menu

Calendrier

« février 2007 »
lunmarmerjeuvensamdim
1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728

Catégories

  • Brèves
  • Chroniques
  • Débat
  • Editorial
  • General
  • Humour
  • News
  • No comment
  • Petite analyse
  • Portraits
  • Rencontres
  • Revue de Presse
  • Tavararo
  • Election présidentielle 2007
  • Meilleur commentaire
  • élections législatives 2007
  • Politique France

Archives

  • mai 2008
  • avril 2008
  • mars 2008
  • février 2008
  • janvier 2008
  • décembre 2007
  • novembre 2007
  • octobre 2007
  • septembre 2007
  • août 2007
  • juillet 2007
  • juin 2007
  • mai 2007
  • avril 2007
  • mars 2007
  • février 2007
  • janvier 2007
  • décembre 2006
  • novembre 2006
  • octobre 2006
  • septembre 2006
  • août 2006
  • juillet 2006
  • juin 2006
  • mai 2006
  • avril 2006
  • mars 2006
  • février 2006
  • janvier 2006
  • décembre 2005
  • novembre 2005

Liens

Associations

  • Te Tia Ara
  • Te Ui Mata

Blog

  • Poisson Cru
  • Tahiti Today

Communauté

  • Aorai
  • Etudiants.pf
  • Tahiti Fenua
  • Taui Tahiti
  • Union Franco-Polynésienne

Institutions

  • La Présidence
  • L'Assemblée Territoriale
  • CESC
  • ISPF
  • Fare Vana'a

Journaux

  • L'Hebdo
  • RFO Polynésie
  • Tahiti Pacifique
  • TahitiPresse

Partis

  • Aia' Api
  • Te avei'a
  • Fetia Api
  • Rautahi
  • No Oe e te Nunaa
  • O Porinetia
  • Polynésien Ensemble
  • Tahoeraa Huiraatira
  • Tavini Huiraatira

Portails locaux

  • Papeete online

Syndicats

  • A Tia I Mua

Syndication

  • fil rss
  • fil rss commentaires

mercredi 28 février 2007

Conflit social : La Cegelec

Par Mana, mercredi 28 février 2007 à 23:53 :: Brèves

Mises à part les revendications aberrantes des ouvriers de la Cegelec qui sont irrecevables, comme par exemple d’avoir le même salaire que les cadres, ou encore d’avoir une direction « polynésienne », il y en a certaines qui méritent d’être analysées. En période de crise sociale, il est bon de rappeler les droits de chaque partie en course. Il est nécessaire de comprendre la complexité du système de licenciement avant d’en débattre ultérieurement.

Lire la suite

aucun commentaire :: aucun trackback

EN AVANT POUR DES REFORMES STRUCTURELLES

Par lebop, mercredi 28 février 2007 à 19:31 :: General

Par-delà l'écume politicienne, le gouvernement TONG SANG s'applique à bosser dans la modestie et la discrétion. Celà nous change des phraseux, des inertes, des idéologues,des ignorants de la gestion d'une entreprise et des incompétents fiers et méchants que l'on a connu ces dernières années. Ce dont a besoin notre Fenua, c'est bien d'une gestion de père de famille, car, après tout, nous ne sommes que 250.000 habitants à peupler notre Polynésie... Certes, avec un pito exacerbé ! Mais, après tout, si c'est pour la bonne cause...

Quelle pourrait être cette bonne cause ?

A mon avis, c'est tout simplement s'atteler, chacun à sa place, à la tâche avec rigueur et détermination, car elle est immense. Revenir les pieds sur terre en matière de coûts de production, de rapport qualité-prix de nos prestations, de professionnalisme et ne pas avoir peur de parler de "productivité". Voilà une oeuvre exaltante : restituer de la valeur aux milliards de francs CFP gaspillés en pure perte par amateurisme, par laisser-aller, par incompétence, par dilettantisme dans tous nos secteurs d'activité, qu'ils soient privé, public ou parapublic.Les "gisements" de productivité sont immenses, car il y a beaucoup de "coulage".

Pourquoi pas remettre au goût du jour la gestion d'un bon épicier chinois du bon vieux temps : se lever de bonne heure, travailler dur en sachant qu'un sou est un sou ? Vous transposez ces vertus dans la gestion du secteur public,de l'hopital, de la Caisse de prévoyance sociale, des sociétés d'économie mixte,de nos entreprises stratégiques ( EDT, OPT, Brasserie), de l'agriculture, de la pêche.... Ce seront autant de milliards de "pertes en ligne" débusquées et autant de milliards de création de valeur ajoutée à notre richesse collective.

Quand je pense, par exemple, au refus des membres du Conseil économique, social et culturel de faire un peu d'économies budgétaires suite à la demande du Président du Pays, qui, lui, donne l'exemple : c'est proprement scandaleux. Car voilà une institution de "notables" qui coûte au moins 200 millions de F CFP par an (en indemnités, salaires et fonctionnement) pourquoi faire, au fait ?

Notre pays a vécu trop longtemps dans sa bulle et a perdu tout sens de la "normalité" : nos billets et vos commentaires se succèdent et dénoncent le coût prohibitif de nos billets d'avion, de l'acconage et de la manutention portuaire, de nos produits agricoles, du thon pêché pourtant dans nos eaux, de notre aéroport, de nos taxis, de l'internet, des communications téléphoniques,des services bancaires, de l'énergie, du transport aérien domestique, de la réparation automobile, des pièces détachées, de la restauration, des coiffeurs.... l'absence de vrais transports en commun, un rapport qualité-prix médiocre de notre industrie touristique...J'arrêterai là notre inventaire à la Prévert, pour ne pas trop nous ou vous démoraliser ! Comme je l'ai déjà dit, les prix, comme les arbres, ne peuvent pas monter jusqu'au ciel !

Oui, une réforme structurelle s'impose et nous devons tous, là où nous sommes, y contribuer. C'est tout un ensemble de mauvaises habitudes, de comportements, de logiques, de structures qu'il faut revoir. Il nous faut absolument faire revenir notre pays dans la réalité du monde tel qu'il est. Un monde dur où il nous faut gagner notre place par notre sueur et nos efforts. Ce sera l'objet de mes prochains billets qui approfondiront les thèmes de la réduction de la dépense publique, de la réforme de la fiscalité, de la qualité et de l'efficacité du service public, du coût de la vie...déja abordés, pour certains, dans nos précédents billets.

Il nous faudra aussi bâtir une vraie stratégie de développement à court et moyen terme où la création de nouvelles richesses et de nouvelles activités aura une place centrale. C'est la seule voie pour que les nouvelles générations croient encore en l'avenir du Fenua. Oui, il y a du pain sur la planche, mais le jeu en vaut la chandelle !

aucun commentaire :: aucun trackback

lundi 26 février 2007

Aéroport et décollage économique

Par Noindep, lundi 26 février 2007 à 04:55 :: General

A l'heure où nous débattons tous de notre développement, il convient, me semble t-il, de revenir sur les outils qui nous permettront d'y parvenir. Je parle là des outils logistiques réels.

