mercredi 31 janvier 2007
Par Noindep,
mercredi 31 janvier 2007 à 09:10 :: General
La commission mixte paritaire vient d'approuver la modification de la loi électorale portant sur le mode de scrutin en Polynésie française. Exit,donc, la prime majoritaire et majoration de la taxe d'entrée à l'assemblée : Au minimum 5% du suffrage. Retour à l'authentique suffrage, la conscience brute de nos électeurs.
Certains peuvent s'en mordre les doigts de nous avoir fait perdre trois ans à contrebalancer les externalités négatives de cette pollution électorale. Celle qui a mis en doute la sincérité d'un suffrage vis à vis de ses choix, et qui, au fond, a puni ceux qui ont voulu s'approprier à outrance d'un pouvoir qui ne leur appartenait pas.
Au delà de cette parenthèse électorale, on continue à produire une croissance sociale négative. Avec plus de 5000 personnes incrites au SEFI, notre situation macro-sociale tend à empirer et profile une société à deux vitesses. L'augmentation du SMIG participe à la culture de cette précarité à venir. C'est illusoire de réduire le SMIG à un instrument de la croissance sociale. Bien au contraire, il dégrade notre taux d'emploi.
Nous n'avons pas encore opté pour les filets sociaux, le RMI, l'allocation chômage, toutes ces politiques sociales qui détériorent la chance d'une réinsertion saine et possible. Notre structure démographique (50% de la population a moins de 25 ans) nous impose une double vigilance : surveiller l'éducation de notre jeunesse, et éviter ce fléau qu'est le chômage des jeunes, irréductible et catalyseur.
Il faut donc en plus de stopper la surenchère des politiques, essayer de combler les déficits productifs que notre structure démographique nous impose.
Un réel travail de fourmi.
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dimanche 28 janvier 2007
Par lebop,
dimanche 28 janvier 2007 à 11:32 :: General
Les notables indemnisés du Conseil Economique, Social et Culturel, quatrième "Institution" du Pays, s'il vous plait, a émis un avis relatif au SMIG particulièrement étrange. Je vous en livre quelques extraits révélateurs d'une certaine schizophrénie intellectuelle.
Je vous cite les perles en question :
"Le CESC, conscient de l’urgence et de la nécessité d’assurer aux salariés dont les rémunérations sont les moins élevées une amélioration de leur revenu, déplore toutefois que le relèvement du S.M.I.G. intervienne sans véritable accompagnement sur le plan financier.
- Le CESC rappelle que le S.M.I.G. est la contrepartie d’un travail effectué dans le cadre d’un contrat. Il n’a pas pour objectif de garantir la subsistance d’une famille.L’amélioration des conditions de vie des personnes qui disposent de faibles ressources relève davantage d’une politique sociale d’accompagnement en faveur de cette catégorie de population. Le CESC déplore que l’objectif social fixé par le gouvernement se fasse par des revalorisations successives du S.M.I.G. à la charge des employeurs et non par une politique sociale financée par tous au titre de la solidarité.
- Par ailleurs, le CESC craint que l’augmentation du S.M.I.G. ne vienne alourdir les charges des entreprises les empêchant de développer au mieux leurs activités et pénaliser ainsi les créations d’emplois. Si le relèvement du S.M.I.G devait s’accompagner de mesures compensatoires pour les entreprises afin d’atténuer les effets négatifs sur les prix et l’emploi, les conseillers sont opposés à l’utilisation de ce dispositif à des fins politiques ou électorales.
On pourrait penser qu'après cette charge dénonçant une augmentation inconsidérée du SMIG "à des fins politiques ou électorales", l'avis serait en conclusion défavorable. Eh bien, tenez-vous bien : NON !
...Puisque le CESC conclue : " Souhaitant vivement que le gouvernement tienne enfin compte de l’avis du CESC, le Conseil économique, social et culturel de la Polynésie française, émet un avis favorable au projet d’arrêté en conseil des ministres portant relèvement du salaire horaire minimum interprofessionnel garanti (S.M.I.G.) pour compter du 1er janvier 2007".
Une argumentation à charge se terminant par un avis favorable. Il fallait le faire : le CESC l'a fait ...
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samedi 27 janvier 2007
Par lebop,
samedi 27 janvier 2007 à 15:12 :: Petite analyse
Pendant que Jean-Marc REGNAULT, idéologue socialiste envoyé en mission auprès du Tavini, et néanmoins "retraité indexé", se répand sur les ondes et dans les médias pour nous répéter, la main sur le coeur, qu'avec Ségolène, il n'y aura pas de démarrage d'un processus vers l'indépendance, Ségolène, dans ses bourdes maintenant quasi-quotidiennes, montre dans le même temps son obsession pour l'indépendance des québecois et des corses.
