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samedi 31 mars 2007

VIE CHèRE : LES PROPOSITIONS DU RAPPORT BRARD

Par Pépé Tama, samedi 31 mars 2007 à 10:43 :: General

Le Député BRARD lie donc la surrémunération des fonctionnaires au coût de la vie outre-mer. Il a, bien sûr, raison, puisqu'il s'appuie notamment sur des relevés de prix objectifs et sur une réalité que nous vivons nous-mêmes tous les jours.... sauf que tous les salariés du fenua ne sont pas tous indexés, loin de là, et n'ont donc pas la même "chance" que nos fonctionnaires....

Le maillon central du problème est le comportement des importateurs et des gros distributeurs. En ces temps de mondialisation où le "sourcing" vers les pays asiatiques permet des approvisionnements à très bons prix pour de multiples produits, il est clair que les importateurs minimisent leurs coûts en ne répercutant que très partiellement les économies très substantielles qu'ils réalisent sur les consommateurs polynésiens.Or, nous importons, bon an, mal an, plus de 155 milliards de francs CFP ! Et ces mêmes importations coûteuses sont la composante essentielle de toutes nos activités de production locales ( construction, agroalimentaire, industries de transformation...), y compris le tourisme. C'est dire l'incidence d'une forte inflation des coûts et des prix dès l'approvisionnement au sein des pays fournisseurs et dès l'importation sur toute notre économie.

Sur le coût de la vie, il fait 5 propositions :

Proposition n° 14 : Créer un observatoire des prix dans chaque département ou collectivité d'outre-mer, doté de pouvoirs d'investigation, auxquels participeraient tous les partenaires sociaux, économiques et politiques. On peut très bien imaginer, ici, en Polynésie française, que l'Institut Territorial de la Consommation assure le secrétariat de cet observatoire qui pourrait être composé d'experts et de personnalités qualifiées indépendantes du pouvoir politique et des groupes de pression économiques ou commerciaux.

Proposition n° 15 : Sur la base de ce travail collectif, auquel tous les acteurs socio-économiques doivent pouvoir participer, détecter et corriger progressivement les anomalies dans la formation des prix.

Proposition n° 16 : Prendre en compte, dans l'évaluation du coût de la vie, le coût du logement et des services.

Proposition n° 17 : Créer un conseil national chargé de constater, à un rythme quinquennal, les évolutions du coût de la vie dans chaque département ou collectivité.

Proposition n° 18 : Au vu de l'évolution des prix constatée contradictoirement par les acteurs socio-économiques, les compléments de rémunérations pourront évoluer - à la hausse comme à la baisse - avec pour fondement la garantie du pouvoir d'achat des fonctionnaires - étant entendu que le niveau des compléments actuels, donnée historique, servirait de base aux variations éventuelles.

Ces propositions visent à agir sur les mécanismes de formation des prix, alors que les mesures envisagées ces dernières années, notamment l'élargissement de la liste des PPN, n'agissent qu'à la surface des choses et de manière très partielle, qui plus est.

D'autre part, les effets de contagion de ces comportements spéculatifs se sont propagés dans tout le système économique. Tout le monde indexe les coûts et les prix puisque les fonctionnaires sont indexés. Le problème, c'est que tous les salariés polynésiens ne sont pas fonctionnaires ! Les mécanismes inflationnistes sont donc amplifiés. En ce sens, la création d'un observatoire appliquant une méthode de travail rigoureuse est amplement justifié pour contre-carrer les pratiques discutables à l'importation. Cette question est primordiale pour revenir, là aussi, vers une économie " normale".Et je rejoins donc les récents billets de Lebop sur la nécessité de réformes structurelles, car celle-ci en fait aussi partie.

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mercredi 28 mars 2007

COUT DE LA VIE EN POLYNESIE FRANçAISE : LE RAPPORT BRARD DENONCE

Par Pépé Tama, mercredi 28 mars 2007 à 13:29 :: General

Nous avons déjà abordé dans de précédents billets la question de la "surrémunération" des fonctionnaires outre-mer et des retraites indexées, question sensible s'il en est. Tellement sensible que les candidats aux présidentielles se prononcent prudemment pour une certaine forme de statu quo. Il est vrai qu'en cette période de campagne, il s'agit plutôt de caresser les élus et les électeurs d'outre mer dans le sens du poil, car ceux-ci peuvent faire la différence !

Le Député BRARD, situé très à gauche de l'hémicycle a mis lui aussi de l'eau dans son vin sur cette question. Par contre, il en est autrement sur la question du coût de la vie outre-mer qu'il aborde aussi dans son rapport. Jugez-en vous même sur ces quelques extraits.

1) Sur les "mauvais comportements" des importateurs.

"Un cas typique de mauvais comportement consiste à augmenter les marges pour maintenir la stabilité du prix de vente final d'un produit importé dont le coût FAB diminue".

Cependant, Monsieur BRARD "a acquis la conviction que, depuis leur mise en place, ces contrôles ont été contournés par certains importateurs. En effet, les investigations des services de contrôle se limitent aux marges réalisées sur le territoire. Il n'a pas les moyens de contrôler la constitution du prix « coût assurances fret »".

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lundi 26 mars 2007

ECONOMIE POLYNESIENNE INSUBMERSIBLE : MERCI POUR VOS COMMENTAIRES

Par lebop, lundi 26 mars 2007 à 19:37 :: General

En raison de la richesse des commentaires reçus suite à mon billet "l'économie polynésienne insubmersible ?", ce dont je vous remercie, j'ai estimé qu'il était très utile et intéressant de mettre en exergue certains de ces commentaires en vue de composer le présent billet. Je m'excuse par avance auprès des commentateurs dont les commentaires ne seraient pas ci-dessous. Mais, en raison de leur nombre, il a bien fallu passer par l'exercice difficile de la sélection, par nature arbitraire.

1) A propos de la croissance annuelle moyenne de 3 % des transferts publics métropolitains ces dernières années :

Hiro précise que " 3 % de 150 milliards : ça fait 4,5 milliards de francs CFP par an, soit déjà 40 % de ce que rapportent les exportations de perles de Tahiti, notre première exportation de marchandises. Il est clair que les transferts publics de l'Etat représentent encore un moteur essentiel. Surtout depuis deux ans, car les exportations de thons se sont effondrés, la perle a du mal a retrouver du lustre, le noni montre quelques signes de faiblesse, le tourisme, malgré une légère croissance continue, en fait, à végéter... La croissance des transferts, ça, au moins c'est du sûr. La solidarité dans l'ensemble français, celà a quand même du bon..."