L'aéroport international de Tahiti Faa'a, par exemple. Outil essentiel de notre intégration régionale et internationale, il semble être de plus en plus obsolète. En depuis son inauguration officielle en 1961, l'aérodrome n'a pas suivi l'évolution mondiale, et, aujourd'hui, il doit subir un conséquent effort de rattrapage. La venue de Air Tahiti Nui a sans doute rappelé à son gestionnaire, la SETIL de sa relative négligence en matière de suivi technique. Avec plus de 1,5 millions de passagers (1 523 434 passagers en 2005) qui transitent chaque année, soit le 12ème aéroport de France, la plate forme de Faa'a est toujours dans sa même structure des années 90. A part l'aménagement de nouveaux parcs de stationnement (2 en zone nord et un 5ème en Zone Sud pour Airbus A340), et la nouvelle voie de contournement pour rallier cette zone, de la réorganisation des parkings, aucun effort conséquent n'a été réalisé en ce qui concerne l'aérogare et l'accueil des passagers. Bref, ce que l'on attend aujourd'hui d'un aéroport dit "international".

En tant que passager on aurait aimé avoir des passerelles couvertes lors de la descente de l'avion (pour éviter d'être trempé à l'arrivée), une vraie zone de transit avec duty-free de niveau international, de vrais zones de restaurations, de plus de comptoirs d'enregistrement, d'accès à Internet sans fil, et de la climatisation, accessoirement, pour éviter de fondre dans la file d'attente à 30°C.

Vous me direz : "toutes ces idées sont belles mais comment va t-on les financer ?"

A vrai dire la source de tout ce retard est liée à la conduite de l'exploitation de l'aéroport géré par deux structures complexes. Le propriétaire de la plate forme et des infrastructures intrinsèques est l'Etat, via le Service de l'Aviation Civile en Polynésie française. Le "gérant" est la Société d'Équipement de Tahiti et des Iles (SETIL) qui bénéfice de l'exclusivité de l'exploitation des 43 aérodromes de la Polynésie française mais sur des "CDD" avec renouvellement périodique. Depuis l'an dernier, la SETIL s'est vu confier l'exploitation de l'aéroport de Tahiti Faa'a pour les 15 prochaines années. L'objectif fixé est la venue de 600 000 touristes en 2035. Pourquoi 600 000 ? Parce que l'on estime qu'à ce niveau, on réussirait à dégager suffisamment de ressources pour compenser les transferts de métropole. Un chiffre estimé en 2000. J'aime autant dire que ce chiffre n'aura plus aucun sens en 2035.

Bref aujourd'hui la SETIL a une visibilité de près de 10 ans pour faire de la plate forme de Tahiti Faa'a un aéroport digne ce nom, et ainsi permettre à Air Tahiti Nui d'appuyer sa stratégie de Hub visant, au final, à accroître le nombre de touristes entrant sur le territoire. Elle réussira à le financer en accroissant le trafic de passagers, et parrallèlement, en augmentant le nombre de compagnies desservant le territoire. Quid des compagnies low cost ?

14 commentaires :: aucun trackback

dimanche 25 février 2007

IL Y A DU "TANGAGE"

Par lebop, dimanche 25 février 2007 à 15:49 :: Petite analyse

Il semble que la plate-forme autonomiste soit balayée par des vents violents qui se résumeraient à des querelles d'ambitions personnelles bien éloignées du "bien public". Pourtant, jusqu'à présent, dans la limite des marges de manoeuvre qui lui sont laissées par les chefs de partis, Monsieur Gaston TONG SANG gère plutôt bien la barque gouvernementale et applique avec calme et sérénité les orientations qu'il s'est fixé en décembre 2006, lors de son discours d'investiture.Tous nos billets de la deuxième quinzaine de décembre les ont abondamment analysé.

Justement, certaines de nos analyses sont d'une acuité particulière en ces temps "chahutés." Je voudrais, ici, les rappeler.

"Les principes énoncés par le Président du Pays doivent maintenant être mis en oeuvre avec discipline, sens des responsabilités et compétence par les différentes composantes de cette plate-forme autonomiste. Il reste à espérer que cette discipline soit effective et que l'on cesse tout clientélisme partisan qui serait issu de la "re-création" des chapelles des uns et des autres. Toute arrière-pensée de telle ou telle personnalité ou leader politique qui viserait à "grossir" ses troupes au détriment des autres serait un facteur d'échec considérable.

Aussi, la gestion diplomate de fortes personnalités ne sera pas l'une des plus minces qualités du Président. Mais toutes ces personnalités devront comprendre, une fois pour toute, qu'il ne faut pas jouer "perso" et qu'elles tirent tous les enseignements de leurs expériences passées. Les citoyens ne comprendraient pas, en effet, que les discours généraux et généreux masquent une nouvelle fois, dans la pratique, le reniement des engagements, la mise en avant de considérations bassement personnelles, matérielles ou financières, faite d'affairisme, d'ambitions politiques mal placées, d'usage dispendieux des moyens publics, de copinage et d'absence de sens du service public.

Les citoyens ont acquis depuis trois ans une grande maturité et ne se laisseront plus berner par des propos de circonstance et une démagogie irréaliste. Ils souhaitent dorénavant un gouvernement modeste, adapté à nos réalités humaines et culturelles, ainsi qu'à la dimension de notre Pays et qui agisse avec la plus grande efficacité dans la résolution de leurs problèmes quotidiens. Ni plus, ni moins. Mais c'est déjà beaucoup..."

A bon entendeur, salut.

2 commentaires :: aucun trackback

jeudi 22 février 2007

"Tahiti, ses iles et son tourisme écologiquement viable"

Par Pépé Tama, jeudi 22 février 2007 à 18:14 :: General

Boite à outils :

Leçon 1 :

Les biens environnementaux ont une valeur qui a trois composantes :

  • La valeur intrinsèque du bien (droit d’existence des animaux par exemple)
  • La valeur d’option du bien (la valeur future de ressources sauvegardées aujourd’hui)
  • La valeur d’usage du bien (le bien produit une valeur , par l’activité économique qu’il génère )

La valeur d’un bien environnemental peut ainsi être évalué. Une fois cette valeur évaluée, on peut déterminer la hauteur de l’investissement nécessaire à la préservation de la ressource.

