DU SANG ET DES LARMES

Par lebop • 15 February 2007

Dans mon billet, “une page se tourne”, j’annonçais une situation grave de nos finances publiques. Il se confirme effectivement que les clignotants virent de plus en plus au rouge. Après les déficits abyssaux d’Air Tahiti Nui ( on parle d’un chiffre proche de 6 milliards) et de TNTV (en quasi-cessation de paiement), la situation précaire de l’OPT qui n’a pas su prendre intelligemment en marche le train des nouveaux services de télécommunication, la revue des établissements publics et des services n’annonce pas des choses réjouissantes, bien au contraire.

Si les hommes politiques portent une responsabilité - Et Dieu sait si celle de l’UPLD est très lourde - on le découvrira au fur et à mesure que les cadavres sortiront du placard - ils sont quelquefois les boucs-émissaires ou les paravents faciles de toute une caste de médiocres, de piètres stratèges et de mauvais managers qui ont vécu discrètement sous leur protection. Et ces gens là, tous ces technocrates très bien rémunérés, s’en tireront, car, comme on dit, ils seront “responsables, mais pas coupables” d’avoir mis en péril les finances de la collectivité.

Car, qui est à l’origine des erreurs stratégiques d’Air Tahiti Nui, notamment l’acquisition du cinquième airbus pour desservir New York et Paris via New York ? Qui est responsable de la déconfiture de TNTV ? Qui est responsable de l’inertie de l’OPT face aux nouveaux enjeux de la communication ?

La question plus grave est que cette déficience de gestion dans le secteur public, cette absence inquiétante de critères de performance est contagieuse et touche de plus en plus de larges pans du secteur privé. Une pêche et une agriculture déficientes qui se traduisent par la multiplication d’armements en faillite et par une envolée de prix agricoles. L’agriculture est un domaine particulièrement parlant : voilà un secteur aux mains de quelques gros maraichers qui se cachent derrière des petits producteurs et qui pénalisent les consommateurs que nous sommes par des prix exorbitants. Ce comportement ne peut que nous mener dans l’impasse.

Mais on pourrait aussi citer le rapport qualité-prix déplorable de notre industrie touristique,les marges à l’importation plantureuses, les prix fous des prestations de services, les tarifs du transport aérien intérieur, les tarifs bancaires….Et toutes les professions se renvoient la balle pour se faire la courte échelle dans l’escalade sans fin des prix. Mais les prix, comme les arbres, ne montent pas jusqu’au ciel….Et le citoyen-travailleur-consommateur s’illusionne par des augmentations de salaires payées de plus en plus en monnaie de singe. Et le chômeur est désespéré….

Il est plus que temps que l’on revienne au principe de réalité. A force de s’abstraire du monde environnant par des comportements de fuite en avant, nous nous mettons hors jeu nous-mêmes.Et dans ce monde de compétition qui s’impose à nous, qui n’avance pas recule.

Non, je crois qu’il est plus qu’urgent de sortir de la logique du “toujours plus en en faisant de moins en moins”. Il est impératif que chacun, à son niveau, se retrousse les manches pour plus de professionnalisme, plus de performance, plus de productivité, plus de rigueur de gestion là où il est. Ce ne sont pas des mots “jolis” à entendre, mais ils sont incontournables si l’on veut que la Polynésie française se redresse et revienne dans le concert des pays normaux qui marchent sur leurs deux jambes et non pas sur la tête.

Il est plus facile de se trouver des bouc émissaires que de faire preuve de lucidité.

Oui, je suis convaincu qu’il faut passer par une phase où il faudra verser du sang et des “larmes” pour rebâtir une Polynésie viable économiquement et socialement. Propos pessimistes ? L’avenir nous le dira…. Mais il ne tient qu’à nous de les démentir. Alors, commençons demain !

Commentaires

Excellent article.
Je propose de chiffrer le sang et les larmes, car tout a un prix. Politita doit regrouper de savants experts ayant accès à des informations précises.
Publions les chiffres de la balance courante: entrées des transferts et celles des ressources propres,tourisme,perles,retraités. Pondération des maigres entrées des ressources propres par les somptueux investissements de soutien du marché touristique et perlier (salaires et infrastructures des services permanents, campagnes publicitaires,…). Essayons d’arriver à un chiffre précis des revenus réels du pays.