En effet, en son for intérieur, elle a décidé d'émanciper tous les francophones ou français ultra-marins, mais il ne faut surtout pas le dire trop fort et le répéter. Elle veut ménager l'effet de surprise et opérer un largage de certaines communautés en cours de mandature.Elle dit tout haut, sussurre-t-elle à un vini, ce que les français pensent tout bas. Elle semble dire que les français de métropole en ont ras le bol de ces communautés insulaires qui sont autant de boulets financiers supportés à bout de bras par des contribuables métropolitains qui n'en peuvent déjà plus de l'endettement de la France.
Il est vrai que la Corse est sur la première marche du podium sur le plan de l'assistance financière de l'Etat français. Cet assistanat n'empêche d'ailleurs pas la fierté nationaliste de s'exprimer par des "feux d'artifice" récurrents, question, peut être, de faire marcher les entreprises du bâtiment corse et de contribuer ainsi au maintien de l'activité économique de l'île. De l'usage des bombinettes comme outil de politique économique....
Même si madame Unutea HIRSCHON envisage ce même "outil économique" radical dans une récente déclaration à l'Assemblée de Polynésie française, la Polynésie française est épargnée, pour l'instant, des bourdes de Ségolène. A moins que nous bénéficions des "non dits" de sa campagne, question de ne pas effrayer les citoyens-électeurs polynésiens.
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Par Pépé Tama,
samedi 27 janvier 2007 à 14:41 :: General
Je relaie bien volontiers, à la demande de Etetera, une demande visant à intensifier le lobbying qui vise à compléter le dispositif de la continuité territoriale.
La loi dispose que les collectivités d’outre-mer qui le souhaiteraient pourraient, à enveloppe constante, consentir l’aide au voyage aussi dans le sens de la métropole vers l’outre-mer, et non seulement dans le sens inverse.
Un amendement a été déposé par les Députés Lagarde et Béatrice VERNAUDON : il s’agit de permettre aux collectivités d’attribuer cette aide sur des critères sociaux. L’aide ne pourrait être accordée qu’à des passagers qui n’ont pu se rendre dans leur collectivité d’origine au cours des dix années précédentes.
En ce qui concerne les Polynésiens, il s’agit, par exemple, de jeunes qui ont fait leur service militaire ou se sont engagés en métropole, puis qui y ont travaillé quelques années et ont fondé une famille. Il leur est impossible de financer le voyage qui permettrait à leurs enfants de faire la connaissance de leurs grands-parents et de leur lieu d’origine, d’autant que, pendant les vacances scolaires, les billets sont inabordables.
L'amendement a été adopté par l'Assemblée nationale, malgré l'avis défavorable du rapporteur et du Ministre. La commission mixte paritaire ( Sénat-Assemblée nationale) doit se prononcer définitivement sur cette question.
Aussi le maximum de soutien est demandé pour faire aboutir cette avancée intéressante pour tous nos fetii de Métropole.
Pour plus de précisions sur ce dossier, allez sur le site : www.polynesiepassion.net
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jeudi 25 janvier 2007
Par Noindep,
jeudi 25 janvier 2007 à 00:36 :: General
Jeunes, moins jeunes, adultes et population polynésienne, je vous appelle aujourd'hui à débattre.
Les marées montantes et descendantes en politique vont bientôt nous noyer dans un débat stérile. D'ailleurs, nous échouons souvent vers des îles de pensées désertes. On nous l'a rappelé très récemment. Je remercie les donneurs d'ordres pour cela.
Voici pourquoi, aujourd'hui, je vous propose de nous réduire à une question : Pourquoi sommes-nous en train de débattre de la Politique ?
Sans nous, elle se ferait toute seule, aussi bien comme aussi mal. Il n'y aurait aucune différence. Les politiciens continueraient toujours de façonner leurs idéaux et appliquer leurs pensées.
Pourquoi donc, passons-nous notre temps à écrire des articles sur la politique si cela ne sert qu'à permettre un débat entre quelques membres, qui se renvoient la balle dans un débat qui ne se finira jamais ?
Ce que je crois, c'est que dans la politique il y a des choses belles qu'il faut démontrer, des choses fausses qu'il faut dénoncer. Et des choses que l'on ignore alors qu'elles méritent d'être connues.