Observation 1 :

Les stratégies d’entreprises, selon leurs cibles et pour gagner un avantage concurrentiel, font émerger des règlementations, incitations mais surtout des normes allant dans le sens de l’environnement (ex : ISO 14 001). Il existe de plus des agences de rating environnementales et sociale dans les entreprises (ex : Indice Arese)

Petites conclusions :

Le tourisme, activité économique première de Polynésie, donne une valeur d’usage à tout l’écosystème polynésien. Il s’agit donc de préserver l’environnement en vue de sauvegarder durablement son potentiel économique. Comment faire ?

On peut esquisser quelques pistes, favorisant à la fois le développement économique, et le respect de l’environnement dans le domaine du tourisme.

Les consommateurs des pays développés sont de plus en plus soucieux vis-à-vis de l’environnement. La destination « Tahiti et ses iles », pourrait donc revoir son positionnement marketing (par l’intermédiaire du G.I.E Tahiti tourisme) pour l’adapter à cette nouvelle tendance, en s’appuyant, par exemple, sur un message allant dans le sens suivant : « Tahiti, ses iles et son tourisme respectueux de l’environnement ».

Néanmoins pour que ce positionnement soit cohérent, il ne s’agit pas de le décréter, il faut que tous les acteurs du tourisme en Polynésie adoptent ce positionnement.

Pour ce faire il faudrait tout d’abord, faire prendre conscience du potentiel économique de ce nouveau positionnement à tous les acteurs du secteur. Il s’agit ensuite, pour les entreprises œuvrant dans le tourisme (notamment les hôtels) , de mettre en place des processus et procédés pour se conformer à ce nouveau positionnement en engageant des mesures pour pouvoir être certifié ISO 14 001 ou avoir un bon indice Arese. On peut espérer que du fait d’une forte concurrence entre les hôtels de luxe en Polynésie, chaque hôtel sera incité à adopter de telles normes, pour ne pas pâtir d’une perte de compétitivité.

Il s’agit ensuite pour les autorités publiques, d’utiliser la loi française qui impose à chaque entreprise, la publication d’un rapport sur leur influence sur l’environnement avec notamment; la présentation d’une comptabilité écologique, pour favoriser la libre information quant aux activités des entreprises et leurs efforts pour l’environnement. Cela aura pour intérêt de faire en sorte que chaque entreprise de Polynésie, et non pas seulement celles du tourisme, fassent des efforts dans le domaine de l’environnement. Cela leur permettra surtout de comparer leur « efficacité écologique » les unes par rapport aux autres, et le cas échéant les raisons de cette efficacité.

Il est aussi à noter que dans le domaine du tourisme l’aspect propreté visible est tout aussi important. Dans ce domaine, il n’y à pas de remèdes miracles sinon la sensibilisation, l’installation de poubelle et, le cas échéant, la mise en place d’amendes.

7 commentaires :: aucun trackback

mercredi 21 février 2007

Le calme plat

Par Mana, mercredi 21 février 2007 à 16:40 :: Brèves

Pour l’instant, le paysage politique n’a pas vraiment de nuage, sans pour autant faire de la propagande pour le nouveau (un peu vieux) gouvernement, il y a longtemps qu’il n’y a pas eu autant d’apaisement dans la politique polynésienne.

Pas de polémique débile, de parole en l’air, de propos antidémocratique. En bref, il est difficile de faire un article non redondant dans ces circonstances. D’après certains amis, il y a eu un fort nettoyage pour fortement réduire le fameux budget de fonctionnement. Des ministères qui ont réduit leurs effectifs, des subventions pour les familles sinistrées etc... Nous avons hâte de voir un bilan économique de cette méthode de gouvernance.

Cependant, il n’y a pas eu d’écho par rapport au retour des investisseurs étrangers. Mis à part Monsieur Foster qui prône son projet et qui nous bassine en disant qu’il a trouvé des investisseurs, il nous dit aussi que ça va marcher, je reste sceptique. Avec les pillages et les déchirures de bac, il sera difficile de réussir.

Peut-on parler de plénitude ? Pas de réponse. Il y a tellement de silence chez les médias et chez le bouche à oreille qu’il est difficile de définir dans quel état politique nous sommes. Si les médias s’éloignent, on peut dire que ce qui se passe n’est pas à raconter mais nous pouvons aller plus loin. Si des méthodes sont moins "dénonciables" que d’autres, ce n’est pas la peine d’en faire part, mais les méthodes pourrait être moins dénonciables, tout en étant pas très catholiques. Je le répète, la démocratie, c’est le choix du "moins pire". Pour l’instant, essayons de nous reconstruire, tant dans la diplomatie que dans l’économie. Le plus urgent aujourd’hui, c’est l’élection présidentielle. Il faudra choisir, et l’avenir de la Polynésie est quasiment dans les mains de ce choix.

3 commentaires :: aucun trackback

BAYROU tire sa révérence

Par Noindep, mercredi 21 février 2007 à 08:12 :: General

On dit souvent qu'il existe un facteur X lorsqu'il arrive quelque chose qui met en doute un raisonnement logique. L'ascension de BAYROU, la chute de Sarkozy, l'élan de S. ROYAL résultent d'un facteur X.

Avant-hier sur TF1, Ségolène ROYAL heurtait la côte d'audience de N. Sarkozy 3 semaines passées. Elle vient de détrôner le futur monarque de France de sa suprématie légendaire, l'intouchable de la République, le rempart à un Chiraquisme trop vu et trop subi. La madonne Française qui n'ose pas se flatter d'avoir coupé un doigt du roi se veut pragmatique et sait que face à la machine tueuse du RPR, elle signe sa défaite. Elle jouera au centre cette semaine.

Car au centre, on retrouve le nouveau chouchou des sondages qui vient d'éclater la bulle (spéculative) donnant N. SARKOZY victorieux en tout état de cause. Relayé par les médias, sans arrêt désormais, F. BAYROU se fait prêtre moralisateur de l'évangélisme Républicain. Il courtise les bords de chaque parti, critique l'Etat de droite, le vide de la gauche et répudie l'extrême droite. Au final, il se propose en alternative aux deux éléphants du diktat politique et se veut rempart des idéologies. Mais quels intérêts ?

A vrai dire F. BAYROU qui a longtemps clamé une discrétion de marbre a cuisiné un programme tropical. A la porte, les cumuls des mandats comme la gauche le réclame, fin de l'Etat léviathan à la Chirac (et notamment en Polynésie française), train de vie au régime drastique avec un programme chiffré à 20 milliards d'Euros, nouveau concept de social-économie, initiative éducative... Bref pas de la cuisine 5 étoiles, mais au moins c'est à la portée de toutes les bouches françaises et c'est efficace !

F. BAYROU proclamé vainqueur du deuxième tour sait que, quoi qu'il arrive, face à N. SARKOZY il aura les voix du PS, et, face à S. ROYAL, il aura sans doute quelques voix de la droite. En allouant un poste de Premier ministre à la Gauche (en l'occurence D. STRAUSS KAHN) avec un primat du social sur l'économie sous couvert d'une régulation écologique (pour flatter N. HULOT), F. BAYROU sait qu'au deuxième tour son comité de soutien explosera. Encore faut-il qu'il y soit...

