Pendant que Jean-Marc REGNAULT, idéologue socialiste envoyé en mission auprès du Tavini, et néanmoins “retraité indexé”, se répand sur les ondes et dans les médias pour nous répéter, la main sur le coeur, qu’avec Ségolène, il n’y aura pas de démarrage d’un processus vers l’indépendance, Ségolène, dans ses bourdes maintenant quasi-quotidiennes, montre dans le même temps son obsession pour l’indépendance des québecois et des corses.

En effet, en son for intérieur, elle a décidé d’émanciper tous les francophones ou français ultra-marins, mais il ne faut surtout pas le dire trop fort et le répéter. Elle veut ménager l’effet de surprise et opérer un largage de certaines communautés en cours de mandature.Elle dit tout haut, sussurre-t-elle à un vini, ce que les français pensent tout bas. Elle semble dire que les français de métropole en ont ras le bol de ces communautés insulaires qui sont autant de boulets financiers supportés à bout de bras par des contribuables métropolitains qui n’en peuvent déjà plus de l’endettement de la France.

Il est vrai que la Corse est sur la première marche du podium sur le plan de l’assistance financière de l’Etat français. Cet assistanat n’empêche d’ailleurs pas la fierté nationaliste de s’exprimer par des “feux d’artifice” récurrents, question, peut être, de faire marcher les entreprises du bâtiment corse et de contribuer ainsi au maintien de l’activité économique de l’île. De l’usage des bombinettes comme outil de politique économique….

Même si madame Unutea HIRSCHON envisage ce même “outil économique” radical dans une récente déclaration à l’Assemblée de Polynésie française, la Polynésie française est épargnée, pour l’instant, des bourdes de Ségolène. A moins que nous bénéficions des “non dits” de sa campagne, question de ne pas effrayer les citoyens-électeurs polynésiens.

Je partage plutôt cette dernière hypothèse.Car cette tactique ressemblerait étrangement à la démarche attrape-tout de l’UPLD lors de la dernière campagne électorale. Rappelez-vous de cette profession de foi où il était question de “pleine autonomie”, le mot “indépendance” étant jugé par les idéologues du Tavini comme un mot qui fait trop peur, paï.Cette précaution de langage ne les a pas empêché de rédiger au coin d’une table des accords de Tahiti Nui remis en catimini à Monsieur le Ministre de l’Outre Mer François BAROIN. Et, surtout à permettre à Monsieur Oscar TEMARU de nous parler à longueur de journée de l’indépendance,la vraie, pas la canada dry de “pleine autonomie”, une fois les élections passées et le pouvoir conquis…

Alors, Mesdames et Messieurs de l’association socialiste polynésienne, sous-marins du PS en terre Tavini, ne nous prenez pas pour des demeurés. Et surtout, soyez courageux : annoncez clairement la couleur. En cas de victoire de Ségolène, dites qu’elle concrétisera le pacte secret qu’elle a passé avec Oscar Temaru, lors d’une récente partie de golf en terre poitevine, en échange des voix des sympathisants du Tavini : enclencher le processus d’accession à l’indépendance de “Tahiti Nui”.

Ce qui est clair, c’est que, dans les plans du Tavini et de ses alliés, nous ne faisons pas partie de la “France métissée” que Ségolène ROYAL veut construire…