"Tahiti, ses iles et son tourisme écologiquement viable"
Boite à outils :
Leçon 1 :
Les biens environnementaux ont une valeur qui a trois composantes :
- La valeur intrinsèque du bien (droit d’existence des animaux par exemple)
- La valeur d’option du bien (la valeur future de ressources sauvegardées aujourd’hui)
- La valeur d’usage du bien (le bien produit une valeur , par l’activité économique qu’il génère )
La valeur d’un bien environnemental peut ainsi être évalué. Une fois cette valeur évaluée, on peut déterminer la hauteur de l’investissement nécessaire à la préservation de la ressource.
Observation 1 :
Les stratégies d’entreprises, selon leurs cibles et pour gagner un avantage concurrentiel, font émerger des règlementations, incitations mais surtout des normes allant dans le sens de l’environnement (ex : ISO 14 001). Il existe de plus des agences de rating environnementales et sociale dans les entreprises (ex : Indice Arese)
Petites conclusions :
Le tourisme, activité économique première de Polynésie, donne une valeur d’usage à tout l’écosystème polynésien. Il s’agit donc de préserver l’environnement en vue de sauvegarder durablement son potentiel économique. Comment faire ?
On peut esquisser quelques pistes, favorisant à la fois le développement économique, et le respect de l’environnement dans le domaine du tourisme.
Les consommateurs des pays développés sont de plus en plus soucieux vis-à-vis de l’environnement. La destination « Tahiti et ses iles », pourrait donc revoir son positionnement marketing (par l’intermédiaire du G.I.E Tahiti tourisme) pour l’adapter à cette nouvelle tendance, en s’appuyant, par exemple, sur un message allant dans le sens suivant : « Tahiti, ses iles et son tourisme respectueux de l’environnement ».
Néanmoins pour que ce positionnement soit cohérent, il ne s’agit pas de le décréter, il faut que tous les acteurs du tourisme en Polynésie adoptent ce positionnement.
Pour ce faire il faudrait tout d’abord, faire prendre conscience du potentiel économique de ce nouveau positionnement à tous les acteurs du secteur. Il s’agit ensuite, pour les entreprises œuvrant dans le tourisme (notamment les hôtels) , de mettre en place des processus et procédés pour se conformer à ce nouveau positionnement en engageant des mesures pour pouvoir être certifié ISO 14 001 ou avoir un bon indice Arese. On peut espérer que du fait d’une forte concurrence entre les hôtels de luxe en Polynésie, chaque hôtel sera incité à adopter de telles normes, pour ne pas pâtir d’une perte de compétitivité.
Il s’agit ensuite pour les autorités publiques, d’utiliser la loi française qui impose à chaque entreprise, la publication d’un rapport sur leur influence sur l’environnement avec notamment; la présentation d’une comptabilité écologique, pour favoriser la libre information quant aux activités des entreprises et leurs efforts pour l’environnement. Cela aura pour intérêt de faire en sorte que chaque entreprise de Polynésie, et non pas seulement celles du tourisme, fassent des efforts dans le domaine de l’environnement. Cela leur permettra surtout de comparer leur « efficacité écologique » les unes par rapport aux autres, et le cas échéant les raisons de cette efficacité.
Il est aussi à noter que dans le domaine du tourisme l’aspect propreté visible est tout aussi important. Dans ce domaine, il n’y à pas de remèdes miracles sinon la sensibilisation, l’installation de poubelle et, le cas échéant, la mise en place d’amendes.
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Commentaires
oui d’accord avec toi sur le fond, mais avant toute chose, il faut que les prix baissent. Il faut créer une zone franche à Tahiti.
Pour le tourisme, d’avantage que la baisse des prix, il s’agit d’améliorer le rapport qualité / prix du service rendu au touriste, conformément à la cible et au positionnement marketing préalablement choisi par les organismes tels que le G.I.E Tourisme.
En effet le positionnement choisi par Tahiti est un postionnement tourisme de luxe. Ce positionnement est à mon avis, pertinent. Il s’agit donc d’améliorer le rapport qualité / prix pour s’adapter à ce type de clientèle. On peut inclure dans la qualité du service le critère environnement auquel les consommateurs des pays développés sont attachés.
Un précédent billet traite de la relation cout de la vie / tourisme le lien vers le billet en question est le suivant : Tourisme et cout de la vie
le rapport qualité-prix est essentiel tout comme comme l’environnement et la formation interne des hommes .Il ne faut pas perdre de vue que c’est une industrie de main -d’oeuvre.
Les actions doivent être concomitantes et provenir des organismes intégrant des professionnels du tourisme et de l’environnement . Le pays et les communes ont également leur part de responsabilité dans ces domaines.
Pour ce qui me concerne, si je te suis dans la pratique, par pragmatisme, je suis en vrai désaccord sur le fond, sur la leçon 1.