21 commentaires :: aucun trackback

lundi 19 février 2007

REDEFINIR LE PERIMETRE DU SECTEUR PUBLIC

Par lebop, lundi 19 février 2007 à 19:25 :: General

Dans un récent passé, les ressources publiques du Pays se sont accrues, notamment par la création de nouvelles taxes prélevées à l'importation et directement affectées à certains établissements publics ( EPAP, EGT....). Cette logique, qui ne devait plus, pourtant, avoir cours depuis l'instauration de la TVA et la suppression de la TNPS et du droit fiscal d'entrée prélevé sur tous les produits importés, a été réactivée après l'instauration de la Taxe de développement local, prélevée elle aussi sur les produits importés. Il faut remettre en cause toutes ces taxes à l'importation, car elles créent de multiples effets pervers.

En premier lieu,ces taxes "distraient" des milliards de francs d'un examen rigoureux de l'Assemblée de la Polynésie française par une affectation directe à des organismes qui ne démontrent pas leurs performances. En second lieu, les ressources prélevées peuvent être largement supérieures aux besoins de ces établissements publics. En troisième lieu, elles sont la source de recrutements supplémentaires d'agents publics dans des secteurs qui sont moins prioritaires que la santé ou la protection sociale. Et en quatrième lieu, elles maintiennent sous perfusion artificielle des structures condamnées ou incapables de créer par elles-mêmes des ressources suffisantes.

Il faut bien savoir que le recrutement d'un agent public coûte à la collectivité, c'est à dire, à nous contribuables, au moins 30 millions de F CFP sur l'ensemble de sa carrière.C'est même plus, puisque cet agent est systématiquement remplacé lorsqu'il part à la retraite. Sous son aspect anodin, c'est donc une décision qui est, en fait, lourde de conséquences pour les finances publiques et elle ne doit donc pas être prise à la légère.

Devant les difficultés budgétaires du Pays, il ne doit pas être "tabu" de redéfinir sérieusement le périmètre du secteur public et envisager, dans ce cadre, la fermeture de certains établissements publics comme TNTV, Tahiti Nui Rava'ai, l'EPAP et de certaines sociétés d'économie mixte budgétivores. Bien sûr, ces fermetures doivent se faire dans le respect des hommes. Un nouveau plan de départs volontaires pourrait donc être réactivé au sein du secteur public, ainsi qu'un examen au cas par cas des possibilités de redéploiement de certains agents au sein des secteurs véritablement prioritaires de l'administration. Ces priorités devraient être d'ailleurs définies par une instance indépendante du pouvoir politique.

Cette instance devrait aussi lancer une vraie prospective des emplois publics pour déterminer le format optimal de nos services administratifs, hiérarchiser les priorités (santé, protection sociale...), remplacer partiellement les départs à la retraite dans des secteurs non prioritaires, réaménager la grille salariale, promouvoir le salaire au mérite au détriment du salaire à l'ancienneté, envisager les moyens d'accroitre la productivité, entamer des démarches "qualité" dans le but de stabiliser la masse salariale du secteur public et d'améliorer l'efficacité de celui-ci.

De même, l'endettement et l'usage de la DGDE ( les fonds d'après CEP d'un montant annuel de 18 milliards de francs versés par l'Etat) à des fins d'alimentation du budget de fonctionnement du Pays devraient être strictement interdits. La part d'autofinancement du budget du Pays destiné à l'investissement devrait être fixé à au moins 15 % du budget global, soit un montant de l'ordre de 20 milliards de F CFP par an, alors qu'il se traine lamentablement à 4 ou 5 milliards de F CFP par an. C'est l'investissement qui prépare l'avenir, notamment celui des jeunes polynésiens, et il est inadmissible qu'on le sacrifie par rapport au fonctionnement du secteur public.

La gestion communale, catastrophique et souvent épinglée par la chambre des comptes, doit elle aussi, être réformée par un arrêt des recrutements clientélistes, un renforcement de l'encadrement et une réduction des effectifs pléthoriques. Car ces dépenses de personnel paralysent, là aussi, la capacité d'investissement des communes. Il est inadmissible, par exemple, que certains de nos concitoyens aient encore de "l'eau chocolat" à leurs robinets.

Oui, il faut avoir le courage de réformer un secteur public qui a particulièrement enflé ces dernières années, de faire la "chasse au gaspi" et d'arrêter les déficits récurrents. Le secteur privé le fait lorsque c'est nécessaire. Pourquoi le secteur public et parapublic en serait-il exempté lorsque les déficits se multiplient ?

un commentaire :: aucun trackback

samedi 17 février 2007

NOUVEAUX REBONDISSEMENTS POUR LES BUS ANKAI DU GOUVERNEMENT TEMARU

Par lebop, samedi 17 février 2007 à 13:34 :: General

Cette "affaire" des bus ankaï devient de plus en plus ténébreuse, à en lire l'article de la Dépêche d'aujourd'hui, 17 février 2007.

Un audit d'une société de consultant créée pour la circonstance qui conclue au choix de la marque "Ankaï"; une lettre d'intention signée, semble-t-il, par Oscar TEMARU lui-même ; deux sociétés, la sociétéTuratahi I/E et la société 2R Marketing spécialisée dans le gros négoce de perles ( 2 milliards de francs CFP par an) qui seraient à l'origine de la commande; une avance de 400 millions de F CFP d'une entité maitrisée par Ankaï pour démarrer la construction des 120 bus; la construction effectuée et les 120 bus prêts à être embarqués sur le port de Shanghaï; un embarquement des bus compromis du fait d'un défaut de paiement; un navire affrêté ( par qui ?) qui navigue à vide et qui réclame au Pays une somme de 200 millions de F CFP....

Arrêtez, arrêtez, n'en jetez plus, la coupe est pleine !

Mes billets actuels relatifs à la gestion des SEM et autres établissements publics n'en sont que plus d'actualité. Mais là, dans cette affaire, la responsabilité du gouvernement Temaru est clairement engagée.Et nous, contribuables polynésiens, n'avons plus qu'à attendre et payer l'addition finale qui risque d'être lourde ?

Nous avions, d'ailleurs, déjà consacré un billet sur cette affaire de bus Ankaï du gouvernement Temaru. A relire ci-après. Affaire à suivre, donc ...

