Archive for February 6th, 2007
L’OPINION ET MURIEL PONTARROLO SONT EN PHASE : BRAVO
Encore une fois, le sondage des Nouvelles a frappé. Et concours de circonstances exceptionnel, pour ne pas dire miraculeux, “l’opinion” et Muriel Pontarolo sont encore une fois en phase, pour ne pas dire en totale symbiose. Elle a pensé ce que l’opinion pense et vice versa. Quelle clairvoyance !
En résumé, il faut sortir les sortants, les “dinosaures”, pour ne pas dire les “diplodocus” de la politique et au premier chef, les leaders historiques, mais néanmoins charismatiques que sont Oscar TEMARU et Gaston FLOSSE . Place aux jeunes ( tous relatifs) et aux chouchous de Muriel : Jean Marius, Béatrice et Nicole, les “purs et durs”, les “sans compromissions” et les “mesdamesetmonsieurlavertu”.
A ceux qui auraient la mémoire courte, Béatrice et Nicole sont allées pendant des années à l’école de Gaston Nui qui leur a fait confiance et leur a mis le pied à l’étrier en leur confiant des fonctions éminentes. Par la grâce de son charisme, elles ont pu occuper les fonctions que le “vieux lion” voulait leur confier avec la bénédiction de ses électeurs. Il en naquit une carrière de Ministre pour l’une et de Députée ” Tahoeraa-UMP” pour l’autre. En guise de reconnaissance et d’émancipation face au “Père” politique, elles ont décidé de voguer de leurs propres ailes, au creux de la vague pour l’une ( courage, fuyons !) en se refaisant une virginité politique et médiatique par la grâce de divers journalistes complaisants à leur égard et critiques à l’égard des autres.
Quant à Jean Marius RAAPOTO, dit “Marius” pour les intimes, dont les compétences techniques ont été reconnues ici même dans nos précédents billets, intelligent et cultivé aux dires de ceux qui le côtoient, il a quand même un gros inconvénient. Il a été et il reste solidaire des dérives d’un parti populiste aux relents xénophobes et adepte d’une indépendance-miroir aux alouettes. A la tête du Te Ea no maohi Nui et de Tireo (où d’ailleurs Béatrice était militante avant de rejoindre le Tahoeraa et de prendre ipso facto la fonction de chef du service des affaires sociales), Jean Marius RAAPOTO n’avait pas réussi à véritablement percer, faute, peut être de “visibilité” suffisante. Par dépit, il rejoint le Tavini Huiraatira, cheville ouvrière dévouée à la mairie de Faaa, “rédacteur-relookeur-idéologue” d’un programme “recentré” du Tavini et éminent linguiste de profession. Mais, pourrait-on dire, que fait cet homme aux qualités si remarquables dans la galère indépendantiste ? Qu’est-ce qui le pousse à suivre les errances de son leader et de ce parti qui lui ressemble si peu ? Avale-t-il les couloeuvres ? Cautionne-t-il ? Mystère insondable…
LE TRISTE BILAN DU TAUI SELON ALEX DUPREL
L’édito en date de janvier 2007 d’Alex DUPREL, rédacteur en chef du magazine Tahiti Pacifique, pourtant fervent partisan d’un “taui” de la gouvernance Flosse, est particulièrement sanglant pour la gouvernance Taui façon Oscar Temaru. Je voudrais en citer les pirncipaux extraits, tant la désillusion est à la hauteur du grand espoir initial.
” La page d’un gouvernement “indépendantiste” semble définitivement tournée, ce qui n’est rien de vraiment surprenant au vu des résultats de la gestion de ce gouvernement. Hormis les incessantes déclarations hostiles à la France ou pro-indépendantistes d’Oscar Temaru qui ne faisaient que donner à ses ennemis des bâtons pour mieux le battre, les faiblesses de la gouvernance UPLD peuvent essentiellement se résumer à l’incapacité d’Oscar à prendre des décisions fermes et réfléchies, et lorsque de rares décisions ont été prises, elles l’étaient sur des bases émotionnelles pour généralement être renversées plus tard.
Il y eut l’incapacité du président sortant de s’entourer de conseillers efficaces, spécialistes dans leur domaine. ….
Un président qui a rapidement compris qu’il ne maîtrisait pas du tout la gestion du “péï” et ainsi la délégua à Jacqui Drollet lequel, malgré un travail acharné, ne réussit pas mieux pour cause de manque de vision globale, de préparation sérieuse des dossiers et par manque de coordination avec la Présidence et les ministères.