Il était une fois un général de l’armée taviniste, Don Oscarotte, qui, à la tête de son armée mexicaine peuplée de colonels forts en gueule et bien rémunérés, est arrivé, par la trahison de deux colonels de l’armée autonomiste, fortuitement et malencontreusement au pouvoir d’une contrée lointaine de la francitude,appelée la maohitude.

Pendant deux ans, lui et ses colonels ont parlé, parlé, parlé…pensant que le bon peuple allait longtemps se nourrir de leurs paroles, mélange incohérent de messianisme de bas étage et de père fouettardise pour ceux qui ont le malheur de ne pas avoir la même couleur de peau qu’eux.Car, contrairement à d’autres contrées,en maohitude, moins on a la peau foncée, moins on se rapproche de la noblitude.

Pendant deux ans, Don Oscarotte s’est gâvé, gâvé, gâvé, lui et ses colonels, grâce à l’argent sale, mais bien sonnant et trébuchant de la francitude, lointaine puissance coloniale,généreuse et masochiste à la fois.Une puissance qu’il pouvait critiquer à loisir, tant elle acceptait avec mansuétude que le général et ses colonels puisse lui cracher à la figure à loisir et en toute quiétude.

Pendant deux ans, le peuple a attendu que les belles paroles à son égard se concrétisent par des réalisations. Ne lui avait-il pas dit, ce général, que demain on raserait gratis ? Le peuple y a cru, mais il a attendu en vain. Ceux qui lui avaient dit qu’ils avaient découvert la pierre philosophale lui avaient menti. Quelle désillusion… Et pourtant, ce fringant Général, portait beau sa maohitude. Il parlait bien. Mais, malheureusement parler, voyager et golfer était tout ce qu’il savait faire.

D’alliances en mésalliances,de compromis en compromissions, de batailles de pelochons en trahisons, le Général Don Oscarotte perdit son bâton de maréchal. Ce n’était pourtant pas faute de gâter ses colonels et alliés de circonstance. Que d’espèces sonnantes et trébuchantes déployées pour goûter encore et encore aux ors du pouvoir dans toute sa plénitude au vu et au su de la multitude !

Comment ? Comment ? On m’enlève mon joujou ? Quel crime de lèse-majesté !

Et là, Don Oscarotte, dans toute sa bravitude, enfourche son cheval, entouré de son armée mexicaine, et s’en va combattre l’armée adverse,alliée de la francitude tant honnie, l’accusant de tous les maux de la terre, y compris de sa propre incompétence phraseuse.Haro sur le baudet, bouc émissaire tout trouvé de ses propres turpitudes, inerties, gabegies, impérities, chienlit et tutti quanti.

Fort de sa motion,s’imaginant dôté d’une nouvelle virginité, il partit donc combattre avec les 25 colonels qui lui restaient, les moulins à vent. Il moulina et moulina des heures et des heures durant, croyant profiter de la médiatude.Mais il n’eut pas tant de sollicitude de la part de l’armée autonomiste. D’ailleurs, ce matin, après une bonne nuit de repos, question de reconstituer sa salive, il remet le couvert. Il s’offre encore une chevauchée, qu’il veut fantastique et épique, alors qu’elle n’est que pathétique.

Il cria : Ségolène, Ségolène, sauve-moi ! Mais sa prude, en sa francitude, l’entend, mais ne peutttt !. Il lui faut encore lever son armée pour venir au secours de son allié. Quelle décrépitude !

Ainsi va la vie au royaume de Don Oscarotte et de sa courtisanerie orpheline des ors du Pouvoir.