Aéroport et décollage économique
A l’heure où nous débattons tous de notre développement, il convient, me semble t-il, de revenir sur les outils qui nous permettront d’y parvenir. Je parle là des outils logistiques réels.
L’aéroport international de Tahiti Faa’a, par exemple. Outil essentiel de notre intégration régionale et internationale, il semble être de plus en plus obsolète. En depuis son inauguration officielle en 1961, l’aérodrome n’a pas suivi l’évolution mondiale, et, aujourd’hui, il doit subir un conséquent effort de rattrapage. La venue de Air Tahiti Nui a sans doute rappelé à son gestionnaire, la SETIL de sa relative négligence en matière de suivi technique. Avec plus de 1,5 millions de passagers (1 523 434 passagers en 2005) qui transitent chaque année, soit le 12ème aéroport de France, la plate forme de Faa’a est toujours dans sa même structure des années 90. A part l’aménagement de nouveaux parcs de stationnement (2 en zone nord et un 5ème en Zone Sud pour Airbus A340), et la nouvelle voie de contournement pour rallier cette zone, de la réorganisation des parkings, aucun effort conséquent n’a été réalisé en ce qui concerne l’aérogare et l’accueil des passagers. Bref, ce que l’on attend aujourd’hui d’un aéroport dit “international”.
En tant que passager on aurait aimé avoir des passerelles couvertes lors de la descente de l’avion (pour éviter d’être trempé à l’arrivée), une vraie zone de transit avec duty-free de niveau international, de vrais zones de restaurations, de plus de comptoirs d’enregistrement, d’accès à Internet sans fil, et de la climatisation, accessoirement, pour éviter de fondre dans la file d’attente à 30°C.
Vous me direz : “toutes ces idées sont belles mais comment va t-on les financer ?”
A vrai dire la source de tout ce retard est liée à la conduite de l’exploitation de l’aéroport géré par deux structures complexes. Le propriétaire de la plate forme et des infrastructures intrinsèques est l’Etat, via le Service de l’Aviation Civile en Polynésie française. Le “gérant” est la Société d’Équipement de Tahiti et des Iles (SETIL) qui bénéfice de l’exclusivité de l’exploitation des 43 aérodromes de la Polynésie française mais sur des “CDD” avec renouvellement périodique. Depuis l’an dernier, la SETIL s’est vu confier l’exploitation de l’aéroport de Tahiti Faa’a pour les 15 prochaines années. L’objectif fixé est la venue de 600 000 touristes en 2035. Pourquoi 600 000 ? Parce que l’on estime qu’à ce niveau, on réussirait à dégager suffisamment de ressources pour compenser les transferts de métropole. Un chiffre estimé en 2000. J’aime autant dire que ce chiffre n’aura plus aucun sens en 2035.
Bref aujourd’hui la SETIL a une visibilité de près de 10 ans pour faire de la plate forme de Tahiti Faa’a un aéroport digne ce nom, et ainsi permettre à Air Tahiti Nui d’appuyer sa stratégie de Hub visant, au final, à accroître le nombre de touristes entrant sur le territoire. Elle réussira à le financer en accroissant le trafic de passagers, et parrallèlement, en augmentant le nombre de compagnies desservant le territoire. Quid des compagnies low cost ?
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Commentaires
Petite discussion ce WE avec une personne qui travaille à Singapour.
"Quand j’arrive à Singapour, après 15 mn j’ai récupéré mes bagages et passé la douane"
Effectivement il y a un sacré travail à fournir pour rejoindre les standards internationnaux.
Petite discussion ce WE avec une personne qui travaille à Singapour.
"Quand j’arrive à Singapour, après 15 mn j’ai récupéré mes bagages et passé la douane"
Effectivement il y a un sacré travail à fournir pour rejoindre les standards internationnaux.
Petite discussion ce WE avec une personne qui travaille à Singapour.