Lire la suite

aucun commentaire :: aucun trackback

jeudi 15 février 2007

DU SANG ET DES LARMES

Par lebop, jeudi 15 février 2007 à 20:04 :: General

Dans mon billet, "une page se tourne", j'annonçais une situation grave de nos finances publiques. Il se confirme effectivement que les clignotants virent de plus en plus au rouge. Après les déficits abyssaux d'Air Tahiti Nui ( on parle d'un chiffre proche de 6 milliards) et de TNTV (en quasi-cessation de paiement), la situation précaire de l'OPT qui n'a pas su prendre intelligemment en marche le train des nouveaux services de télécommunication, la revue des établissements publics et des services n'annonce pas des choses réjouissantes, bien au contraire.

Si les hommes politiques portent une responsabilité - Et Dieu sait si celle de l'UPLD est très lourde - on le découvrira au fur et à mesure que les cadavres sortiront du placard - ils sont quelquefois les boucs-émissaires ou les paravents faciles de toute une caste de médiocres, de piètres stratèges et de mauvais managers qui ont vécu discrètement sous leur protection. Et ces gens là, tous ces technocrates très bien rémunérés, s'en tireront, car, comme on dit, ils seront "responsables, mais pas coupables" d'avoir mis en péril les finances de la collectivité.

Car, qui est à l'origine des erreurs stratégiques d'Air Tahiti Nui, notamment l'acquisition du cinquième airbus pour desservir New York et Paris via New York ? Qui est responsable de la déconfiture de TNTV ? Qui est responsable de l'inertie de l'OPT face aux nouveaux enjeux de la communication ?

La question plus grave est que cette déficience de gestion dans le secteur public, cette absence inquiétante de critères de performance est contagieuse et touche de plus en plus de larges pans du secteur privé. Une pêche et une agriculture déficientes qui se traduisent par la multiplication d'armements en faillite et par une envolée de prix agricoles. L'agriculture est un domaine particulièrement parlant : voilà un secteur aux mains de quelques gros maraichers qui se cachent derrière des petits producteurs et qui pénalisent les consommateurs que nous sommes par des prix exorbitants. Ce comportement ne peut que nous mener dans l'impasse.

Mais on pourrait aussi citer le rapport qualité-prix déplorable de notre industrie touristique,les marges à l'importation plantureuses, les prix fous des prestations de services, les tarifs du transport aérien intérieur, les tarifs bancaires....Et toutes les professions se renvoient la balle pour se faire la courte échelle dans l'escalade sans fin des prix. Mais les prix, comme les arbres, ne montent pas jusqu'au ciel....Et le citoyen-travailleur-consommateur s'illusionne par des augmentations de salaires payées de plus en plus en monnaie de singe. Et le chômeur est désespéré....

Il est plus que temps que l'on revienne au principe de réalité. A force de s'abstraire du monde environnant par des comportements de fuite en avant, nous nous mettons hors jeu nous-mêmes.Et dans ce monde de compétition qui s'impose à nous, qui n'avance pas recule.

Non, je crois qu'il est plus qu'urgent de sortir de la logique du "toujours plus en en faisant de moins en moins". Il est impératif que chacun, à son niveau, se retrousse les manches pour plus de professionnalisme, plus de performance, plus de productivité, plus de rigueur de gestion là où il est. Ce ne sont pas des mots "jolis" à entendre, mais ils sont incontournables si l'on veut que la Polynésie française se redresse et revienne dans le concert des pays normaux qui marchent sur leurs deux jambes et non pas sur la tête.

Il est plus facile de se trouver des bouc émissaires que de faire preuve de lucidité.

Oui, je suis convaincu qu'il faut passer par une phase où il faudra verser du sang et des "larmes" pour rebâtir une Polynésie viable économiquement et socialement. Propos pessimistes ? L'avenir nous le dira.... Mais il ne tient qu'à nous de les démentir. Alors, commençons demain !

12 commentaires :: aucun trackback

mercredi 14 février 2007

LE POIDS EXORBITANT DU SECTEUR PUBLIC DANS L'ECONOMIE POLYNESIENNE

Par lebop, mercredi 14 février 2007 à 21:36 :: General

Nous le savions déjà, mais une récente note de l'institut d'émission d'outre-mer nous confirme que le poids du secteur public dans l'économie polynésienne est exorbitant.Les ressources publiques totales se sont élevées en 2003 à 356 milliards de francs CFP, ce qui représente 71 % du PIB ( évalué en 2003 à 500 milliards de francs CFP) , alors qu'en France métropolitaine, ce même indicateur ne présente que 49 % du PIB.

Le poste le plus important est celui des ressources apportées par l'Etat ( 148 milliards en moyenne triennale)et représente 52 % des ressources publiques totales. Au sein de ce poste, les transferts civils ont crû en moyenne de 7 %.

Les recettes fiscales du Pays ont augmenté depuis 1989 de manière soutenue : de l'ordre de 5 % en moyenne, soit un taux supérieur à la croissance économique moyenne, évaluée à 4 %. Sur cette période, elles ont plus que doublé, passant de 48 milliards à 99 milliards en 2005.

Le taux de prélèvements obligatoires, estimé en 2003 à 38 %, s'il est au-dessous de celui de la France métropolitaine ( 43 %), est en fait très élevé, car s'ajoutent les versements publics additionnels de l'Etat, qui, comme on l'a dit, s'élèvent en moyenne à 148 milliards de F CFP. Ces versements additionnels sont, rappelons-le, le produit des impôts payés par les français de métropole et qui sont dépensés en Polynésie française. C'est là une caractéristique essentielle de notre système économique que nos élus ne doivent jamais oublier lorsqu'ils nous proposent des choix fondamentaux du type "indépendance" ou "autonomie". Je n'ose imaginer notre taux de prélèvement fiscal s'il fallait compenser partiellement ou totalement ces transferts de l'Etat en prenant totalement en charge, par exemple, notre système éducatif, notre justice, notre police, notre protection sociale, notre santé ou nos investissements publics (la DGDE versée par l'Etat représentant 18 milliards de F CFP par an) !

Au vu de ce poids écrasant de la dépense publique,toutes sources confondues, il est fondamental que le Pays laisse s'épanouir l'esprit d'initiative, seul à même de "muscler" et de renforcer le poids relatif du secteur privé dans l'économie polynésienne. A ce titre, la réduction de la dépense publique effectuée par le Pays et ses satellites, l'amélioration de l'efficacité de cette dépense et la stabilisation des prélèvements fiscaux du Pays sont des priorités incontournables. Il s'agira d'un signe fort adressé aux entrepreneurs pour les inciter à créer des richesses dans le Pays. C'est un impératif si l'on veut continuer à construire un pays "normal", c'est à dire un pays où le secteur privé est le principal moteur de la croissance.