Dans un deuxième temps nous pourrons essayer d’estimer le coût des services internes et leur justification eu égard les ressources propres. Surtout essayer d’estimer le coût de l’appareil politique ,de son environnement et de son fonctionnement propre.
Qu’on rigole un peu.

Par pompée le 16 February 2007 at 11:59

Non! il faut commencer aujourd’hui!

Par pompée le 16 February 2007 at 11:59

Non! il faut commencer aujourd’hui!

Par pompée le 16 February 2007 at 11:59

Non! il faut commencer aujourd’hui!

Bien vu Le Bop .
Moi je dirais commençons maintenant : demain , c’est encore attendre ,réfléchir , hésiter ….
Depuis quelques années , j’essaie de parier sur le renouveau de la pêche , lancer de nouvelles techniques , investir des fonds , dans les hommes : il y a tant à faire dans cette grande zone économique , cet énorme vivier . Exploitons le raisonnablement sans se le laisser piller
Pourquoi : les banques , les décideurs , les politiques sont si frileux , méfiants ; toujours avoir recours aux subventions aux défiscalisations aux dossiers bétons …
Que ceux qui veulent se lancer , innover , se mouiller combattent la morosité , l’inactivité , l’incertitude .
BOUGEONS ! REMUONS NOUS ! Nos jeunes attendent de nous des exemples , des élans tout de suite …..
Hahaere ana’e ato’a !
Able

Bien vu Le Bop .
Moi je dirais commençons maintenant : demain , c’est encore attendre ,réfléchir , hésiter ….
Depuis quelques années , j’essaie de parier sur le renouveau de la pêche , lancer de nouvelles techniques , investir des fonds , dans les hommes : il y a tant à faire dans cette grande zone économique , cet énorme vivier . Exploitons le raisonnablement sans se le laisser piller
Pourquoi : les banques , les décideurs , les politiques sont si frileux , méfiants ; toujours avoir recours aux subventions aux défiscalisations aux dossiers bétons …
Que ceux qui veulent se lancer , innover , se mouiller combattent la morosité , l’inactivité , l’incertitude .
BOUGEONS ! REMUONS NOUS ! Nos jeunes attendent de nous des exemples , des élans tout de suite …..
Hahaere ana’e ato’a !
Able

Ce bon article sur le diagnostic me semble éluder la cause essentielle qui est celle que les américain appelle le "public choice". Il a été démontré mille fois que les décisions publiques et politiques mènent à l’erreur économique.
Partant de ce principe, ce n’est pas se retrousser les manches qui est important, mais supprimer les décisions publiques, rendre les activités économiques au secteur privé, supprimer tout avantage quel qu’il soit au secteur privé.
A titre d’exemple (j’aime bien vous en fournir dans mes post) on peut citer l’Egypte.
Certes, la libéralisation n’a pas commencé cette année, et la rupture avec le socialisme de NASSER remonte aux années 80. Mais elle s’est accélérée depuis 2004. L’Egypte a su s’adapter au marché international et on en a vu les premiers effets en France au moment de la canicule de 2003 : alors qu’il fallait 40 jours aux Chinois pour répondre à l’explosion de la demande de climatiseurs, il suffisait de 48 heures aux Egyptiens pour satisfaire la même demande. Il était déjà loin, le temps de la planification.
Le ministre des finances égyptien, Youssef BOUTROS-GHALI (neveu de l’ancien secrétaire général de l’ONU) ne prétend pas inventer de nouveaux procédés : « J’applique ici des réformes qui ne sont pas nouvelles, elles ont déjà fait leurs preuves ailleurs et vont aider à moderniser le pays ». Et ce sont des réformes libérales.

Première réforme majeure : la quasi-totalité des institutions financières a été privatisée. L’Egypte a compris qu’on ne pouvait financer l’innovation et l’investissement avec des banques publiques et bureaucratiques. Il fallait des banques privées, guidées par la rentabilité des projets et responsables de leurs engagements.