"Quand j’arrive à Singapour, après 15 mn j’ai récupéré mes bagages et passé la douane"
Effectivement il y a un sacré travail à fournir pour rejoindre les standards internationnaux.
Depuis l’an dernier, la SETIL s’est vu confier l’exploitation de l’aéroport de Tahiti Faa’a pour les 15 prochaines années.
Tu as sorti ce chiffre de 15 ans de ton chapeau? la Setil est toujours en negociation pour une concession a long terme. L’Etat a toujours fait blocus, mais avec le gouv de GTS, peut etre ca se debloquera et l’Etat decidera enfin de nous laisser souverain de notre aeroport.
Depuis l’an dernier, la SETIL s’est vu confier l’exploitation de l’aéroport de Tahiti Faa’a pour les 15 prochaines années.
Tu as sorti ce chiffre de 15 ans de ton chapeau? la Setil est toujours en negociation pour une concession a long terme. L’Etat a toujours fait blocus, mais avec le gouv de GTS, peut etre ca se debloquera et l’Etat decidera enfin de nous laisser souverain de notre aeroport.
En effet Big Dew, la soit disante convention devait s’appliquer au 1er Janvier 2007. Le changement de gouvernement à retardé la signature de cette convention mais elle sera effective pour les 15 prochaines années.
En effet Big Dew, la soit disante convention devait s’appliquer au 1er Janvier 2007. Le changement de gouvernement à retardé la signature de cette convention mais elle sera effective pour les 15 prochaines années.
Noindep, aurais tu oublie de publier mon commentaire. Les gens pourraient se demander de qui tu parles en citant mon nom.
Noindep, aurais tu oublie de publier mon commentaire. Les gens pourraient se demander de qui tu parles en citant mon nom.
Dslé Big Dew. C’est fait !
Dslé Big Dew. C’est fait !
Dslé Big Dew. C’est fait !
Au faite faire venir des compagnies low cost, vous en pensez quoi ?
Au faite faire venir des compagnies low cost, vous en pensez quoi ?
Au faite faire venir des compagnies low cost, vous en pensez quoi ?
Au faite faire venir des compagnies low cost, vous en pensez quoi ?
C’est une très bonne idée, d’après Christian Vernaudon, c’est ce touriste qui dépense son argent, bizzare non?
Et puis à l’epoque de Corsair / AOM et consort, je voyageais plus souvent, pas vous?
Oui Mahe je pense en effet que la fin des compagnies dites low-cost comme Corsair (AOM n’était pas trop low cost), a sans doute ralentit notre fréquentation touristique dans l’absolu. Car à cette époque ATN n’était tout au plus qu’un projet.( La raison de la création d’ATN est la disparition de ces compagnies. Si l’on fait venir les compagnies low cost, ATN va en souffrir !)
Tout ça pour dire que pour les compagnies low-cost ce n’était pas rentable de venir en Polynésie française dû au prix exhorbitant du “touchée” c’est à dire l’ensemble des taxes d’atterissage, de stationnement et de manutention des avions. Il faudrait déjà être capable d’avoir un aéroport qui soit capable de recevoir plus avant que nos politiciens trouvent les moyens de faire venir plus de touristes.
A l’heure actuelle on est capable de faire stationner 7 avions en même temps de type A340-300 mais on est capable d’en recevoir uniquement 3 en même temps ! C’est à dire que le terminal, les bagages, les polices aux frontières et la douane ne sont pas capables de traiter plus de 3 avions en même temps, ce qui est le cas le lundi matin et le samedi soir.
Je suis certains que l’on est capable de faire venir Virgin, Easy Jet, Skyeblue, mais à condition de démystifier le paradis sur terre qu’est Tahiti. Il faudrait donc un gestionnaire qui s’occupe de collecter les taxes et que celui-ci évite de trop se servir (cf. la SETIL). Le fait qu’il y est l’Etat et la SETIL qui gèrent cette plate-forme, les coûts explosent et c’est bien normal. Donc arrêtons d’enrichir les SEM si l’on ne veut pas à terme devenir l’un des lieux touristiques les moins rentables de la planète.
