DES CONSTANTES DANS LES REFORMES STRUCTURELLES : QU’ATTEND-ON POUR LES APPLIQUER A NOTRE ECHELLE ?

Par lebop • 6 March 2007

Les réussites irlandaises, hollandaises, canadiennes, suédoises, danoises, néo zélandaises et australiennes ont des explications communes. Je voudrais les résumer :

  • restructuration des finances publiques : gel des salaires de la fonction publique pendant un certain temps,réduction des effectifs du secteur public, économies budgétaires qui ont pour conséquence une baisse du poids relatif des dépenses publiques par rapport au PIB ;
  • cette baisse des dépenses publiques crée les conditions d’une réduction de la fiscalité et des charges sociales ;
  • les tarifs douaniers sont supprimés ou nettement réduits ;
  • en ce qui concerne les entreprises, l’impôt sur les sociétés est réduit ;
  • le salaire minimum n’est pas une variable centrale, contrairement à la “tradition” française copiée par la Polynésie. Quelquefois même, un SMIC “jeunes”, inférieur au SMIC général et dont le niveau varie en fonction de l’âge, est introduit ;
  • l’octroi de la protection sociale est plus rigoureux afin de diminuer l’impact négatif sur les incitations à travailler, innover et investir ;
  • afin d’améliorer l’efficacité des réformes, on crée des agences autonomes et semi-autonomes financées partiellement par l’Etat. Ces nouvelles structures ont permis d’introduire des indicateurs de performances et la pratique d’une vraie évaluation. Avant même la mise en place d’une agence, un rapport d’audit doit apporter la preuve que celle-ci améliorera l’efficacité et permettra de maitriser les coûts du service rendu. Les secteurs concernés par les agences sont l’économie, les finances, l’environnement, la santé publique, l’éducation et la culture. Les employés sont recrutés après des entretiens d’embauche. Le statut de fonctionnaire n’existe plus ;
  • le processus de privatisations des établissements publics est mené à fond ;
  • en ce qui concerne le développement économique, l’aide de l’Etat est ciblée sur les entreprises ou les secteurs d’avenir. Ensuite, elle ne vise qu’à améliorer l’environnement général de l’ensemble des entreprises. Ceci a résulté de la constatation que l’Etat est mal armé ou mal informé pour pouvoir aider efficacement les entreprises et qu’il valait mieux laisser agir le marché;
  • toutes ces mesures ont pour but ultime de donner un maximum d’oxygène au secteur privé, car c’est lui qui, fondamentalement, crée des richesses et de “vrais” emplois.

Dans tous ces pays, ces mesures, appliquées avec des variantes, ont porté leurs fruits : accélération des créations d’emploi et baisse de la population vivant en-dessous du seuil de pauvreté.

Un principe est à la base de tout : la responsabilité des décideurs politiques et administratifs est la clé. Le parlement devient plus attentif aux résultats des politiques publiques qu’à leur budget : il examine à la loupe les programmes et évalue les résultats.

Ici, en Polynésie française, a-t-on vu l’Assemblée évaluer sérieusement les performances d’un Ministère, d’un établissement public, d’un GIE ou d’une société d’économie mixte ? A-t-on fixé des objectifs de performances à des responsables d’organismes publics ? Les choisit-on sur des critères de compétence ? Insuffle-t-on la concurrence là ou on peut l’insuffler ( dans les télécoms, internet, le fret interinsulaire…) ? A-t-on l’habitude de comparer nos performances avec celles de pays comparables ?

Surtout une question devient primordiale : comment dépenser moins et plus efficacement ? C’est un renversement complet par rapport aux raisonnement habituels de nos élus. Une vraie révolution des mentalités….

Commentaires

Par wakrap le 7 March 2007 at 16:25

Je crois qu’il faut rajouter ou insister sur un principe d’organisation qui consiste systématiquement à mettre en concurrence les secteurs public et privé.
Et surtout, accepter que des cabinets d’audit extérieurs ou privés viennent concurrencer l’organisme officiel d’évaluation genre INSEE.
Dernier point , la possibilité d’un contrôle à postériori de la pertinence des dépenses publiques par le parlement, chose encore impossible en France il y a peu.

Par wakrap le 7 March 2007 at 16:25

Je crois qu’il faut rajouter ou insister sur un principe d’organisation qui consiste systématiquement à mettre en concurrence les secteurs public et privé.
Et surtout, accepter que des cabinets d’audit extérieurs ou privés viennent concurrencer l’organisme officiel d’évaluation genre INSEE.
Dernier point , la possibilité d’un contrôle à postériori de la pertinence des dépenses publiques par le parlement, chose encore impossible en France il y a peu.

Par wakrap le 7 March 2007 at 16:25

Je crois qu’il faut rajouter ou insister sur un principe d’organisation qui consiste systématiquement à mettre en concurrence les secteurs public et privé.
Et surtout, accepter que des cabinets d’audit extérieurs ou privés viennent concurrencer l’organisme officiel d’évaluation genre INSEE.
Dernier point , la possibilité d’un contrôle à postériori de la pertinence des dépenses publiques par le parlement, chose encore impossible en France il y a peu.

Par wakrap le 7 March 2007 at 16:25

Je crois qu’il faut rajouter ou insister sur un principe d’organisation qui consiste systématiquement à mettre en concurrence les secteurs public et privé.
Et surtout, accepter que des cabinets d’audit extérieurs ou privés viennent concurrencer l’organisme officiel d’évaluation genre INSEE.
Dernier point , la possibilité d’un contrôle à postériori de la pertinence des dépenses publiques par le parlement, chose encore impossible en France il y a peu.

 

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