2) A propos de la situation de notre commerce extérieur :

Herenui : "Qu'a fait le Gouvernement TEMARU pour poursuivre le redressement de notre industrie perlicole ? On peut se le demander, car je n'ai pas souvenir d'un programme digne de ce nom pour cette industrie. Et pourtant, cette industrie en a bien besoin, car les performances de ces dernières années ne sont pas terribles. Qu'on en juge en ce qui concerne l'évolution de nos exportations en valeur :

2000 : 20,15 milliards de francs ( record absolu) 2001 : 14,30 milliards de francs ( début de crire sérieuse) 2002 : 14,70 milliards de francs ( rémission) 2003 : 10, 20 milliards ( crise à nouveau); 2004 : 11;10 milliards de francs ( début de convalescence) ; 2005 : 12,30 milliards de francs ( confirmation du redressement); 2006 : 11 milliards ( nouvelle rechute explicable partiellement par l'exportation de perles ouvragées : plus d'une tonne).

En l'espace de 6 ans, nos exportations en valeur de perles ont été divisées de moitié, ce qui est considérable !

Il se dit que les négociants internationaux continuent à faire la loi et qu'il faut prendre des mesures. Reste la volonté politique pour les prendre et il faut bien constater qu'avec Temaru, il n'y en avait pas, malgré les beaux discours sur la nécessité d'exporter et de l'émancipation politique et économique.

Face à cette situation, certains professionnels se sont engagés à créer plus de valeur ajoutée en créant une industrie de la bijouterie. Ainsi, les exportations de perles ouvragées ont été multipliées par 6 depuis 2004. Mais ce mouvement doit être amplifié par un accompagnement volontariste du Pays et de nos décideurs. On devait à la gestion FLOSSE le régime des entreprises franches pour valoriser notre perle. Depuis, plus d'initiative publique. Le gouvernement Temaru a été tristement absent.... Non : l'incompétence politique peut se payer au prix fort au niveau de nos ressources propres. La perle en est un exemple".

Djeen : "Au moment où Oscar Temaru a parlé du noni pour conquérir l'indépendance financière de "Tahiti Nui" ( il suffirait de multiplier la valeur des exportations actuelle de noni par 100 : une paille !!!!), la quantité de noni exportée à baissé de 40 % .... Rien ne va plus là aussi, car la concurrence extérieure ne reste pas inerte. De nombreux pays d'Asie, d'amérique centrale se mettent aussi au noni. Il suffira que le Brésil, le géant agricole, s'y mette lui aussi, pour que le noni tahitien soit mort.... A moins que l'on mise sur la qualité ou l'innovation. Mais, là aussi, il faudrait que le Pays mette en oeuvre un programme d'appui volontariste et "intelligent "en faveur de cette filière.

Même les exportations de vanille ont chuté : de 12,3 tonnes exportées en 2003, on est passé à 9,3 tonnes en 2006. C'est à se demander ce que sont devenues toutes les serres subventionnées depuis 4,5 ans aux iles sous le vent. Pourquoi n'observe-t-on pas d'augmentation de la production ? Mystère".

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dimanche 25 mars 2007

On continue à faire les idiots !

Par Noindep, dimanche 25 mars 2007 à 08:54 :: General

L'affaire était trop belle : Gaston Tong Sang a été élu président de la Polynésie française à l'issue d'un élan patriotique des autonomistes sur la base d'une confiance généreuse et partagée. On s'est fait avoir encore une fois, les élus du pouvoir ont décidé de faire leur petite cuisine. A en sentir l'odeur, on se remplit de préjugés.

Les îliens qui comme à l'accoutumée suivent le sens du vent, donnent du vertige à l'opinion. On pensait qu'ils étaient rassasiés avec tous les avantages en nature qu'ils ont hérité sans contre-partie, que leurs appétits de Gargantua avaient fini par être assouvis ? Ils en sont en réalité à l'entrée et ont décidé de faire exploser la plate forme pour le dessert. Sans une forte conscience identitaire, les îliens n'ont qu'une vision de court terme et se condamnent à disparaître d'ici peu. Rappelez-vous Nicole Bouteau et Philippe Schyle qui agissaient en tango pour gouverner l'humeur de la politique. Ils en ont pris pour leurs frais.

Contre les îliens aujourd'hui, le parti historique de la Polynésie française annonce la couleur. Le Tahoeraa, par la voix de son président, met en garde "les brigueurs du pouvoir" qu'il ne continuera pas à tolérer le manque de respect exprimé à son égard. Il se sent occupé sur son propre territoire et menace de mettre en place un mouvement de résistance. Lui sent qu'il perd pied en politique. Il bat donc le rappel de ses troupes pour le perchoir de l'Assemblée, pour les législatives et impose aux signataires de la plate forme une ouverture abondant dans ce sens. C'est comme si le subconscient de G. Flosse lui rappelle que le pouvoir, c'est lui, seulement pour lui et à personne d'autre. C'est "le complexe Flosse".

Dans toute cette ambiance joviale, un homme paye encore les caprices de ces enfants gâtés de la politique. G. Tong Sang, l'éternel perdant de ces disputes malsaines, sent son gouvernement, cosmopolite, et donc, par là-même fragile, osciller entre une implosion ou une déflagration. La base idéologique qui incombe à la survie de n'importe quel parti en politique manque à ce gouvernement en panne d'identité. L'autonomie qui a permis de diluer dans ce gouvernement tous ces hommes de tous bords politiques est en surdose. On espère que G. Tong Sang fera preuve de sa maturité exemplaire pour calmer les ardeurs des uns, et pourquoi pas, payer le calme (encore !) des autres. Oui, mais pour combien de temps ce système fissuré survivra encore ?

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samedi 24 mars 2007

Nicolas SARKOZY s'adresse aux Polynésiens

Par Pépé Tama, samedi 24 mars 2007 à 13:34 :: Election présidentielle 2007

Nicolas Sarkozy a adressé une lettre aux polynésiens. En substance, il nous annonce qu'il viendra en Polynésie française dès les premiers mois de son mandat, s'il est élu Président de la République.

Il réaffirme son attachement à la Polynésie française, preuve qu'il n'a pas l'intention de nous "larguer".

Il respecte l'identité polynésienne fondée sur une société pluriethnique exemplaire pour la Métropole.Le génie de cette autonomie est, exemple parmi d'autres, d'avoir instauré avant la Métropole la couverture sociale généralisée, preuve tangible de la solidarité entre polynésiens.

