La commission mixte paritaire vient d’approuver la modification de la loi électorale portant sur le mode de scrutin en Polynésie française. Exit,donc, la prime majoritaire et majoration de la taxe d’entrée à l’assemblée : Au minimum 5% du suffrage. Retour à l’authentique suffrage, la conscience brute de nos électeurs.

Certains peuvent s’en mordre les doigts de nous avoir fait perdre trois ans à contrebalancer les externalités négatives de cette pollution électorale. Celle qui a mis en doute la sincérité d’un suffrage vis à vis de ses choix, et qui, au fond, a puni ceux qui ont voulu s’approprier à outrance d’un pouvoir qui ne leur appartenait pas.

Au delà de cette parenthèse électorale, on continue à produire une croissance sociale négative. Avec plus de 5000 personnes incrites au SEFI, notre situation macro-sociale tend à empirer et profile une société à deux vitesses. L’augmentation du SMIG participe à la culture de cette précarité à venir. C’est illusoire de réduire le SMIG à un instrument de la croissance sociale. Bien au contraire, il dégrade notre taux d’emploi.

Nous n’avons pas encore opté pour les filets sociaux, le RMI, l’allocation chômage, toutes ces politiques sociales qui détériorent la chance d’une réinsertion saine et possible. Notre structure démographique (50% de la population a moins de 25 ans) nous impose une double vigilance : surveiller l’éducation de notre jeunesse, et éviter ce fléau qu’est le chômage des jeunes, irréductible et catalyseur. Il faut donc en plus de stopper la surenchère des politiques, essayer de combler les déficits productifs que notre structure démographique nous impose.

Un réel travail de fourmi.