Deuxième réforme majeure : les impôts. C’est, comme partout, la clef de toute réforme réussie.
Le taux d’impôt sur les revenus des ménages est passé de 42% à 20% Celui des entreprises a suivi exactement le même chemin. Pour le ministre «l’idée est de révolutionner les relations entre l’Etat et les citoyens, qui jusque là, ressemblaient à celle d’un prédateur avec ses proies ».

Résultat : comme le laisse entendre la courbe de LAFFER (et contre l’attente de tous les « experts » keynésiens, qui prédisaient un effondrement des recettes fiscales), celles-ci ont progressé de 17%, alors même que le taux était deux fois plus léger pour chacun. En effet, d’une part la matière imposable a augmenté avec le retour de la croissance, grâce à la baisse des taux d’imposition, d’autre part, la dissimulation fiscale s’est effondrée : on prend des risques avec 42% d’impôts ; cela devient moins « rentable » de frauder le fisc avec 20% d’impôts seulement. Même la dette publique a pu être sensiblement réduite.

Résultat de la baisse des taux d’imposition : la croissance ne cesse de s’accélérer : environ 3% en 2003, 4% en 2004, 5% en 2005 et finalement 7% en 2006. Par ailleurs, les règles favorisant la corruption ont été supprimées. Le Fmi, qui conseillait depuis longtemps à l’Egypte de pratiquer des réformes libérales, ne cache pas sa satisfaction. De plus, l’Egypte a placé beaucoup d’espoirs dans l’ouverture des frontières, en particulier aux investissements étrangers. Les Etats-Unis, la Chine, mais aussi la France investissent massivement en Egypte. La libéralisation du tourisme, déjà ancienne, est aussi un facteur de croissance.

Pour en revenir directement à la polynésie; TNTV est une stupidité économique et n’aurait jamais du exister.
De même pour ATN. Ce qu’il aurait fallu faire c’est soumettre à enchère négative à toutes les compagnies du monde la demande d’ouverture de lignes selon un contrat ferme(même pour les lignes déficitaires). Nous aurions ainsi eu à la fois la compétence des plus grands opérateurs internationaux et un coût réduit au maximum pour le pays.

La seule chose à viser de manière générale , c’est la séparation de l’Etat ou du territoire et de l’économie.
Il faut aller vers le "laissez faire" selon les règles établie par la législation(à ne pas confondre avec le "laisser faire "(à l’infinitif) que les analphabètes économiques opposent à l’interventionnisme.

Par Jean-Paul le 17 February 2007 at 14:50

C’est vrai que les décideurs politiques prennent des décisions, notamment en matière de création de nouvelles structures ( SEM, établissements publics…) parce qu’ils pensent qu’il y a un besoin collectif à satisfaire, mais qu’une fois ces structures créées, la question de la gestion performante de ces structures se pose.

Exemple : dans la stratégie et la gestion opérationnelle d’Air Tahiti Nui, un comité de direction a été créé, un PDG nommé ( Monsieur Nelson LEVY). C’est ce groupe qui était en charge de bien piloter ATN, de décider d’une stratégie et de la mettre en oeuvre. On peut, en effet, à postériori, se poser la question de leur responsabilité dans la situation actuelle.

Idem, en ce qui concerne TNTV : des soits disants professionnels ont été nommés à la tête de cette télévision et ils ont tous creusé le déficit initial , qui était, certes normal, en l’absence, notamment de ressources publicitaires. Mais, après, où a été leur professionnalisme ?

En ce qui concerne l’EPAP, on peut se poser la question du choix des opérations proposé par sa direction et du poids très important du poste “communication”. Les résultats sont-ils à la hauteur des sommes énormes dépensées ?

Il est d’ailleurs flagrant de constater que ces structures ont survécu aux aléas de l’alternance politique…

Il est évident que la réforme s’impose : cette profusion de SEM qui deviennent des gouffres, d’établissements publics budgétivores et de services inefficaces n’est pas normale. Pire, elle devient insupportable pour les citoyens-contribuables. Pour Air Tahiti Nui, même si les citoyens ne voyagent pas, ils en sont quand même à payer l’équivalent de plusieurs billets d’avion par le fait que le Pays renfloue par milliards ATN avec l’argent de leurs impôts !

La direction du budget et le service des finances devraient instituer un corps d’inspecteurs qui aurait la charge d’auditer ces organismes publics pour, ne serait-ce qu’arrêter l’hémorragie.