Il rappelle le principe de la solidarité nationale dans le respect de notre Autonomie. En matière d'éducation, de santé, de protection sociale, de modernisation des infrastructures, on pourra compter sur lui.

La Polynésie française est partie intégrante de la République. A ce titre, les engagements qu'il prend en faveur des français seront, bien sûr, aussi valables pour nous. Celà va de soi, mais celà va mieux en le disant.Toutes les prérogatives régaliennes de l'Etat ( ordre public, justice, sécurité, affaires étrangères, défense...) seront donc exercées avec fermeté et efficacité, ici comme en Métropole.

Le partenariat dans le domaine de l'Education et la formation professionnelle sera renforcé, notamment en ce qui concerne la construction et la modernisation des bâtiments, des internats. L'ouverture aux nombreuses filières éducatives métropolitaines sera facilitée.

La "valeur travail" est mise en avant, car il n'y a rien de pire que l'inactivité indemnisée, insulte à la dignité de l'individu. Chacun des polynésiens doit avoir sa place dans la société par un travail ou une activité socialement utile.

Un effort partagé de meilleure utilisation des fonds publics par l'Etat et le Pays est préconisé. Cette proposition est d'actualité au regard de la situation désastreuse de nombre de nos organismes publics....L'incurie tauiste est, hélas, passée par là !

Nicolas SARKOZY précise bien que l'Etat accompagne la Polynésie française, mais qu'il ne construira pas l'avenir à notre place. Preuve encore une fois de son respect pour une autonomie que les polynésiens ont voulu. A nous d'en faire bon usage. A nous de jouer et de bien jouer !

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vendredi 23 mars 2007

De la continuité territoriale à notre Grand Gaspillage

Par Noindep, vendredi 23 mars 2007 à 02:59 :: Petite analyse

En Polynésie française, elle a beaucoup souffert de nos abus. Partie d'un bon sens, la continuité territoriale se voulait le pont entre la rive métropolitaine et celle si éloignée de ses enfants d'outre-mer. Elle ne se voulait que "particulière" jusqu'à ce qu'elle devienne "généralisée" et "politisée". Elle a fini par être ruinée et déroge à son principe de service public. Elle met en exergue notre Grand Gaspillage.

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mercredi 21 mars 2007

Polynésie française : quelques repères économiques et financiers

Par Pépé Tama, mercredi 21 mars 2007 à 13:36 :: General

Un débat d'idées structuré doit se fonder sur quelques données de base. Le présent billet n'a pas d'autre ambition que de vous rappeler quelques repères économiques et financiers caractéristiques de la réalité polynésienne.

  • Population au 31 décembre 2003 : 249.200 habitants ;
  • Produit intérieur brut ( P.I.B.) :500 milliards de F CFP ( 4,2 milliards d'euros). Il s'agit d'une estimation au titre de l'année 2003. Il est regrettable, à ce propos, que les comptes économiques de la Polynésie française accusent un tel retard dans leur élaboration ;
  • Produit intérieur brut par habitant : 2.006.000 F CFP ( 16.810 euros). Il est légèrement inférieur à celui de la Nouvelle-Calédonie,pays d'outre mer qui connait, qui plus est, un nouveau "boom" du nickel.Jusqu'à 2000, la Polynésie française avait un P.I.B. par tête supérieur à celui de la Nouvelle-Calédonie ;

Par contre, il est supérieur à celui de la Réunion, de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Guyane. Pour information, le PIB par habitant de la France métropolitaine est estimé en 2004 à 27.123 euros, soit un montant supérieur de 61 % au PIB par habitant polynésien ;

  • Les dépenses publiques de l'Etat effectivement mandatées en Polynésie française s'élèvent, en 2006, à 129, 4 milliards de F CFP ;
  • Le budget de fonctionnement du Pays " Polynésie française" en 2005 est de : 102 milliards de F CFP ;
  • Le budget d'investissement du Pays " Polynésie française" en 2005 est de : 40,5 milliards de F CFP ;

Grosso modo, on peut dire que le montant des dépenses totales de l'Etat ( mandatées en Polynésie ou pas), estimé à 148,6 milliards de F CFP en 2005, est équivalent au montant du budget du Pays. Les transferts de l'Etat par polynésien et par an représentent 583.732 F CFP, soit plus que le quart du produit par habitant.

  • Le chiffre d'affaires déclaré par les entreprises assujetties à la déclaration de la TVA du régime réel est estimé à : 737 milliards de F CFP en 2005 ;
  • Le nombre d'entreprises actives est estimé à 46.300 en 2005,dont 28800 personnes physiques et 2700 SARL. Les employeurs déclarés à la CPS sont au nombre de 6800 ;
  • Le nombre de salariés polynésiens est estimé en 2006 à 66.000 salariés. les salariés sont concentrés dans les services publics et privés ( plus de 52.000 salariés), les salariés agricoles ne sont que 2500. Ils sont 5300 dans l'industrie et 6000 dans la construction ;
  • Le SMIG mensuel brut est en très nette croissance : 105.900 F CFP en 2003, 125.000 F CFP en 2004, 131.000 F CFP au 1er janvier 2006, 137.000 F CFP en février 2007;
  • Les importations en valeur se sont élevées à 155,3 milliards de F CFP en 2006, en augmentation de 1 % par rapport à 2005. Les importations de biens alimentaires ont représenté 28, 3 milliards de F CFP et les importations de biens d'équipement ont été évaluées, elles aussi, à 28,2 milliards de F CFP ;
  • Les exportations en valeur se sont élevées à 18,7 milliards de F CFP, en diminution de -8 % par rapport à 2005 ;
  • Le taux de couverture des importations par les exportations est donc de 12 %, soit un taux particulièrement faible, similaire à celui des DOM ( la Réunion : 7 % ; la Martinique : 17 % ; la Guadeloupe : 9 %; la Guyane : 13 % - chiffres 2005). Grâce à la mono exportation du nickel, seule la Nouvelle-Calédonie tire son épingle du jeu au sein de l'outre-mer français, avec un taux de couverture de 61 % en 2005. Pour mémoire, le taux de couverture de la France métropolitaine en 2005 était de 91 %.
  • Les principales exportations sont la perle ( 11,1 milliards de francs en 2006),les ouvrages en perles, le noni ( 1,2 milliard de francs CFP en 2006) et le poisson ( 416 millions de F CFP);
  • La production de coprah fluctue entre 8.000 et 10.000 tonnes et n'est plus, depuis longtemps, notre principale exportation : la valeur exportée se situe aux environs de 300 millions de F CFP, en fonction des cours internationaux. Soit le même ordre de grandeur que la nacre et la vanille exportées ;
  • La principale exportation en valeur est l'exportation de services touristiques : elle est estimée à 42 milliards de F CFP en 2006. Ces exportations de services relativisent partiellement le faible taux de couverture commercial ;
  • Le nombre de touristes a atteint : 211.883 en 2004, 208.067 en 2005 ( -2 % par rapport à 2004) et 221.549 en 2006 ( + 6,4 % par rapport à 2005).