4 commentaires :: aucun trackback

Parole d'étudiants: Architecte

Par Peter, mercredi 14 février 2007 à 05:01 :: Rencontres

Histoire de changer d'air, de prendre un bol d'air vis-à-vis de la politique, je vous propose une série d'interviews avec des étudiants polynésiens, poursuivant actuellement leur cursus en France. Sur Politita, sous prétexte d'être étudiant, on se prend à parler au nom des jeunes. Alors nous laissons la parole à nos amis et pour inaugurer cette série, je vous propose, sans prétention, les impressions de Yohann, un étudiant appelé à être au coeur de nos communes: un futur architecte.

Lire la suite

3 commentaires :: aucun trackback

lundi 12 février 2007

UNE PAGE SE TOURNE

Par lebop, lundi 12 février 2007 à 19:23 :: General

Une page se tourne. De nombreux observateurs estiment que la période de facilité est révolue.Les temps sont durs, y compris pour des pays développés comme la France. "L'adaptation à la mondialisation" est le crédo de nombreux gouvernements. Et la Polynésie française ne pourra éternellement repousser cette question à l'ombre d'un Etat que l'on croit prodigue pour l'éternité et échapper, ainsi, à une remise en cause fondamentale qui exigera de tout le monde courage et audace.

Après les faux-débats nombrilistes qui ont pollué les discussions entre les forces vives du Pays et qui ont détourné inutilement l'énergie de nos hommes politiques, le temps de la réflexion stratégique est venu. Quels objectifs à 10 ans nous fixons-nous ? Quelle place de la Polynésie dans le monde ? Quelle stratégie mettre en oeuvre pour valoriser nos quelques atouts ? Quelles actions prioritaires mener au plan économique et social ?

Cette réflexion est d'autant plus nécessaire que, partout dans notre pays, de nombreux indicateurs d'alerte s'allument : la gestion des communes polynésiennes laisse à désirer, de nombreuses sociétés d'économie mixte voient leurs déficits s'aggraver dangereusement, des établissements publics ne peuvent plus correctement remplir leurs missions, l'administration du Pays ne raisonne pas en objectifs, en programmes et accepte encore moins l'évaluation de son action. Même l'office des postes se porte mal. Au-delà de l'alternance politique et du comportement de nos notables, la question de notre performance globale se pose. Car nous sommes tous concernés.

Lire la suite

un commentaire :: aucun trackback

samedi 10 février 2007

NICOLE BOUTEAU PERSISTE ET SIGNE

Par lebop, samedi 10 février 2007 à 10:29 :: Petite analyse

L'émission " A parau mai" nous a permis de revoir Madame Nicole BOUTEAU. Cette dernière nous a confirmé qu'elle n'aurait pas vôté la motion de censure à l'encontre du Gouvernement Temaru et que ce dernier a fait des "choses bien". Et de citer un argument, exclusif mais déterminant selon elle, à l'appui de ses dires sur les aspects positifs de la gouvernance Temaru : "il a libéré la parole" ! Point final. La même affirmation que Monsieur Myron MATAOA l'année dernière. En guise de bilan, c'est assez fantastique d'entendre çà.

Voilà donc Madame BOUTEAU qui, elle aussi, croit que le peuple vit de belles paroles... Pourquoi pas d'amour et d'eau fraïche ?

Celà me fait aussi penser à Monsieur Jacky BRYANT, qui a remis ses baskets d'écologiste patenté et qui, interviewé, cette semaine, sur RFO à propos de son bilan "écologiste" au sein de la majorité UPLD s'est écrié : "nous avons beaucoup appris !".

C'est assez fantastique d'avoir dans ce Pays autant d'adeptes du vide sidéral et de la formation permanente. Pourtant, ces élus sont censés vivre avec le peuple.Pensent-ils réellement que nos compatriotes soient si ignares, si aveugles et si sourds ? Rien, absolument rien, n'est sorti des cogitations en public, sous forme de séminaires, journées, rencontres, ateliers divers et variés de la gouvernance "upldienne". En matière d'environnement, par exemple,aucune réalisation digne de ce nom n'a vu le jour. Des milliards partis en fumée pour cause de "brassage d'air"...

Un gouvernement du verbe. C'est effectivement ce que nous avons eu. Et il aurait fallu laisser ces beaux parleurs au pouvoir ? Laisser les problèmes s'aggraver ? Laisser la dérive budgétaire ? Laisser l'accroissement de l'endettement public ? Laisser notre système éducatif et de santé partir à l'abandon ? Laisser la politique du logement social s'effilocher ? Laisser filer les déficits de certaines de nos sociétés d'économie mixte et établissements publics pour cause d'incompétence "managériale" ?

Non, Madame Nicole BOUTEAU, ce n'est pas sérieux. Cette pauvreté d'argument pour défendre une cause indéfendable n'est pas digne d'une personnalité politique responsable.

Et pourtant, cette motion de censure vous a permis de voir, enfin, l'un de vos voeux exhaucés, puisque le nouveau gouvernement a obtenu la révision du régime électoral. Celle-là même que vos amis de l'UPLD, après vous l'avoir promis pour vous tenir en laisse, avait enterré.... Il est vrai que vous n'êtes plus à une contradiction près.

Un peu de rigueur et de cohérence, bon sang !

13 commentaires :: aucun trackback

vendredi 9 février 2007

Carton Jaune !

Par Noindep, vendredi 9 février 2007 à 05:44 :: General

Ne parlez pas de vos efforts, parlez moi de vos résultats. Et les résultats sont là !

La cour des comptes valide chaque année un audit général des dépenses publiques des collectivités. La Polynésie française est de nouveau rappelée à l'ordre et est accusée d'opacité budgétaire à propos des dépenses publiques. Le rapport souligne de nombreux projets financés en partie par l'Etat, qui ont manqué de transparence et de "raisonnabilité". Que ce soit les chantiers de la Présidence ou celui du nouvel hôpital, la cour des comptes dénonce une attitude un peu trop "libre", pour pas dire "délinquante".

Pour pallier à ces déficits de contrôles, des recommandations ont été faites au pays pour mettre en place des juridictions chargées de clarifier et de contrôler les dépenses publiques. On parle d'organismes fiscaux, un "observatoire des impôts" et une "structure partenariale d'évaluation de la collectivité publique". Ces nouveaux organismes de contrôle auront la charge de rationaliser les dépenses publiques en Polynésie française, d'autant plus que les réseaux qui alimentent les circuits financiers vers le fenua semblent être de moins en moins fluides.

Ce rappel à l'ordre, qui n'est pas le premier d'ailleurs, démontre qu'en Polynésie française, la gestion des dépenses publiques n'est pas une tradition, et que les contre-pouvoirs (l'Assemblée de la Polynésie française et le CESC) n'ont pas suffisamment d'influence et d'information sur les projets. Il faudrait aussi rétablir la force d'action des institutions du territoire.