Par Georges le 17 February 2007 at 17:59

C’est vrai que l’on a trop tendance à considérer que seuls les politiques sont responsables de la situation désastreuse d’un Pays : état des infrastructures, défauts de maintenance, gestion dispendieuse et déficits récurrents de certains organismes…. Comme s’ils étaient responsables de tout. C’est vrai que celà permet à certains “colonels” et cadres de n’en faire qu’à leur tête.
Et ils se portent encore mieux en période d’alternance pendant que les politiques des différents bords se lancent des anathèmes ou font de la surenchère verbale pour affirmer qui est le plus nul, le plus mauvais gestionnaire des deniers publics, le plus gaspilleur…. On en a eu encore l’illustration à l’occasion de la motion de censure avortée déposée par l’UPLD. C’était à qui allait en blancer le plus sur l’autre.
Tous ces responsables de structures publiques ont pu être tranquilles : les politiques les couvraient de leurs déficiences en matière de gestion. Ils pouvaient quémander toujours plus aux décideurs politiques pour leur fonctionnement peu performant ou pour des programmes mal étudiés.

Il convient donc pour tous ces postes à responsabilité techniques de faire des appels à candidature, faire jouer la concurrence et l’émulation, auditionner sérieusement les postulants, délibérer collectivement par rapport à une batterie de critères pour, in fine, choisir le meilleur.
Ensuite, il faut fixer avec ces responsables un contrat de gestion, sur 3 ans par exemple, avec des objectifs précis. A l’issue de la période, il faut faire un bilan et reconduire le responsable qui a pu remplir ses objectifs. C’est le meilleur système.

Par Georges le 17 February 2007 at 17:59

C’est vrai que l’on a trop tendance à considérer que seuls les politiques sont responsables de la situation désastreuse d’un Pays : état des infrastructures, défauts de maintenance, gestion dispendieuse et déficits récurrents de certains organismes…. Comme s’ils étaient responsables de tout. C’est vrai que celà permet à certains “colonels” et cadres de n’en faire qu’à leur tête.
Et ils se portent encore mieux en période d’alternance pendant que les politiques des différents bords se lancent des anathèmes ou font de la surenchère verbale pour affirmer qui est le plus nul, le plus mauvais gestionnaire des deniers publics, le plus gaspilleur…. On en a eu encore l’illustration à l’occasion de la motion de censure avortée déposée par l’UPLD. C’était à qui allait en blancer le plus sur l’autre.
Tous ces responsables de structures publiques ont pu être tranquilles : les politiques les couvraient de leurs déficiences en matière de gestion. Ils pouvaient quémander toujours plus aux décideurs politiques pour leur fonctionnement peu performant ou pour des programmes mal étudiés.

Il convient donc pour tous ces postes à responsabilité techniques de faire des appels à candidature, faire jouer la concurrence et l’émulation, auditionner sérieusement les postulants, délibérer collectivement par rapport à une batterie de critères pour, in fine, choisir le meilleur.
Ensuite, il faut fixer avec ces responsables un contrat de gestion, sur 3 ans par exemple, avec des objectifs précis. A l’issue de la période, il faut faire un bilan et reconduire le responsable qui a pu remplir ses objectifs. C’est le meilleur système.

Par Georges le 17 February 2007 at 17:59

C’est vrai que l’on a trop tendance à considérer que seuls les politiques sont responsables de la situation désastreuse d’un Pays : état des infrastructures, défauts de maintenance, gestion dispendieuse et déficits récurrents de certains organismes…. Comme s’ils étaient responsables de tout. C’est vrai que celà permet à certains “colonels” et cadres de n’en faire qu’à leur tête.
Et ils se portent encore mieux en période d’alternance pendant que les politiques des différents bords se lancent des anathèmes ou font de la surenchère verbale pour affirmer qui est le plus nul, le plus mauvais gestionnaire des deniers publics, le plus gaspilleur…. On en a eu encore l’illustration à l’occasion de la motion de censure avortée déposée par l’UPLD. C’était à qui allait en blancer le plus sur l’autre.
Tous ces responsables de structures publiques ont pu être tranquilles : les politiques les couvraient de leurs déficiences en matière de gestion. Ils pouvaient quémander toujours plus aux décideurs politiques pour leur fonctionnement peu performant ou pour des programmes mal étudiés.