La valeur des biens n’existe pas, en tout cas elle n’est en rien une constante chiffrée ni même évaluable. Elle n’existe qu’à l’instant de son transfert de propriété ou de signature de contrat. Elle n’est en aucun cas reproductible avec certitude.
Nous ne pouvons que l’imaginer et prier pour que sa réalité corresponde à notre prévision.
La valeur d’un bien est l’information transmise par ce bien. Et cette information est individuelle et varie pour chaque personnne de part sa conscience.
Il n’y a guére plus que les derniers keynésiens pour croire en une valeur des biens, même si c’est la doctrine officielle enseignée dans ce beau pays de France qui aime tant les plans, les sondages et les prévisions certaines.
La microéconomie, l’étude de l’action humaine, infirment cette valeur illusoire.
Le droit d’existence des animaux est un faux droit anthropomorphique. Nous pouvons nous humains décider consciemment d’attribuer un droit de ce type. Mais il n’existe pas hors de notre volonté de notre conscience et surtout de notre législation. Il n’est en rien naturel.
Il faudrait arriver à pouvoir oublier le mot valeur et le remplacer par information.
A titre d’exemple pour montrer la totale illusion de chiffrage de la valeur d’un bien : imagine que l’on définisse une valeur d’option d’un bien comme notre lagon. Demain une bombe explose dans un avion se rendant en Polynésie. Sa valeur sera divisée par 100. Tout ceci n’est qu’illusion. On peut bâtir des projets sur des illusions, et c’est toujours ainsi. Mais si ces projets sont scellés au sceau du savoir et de la décision politique avec l’engagement financier des citoyens contribuables alors tu ne crée que la misère autour de toi. C’est la conséquence systématique de la planification, toujours observée et toujours reproduite. Et vouloir appliquer cette planification à l’écologie ne changera rien à son résultat et à la destruction de richesse résultante.
Oui je conviens que le concept de valeur tel qu’il est définit dans la leçon 1 est discutable, néanmoins rien qu’en réduisant cette valeur à la valeur d’usage, on peut prendre conscience et tenter de chiffrer les moyens qui doivent etre investit pour préserver la ressource. Par soucis de pragmatisme comme tu l’as souligné.
Néanmoins je tiens à préciser qu’il ne s’agit pas de planifier, mais de modifier les règles du jeu du marché en faisant en sorte que le respect de l’environnement soit une de ces règles.
Oui je conviens que le concept de valeur tel qu’il est définit dans la leçon 1 est discutable, néanmoins rien qu’en réduisant cette valeur à la valeur d’usage, on peut prendre conscience et tenter de chiffrer les moyens qui doivent etre investit pour préserver la ressource. Par soucis de pragmatisme comme tu l’as souligné.
Néanmoins je tiens à préciser qu’il ne s’agit pas de planifier, mais de modifier les règles du jeu du marché en faisant en sorte que le respect de l’environnement soit une de ces règles.
Comme dit Wrakap et le détaille : la valeur du bien n’existe pas en tant que chiffre ( noni) .Pour moi la valeur de Tahiti et ses îles sont : sa nature et sa culture à condition de la préserver … Malgré tout , son éloignement est un atout contre le tourisme de masse , mais je pense qu’il faudrait mettre l’accent sur la culture , chants , danses ,gastronomies locales , sites archéologiques , musées , navigation astronomique inter-îles , randonnées pedestres et sur pirogues en découvertes natures faunes et flores …
En fait se démarquer , sortir des clichés des autres destinations ( bungalows sur lagon , cocotier , plage , piscine , curios etc…)
Reste effectivement être compétitif sur le coût de la destination et là , la marge est étroite ….
Ia maita’i i teie höpe’a hepetoma .
Able
Comme dit Wrakap et le détaille : la valeur du bien n’existe pas en tant que chiffre ( noni) .Pour moi la valeur de Tahiti et ses îles sont : sa nature et sa culture à condition de la préserver … Malgré tout , son éloignement est un atout contre le tourisme de masse , mais je pense qu’il faudrait mettre l’accent sur la culture , chants , danses ,gastronomies locales , sites archéologiques , musées , navigation astronomique inter-îles , randonnées pedestres et sur pirogues en découvertes natures faunes et flores …
En fait se démarquer , sortir des clichés des autres destinations ( bungalows sur lagon , cocotier , plage , piscine , curios etc…)
Reste effectivement être compétitif sur le coût de la destination et là , la marge est étroite ….
Ia maita’i i teie höpe’a hepetoma .
Able
L’idée de Pépé Tama me semble être particulièrement judicieuse. La Polynésie française possède un patrimoine naturel exceptionnel. Nous, polynésiens, qui avons l’habitude de le cotoyer, oublions souvent ce fait là, tellement, justement, il nous semble “naturel”….. Car, lorsqu’on compare avec les autres destinations, il n’y a pas photo.