Bref, la Cour des Comptes demande à la Polynésie plus de transparence dans sa gestion financière, longtemps travestie par des projets dénués de toute concertation, et qui donne, au final, des abus. Une nouvelle tâche que le gouvernement Tong Sang devra s'acquitter de peur de voir les fonds se réduire au fil des années. Les fonds publics sont devenus en France la bête noire des citoyens qui comptent bien donner leur avis sur la manière dont leur argent est dépensé. Et croyez-moi qu'à ce niveau précis, il n'y pas de place pour les sentiments...

Quid des Polynésiens ?

Téléchargez le rapport de la cour des comptes - Volet Polynésie française

6 commentaires :: aucun trackback

jeudi 8 février 2007

INSTABILITE POLITIQUE ET RETOUR AUX URNES: UN PARADOXE

Par lebop, jeudi 8 février 2007 à 14:06 :: Petite analyse

"La déesse Opinion" a parlé et, selon nos commentateurs et politologues attitrés, elle a forcément raison : elle dénonce l'instabilité politique et prône le retour aux urnes.

En ce qui concerne l'instabilité politique, c'est un fait. Depuis trois ans, nous avons vécu un combat politique passionnel qui a complètement annihilé tout autre enjeu économique et social. Pour quel résultat ? Les vrais problèmes à gérer sont plus que jamais là et encore plus criants du fait de l'inertie d'Oscar TEMARU : chômage, cherté de la vie, pénurie de logements accessibles aux classes moyennes, faible croissance de l'économie, stagnation de l'investissement productif, faible niveau d'investissement public, endettement public croissant, déficit de nos principaux établissements publics, fracture sociale...

Tous ces problèmes ont été complètement occultés par le "happening politique " permanent de ces dernières années. Pire, ils n'ont pas été "gérés" par la gouvernance taui d'Oscar TEMARU : nous n'y n'y reviendrons pas, car nous l'avons abondamment analysé ici. Il est certain, dans ces conditions, que la population polynésienne se réveille, après tout ce tumulte, avec "la gueule de bois" et n'aspire qu'à une chose : un retour à la paix, la tranquillité et à la sérénité. Et surtout que l'on s'occupe de ses vrais problèmes.

Les acteurs économiques, dont la voix n'a pas été entendue par Monsieur Jacqui DROLLET, demandent une lisibilité de l'action politique de nos élus et une visibilité économique à moyen terme. L'activité économique a été sérieusement perturbée par l'instabilité politique que nous avons vécu, par la démagogie des mesures sociales illustrée par la réforme autaeara'a et la hausse très forte du SMIG, par une inflation non maitrisée et par une perte de compétitivité de nos principales productions.Une hausse accélérée du SMIG qui est,qui plus est, et, paradoxalement, un facteur d'exclusion sociale des chomeurs et des travailleurs non qualifiés qui se comptent par milliers.

Lire la suite

2 commentaires :: aucun trackback

mardi 6 février 2007

L'OPINION ET MURIEL PONTARROLO SONT EN PHASE : BRAVO

Par lebop, mardi 6 février 2007 à 19:23 :: Petite analyse

Encore une fois, le sondage des Nouvelles a frappé. Et concours de circonstances exceptionnel, pour ne pas dire miraculeux, "l'opinion" et Muriel Pontarolo sont encore une fois en phase, pour ne pas dire en totale symbiose. Elle a pensé ce que l'opinion pense et vice versa. Quelle clairvoyance !

En résumé, il faut sortir les sortants, les "dinosaures", pour ne pas dire les "diplodocus" de la politique et au premier chef, les leaders historiques, mais néanmoins charismatiques que sont Oscar TEMARU et Gaston FLOSSE . Place aux jeunes ( tous relatifs) et aux chouchous de Muriel : Jean Marius, Béatrice et Nicole, les "purs et durs", les "sans compromissions" et les "mesdamesetmonsieurlavertu".

A ceux qui auraient la mémoire courte, Béatrice et Nicole sont allées pendant des années à l'école de Gaston Nui qui leur a fait confiance et leur a mis le pied à l'étrier en leur confiant des fonctions éminentes. Par la grâce de son charisme, elles ont pu occuper les fonctions que le "vieux lion" voulait leur confier avec la bénédiction de ses électeurs. Il en naquit une carrière de Ministre pour l'une et de Députée " Tahoeraa-UMP" pour l'autre. En guise de reconnaissance et d'émancipation face au "Père" politique, elles ont décidé de voguer de leurs propres ailes, au creux de la vague pour l'une ( courage, fuyons !) en se refaisant une virginité politique et médiatique par la grâce de divers journalistes complaisants à leur égard et critiques à l'égard des autres.

Quant à Jean Marius RAAPOTO, dit "Marius" pour les intimes, dont les compétences techniques ont été reconnues ici même dans nos précédents billets, intelligent et cultivé aux dires de ceux qui le côtoient, il a quand même un gros inconvénient. Il a été et il reste solidaire des dérives d'un parti populiste aux relents xénophobes et adepte d'une indépendance-miroir aux alouettes. A la tête du Te Ea no maohi Nui et de Tireo (où d'ailleurs Béatrice était militante avant de rejoindre le Tahoeraa et de prendre ipso facto la fonction de chef du service des affaires sociales), Jean Marius RAAPOTO n'avait pas réussi à véritablement percer, faute, peut être de "visibilité" suffisante. Par dépit, il rejoint le Tavini Huiraatira, cheville ouvrière dévouée à la mairie de Faaa, "rédacteur-relookeur-idéologue" d'un programme "recentré" du Tavini et éminent linguiste de profession. Mais, pourrait-on dire, que fait cet homme aux qualités si remarquables dans la galère indépendantiste ? Qu'est-ce qui le pousse à suivre les errances de son leader et de ce parti qui lui ressemble si peu ? Avale-t-il les couloeuvres ? Cautionne-t-il ? Mystère insondable...

Lire la suite

un commentaire :: aucun trackback

LE TRISTE BILAN DU TAUI SELON ALEX DUPREL

Par Pépé Tama, mardi 6 février 2007 à 08:22 :: Chroniques

L'édito en date de janvier 2007 d'Alex DUPREL, rédacteur en chef du magazine Tahiti Pacifique, pourtant fervent partisan d'un "taui" de la gouvernance Flosse, est particulièrement sanglant pour la gouvernance Taui façon Oscar Temaru. Je voudrais en citer les pirncipaux extraits, tant la désillusion est à la hauteur du grand espoir initial.

" La page d'un gouvernement "indépendantiste" semble définitivement tournée, ce qui n'est rien de vraiment surprenant au vu des résultats de la gestion de ce gouvernement. Hormis les incessantes déclarations hostiles à la France ou pro-indépendantistes d'Oscar Temaru qui ne faisaient que donner à ses ennemis des bâtons pour mieux le battre, les faiblesses de la gouvernance UPLD peuvent essentiellement se résumer à l'incapacité d'Oscar à prendre des décisions fermes et réfléchies, et lorsque de rares décisions ont été prises, elles l'étaient sur des bases émotionnelles pour généralement être renversées plus tard.