Il convient donc pour tous ces postes à responsabilité techniques de faire des appels à candidature, faire jouer la concurrence et l’émulation, auditionner sérieusement les postulants, délibérer collectivement par rapport à une batterie de critères pour, in fine, choisir le meilleur.
Ensuite, il faut fixer avec ces responsables un contrat de gestion, sur 3 ans par exemple, avec des objectifs précis. A l’issue de la période, il faut faire un bilan et reconduire le responsable qui a pu remplir ses objectifs. C’est le meilleur système.

Par Francis le 17 February 2007 at 21:31

Tout à fait d’accord avec Georges sur les modalités de choix des responsables des organismes publics. Il faut effectivement une procédure de sélection et un contrat d’objectifs. D’ailleurs, celà se fait dans beaucoup de pays. La Nouvelle-Zélande, les pays scandinaves et le Canada sont en pointe sur ce plan là. Ils ont créé des agences indépendantes et ont sélectionné des responsables qui doivent réaliser des programmes avec des objectifs précis sur 3 à 5 ans.

Les Ministères n’emploient, dans ces pays, plus beaucoup de fonctionnaires recrutés à vie. Ces structures sont beaucoup plus efficaces au service du public et moins couteuses pour la collectivité et les contribuables.

Par Francis le 17 February 2007 at 21:31

Tout à fait d’accord avec Georges sur les modalités de choix des responsables des organismes publics. Il faut effectivement une procédure de sélection et un contrat d’objectifs. D’ailleurs, celà se fait dans beaucoup de pays. La Nouvelle-Zélande, les pays scandinaves et le Canada sont en pointe sur ce plan là. Ils ont créé des agences indépendantes et ont sélectionné des responsables qui doivent réaliser des programmes avec des objectifs précis sur 3 à 5 ans.

Les Ministères n’emploient, dans ces pays, plus beaucoup de fonctionnaires recrutés à vie. Ces structures sont beaucoup plus efficaces au service du public et moins couteuses pour la collectivité et les contribuables.

Je rejoins Wakrap sur la réforme de la fiscalité : à force de prélever, on assèche en même temps la matière imposable. Et on en vient à imposer toujours plus les entreprises et les classes moyennes pour arriver aux recetttes budgétaires que l’on souhaitait avoir. C’est un cercle vicieux. Et c’est cette logique redistributrice qui a eu cours en France et qui risque de continuer si Ségolène ROYAL devient Présidente de la République.

Par contre, en ce qui concerne ATN, le système de la vente aux enchères négatives, si elle est séduisante au plan théorique, aurait-elle été praticable ? Car pour faire une vente aux enchères, encore faut-il avoir des candidats. Or, presque toutes les compagnies aériennes se sont désengagées de la desserte de la Polynésie. A la limite, il y aurait eu un seul postulant : Air France. Et cette compagnie aurait fixé ses tarifs au niveau actuel…

Je rejoins Wakrap sur la réforme de la fiscalité : à force de prélever, on assèche en même temps la matière imposable. Et on en vient à imposer toujours plus les entreprises et les classes moyennes pour arriver aux recetttes budgétaires que l’on souhaitait avoir. C’est un cercle vicieux. Et c’est cette logique redistributrice qui a eu cours en France et qui risque de continuer si Ségolène ROYAL devient Présidente de la République.

Par contre, en ce qui concerne ATN, le système de la vente aux enchères négatives, si elle est séduisante au plan théorique, aurait-elle été praticable ? Car pour faire une vente aux enchères, encore faut-il avoir des candidats. Or, presque toutes les compagnies aériennes se sont désengagées de la desserte de la Polynésie. A la limite, il y aurait eu un seul postulant : Air France. Et cette compagnie aurait fixé ses tarifs au niveau actuel…

Les armements en faillite dans le domaine de la pêche sont assez surprenants. Certes, il y a la question de la difficulté d’accès à la ressource du fait des perturbations climatiques et océaniques. Mais les facilités d’investissement accordés par l’Etat et le Pays étaient particulièrement avantageuses : subvention du fonds européen de développement, défiscalisation girardin… Les apports en fonds propres des armateurs de bateaux de pêche étaient particulièrement limités, ainsi que les emprunts bancaires.

