Si vis pacem para bellum
La Nouvelle-Zélande fut longtemps considéré comme l’un des pays les plus protectionnistes et les plus étatistes de la planète. A partir de 1984, sous la houlette du ministre travailliste des Finances, Roger DOUGLAS, le pays soumet ses structures économiques à de profondes transformations, alors que son économie était descendue du cinquième rang mondial en 1950 ( pour le revenu par habitant) au vingt-sixième rang mondial dans les années 1980.
Le gouvernement de gauche commence par ouvrir le plus possible l’économie en réduisant tous les tarifs douaniers à l’importation et en supprimant toutes les subventions aux agriculteurs. Le système fiscal est complètement simplifié : le taux maximum d’impôt sur le revenu des sociétés est passé de 45 % à 33 %, ce qui a éradiqué la fraude fiscale. Le secteur bancaire est complètement libéralisé et le secteur public privatisé.
Sur le plan social, l’âge du départ à la retraite est fixé à 65 ans, les indemnités de licenciement sont réduites et les prestations de santé sont tarifées en fonction du revenu des usagers. Pour éviter des coûts de gestion exorbitants du régime maladie, la concurrence entre caisses (l’équivalent de la CPS) est généralisée. La loi “employment contract act” de 1990 met fin à la pratique du syndicat obligatoire, introduit un régime de contrats individuels ou par groupes et ouvre la voie à des négociations salariales décentralisées et non plus tenues au niveau national entre patronat et syndicats.
Entre 1992 et 2002, la Nouvelle-Zélande a connu une croissance de 3,6 % en moyenne et une baisse du chômage de 12 % à 5 %. les dépenses publiques sont tombées de 59 % du PIB en 1987 à 33 % en 2005. Quelques exemples de l’ampleur des transformations : en 1984, le ministère des transports employait 5600 fonctionnaires, dix ans plus tard, il n’en comptait plus que 53. ; le département des forêts est passé de 17.000 fonctionnaires à 17 et le Ministère de l’emploi de 28.000 à un seul, son ministre !Le poids du gouvernement a été réduit de 66 % en quelques années.
D’après un rapport de la Banque mondiale, la Nouvelle-Zélande est le pays dont l’économie est la moins règlementée et celui dans lequel la création d’entreprises est la plus facile.
Tout n’est, bien sûr, pas transposable ici. Mais la forte réduction des dépenses publiques, la privatisation de services publics ou la création d’agences indépendantes évaluées aux performances, la baisse, voire la suppression de l’impôt sur les sociétés, notamment pour les activités qui produisent pour la première fois en Polynésie de nouveau biens et services ( car qui dit absence de ces activités, dit de toutes les façons, absence d’IS…), les négociations salariales par entreprise et l’intéressement aux résultats des salariés, la gestion performante de la Caisse de prévoyance sociale ( par exemple, avec l’indicateur : évolution du coût de gestion/ prestations versées), l’âge du départ à la retraite (l’espérance de vie s’est nettement accrue en Polynésie), la suppression progressive de la protection économique ( droits de douane,taxe de développement local, quotas…), la simplification des formalités de création d’entreprise, l’analyse coût-efficacité des multiples dispositifs d’aides publiques… sont autant de pistes à approfondir pour nos propres réformes structurelles.
Rappel: Nous souhaitons une discussion raisonnée et intelligente. Tout le reste passera à la trappe. Pas d'avertissement avant suppression de commentaires innoportuns.
Vous devez vous connecter pour poster un commentaire.
Mahe 5 mars 2007 à 4:21
Très bon article, mais la similitude avec les programmes des différents candidats aux présidentielles me fait un peu sourire :)
C’est le problème de la France actuellement, vivement que ça change ^^
Mahe 5 mars 2007 à 4:21
Très bon article, mais la similitude avec les programmes des différents candidats aux présidentielles me fait un peu sourire :)
C’est le problème de la France actuellement, vivement que ça change ^^
Mahe 5 mars 2007 à 4:21
Très bon article, mais la similitude avec les programmes des différents candidats aux présidentielles me fait un peu sourire :)
C’est le problème de la France actuellement, vivement que ça change ^^
BigDew 6 mars 2007 à 2:25
La NZ est un pays agréable à vivre, ayant moi-même vécu la bas pendant un an. Tout n’est pas parfait, mais c’est un bon exemple d’une société utilisant son libéralisme économique à des fins sociales utiles.
BigDew 6 mars 2007 à 2:25
La NZ est un pays agréable à vivre, ayant moi-même vécu la bas pendant un an. Tout n’est pas parfait, mais c’est un bon exemple d’une société utilisant son libéralisme économique à des fins sociales utiles.
BigDew 6 mars 2007 à 2:25
La NZ est un pays agréable à vivre, ayant moi-même vécu la bas pendant un an. Tout n’est pas parfait, mais c’est un bon exemple d’une société utilisant son libéralisme économique à des fins sociales utiles.
BigDew 6 mars 2007 à 2:25
La NZ est un pays agréable à vivre, ayant moi-même vécu la bas pendant un an. Tout n’est pas parfait, mais c’est un bon exemple d’une société utilisant son libéralisme économique à des fins sociales utiles.
wakrap 6 mars 2007 à 9:42
Je crois aussi nécessaire de souligner que cette attitude politique est autant observée à gauche qu’à droite dans le monde.
Tony Blair avait déclaré à l’assemblée nationale en France qu’il n’y avait pas de politique économique de droite ou de gauche. Il n’y en avait que de bonnes ou ou de mauvaises.
Ce qui avait été très mal reçu par nos énarques de gauche et de droite.
wakrap 6 mars 2007 à 9:42
Je crois aussi nécessaire de souligner que cette attitude politique est autant observée à gauche qu’à droite dans le monde.
Tony Blair avait déclaré à l’assemblée nationale en France qu’il n’y avait pas de politique économique de droite ou de gauche. Il n’y en avait que de bonnes ou ou de mauvaises.
Ce qui avait été très mal reçu par nos énarques de gauche et de droite.