(Source principale : Institut de la statistique de la Polynésie française)

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dimanche 18 mars 2007

NICOLAS SARKOZY : CHAMPION DE LA FRANCE QUI GAGNE

Par lebop, dimanche 18 mars 2007 à 12:49 :: Election présidentielle 2007

Ségolène ROYAL me fait penser, toutes proportions gardées, à Oscar TEMARU lors des territoriales. A tous ceux qui souffrent, elle promet comme lui il a promis, mille et mille choses. On ne sait pas avec quel argent, mais elle promet. Comment avec un endettement de l'Etat évalué, au minimum, à 140.000 milliards de francs CFP (oui, vous avez bien lu, mille fois le budget annuel du pays "Polynésie française" !!! ), peut-on encore promettre sans cesse aux jeunes, aux étudiants, aux salariés, aux entreprises, aux retraités, aux fonctionnaires....tant et tant de milliards. L'Etat doit tout, l'Etat peut tout... Redistribuer, prendre aux producteurs de richesses ce qu'ils arrivent de plus en plus péniblement à créer en France, pour le donner aux pauvres.C'est une doctrine à la "robin des bois", mais elle a fait les preuves de son échec dans toute l'Europe.

Le paradoxe, c'est que l'Etat, impuissant face à la mondialisation et à la concurrence des grands pays émergents comme la Chine, l'Inde, le Brésil...,impuissant face aux délocalisations, devient tout à coup, avant les élections, omnipotent !

Ségolène ROYAL constate à longueur de déclarations et elle fait preuve de compassion sur les malheurs des français. Mais elle oublie simplement une chose : Seule la croissance de la richesse permettra la résorption des difficultés que traverse la France. Mais, contrairement à ce que croient les socialistes, la croissance ne se décrète pas. Elle n'est pas le fait de l'Etat, mais des entrepreneurs. Et ce n'est pas avec des discours suspicieux qu'on les mettra en confiance pour construire cette nouvelle France que tous les candidats appellent de leur voeux.

Aussi, au-delà des chiffrages des programmes, je pense que chacun d'entre nous, en tant qu'électeur, doit se positionner sur l’idée qu’il se fait de la capacité des prétendants aux Présidentielles à diriger la France et à incarner avec autorité son avenir.



Nicolas SARKOZY incarne la France qui gagne et qui permettra à celle qui souffre de mieux s'en sortir. Car Nicolas SARKOZY prépare l’avenir par une libération des initiatives individuelles.



Mon propos est simple : il faut s’intéresser à l'avenir. S'appuyer sur les atouts de la France, sur ses signes de dynamisme,sur le désir de sa population de travailler plus pour enrayer le fléau du chômage, sur les nouvelles décisions d'investissement des entreprises, des grandes comme des petites et des moyennes entreprises, sur les pôles de compétitivité qui préparent la France de demain, sur les investissements étrangers qui plébiscitent la qualité des infrastructures françaises au coeur de l'Europe.... Je raisonne pareillement pour la Polynésie française, car je veux m'appuyer sur nos atouts, même si de grandes réformes s'imposent ici.

Non, on ne peut plus plus attendre de miracles d’un Etat endetté. Il ne faut plus espérer en une protection sociale contre tous les dangers. Qu'il ne faut rien attendre sinon que de soi.Demandes-toi réellement ce que tu peux faire pour ton pays, plutôt que de te demander ce que le Pays peut faire pour toi.

Désormais, les choses sont claires : Nicolas SARKOZY sait le mieux donner aux Français confiance dans leur avenir, alors que Ségolène ROYAL ne fait que se lamenter sur leurs souffrances et leur proposer des emplâtres sur une jambe de bois. Le premier est la voie de l'avenir. La seconde nous envoie dans l'impasse.

Je voterai donc Nicolas SARKOZY.

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vendredi 16 mars 2007

Qui connait Ségolène ?

Par lebop, vendredi 16 mars 2007 à 17:06 :: General

Plongée dans l'intérieur du Parti Socialiste et surtout dans la campagne de Ségolène, la nouvelle idole d'Oscar TEMARU, grâce à un homme d'appareil, Eric BESSON, ex-secrétaire national à l'économie du PS.

Populisme, pouvoir personnel, mascarade de démocratie participative, démagogie, improvisation,décisions sans concertation, arbitraire, déclarations à l'emporte-pièce,opacité, mise devant le fait accompli, détestation sourde de la modernité, de la science, de la raison et du progrès...J'en passe et des meilleures.... Tiens, tiens, tiens . Celà ne vous rappelle pas un certain Oscar TEMARU dans sa pratique personnelle du pouvoir ? Il faut croire que qui se ressemble s'assemble !

Au regard des enjeux importants des Présidentielles françaises pour la Polynésie française, cet éclairage est particulièrement intéressant, car il ne s'agit pas de confier le destin d'un Pays à des personnes qui masquent leur vraie personnalité. On a déjà donné, en ce qui nous concerne, aux dernières élections territoriales...Attention, danger !

Lisez ci après des extraits de l'entretien entre le journaliste du Nouvel Observateur Claude Askolovitch, magazine que l'on ne peut taxer de "droite" et Eric Besson, un ex -apparatchik du Parti Socialiste.Passionnant !

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Les Brigueurs du Pouvoir

Par Noindep, vendredi 16 mars 2007 à 11:47 :: General

Pendant que François BAYROU met le clientélisme à la porte de la République, en Polynésie française, il est accueilli avec les grands ordres, symbole d'un pays à la recherche de son éthique de gouvernance. Après l'effraction à TNTV, le coup de force à ATN, la SETIL a reçu la visite de ces brigueurs du pouvoir. Après un rationnement hautement symbolique durant le Taui, on se rassasie aujourd'hui à coup de récupération de postes et de privilèges dignes d'un régime dictatorial.

