voix.
Soit on choisit la plate-forme autonomiste pour faire triompher l’autonomie, soit on choisit l’upld pour faire gagner l’indépendance. Il n’y a pas d’autre choix possible.
Il faut voter utile.
En donnant vos voix à schyle ou bouteau, c’est comme si vous les donnez à l’upld , autant les donner directement à l’upld si vous êtes convaincus par la voie suicidaire de l’indépendance. cela relèvera de votre responsabilité.
Arrêtons d’être naifs et soyons davantage responsables de notre avenir et de celui de nos enfants .
Ne manquons surtout pas le dernier virage que nous épouserons. Ce sera le virage fatal pour la polynésie, soit elle se relève sur de bonnes bases, soit elle quitte le virage
et se fracasse contre un mur , celui de l’indépendance.
"… Et créer ainsi une ‘perte en ligne’ de plusieurs milliers de voix éparpillées sur des partis qui n’auront aucun élu et qui ne seront donc pas représentés à l’Assemblée de Polynésie française. Et ce, à la plus grande joie de certains, notamment de l’UPLD-Tavini…"
Exactement !! Ses multiples petit partis affaiblissent le pouvoir autonomistes comme en 2004 puis en 2005… Jamais 2 sans 3 ? Alors que l’UPLD rassemble, le Tahoeraa voit les voix qui permettrait à l’autonomie de l’emporter se disperser. Car quoi que l’on dise du Tahoeraa, il surpasse de très loin le nombre uni de tous ses petits partis. Je ne pense pas qu’il soit au Tahoeraa de faire un effort d’union supplémentaire, il en a déjà pas mal fait au vu de son envergure, et même vis à vis du gouvernement actuel. A moins que cette division ne soit calculée. Celle-ci me rapelle Sarko Vs Ségolène alors que l’on voit médiatiquement s’élever des minorités "d’une autre voie", à qui profiteront t-elles de nouveau ?
Franchement, vu la rancoeur qu’ont les leaders de ses petits partis à l’encontre du Tahoeraa, vu qu’ils ne cessent de faire bande à part depuis 2004, je vois facilement l’UPLD revenir au pouvoir en 2009. Oscar 3 nous achèvera… Jeune et déjà dégoûté…
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