La semaine passée a été encore riche d’une actualité politique foisonnante. Mais quel contraste à 18.000 kilomètres de distance ! D’un côté, un Président du Pays, serein dans une “zen attitude” remarquable, menant une délégation de partis autonomistes soudés pour une révision du régime électoral, qui rencontre les plus hautes autorités de l’Etat pour renouer un dialogue constructif tellement essentiel au développement de notre Fenua,et discutant de dossiers tellement importants pour notre vie quotidienne, à savoir notre santé, notre protection sociale et notre éducation.

De l’autre, une pantalonnade et une “déconnade” politicienne à l’initiative du Tavini, faite de vent, d’invention de complot de l’Etat colonial, d’attaque en règle du système judiciaire de la part de représentants déguisés en piètres juges de bazar, de rumeurs, d’agressions grossières, de jeux de mots de bas étage, de bichelamar franco-polynésien, “d’annonnements” de discours rédigés par des négres blancs ( car, du coup certains, pour ne pas dire tous, avaient retrouvé leur français), de bilans tardifs, de prises à parti personnelles, de querelles de bas étage et de règlements de comptes à OK corral. Bref, d’une pantalonnade de deux jours aux frais du contribuable, d’une péripétie indigne d’un parlement d’un pays développé et normalement cultivé comme devrait l’être l’Assemblée de Polynésie française.

Malheureusement pour ces apprentis-sorciers, la bataille médiatique n’a pas été un remake du lynchage odieux de 2004, grâce aux “garde-fous” dressés par la plate-forme autonomiste, qui, n’a de plus, pas donné plus d’importance à cette manoeuvre du Tavini qu’elle n’en avait. Il a suffi de quelque orateurs, certes très expérimentés, de la plate-forme autonomiste, pour que cette bataille se transforme en déroute : 55 élus sur 57 n’ont même pas vôté la motion de censure ! C’est dire si les artisans de ce dépôt y croyaient eux-mêmes ! Les arroseurs ont été arrosés…

La réclamation, particulièrement tardive, d’une “dissolution – hors sujet” non réclamée pendant deux ans de pouvoir, tellement celui-ci était “payant”, servant de masque à une déroute en rase campagne pitoyable.

Sérénité, sérieux contre agitation politicienne et tempête dans un verre d’eau de mauvais perdants. Construction de l’avenir contre stratégie de la terre brûlée. Contrat de partenariat avec l’Etat contre dénonciation calomnieuse de “l’Etat colonial”. Rassemblement contre division. Concret contre verbe. Sens des réalités contre illusion. Monsieur Gaston TONG SANG et toute la plate-forme autonomiste démarrent sous les meilleures augures.La répartition des tâches entre les uns et les autres a été parfaite durant cette semaine. Le gouvernement censé être censuré a eu raison de ne pas se prêter à cette vraie mascarade qui consiste à détourner une procédure “d’impeachment” de son but premier.Que la plate-forme continue comme celà. Qu’elle ne se divise pas sur des enjeux secondaires, des querelles d’égos ou des “partages de gateaux” malvenus.

Décidément, je suis de plus en plus convaincu qu’il fallait sortir ces irresponsables. Sortis de leur chimère d’une indépendance-miracle, d’une indépendance-miroir aux alouettes, ils ne sont décidément pas guidés par une quelconque vision d’avenir. Car les avez-vous entendu parler sérieusement de développement, d’économie, de création d’emplois ? Avaient-ils réellement la volonté de faire avancer notre Pays ou voulaient-ils le saborder pour nous faire croire que l’Autonomie, c’est nul ? En fait, à voir leur comportement et à écouter leurs discours sans queue ni tête, je crois bien qu’ils sont très contents de retrouver leurs habits d’opposants. Car ce ne sont pas des bâtisseurs, mais des diviseurs. Des marchands de rêve de bas étage.

Et maintenant, au travail ! Ne nous laissons pas détourner par ces marchands d’illusions. Poursuivons cette oeuvre de salubrité publique et de nettoyage.A commencer, à très court terme, par une action énergique de solidarité envers tous ceux qui souffrent des intempéries qui se sont abattues sur notre belle Polynésie. Retroussons tous nos manches et retrouvons nos vraies valeurs de travail, de partage, de convivialité et de tolérance. Je ne doute pas que notre Président -ingénieur saura piloter cette action dès son retour d’une mission réussie en France métropolitaine.