Archive for February, 2007
LE POIDS EXORBITANT DU SECTEUR PUBLIC DANS L’ECONOMIE POLYNESIENNE
Nous le savions déjà, mais une récente note de l’institut d’émission d’outre-mer nous confirme que le poids du secteur public dans l’économie polynésienne est exorbitant.Les ressources publiques totales se sont élevées en 2003 à 356 milliards de francs CFP, ce qui représente 71 % du PIB ( évalué en 2003 à 500 milliards de [...]
Parole d’étudiants: Architecte
Histoire de changer d’air, de prendre un bol d’air vis-à-vis de la politique, je vous propose une série d’interviews avec des étudiants polynésiens, poursuivant actuellement leur cursus en France. Sur Politita, sous prétexte d’être étudiant, on se prend à parler au nom des jeunes. Alors nous laissons la parole à nos amis et pour inaugurer cette série, je vous propose, sans prétention, les impressions de Yohann, un étudiant appelé à être au coeur de nos communes: un futur architecte.
UNE PAGE SE TOURNE
Une page se tourne. De nombreux observateurs estiment que la période de facilité est révolue.Les temps sont durs, y compris pour des pays développés comme la France. “L’adaptation à la mondialisation” est le crédo de nombreux gouvernements. Et la Polynésie française ne pourra éternellement repousser cette question à l’ombre d’un Etat que l’on croit prodigue pour l’éternité et échapper, ainsi, à une remise en cause fondamentale qui exigera de tout le monde courage et audace.
Après les faux-débats nombrilistes qui ont pollué les discussions entre les forces vives du Pays et qui ont détourné inutilement l’énergie de nos hommes politiques, le temps de la réflexion stratégique est venu. Quels objectifs à 10 ans nous fixons-nous ? Quelle place de la Polynésie dans le monde ? Quelle stratégie mettre en oeuvre pour valoriser nos quelques atouts ? Quelles actions prioritaires mener au plan économique et social ?
Cette réflexion est d’autant plus nécessaire que, partout dans notre pays, de nombreux indicateurs d’alerte s’allument : la gestion des communes polynésiennes laisse à désirer, de nombreuses sociétés d’économie mixte voient leurs déficits s’aggraver dangereusement, des établissements publics ne peuvent plus correctement remplir leurs missions, l’administration du Pays ne raisonne pas en objectifs, en programmes et accepte encore moins l’évaluation de son action. Même l’office des postes se porte mal. Au-delà de l’alternance politique et du comportement de nos notables, la question de notre performance globale se pose. Car nous sommes tous concernés.
NICOLE BOUTEAU PERSISTE ET SIGNE
L’émission ” A parau mai” nous a permis de revoir Madame Nicole BOUTEAU. Cette dernière nous a confirmé qu’elle n’aurait pas vôté la motion de censure à l’encontre du Gouvernement Temaru et que ce dernier a fait des “choses bien”. Et de citer un argument, exclusif mais déterminant selon elle, à l’appui de ses dires [...]
Carton Jaune !
Ne parlez pas de vos efforts, parlez moi de vos résultats. Et les résultats sont là !
La cour des comptes valide chaque année un audit général des dépenses publiques des collectivités. La Polynésie française est de nouveau rappelée à l’ordre et est accusée d‘opacité budgétaire à propos des dépenses publiques. Le rapport souligne de nombreux projets [...]
INSTABILITE POLITIQUE ET RETOUR AUX URNES: UN PARADOXE
“La déesse Opinion” a parlé et, selon nos commentateurs et politologues attitrés, elle a forcément raison : elle dénonce l’instabilité politique et prône le retour aux urnes.
En ce qui concerne l’instabilité politique, c’est un fait. Depuis trois ans, nous avons vécu un combat politique passionnel qui a complètement annihilé tout autre enjeu économique et social. Pour quel résultat ? Les vrais problèmes à gérer sont plus que jamais là et encore plus criants du fait de l’inertie d’Oscar TEMARU : chômage, cherté de la vie, pénurie de logements accessibles aux classes moyennes, faible croissance de l’économie, stagnation de l’investissement productif, faible niveau d’investissement public, endettement public croissant, déficit de nos principaux établissements publics, fracture sociale…
Tous ces problèmes ont été complètement occultés par le “happening politique ” permanent de ces dernières années. Pire, ils n’ont pas été “gérés” par la gouvernance taui d’Oscar TEMARU : nous n’y n’y reviendrons pas, car nous l’avons abondamment analysé ici. Il est certain, dans ces conditions, que la population polynésienne se réveille, après tout ce tumulte, avec “la gueule de bois” et n’aspire qu’à une chose : un retour à la paix, la tranquillité et à la sérénité. Et surtout que l’on s’occupe de ses vrais problèmes.
Les acteurs économiques, dont la voix n’a pas été entendue par Monsieur Jacqui DROLLET, demandent une lisibilité de l’action politique de nos élus et une visibilité économique à moyen terme. L’activité économique a été sérieusement perturbée par l’instabilité politique que nous avons vécu, par la démagogie des mesures sociales illustrée par la réforme autaeara’a et la hausse très forte du SMIG, par une inflation non maitrisée et par une perte de compétitivité de nos principales productions.Une hausse accélérée du SMIG qui est,qui plus est, et, paradoxalement, un facteur d’exclusion sociale des chomeurs et des travailleurs non qualifiés qui se comptent par milliers.