Même un Jean-Christophe BOUISSOU que l'on flatte trop d'être le messie démocratique nous fait perdre notre latin. Lui, si intègre dans ses idées, a t-il succombé aux vices du pouvoir ? Lui qui revendique l'investiture d'un homme, plutôt que d'un autre au nom de compétences et de carnet d'adresses plus républicain, signe son attachement à une pratique du pouvoir bien étrange. Déçu de ne pas avoir eu gain de cause, "Rautahi prend acte de la décision" signe-t-il à la fin de son communiqué, va t-il faire voler en éclat la plate forme autonomiste au nom d'un refus de complaisance à son égard ? En agissant dans ce sens, il rend caduque la promesse publicitaire de la charte de son parti.

Ce petit jeu d'enfants joué par des adultes démontre sur quelle pente glissante le pouvoir se dirige. Cette pente que l'on a déblayé depuis que les SEM existent, depuis qu'elles sont devenues le bouc-émissaire de politiciens, esclaves du pouvoir. Sensées donner de l'ordre dans notre développement, les SEM sont devenues les arrières boutiques d'un réseau souterrain qui ne dit pas son nom, avec des tunnels qui atteignent toutes les sphères décisionnelles du pays et que les Polynésiens cautionnent à leur grand détriment. Il faudrait "privatiser le pouvoir", du moins appeler à un retrait massif de l'inquisition politique faites aux SEM, à la gestion financière scandaleuse !

Pauvre Gaston TONG SANG qui préside cette secte du pouvoir sans pouvoir y faire quelque chose, de peur d'effriter la sensibilité de ces susceptibles. Son ascension, il l'a doit quelque part à ces gens-là et se salir pour eux décridibilisera son verbe auprès de l'audimat. Il nous reste donc à réagir face à ce spectacle que l'on nous propose dans une pénombre qu'il laisserait un aveugle muet de ce qu'il verrait. Ces acteurs de l'ombre qui, chaque jour, dirigent la société polynésienne à leur guise faussent l'espoir d'une transparence prochaine, toujours servie dans une robe de vertu que l'on promet sans appliquer. La démocratie c'est aussi des hommes et des femmes, perfectibles dans leurs actions, et héroïques dans leurs mensonges. Que vont-ils nous faire avaler encore ?

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lundi 12 mars 2007

Incompréhension

Par Noindep, lundi 12 mars 2007 à 23:43 :: General

Une fois n'est pas coutume, la campagne présidentielle a son lot de surprises. Après "le scandale Le Pen", c'est "la renaissance Bayrou" qui laisse songeur cet éternel exclu du pouvoir si proche de la victoire, et pourtant si loin du coeur des français. Sur les 25% d'intention de vote en faveur de l'UDF, qui implose l'espoir socialiste, la moitié se dit indécise. Le climat incertain, pour ne pas dire inquiet, que les français assimilent à F. Bayrou mérite d'être compris.

En attendant, la Polynésie se nourrit d'échos lointains et sourds pour s'incrire (comme elle peut) dans le débat présidentiel. Il n'y a semble t-il pas d'électorat à convaincre en Polynésie, puisqu'à l 'exception de F. Bayrou, aucun candidat n'est venu plaider sa cause. Quid de la visite de N. Sarkozy, ou de celle de Mme Royal ? Il n'y a à l'heure du jour aucune date de visite prévue et j'ai bien peur que cela ne change pas.

Que donc penser de ces présidentielles "françaises" recroquevillées dans ses frontières, jouant sur le versant glissant de la "préférence nationale" ou de "l'identité nationale", et qui mène l'histoire vers la faillite de ses fondements tournés vers les peuples ? Que doit-on penser en Outre-Mer de toute cette "fraude de l'histoire"?

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LA POLYNESIE FRANçAISE EN MANQUE DE "CARBURANT" NECESSAIRE A LA CROISSANCE

Par lebop, lundi 12 mars 2007 à 20:35 :: General

Depuis le début de l'année 2007, le gouvernement Tong Sang a renoué avec le gouvernement central et les missions succèdent aux missions. Il est vrai qu'il était suicidaire pour l'avenir de la Polynésie française de se couper de l'Etat central comme l'a fait Oscar TEMARU. Car les rares marges de manoeuvre en matière de ressources publiques, ces dernières années, ont été encore le fait de l'Etat, notamment avec la Dotation Globale de développement Economique, décidée par Jacques CHIRAC, qui a littéralement "dopé" le maigre budget d'investissement du Pays.

En effet, le Pays ne peut dégager, chaque année, que 4 à 5 milliards de francs de ressources propres affectées à son budget d'investissement. Ce que l'on appelle son "autofinancement". Grâce à cet autofinancement, il peut emprunter aux caisses prêteuses métropolitaines une quinzaine de milliards de francs par an, soit le triple de ses ressources d'investissement propres !Ce montant d'emprunt annuel vient, bien sûr,s'ajouter aux sommes empruntées les années passées qu'il faut rembourser chaque année. Notre endettement global se situe aux alentours de 80 à 90 milliards. Nous en saurons plus lors de l'examen du collectif budgétaire qui sera prochainement examiné par l'Assemblée de Polynésie française.

Dans ces conditions, il est clair que les 18 milliards de francs annuels de la DGDE, qui représentent le quadruple de nos ressources d'investissement propres, sont absolument indispensables à la préparation de notre avenir. Malheureusement,face à la gabegie et à la mauvaise gestion de nos institutions et organismes publics, même ce "carburant" ne suffit plus à créer un effet d'entrainement sur notre économie. De même, la stagnation, voire le recul de nos ressources à l'exportation ne permettent pas de "booster" notre économie. Pire, nos sociétés d'économie mixte et autres établissements publics détruisent de la richesse - au moins dix milliards de francs en 2006 - que nous n'arrivons même plus à créer. Et les économies budgétaires réalisées actuellement n'y suffiront pas. Il est clair qu'à cette allure nous allons droit dans le mur.

Dans ce périlleux contexte, les missions du Président et de nos ministres en France visent justement à réactiver d'autres mécanismes de financement étatiques nécessaires à la relance de notre machine économique. Education,protection sociale, logement social, santé, recherche...autant de domaines où la "solidarité nationale", tout à fait normale et demandée légitimement par le nouveau gouvernement, peut s'exercer... et sera extrêmement bienvenue.