Je suis certain que les compagnies low cost marcheraient. Comment peut-on envisager leur mise en place ? Comment les faire venir ?
Noindep, je te rejoint sur l’idée de faire venir des compagnies low costs, mais les problèmes d’infrastructures vont au delà de l’aéroport. Il faudrait tout d’abord régler le problèmes de transports terrestre et public dans Papeete et sa conglomération (disant de Mahina à Paea). Lorsque le touriste low cost descendant de l’avion voit qu’il faut soit prendre le taxi (aux prix exhorbitants) ou faire appel à une connaissance, il fera appel aux transports publics. Mais voilà, les transports publics sont quasi inexistants. Les trucks circulent bien mais les horaires sont aléatoires et encore. En parallèle, il faudra développer l’hotêllerie low cost. Les pensions de familles existent bien, mais encore faut il que les prix low costs suivent. En bref, avant d’amener les compagnies low costs, il faut revoir toutes les infrastructures annexes.
Oui tu as bien raison BigDew. Cela dépasse bien le cadre même de l’aéroport. La vraie question est de savoir si l’on est capable de mettre en place toutes ces structures. Les transports en publics sont très très rudimentaires sans parler du Taxi qui coûte 5000frs pour un trajet du centre ville jusqu’à l’aéroport ! C’est abusé !
Je pense que l’on doit vraiment investir dans notre qualité d’accueil sans négliger la capacité d’accueil. Il reste décidement tout à faire en Polynésie française !
Quelques idées :
enchères négatives pour faire venir une compagnie low cost, un jour par semaine, de préférence le WE (comme hawaian airline).
Suppression de la carte de taxi, tout un chacun peut faire un transport payant. Des étudiants, des travailleurs aux petits salaires seront très contents de gagner un peu d’argent lors de l’arrivée de ces avions et des autres.
Avec le parking aux prix délirants et honteux ce marché ne demande qu’à se développer.
Bien sûr qu’il reste tant à faire, mais en premier supprimer les entraves existantes.
Dissolution de toutes les SEM et s’en tenir à des contrats pluriannuels avec des sociétés classiques….. Cette méthode empêche le pantouflage et les chaises musicales des copains dans les directions des sociétés.
le problème de la polynésie est surtout celui du rapport qualité-prix. le touriste sait que la polynésie ne fait pas partie des destinations bon marché de par son éloignement et son niveau général des prix.
Ce que contestent souvent les touristes américains notamment c’est le manque de ce qu’ils qualifient de " value for money".
Toute la chaîne touristique est à revoir en mettant l’accent sur la qualité de service.
Il faudrait créer une cellule d’inspecteurs de la qualité de service à tous les niveaux et qui effectueraient des contrôles inopinés et réguliers avec des sanctions à la clé .
Il faudrait un redéploiement des agents internes à la fonction publiques triés au volet et formés pour la circonstance , à l’étranger , quelques mois , s’il le faut. Il n’y a pas lieu d’augmenter la dépense publique.
Répartir à bon escient le personnel pléthorique de la fonction publique .
En ce qui concerne les coûts élevés de la plate-forme aéroportuaire d’environ 30% facilement , il y a également la prestation d’Air tahiti qui est en jeu et qui est exorbitante en termes de coûts.
Pa ailleurs, c’est en termes de nationalité qu’on peut reconnaître si un touriste dépense plus qu’un autre . Ce n’est pas le low-cost qui va inciter le touriste une fois dans le pays à dépenser plus.
Nous ne pouvons privilégier le tourisme de masse à cause de notre fragile écosystéme . Il ne faut donc pas que nous soyons innonder de compagnies low-cost. On tuerait notre poule aux oeufs d’or si je peux me permettre l’expression.
Il y a un seuil à ne pas dépasser .