L’OPINION ET MURIEL PONTARROLO SONT EN PHASE : BRAVO
Encore une fois, le sondage des Nouvelles a frappé. Et concours de circonstances exceptionnel, pour ne pas dire miraculeux, “l’opinion” et Muriel Pontarolo sont encore une fois en phase, pour ne pas dire en totale symbiose. Elle a pensé ce que l’opinion pense et vice versa. Quelle clairvoyance !
En résumé, il faut sortir les sortants, les “dinosaures”, pour ne pas dire les “diplodocus” de la politique et au premier chef, les leaders historiques, mais néanmoins charismatiques que sont Oscar TEMARU et Gaston FLOSSE . Place aux jeunes ( tous relatifs) et aux chouchous de Muriel : Jean Marius, Béatrice et Nicole, les “purs et durs”, les “sans compromissions” et les “mesdamesetmonsieurlavertu”.
A ceux qui auraient la mémoire courte, Béatrice et Nicole sont allées pendant des années à l’école de Gaston Nui qui leur a fait confiance et leur a mis le pied à l’étrier en leur confiant des fonctions éminentes. Par la grâce de son charisme, elles ont pu occuper les fonctions que le “vieux lion” voulait leur confier avec la bénédiction de ses électeurs. Il en naquit une carrière de Ministre pour l’une et de Députée ” Tahoeraa-UMP” pour l’autre. En guise de reconnaissance et d’émancipation face au “Père” politique, elles ont décidé de voguer de leurs propres ailes, au creux de la vague pour l’une ( courage, fuyons !) en se refaisant une virginité politique et médiatique par la grâce de divers journalistes complaisants à leur égard et critiques à l’égard des autres.
Quant à Jean Marius RAAPOTO, dit “Marius” pour les intimes, dont les compétences techniques ont été reconnues ici même dans nos précédents billets, intelligent et cultivé aux dires de ceux qui le côtoient, il a quand même un gros inconvénient. Il a été et il reste solidaire des dérives d’un parti populiste aux relents xénophobes et adepte d’une indépendance-miroir aux alouettes. A la tête du Te Ea no maohi Nui et de Tireo (où d’ailleurs Béatrice était militante avant de rejoindre le Tahoeraa et de prendre ipso facto la fonction de chef du service des affaires sociales), Jean Marius RAAPOTO n’avait pas réussi à véritablement percer, faute, peut être de “visibilité” suffisante. Par dépit, il rejoint le Tavini Huiraatira, cheville ouvrière dévouée à la mairie de Faaa, “rédacteur-relookeur-idéologue” d’un programme “recentré” du Tavini et éminent linguiste de profession. Mais, pourrait-on dire, que fait cet homme aux qualités si remarquables dans la galère indépendantiste ? Qu’est-ce qui le pousse à suivre les errances de son leader et de ce parti qui lui ressemble si peu ? Avale-t-il les couloeuvres ? Cautionne-t-il ? Mystère insondable…
LE TRISTE BILAN DU TAUI SELON ALEX DUPREL
L’édito en date de janvier 2007 d’Alex DUPREL, rédacteur en chef du magazine Tahiti Pacifique, pourtant fervent partisan d’un “taui” de la gouvernance Flosse, est particulièrement sanglant pour la gouvernance Taui façon Oscar Temaru. Je voudrais en citer les pirncipaux extraits, tant la désillusion est à la hauteur du grand espoir initial.
” La page d’un gouvernement “indépendantiste” semble définitivement tournée, ce qui n’est rien de vraiment surprenant au vu des résultats de la gestion de ce gouvernement. Hormis les incessantes déclarations hostiles à la France ou pro-indépendantistes d’Oscar Temaru qui ne faisaient que donner à ses ennemis des bâtons pour mieux le battre, les faiblesses de la gouvernance UPLD peuvent essentiellement se résumer à l’incapacité d’Oscar à prendre des décisions fermes et réfléchies, et lorsque de rares décisions ont été prises, elles l’étaient sur des bases émotionnelles pour généralement être renversées plus tard.
Il y eut l’incapacité du président sortant de s’entourer de conseillers efficaces, spécialistes dans leur domaine. ….
Un président qui a rapidement compris qu’il ne maîtrisait pas du tout la gestion du “péï” et ainsi la délégua à Jacqui Drollet lequel, malgré un travail acharné, ne réussit pas mieux pour cause de manque de vision globale, de préparation sérieuse des dossiers et par manque de coordination avec la Présidence et les ministères.
Face à Face vérité
Alors que les sondages mettent en péril l’opportunisme Ségoliste, la machine Sarkozyste commence à s’embourber dans la boue électorale. On parle de ces jeunes, qui, sur le plateau de TF1, exhibent leur émeute émotionnelle pour gratifier le standard de leur droit et déversent leur diatribe sur un ministre éclairé par la lanterne de sa pensée.
“J’ai [...]
La Polynésie française est-elle concernée par le réchauffement climatique ?
L’homme est bien responsable de l’essentiel du réchauffement climatique observé depuis le milieu du XXème siècle. Pour être tout à fait exact, le quatrième rapport du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), publié vendredi à Paris, établit cette responsabilité avec une “probabilité supérieure à 90%”.
Au delà des hommes, le rapport confirme que les principaux agents de la modification du climat sont les gaz à effet de serre (à commencer par le dioxyde de carbone, CO2), issus des combustibles fossiles : pétrole, gaz et charbon. “Leur concentration accrue dans l’atmosphère ne fait qu’accroître le réchauffement”, constate le climatologue français Jean Jouzel. Autre conclusion particulièrement inquiétante du rapport : cela devrait produire des dérèglements climatiques pendant plus d’un millénaire.