La nouvelle année offre l’occasion d’émettre des voeux. Aussi, je voudrais émettre quelques voeux pour la Polynésie française.

Je souhaiterais que le débat politique soit moins exacerbé et moins passionnel que celui que l’on a connu depuis trois ans. Que certains cessent de croire et de nous faire croire que l’on peut tout changer, simplement par le discours.Méfions-nous des apprentis-sorciers qui nous promettent des lendemains qui chantent sans faire d’efforts : c’est complètement irréaliste, voire mensonger.Changer la société par la révolution, qu’elle soit institutionnelle ou autre, est complètement passée de mode dans toute démocratie responsable.

Je souhaiterais que ceux qui nous gouvernent nous aident a comprendre les enjeux de demain et nous aident à affronter les immenses défis qui nous attendent : notre adaptation à la mondialisation, la lutte contre le réchauffement climatique, la place réservée aux jeunes dans la Polynésie française de demain,l’investissement dans la matière grise et l’innovation seul à même de créer les emplois de demain,un système de santé et de protection sociale, adapté à nos possibilités et à nos ressources, qu’il nous faudra sans cesse consolider.

Je souhaiterais que l’on bâtisse plus rapidement une société fondée sur la connaissance, où l’éducation des jeunes polynésiens doit tenir une place centrale. Une société basée sur une citoyenneté assumée où l’on écarterait les miroirs aux alouettes, les faux messies et les démagogues forcenés.

Je souhaiterais une société pacifiée, où les débats ne portent pas sur des questions stériles, telles la couleur de la peau ou la priorité au premier occupant. Préservons et enrichissons notre société pluriethnique et multiculturelle que nos grands parents et parents ont bâti avec bonheur et nous ont légué. Bien sûr que cette société peut être encore améliorée, bien sûr qu’il y a encore trop d’inégalités sociales, bien sûr que certains d’entre nous sont marginalisés. Mais il ne faut pas croire que tous ces problèmes vont se résoudre par un coup de baguette magique, ou, pire, par un changement de mode de société et par la séparation d’avec la France.

Je souhaiterais logiquement, par la même occasion, que la Polynésie reste française, car c’est la seule option réaliste pour améliorer notre condition collective, dans la sécurité mais, en même temps, avec la possibilité d’exprimer notre potentiel et nos talents. A charge, pour nos hommes politiques, de ne pas gâcher nos chances par des calculs intéressés et des raisonnements à court terme.

Je souhaiterais donc que nos hommes politiques se mettent à la hauteur des défis qui nous attendent et continuent à bâtir une Polynésie apte à affronter les difficultés qui ne manqueront pas d’apparaitre sur le chemin de son développement.

Bonne année à toutes et à tous. Que l’année 2007 soit conforme à vos attentes.