Encore faut-il démontrer que nous allons dorénavant mener une gestion exemplaire et arrêter l'hémorragie de nos finances publiques locales du fait des errements de nos précédents dirigeants. La Polynésie française doit être maintenant "managée" par des professionnels compétents. Car, sinon, le gouvernement central, quelle que soit la majorité du moment, en butte, qui plus est, à la gestion d'une lourde dette et attachée au redressement de la France, risque de nous renvoyer dans nos dix huit mètres en nous disant : "faites d'abord le ménage chez vous, car nous ne voulons pas financer un tonneau des danaïdes". Soyons donc vertueux avec notre argent et avec l'argent de l'Etat !

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samedi 10 mars 2007

L'ECONOMIE POLYNESIENNE INSUBMERSIBLE ?

Par lebop, samedi 10 mars 2007 à 09:46 :: Petite analyse

On connait tous les caractéristiques du système économique polynésien, dont le moteur reste encore le montant très important des transferts publics de l'Etat ( 150 milliards de F CFP). Ces transferts qui progressent, bon gré, mal gré, de 3 % par an en moyenne, continuent à irriguer tous les secteurs de notre vie économique par des effets en chaine. C'est ce qui explique en grande partie notre niveau de vie élevé, même si, par ailleurs, nos ressources propres (tourisme, perles, autres exportations...) ont, elles aussi, bien progressé ces vingt dernières années.

Est-ce à dire que notre économie est insubmersible et qu'elle peut même se permettre l'incompétence des décideurs locaux ? C'est ce que semblent démontrer les dernières études relatives à la conjoncture économique de l'année 2006 : croissance de l'hôtellerie, chiffres d'affaires du commerce en hausse du fait de l'augmentation de la consommation, construction de logements dynamique, progression de l'emploi salarié.... On peut remercier les acteurs économiques et les ménages d'avoir continué à croire en l'avenir malgré les actes et les signes négatifs émis par le gouvernement TEMARU et la majorité UPLD durant cette année.

Cependant, à y regarder de plus près, on constate que sur les leviers maitrisés par le Pays, les indicateurs n'étaient pas favorables : baisse de la commande publique du fait de l'amateurisme et de l'indécision du gouvernement Temaru, autofinancement de l'investissement public très faible, dérapage des budgets de fonctionnement du secteur public, accélération de l'inflation du fait des taxes ciblées sur des produits fortement consommés par les ménages ( boissons alcoolisées, tabac), stagnation, voire régression de nos exportations de produits ( perles, poissons, noni, vanille...).... Bref, les leviers qui permettent aux autorités du pays de construire l'avenir ont été particulièrement mal employés.

Il est certain que sur le court terme, cette incompétence gouvernementale n'a pas d'effets dramatiques, du fait, justement, du "filet de sécurité" que représente le volume des transferts de l'Etat et leur croissance régulière. Mais sur le moyen et le long terme ?

Il est clair que le train de vie exorbitant du secteur public, les déficits grandissants de nos sociétés d'économie mixte ( au moins une dizaine de milliards de francs en cumulé !!!), les besoins de financements de nos grands établissements publics ( l'OPT en particulier), la hausse des impôts et taxes décidée par Oscar Temaru et Jacqui Drollet, la faiblesse des investissements publics, le recours démesuré à l'endettement, la hausse excessive du SMIG sur une très courte période sans préoccupation de productivité, l'absence de volontarisme en matière d'exportation et en matière d'incitation à l'initiative privée, la méfiance vis-à-vis des chefs d'entreprises et des commerçants...provoquaient l'asphyxie insidieuse de notre économie.On était clairement sur une très mauvaise pente descendante.

Non, notre économie n'est pas insubmersible, si, dans leurs décisions de chaque jour, nos élus préparent mal notre avenir. Et c'était bien le cas du Gouvernement TEMARU. De la croissance à la stagnation, de la stagnation à la récession, le cercle vicieux peut être très rapide. Et contribuer paradoxalement à une plus grande dépendance financière vis à vis de l'Etat. C'est précisément le chemin que l'on prenait. Doucement, mais sûrement. Drôle de résultat pour un gouvernement Temaru qui souhaitait une émancipation accrue du Pays !

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jeudi 8 mars 2007

LE MORCELLEMENT AUTONOMISTE

Par lebop, jeudi 8 mars 2007 à 18:52 :: Petite analyse

Un, deux, trois, quatre....sept, huit, neuf... Combien de partis autonomistes ? Voilà une question à mille francs. Face au bloc UPLD, rejoint par le particule de Maitre Stanley CROSS, qui lui, a tiré toutes les conséquences de sa faible audience, maintenant grand avocat de la cause indépendantiste, les partis autonomistes se multiplient à "tirelarigo", comme on a pu le constater sur RFO hier soir. Vous me dites si j'en oublie, mais je cite dans le désordre : Tanseau, Perez, le Porinetia Ia ora, le Fetia api, le No oe te Nunaa, le Rautahi, le Ai'a Api, le Tahoeraa Huiraatira, le nouveau parti de Sandra Levy Agami,le nouveau parti des iliens, Béatrice VERNAUDON, éventuellement le Here Ai'a dissident....Celà fait du monde !

Il est vrai que le "l'ex nouveau" régime électoral peut donner des ailes à certains, mais il peut être aussi un miroir aux alouettes. Le fameux seuil de 5 % et les quelques 4000 ou 5000 voix nécessaires pour avoir un siège aux Iles du vent risquent de laisser beaucoup de ces partis sur le carreau.... Et créer ainsi une "perte en ligne" de plusieurs milliers de voix éparpillées sur des partis qui n'auront aucun élu et qui ne seront donc pas représentés à l'Assemblée de Polynésie française. Et ce, à la plus grande joie de certains, notamment de l'UPLD-Tavini...

Aussi, oyez, oyez, mesdames, messieurs du camp autonomiste. Il faudrait peut être raison garder et mettre de côté certains égos exacerbés. Car une cure de "réalpolitik" ne ferait pas de mal à certains.

Pour en revenir à "A Parau mai", à écouter les propos des leaders de ces "petits" ou "jeunes" partis,derrière les grands mots de "renouvellement de la classe politique" et de "valeurs", je n'ai pas beaucoup entendu d'idées particulièrement novatrices ou originales. On peut même se dire si certains de ces responsables ont vraiment des choses à dire.Leur "marketing électoral" est carrément à revoir.

Certes, Monsieur Antonio Perez a parlé "d'archipélisation", de zones franches, de pôles de compétitivité, de désenclavement de l'intérieur de l'île de Tahiti. Mais les autres ? Beaucoup de généralités dignes de discussions de salon. De plus, ces messieurs ne vont pas beaucoup à la rencontre des gens dans les quartiers, dans les îles, dans les communes. Or, ce mode de communication politique est fondamental, ici, en Polynésie française.