Il y eut l'incapacité du président sortant de s'entourer de conseillers efficaces, spécialistes dans leur domaine. ....

Un président qui a rapidement compris qu'il ne maîtrisait pas du tout la gestion du "péï" et ainsi la délégua à Jacqui Drollet lequel, malgré un travail acharné, ne réussit pas mieux pour cause de manque de vision globale, de préparation sérieuse des dossiers et par manque de coordination avec la Présidence et les ministères.

Lire la suite

3 commentaires :: aucun trackback

lundi 5 février 2007

Face à Face vérité

Par Noindep, lundi 5 février 2007 à 08:54 :: General

Alors que les sondages mettent en péril l'opportunisme Ségoliste, la machine Sarkozyste commence à s'embourber dans la boue électorale. On parle de ces jeunes, qui, sur le plateau de TF1, exhibent leur émeute émotionnelle pour gratifier le standard de leur droit et déversent leur diatribe sur un ministre éclairé par la lanterne de sa pensée.

"J'ai une question à vous poser", nouveau feuilleton politique de la grille TF1 est la nouvelle passerelle électorale entre candidats et votants. Exercice de style, exercice de fond pour convaincre les 100 personnes assises sur le plateau que leur différenciation peut être la force de cette France de demain. C'est à dire que la France cosmopolite et culturellement hétérogène, que "l'effet mondialisation' a construit, doit retrouver ses empreintes dans le programme de ces candidats, ces avocats des déçus du passé politique en France. Certains ont le sentiment d'être mis à l'écart.

Question sur le chômage, les retraites, la famille, l'homosexualité. Autant de sujets et de thèmes variés qui donnent de la densité au débat. Il reste à nos candidats de désaliéner la face cachée de leur programme, de l'immigration choisie, des braderies de la Corse (et de l'Outre-mer ?), de ces petites convictions personnelles qui flattent la polémique.

Quid de l'Outre-mer ? Nicolas Sarkozy n'a pas oublié de dénoncer les abus de la continuité territoriale, et l'inflation des billets d'avions. En outre, il se propose de construire des zones franches pour bâtir de véritables pôles économiques au sein des régions ultra-marines. On attend l'acte à la parole.

Nicolas Sarkozy semble avoir sauvé les meubles (encore une fois !). Il a toujours cet art du verbe qu'il conjugue à tous les temps. La machine Sarkoziste a toujours le mot à tout. Celui que l'on a du mal à arrêter. Celui qui, ce soir encore, a convaincu de la responsabilité de sa parole. Celui qui peint, au fil des jours, son portrait de président. Celui qui est animé d'un désir de changement et de mouvement en faveur d'une démocratie à la balance équitable.

"J'ai une question à vous poser" TF1, Lundi 5 février 20h50

5 commentaires :: aucun trackback

samedi 3 février 2007

La Polynésie française est-elle concernée par le réchauffement climatique ?

Par lebop, samedi 3 février 2007 à 17:01 :: Débat

L'homme est bien responsable de l'essentiel du réchauffement climatique observé depuis le milieu du XXème siècle. Pour être tout à fait exact, le quatrième rapport du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), publié vendredi à Paris, établit cette responsabilité avec une "probabilité supérieure à 90%".

Au delà des hommes, le rapport confirme que les principaux agents de la modification du climat sont les gaz à effet de serre (à commencer par le dioxyde de carbone, CO2), issus des combustibles fossiles : pétrole, gaz et charbon. "Leur concentration accrue dans l'atmosphère ne fait qu'accroître le réchauffement", constate le climatologue français Jean Jouzel. Autre conclusion particulièrement inquiétante du rapport : cela devrait produire des dérèglements climatiques pendant plus d'un millénaire.

Lire la suite

14 commentaires :: aucun trackback

jeudi 1 février 2007

A propos de la réforme du mode de scrutin

Par lebop, jeudi 1 février 2007 à 19:33 :: Petite analyse

La variété des régimes électoraux existant en France et dans ses régions démontre, à elle seule, que les vérités en la matière sont toutes relatives. Nous faire croire que ces régimes divers et variés contiennent en eux-mêmes les gênes de la stabilité, c'est nous faire prendre les vessies pour des lanternes.

Comme je l'ai déjà souligné, l'histoire politique polynésienne a été souvent faite de coalitions majoritaires dont le "Front Uni" a été l'archétype relativement réussi. On a connu ensuite d'autres coalitions, plus guidées par des intérêts personnels que par la réalisation d'un programme commun.Outre une volonté hégémonique, somme toute logique pour un parti orienté vers la quête du pouvoir, c'est ce risque d'un parti dominant dépendant de partis minoritaires que le Tahoeraa a voulu à tout prix éviter durant ces quinze dernières années et qui a motivé son choix de modification du mode de scrutin dans le cadre du nouveau statut d'autonomie de 2004.

En fait, tout est affaire de comportements de nos femmes et de nos hommes politiques : loyauté, transparence, respect des engagements entre partis dans le cadre d'un contrat clair et explicite pris devant les électeurs, cohérence et constance. Ce sont là autant de qualités qui sont les vrais gages de la stabilité.

Nos élus peuvent tout à fait se mettre d'accord sur de vrais "programmes communs" avant les élections. Mais voudront-ils "se lier les mains" ? Ne veulent-ils pas, en fait, se ménager des "marges de manoeuvre" en fonction des circonstances ou des intérêts du moment ? Les ambitions personnelles dans la conquête du pouvoir suprême ne prennent-elles pas le dessus ?

In fine, la fameuse prime majoritaire a servi d'exutoire artificiel à une sortie de crise qui arrange tout le monde. Sauf, paradoxalement, le Tavini. Car, en arrivant au pouvoir sans qu'il s'y attende vraiment, le Tavini a vu, à postérori, tout le parti qu'il pouvait tirer de cette prime majoritaire tant honnie. A tel point que l'un de ses satellites, le Ia Mana te Nunaa a laché le morceau : il souhaite, lui, un régime électoral avec prime majoritaire dans le cadre d'une seule circonscription.

C'est la raison pour laquelle, d'affirmatif hier sur "l'abolition de la prime majoritaire", prenant même à témoin "le peuple" sur sa volonté de l'abolir le plus rapidement possible quand il sera au pouvoir, le Tavini a renié cette promesse pendant les deux ans où il était aux manettes, et a lancé pour finir, ces dernières semaines, un écran de fumée à ce sujet. De l'intérêt de tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant de parler ou d'arrêter la démagogie....

On verra aux prochaines échéances électorales si le retour au mode de scrutin antérieur nous amènera la stabilité...

8 commentaires :: aucun trackback

DotClear