Il faut absolument jouer sur le rapport qualité-prix , sur l’allongement de la durée de séjour et sur les recettes touristiques plus que sur le nombre.
Le problème des transports en commun, c’est que dès que tu touches à leurs acquis, Papeete est bloqué…
En fait notre gros problème c’est notre amateurisme, à tous les niveaux…
Et puis aucun homme politique local n’est capable de prendre ses responsabilités, de peur de perdre un électorat.
D’accord avec Warkrap, le problème ici c’est qu’on ne peut rien faire à cause du territoire. Qui empêche la Polynésie de se développer :
-par exemple l’énergie solaire, subventionné dans les îles mais pas sur Tahiti, c’est inadmissible
-Le Wifi : nous n’avons aucun hot spot gratuit (même pas à la fac)… C’est tout un bordel pour arriver à émettre.
-Pas de startup, aucune aides dans ce sens.
-Transport en commun : le centre névralgique d’un peuple, d’un pays, ce sont ses transports en communs. En Polynésie, on ne peut pas dire que ce soit bien gérer, je ne prend jamais le bus, pourtant j’aimerais bien.
Le système Français connait ses plus grandes dérives en PF : CPS, SEM, tout pour ralentir notre développement économique.
Le problème des transports en commun, c’est que dès que tu touches à leurs acquis, Papeete est bloqué…
En fait notre gros problème c’est notre amateurisme, à tous les niveaux…
Et puis aucun homme politique local n’est capable de prendre ses responsabilités, de peur de perdre un électorat.
D’accord avec Warkrap, le problème ici c’est qu’on ne peut rien faire à cause du territoire. Qui empêche la Polynésie de se développer :
-par exemple l’énergie solaire, subventionné dans les îles mais pas sur Tahiti, c’est inadmissible
-Le Wifi : nous n’avons aucun hot spot gratuit (même pas à la fac)… C’est tout un bordel pour arriver à émettre.
-Pas de startup, aucune aides dans ce sens.
-Transport en commun : le centre névralgique d’un peuple, d’un pays, ce sont ses transports en communs. En Polynésie, on ne peut pas dire que ce soit bien gérer, je ne prend jamais le bus, pourtant j’aimerais bien.
Le système Français connait ses plus grandes dérives en PF : CPS, SEM, tout pour ralentir notre développement économique.
Ia Orana
L’aéroport de Papeete est "folklorique"…rien à redire en fait ..Cela colle plutôt bien avec l’idée paradis du bout du monde …Mais si le côté extérieur (et le fait de ne pas avoir de finger me paraît au contraire un plus ) est folklo et rigolo ce qui l’est moins est le manque total de professionalisme de tout le secteur tourisme .
En effet le problême ne se cantonne pas à l’aéroport mais à tous les niveaux du tourisme et surtout à la mentalité (c’est dégradant de servir des touristes qui ont payé très cher pour venir nous envahir dans nos îles paradisiaques…..)
Comme le dit Hinanui tout le monde sait que la Polynésie est une destiantion chère mais ce que les touristes n’acceptent pas une fois payé le prix fort c’est : l’hébergement médiocre en relation avec le prix élevé, le manque total de service, le manque d’amabilité et de serviabilité (mais non ce n’est pas dégradant d’être aimable avec les autres et de les aider à passer de bonnes vacances) .
Si vous avez un problème avec votre hébergement en Polynésie (cela arrive trop souvent et pas seulement dans les pensions ) à quel organisme vous adressez vous ? eh ben….il n’existe pas….En métropole chaque région a un organisme de contrôle et de suivi des prestataires touristiques…
Et apparemment les communes ne s’investissent pas non plus …Pourtant ce n’est pas difficile de mettre des poubelles sur les plages (opération plage propre en métropole vous connaissez?) et d ‘entretenir correctement les routes (Il faut louer un 4×4 pour faire le tour de l’île de Bora si on veut éviter les nids de poule…)
On pourrait continuer longtemps…
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