A leur décharge, il est vrai que ce type d'émission où l'on invite une dizaine de personnalités pour une heure et où le commentateur morcelle le débat à sa guise et par rapport à ses propres préoccupations, il est difficile de faire oeuvre pédagogique. Mais raison de plus pour être substantiel en quelques phrases. Hélas....

Le summum du creux a été Monsieur TANSEAU :il résume son programme à la limitation à deux mandats de la "carrière" d'un élu. Certes, mais ce n'est pas avec un tel "programme", un peu limité quand même, que l'on va intéresser la jeune génération à la politique. A la question de : quelle première mesure vous prenez si vous êtes président du Pays ?, le même Monsieur TANSEAU répond : je réunirais les forces vives, je leur demanderai ce qu'il y a à faire et, ce qu'ils proposent, je le ferai.... Si être homme politique, c'est être à la remorque des idées des autres, c'est sûr qu'il y aura beaucoup de vocations !

Aussi, les prochaines élections législatives devraient être, pour tous ces partis, un test électoral sur mesure. Que ces personnalités se présentent, comptent leur voix et analysent leurs résultats en toute lucidité. Si les résultats ne sont pas fameux, ces personnalités devraient sérieusement envisager de se regrouper ou, carrément, se retirer du jeu. Les électeurs autonomistes ne peuvent pas, en effet, disperser leurs voix inutilement dans la nature et ouvrir ainsi un boulevard aux indépendantistes. Qu'on se le dise....

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Le calme fait rage

Par Noindep, jeudi 8 mars 2007 à 10:31 :: General

Le désert d'audimat qui côtoie la côte de popularité de G. Tong Sang apparaît paradoxal. L'homme discret de nature, a une bien étrange vision de la culture présidentielle. La différenciation avec G. Flosse qui se marque à plus d'un égard par une empreinte généreuse de la discrétion, G. Tong Sang a su la cultiver et en a fait sa marque de fabrique.

On peut lui reconnaître cette qualité exemplaire d'être l'homme du calme, du dialogue, de l'écoute. Cependant après la consultation de l'opinion, il faut aussi proposer. S. Royal qui s'anime tant de cette démocratie participative joue sur un rythme discrétionnaire qui flatte une possible incapacité à dépasser le seul cadre du constat. Pour revenir à nos moutons, l'action gouvernementale est peu dynamique, fragilisée par un démantèlement du cartel parlementaire qui a permis d'irriguer la présidence d'une présence autonomiste, dû au retour à la complaisance par certains, et à l'obtention d'avantages en nature qui coûtent tant à l'intégrité de notre démocratie.

Face à cette timidité présidentielle, on attend de G. Tong Sang un symbole fort de son autorité, de sa volonté d'agir en espérant qu'il a les moyens de s'y soumettre. Face à la fracture qui se profile dans la majorité, à un parti qui n'admet pas d'être considéré comme minoritaire dans les débats, G. Tong Sang devra ramener et redonner aux éléphants autonomistes de la mémoire et leur rappeler que cette plate forme a évité la faillite du pays et qu'aujourd'hui il reste le plus grand symbole. Il est certain que succéder à un G. Flosse ou à un O. Temaru demande un penchant pour le vice et la promesse stérile. Il n'est sûrement pas de cet accabit. Il n'est peut-être pas fait pour gouverner.

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mardi 6 mars 2007

DES CONSTANTES DANS LES REFORMES STRUCTURELLES : QU'ATTEND-ON POUR LES APPLIQUER A NOTRE ECHELLE ?

Par lebop, mardi 6 mars 2007 à 20:19 :: General

Les réussites irlandaises, hollandaises, canadiennes, suédoises, danoises, néo zélandaises et australiennes ont des explications communes. Je voudrais les résumer :

  • restructuration des finances publiques : gel des salaires de la fonction publique pendant un certain temps,réduction des effectifs du secteur public, économies budgétaires qui ont pour conséquence une baisse du poids relatif des dépenses publiques par rapport au PIB ;
  • cette baisse des dépenses publiques crée les conditions d'une réduction de la fiscalité et des charges sociales ;
  • les tarifs douaniers sont supprimés ou nettement réduits ;
  • en ce qui concerne les entreprises, l'impôt sur les sociétés est réduit ;
  • le salaire minimum n'est pas une variable centrale, contrairement à la "tradition" française copiée par la Polynésie. Quelquefois même, un SMIC "jeunes", inférieur au SMIC général et dont le niveau varie en fonction de l'âge, est introduit ;
  • l'octroi de la protection sociale est plus rigoureux afin de diminuer l'impact négatif sur les incitations à travailler, innover et investir ;
  • afin d'améliorer l'efficacité des réformes, on crée des agences autonomes et semi-autonomes financées partiellement par l'Etat. Ces nouvelles structures ont permis d'introduire des indicateurs de performances et la pratique d'une vraie évaluation. Avant même la mise en place d'une agence, un rapport d'audit doit apporter la preuve que celle-ci améliorera l'efficacité et permettra de maitriser les coûts du service rendu. Les secteurs concernés par les agences sont l'économie, les finances, l'environnement, la santé publique, l'éducation et la culture. Les employés sont recrutés après des entretiens d'embauche. Le statut de fonctionnaire n'existe plus ;
  • le processus de privatisations des établissements publics est mené à fond ;
  • en ce qui concerne le développement économique, l'aide de l'Etat est ciblée sur les entreprises ou les secteurs d'avenir. Ensuite, elle ne vise qu'à améliorer l'environnement général de l'ensemble des entreprises. Ceci a résulté de la constatation que l'Etat est mal armé ou mal informé pour pouvoir aider efficacement les entreprises et qu'il valait mieux laisser agir le marché;
  • toutes ces mesures ont pour but ultime de donner un maximum d'oxygène au secteur privé, car c'est lui qui, fondamentalement, crée des richesses et de "vrais" emplois.

Dans tous ces pays, ces mesures, appliquées avec des variantes, ont porté leurs fruits : accélération des créations d'emploi et baisse de la population vivant en-dessous du seuil de pauvreté.

Un principe est à la base de tout : la responsabilité des décideurs politiques et administratifs est la clé. Le parlement devient plus attentif aux résultats des politiques publiques qu'à leur budget : il examine à la loupe les programmes et évalue les résultats.