Pourtant, les touristes étrangers ” à haute contribution” qui nous fréquentent, le reconnaissent. Ils sont prêts à payer très cher cette dimension écologique tout simplement “extra-ordinaire”, à condition qu’on leur explique. Etre sur un atoll préservé, environné d’un paysage et d’un lagon magnifiques, d’une population authentique à la culture originale, tout en ayant le confort et les facilités de la vie moderne, est un “must” particulièrement rare de nos jours. A condition, bien sûr, que tout suive : le service, l’intendance…Et cette intendance est autrement plus complexe à gérer qu’une usine hotelière à touristes de plusieurs centaines de chambres comme on en voit à Honolulu.
Tahiti et ses îles ne seront et ne doivent jamais être un marché de masse. Il faut cultiver cette différence, l’expliquer sans arrêt. Dire que Rangiroa ne peut pas être la Tunisie ou la république dominicaine.Que Bora-Bora n’est pas et ne sera jamais Miami.
Les 500 à 600.000 touristes à haute contribution que l’on doit viser chaque année sont prêts à payer cher pour cette extrême rareté patrimoniale. L’enjeu est, après, interne : qu’on en ait conscience, qu’on le préserve, qu’on l’entretienne avec amour et professionnalisme. Alors l’essor touristique maitrisé de cette manière sera au rendez-vous.
Il est sûr qu’il faut adapter le message promotionnel en conséquence. Et il appartient au GIE Tahiti Tourisme de faire preuve, lui aussi, de professionnalisme et de performance.
Ia Orana
Le tourisme "écologique " existe déjà dans de nombreuses destinations et souvent à des prix très élevés.
Malheureusement la Polynésie n’est pas encore prête pour se déclarer "destination écologique" et ce pour plusierus raisons :
Les hôtels fonctionnent réellement avec uniquement des énergies renouvelables ? (à Tikehau le désalinisateur de l’hôtel Pearl Beach resort fontionne au fuel…) Les repas sont confectionés avec uniquement des produits locaux bio ? … Explique -t-on aux clients que le renouvellement sytématique du linge provoque de nombreux lavages (avec des lessives chimiques poluantes ) et que l’on pourrait très bien diminuer ces lavages ? Les hôtels savent ils qu’ils peuvent laver le linge avec des produits naturels ? Cela est il appliqué ?
Comment vendre la Polynésie comme destination " écolo" quand les Polynésiens considèrent leurs lagons et leurs rivières comme d’immenses poubelles ? (Combien d’excursions locales en canoe avec picnic sur des motus où en fait ce sont les touristes qui demandent où est la poubelle pour mettre les restes car le guide local lui les jette dans le lagon ?)
Une destination "écolo" n’est pas seulement une appelation touristique vendeuse mais c’est avant tout un engagement politique et citoyen . Ce qui veut dire que si la population (qui n’a toujours pas compris l’intérêt du tourisme actuel) n’est pas concerné par son environnement , elle ne risque pas d’être concerné par un tourisme "écolo"
Le tourisme est l’affaire de toute la population au même titre que l’environnement.
Ia Orana
Le tourisme "écologique " existe déjà dans de nombreuses destinations et souvent à des prix très élevés.
Malheureusement la Polynésie n’est pas encore prête pour se déclarer "destination écologique" et ce pour plusierus raisons :
Les hôtels fonctionnent réellement avec uniquement des énergies renouvelables ? (à Tikehau le désalinisateur de l’hôtel Pearl Beach resort fontionne au fuel…) Les repas sont confectionés avec uniquement des produits locaux bio ? … Explique -t-on aux clients que le renouvellement sytématique du linge provoque de nombreux lavages (avec des lessives chimiques poluantes ) et que l’on pourrait très bien diminuer ces lavages ? Les hôtels savent ils qu’ils peuvent laver le linge avec des produits naturels ? Cela est il appliqué ?
Comment vendre la Polynésie comme destination " écolo" quand les Polynésiens considèrent leurs lagons et leurs rivières comme d’immenses poubelles ? (Combien d’excursions locales en canoe avec picnic sur des motus où en fait ce sont les touristes qui demandent où est la poubelle pour mettre les restes car le guide local lui les jette dans le lagon ?)
Une destination "écolo" n’est pas seulement une appelation touristique vendeuse mais c’est avant tout un engagement politique et citoyen . Ce qui veut dire que si la population (qui n’a toujours pas compris l’intérêt du tourisme actuel) n’est pas concerné par son environnement , elle ne risque pas d’être concerné par un tourisme "écolo"
Le tourisme est l’affaire de toute la population au même titre que l’environnement.
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