J’avoue ne pas trop comprendre pourquoi ces armements ont eu de telles difficultés pour équilibrer leur exploitation, surtout que certains réussissent et d’autres pas. Problème de performance ? de professionnalisme ? de rigueur de gestion ? Peut être.

“Il n’est de richesse que d’hommes.”. La qualité des hommes, je crois que c’est ce qui fait la différence.

Par BigDew le 19 February 2007 at 0:54

Concernant ATN, je crois que sa création était nécessaire pour le développement du pays. Maintenant, sa gestion est une autre chose. L’erreur fut de développer la compagnie à tout va. Il faut stabiliser et rentabiliser les destinations bénéficiaires avant de vouloir être une compagnie internationale. Je salut toutefois le travail et dévouement des employés d’ATN, qui propose un service irréprochable à bord. Par contre, qu’ils arrêtent de se comporter commes des idiots à LAX en foutant la merde dans les hotêls.

Un jour y’aura plus de poissons, on fera quoi ? Le réchauffement climatique aura des conséquences beaucoup plus désastreuses que la simple montée des eaux, nos poissons de lagons et nos thons vont disparaitre…

Il faudrait imiter nos voisins fidjiens et samoans : utiliser un cable sous-marin, offrir le très haut débit à la PF, et développer une société de services. Ce n’est qu’un exemple, mais ya de quoi faire.

Mr Bayrou parlait de créer des zones franches pour lutter contre la vie chères, chez nous. Une des clefs de notre réussite économique.

Il faudrait qu’on passe à l’Euro, il faut nous obliger à être productif.

Il faut rendre la population consciente, à la façon Seychelles, de l’importance du touriste, du tourisme. Et leur offrir un accueil, une qualité de service, irréprochable. Ce qui est loin d’être le cas. Il faudrait également favoriser le retour des touristes "corsair", car c’est eux qui dépensent leur argent dans nos commerces; pas les riches, qui restent dans leur hotel de luxe.
De plus, les dépenses liées au tourisme ont été multiplié par 10 depuis 10 ans, sans résultats, le tourisme de luxe ne rapporte pas.

Industrialiser notre agriculture, satisfaire le marché local en poisson avant de penser à lexport : auto-suffisance alimentaire.

Dynamiser notre économie : elles sont ou nos startups?

Au delà de l’organisation de nos institutions, de la compétence de nos cadres, il faut que la Polynésie se mette à la page…

Par hinanui le 23 February 2007 at 13:25

C’est l’homme qui crée la page, l’a-t-on déjà oublié?

Par hinanui le 23 February 2007 at 13:25

C’est l’homme qui crée la page, l’a-t-on déjà oublié?

 

Qu'en pensez-vous ?

Ami lecteur, amie lectrice, un petite information à votre intention pour vous faciliter la rédaction de votre réaction. Politita modère a posteriori les commentaires. Un nouveau filtre permet de mettre en ligne immédiatement les commentaires qui ne semblent pas injurieux.

Ce filtre n'est en aucun cas parfait et certains commentaires déplacés seront rectifiés après coup ou, plus embêtant, certains commentaires très corrects peuvent ne pas passer de suite. Nous les validerons peu de temps après.

Votre participation à cette discussion implique vous soyez poli envers tous, même ceux que vous n'aimez pas ;) Nous vous remercions pour votre compréhension et vous souhaitons un agréable commentaire.

« LE POIDS EXORBITANT DU SECTEUR PUBLIC DANS L’ECONOMIE POLYNESIENNE | Home | NOUVEAUX REBONDISSEMENTS POUR LES BUS ANKAI DU GOUVERNEMENT TEMARU »

+ commentés

Instrumentalisation et gain de temps

125 commentaire(s)

"Scandaleux !"

110 commentaire(s)

VIVE LA DEMOCRATIE POLYNESIENNE !

108 commentaire(s)

Pétition de J.C. BOUISSOU, l'Espoir ?

104 commentaire(s)

Ouvrons les yeux .

103 commentaire(s)