Ici, en Polynésie française, a-t-on vu l'Assemblée évaluer sérieusement les performances d'un Ministère, d'un établissement public, d'un GIE ou d'une société d'économie mixte ? A-t-on fixé des objectifs de performances à des responsables d'organismes publics ? Les choisit-on sur des critères de compétence ? Insuffle-t-on la concurrence là ou on peut l'insuffler ( dans les télécoms, internet, le fret interinsulaire...) ? A-t-on l'habitude de comparer nos performances avec celles de pays comparables ?

Surtout une question devient primordiale : comment dépenser moins et plus efficacement ? C'est un renversement complet par rapport aux raisonnement habituels de nos élus. Une vraie révolution des mentalités....

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dimanche 4 mars 2007

REFORMES STRUCTURELLES : L'EXEMPLE NEO ZELANDAIS

Par lebop, dimanche 4 mars 2007 à 17:04 :: General

La Nouvelle-Zélande fut longtemps considéré comme l'un des pays les plus protectionnistes et les plus étatistes de la planète. A partir de 1984, sous la houlette du ministre travailliste des Finances, Roger DOUGLAS, le pays soumet ses structures économiques à de profondes transformations, alors que son économie était descendue du cinquième rang mondial en 1950 ( pour le revenu par habitant) au vingt-sixième rang mondial dans les années 1980.

Le gouvernement de gauche commence par ouvrir le plus possible l'économie en réduisant tous les tarifs douaniers à l'importation et en supprimant toutes les subventions aux agriculteurs. Le système fiscal est complètement simplifié : le taux maximum d'impôt sur le revenu des sociétés est passé de 45 % à 33 %, ce qui a éradiqué la fraude fiscale. Le secteur bancaire est complètement libéralisé et le secteur public privatisé.

Sur le plan social, l'âge du départ à la retraite est fixé à 65 ans, les indemnités de licenciement sont réduites et les prestations de santé sont tarifées en fonction du revenu des usagers. Pour éviter des coûts de gestion exorbitants du régime maladie, la concurrence entre caisses (l'équivalent de la CPS) est généralisée. La loi "employment contract act" de 1990 met fin à la pratique du syndicat obligatoire, introduit un régime de contrats individuels ou par groupes et ouvre la voie à des négociations salariales décentralisées et non plus tenues au niveau national entre patronat et syndicats.

Entre 1992 et 2002, la Nouvelle-Zélande a connu une croissance de 3,6 % en moyenne et une baisse du chômage de 12 % à 5 %. les dépenses publiques sont tombées de 59 % du PIB en 1987 à 33 % en 2005. Quelques exemples de l'ampleur des transformations : en 1984, le ministère des transports employait 5600 fonctionnaires, dix ans plus tard, il n'en comptait plus que 53. ; le département des forêts est passé de 17.000 fonctionnaires à 17 et le Ministère de l'emploi de 28.000 à un seul, son ministre !Le poids du gouvernement a été réduit de 66 % en quelques années.

D'après un rapport de la Banque mondiale, la Nouvelle-Zélande est le pays dont l'économie est la moins règlementée et celui dans lequel la création d'entreprises est la plus facile.

Tout n'est, bien sûr, pas transposable ici. Mais la forte réduction des dépenses publiques, la privatisation de services publics ou la création d'agences indépendantes évaluées aux performances, la baisse, voire la suppression de l'impôt sur les sociétés, notamment pour les activités qui produisent pour la première fois en Polynésie de nouveau biens et services ( car qui dit absence de ces activités, dit de toutes les façons, absence d'IS...), les négociations salariales par entreprise et l'intéressement aux résultats des salariés, la gestion performante de la Caisse de prévoyance sociale ( par exemple, avec l'indicateur : évolution du coût de gestion/ prestations versées), l'âge du départ à la retraite (l'espérance de vie s'est nettement accrue en Polynésie), la suppression progressive de la protection économique ( droits de douane,taxe de développement local, quotas...), la simplification des formalités de création d'entreprise, l'analyse coût-efficacité des multiples dispositifs d'aides publiques... sont autant de pistes à approfondir pour nos propres réformes structurelles.

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vendredi 2 mars 2007

INTERVIEW DU PRESIDENT GASTON TONG SANG A TAHITI BUSINESS : SES PRINCIPES D'ACTION

Par Pépé Tama, vendredi 2 mars 2007 à 12:35 :: General

J'ai lu l'interview du Président Gaston TONG SANG au magazine Tahiti Business, en février 2007, et j'y ai remarqué de nombreux principes d'action que nous avons ardemment défendu dans nos différents billets. Je voudrais vous les résumer en substance :

  • restaurer le climat de confiance, chez les entrepreneurs, commerçants et investisseurs,
  • relancer la commande publique à court terme et créer les conditions d'un nouveau dynamisme du secteur privé à moyen terme,
  • renforcer l'efficacité de l'action publique et promouvoir une culture de résultats,
  • redéfinir un partenariat responsable avec l'Etat tout en appelant à la solidarité nationale dans le domaine de la santé et du logement car notre pays est partie intégrante de l'ensemble français,
  • réduire les dépenses publiques et aller vers une stabilité de la pression fiscale,
  • responsabiliser les communes pour que ces dernières assument le coût de fonctionnement des infrastructures qui leur incombent et pour lesquelles l'Etat et le Pays ont assumé l'investissement,
  • promouvoir le rayonnement de la France et de l'Europe grâce à la Polynésie française en facilitant l'investissement d'entreprises françaises et européennes dans les domaines des TIC et des services financiers,
  • installer effectivement le cable haut débit transocéanique, car il est un moyen incontournable pour consolider le développement de nos entreprises et pour inciter à l'implantation de sociétés extérieures à rayonnement régional ou international,
  • intensifier la croissance par l'exportation pour renforcer l'autonomie économique, qui, elle-même, induira une réduction du poids relatif des transferts publics métropolitains dans le temps,
  • privilégier le gain de pouvoir d'achat par la baisse du coût de la vie, promouvoir la concurrence et la loyauté des transactions. L'un des moyens serait la création d'un observatoire des prix ,
  • instaurer un tourisme d'exception par une mobilisation des acteurs concernés, dans le cadre d'un développement durable respectueux de notre écosystème,
  • poursuivre une politique de diversification des ressources économiques dans laquelle l'initiative privée tient une place centrale,
  • privilégier les dépenses actives pour l'emploi plutôt que les dépenses passives ( indemnisation à ne rien faire),
  • pour moraliser la vie publique, tout ministre condamné doit démissionner.

Voilà pour les grands principes qui, à notre sens, vont dans la bonne direction. Maintenant tout l'art est dans l'exécution.

Bon courage, Monsieur le Président !

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