On va donc arrêter de chercher ce qui est faux et ce qui est vrai. Au fond, c'est bien inutile. On va tenter de savoir ce que l'on ignore : Pourquoi le tourisme ne décolle pas ? Pourquoi la Polynésie met-elle dans les coulisses ses exclus et ses défavorisés ? Pourquoi n'arrivons nous pas à trouver notre autonomie financière ?
Des questions multiples appellent à une réflexion plurielle, consensuelle, qui s'épargnent des querelles enfantines, et qui démontrent que la Politique c'est aussi des idées neuves que la Jeunesse s'efforce de formaliser.
Un espace de débat vous attend ici.
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Par Peter,
jeudi 25 janvier 2007 à 00:10 :: General
Mahe est un jeune polynésien. Il a de nombreuses caractéristiques, mais celle qui nous intéresse aujourd'hui est qu'il lit Politita régulièrement. Et Mahe n'est pas toujours d'accord avec ce que nous écrivons. Que fait-il? Il nous témoigne son désaccord dans les commentaires. Et lorsqu'il éprouve un trop grand désaccord, il prend sa plume (numérique) et communique via son blog. Un de ces billets exprime son avis sur un de nos derniers billets. Voilà, tout simplement.
A tous les tristes sires nous ayant franchement embêté avec une pseudo-liberté d'expression, prenez exemple sur cette jeunesse polynésienne qui n'attend pas qu'on lui propose un espace de parole mais qui se le crée, qui se l'approprie, qui analyse, discute, disserte sur ce qu'elle voit, ce qu'elle vit, ce qu'elle ressent.
Mahe, merci.
Ah... juste une petite précision. J'encense Mahe pour la forme, mais le fond de son billet manque, à mon sens, de rigueur. Je ne partage qu'une partie de son avis. Il prend un peu trop de liberté (ie. Oscar Temaru n'a jamais été élu par les Polynésiens mais bien par la prime majoritaire). Ce n'est pas pour autant que nous allons essayer de l'empêcher de se faire entendre. Les gens qui forment Politita ne sont pas parfaits. Mahe n'est pas parfait. Vous n'êtes pas parfait. Tout ce que nous pouvons (et devons) faire ensemble, c'est de nous améliorer les uns les autres.
En espérant être entendu, nous vous remercions, chacun à votre façon, d'enrichir ce blog.
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mardi 23 janvier 2007
Par Noindep,
mardi 23 janvier 2007 à 08:10 :: General
Décidément, Nicole BOUTEAU stagne sur le passé. Au JT sur RFO hier soir, elle renonce toujours à rallier la plate forme autonomiste et préfère se mourir dans une solitude politique qu'elle compte rompre par un retour aux urnes.
Elle veut cultiver l'image de la femme intègre dont la conscience ne s'achète pas plus, alors même qu'elle n'a plus aucune capacité en politique. Handicapé par une impuissance de vote, d'une carence de représentation, No oe te nunaa vante les bienfaits d'un retour aux urnes, en reprenant le slogan choc de l'UPLD : "redonnons la parole au peuple !". Nicole BOUTEAU ne sait plus pour qui son coeur balance. Elle se voit bien au pouvoir, et marchande avec ceux qui seraient prêts à passer ses caprices. Seulement, l'estime qu'elle a pour l'autonomie, a, ces dernières années, pris un sacré coup et espérons qu'elle n'attend pas un geste de la part des autonomistes pour l'aider à faire son "come-back".
Pourquoi n'avoue t-elle pas que le silence que lui a imposé l'article L7 est en train de ternir son avenir en politique ? Qu'elle est exclue du débat politique ? Que son parti est en train d'écrire la chronique de son propre échec annoncé ?
Nicole BOUTEAU ne veut qu'une chose : retourner aux urnes ! Mais comment peut-elle être certaine que l'électorat qu'elle a si grossièrement trompé lui accorde une nouvelle fois sa confiance ?
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lundi 22 janvier 2007
Par Noindep,
lundi 22 janvier 2007 à 18:44 :: General
Gaston Tong Sang peut être fier d'avoir rétabli un dialogue sincère et juste avec l'Etat. La majorité sortante avait cultivé le rejet du dialogue, et la paresse historique de rechercher le compromis. Elle n'a jamais essayé de construire l'effort nécessaire à la poursuite de notre développement fragile et subtil.
Aujourd'hui, sur le versant du manque, l'UPLD déverse l'intégralité de sa haine sur ce "complot d'Etat" qui a causé sa faillite. Encore un délire pas possible d'illustres hommes refusant d'admettre leur impuissance à gouverner, et leur incapacité à convaincre.
Prime majoritaire ou pas, la Polynésie française n'aurait pas forcément échappé à ce revers de l'histoire en 2004. Il fallait connaître l'alternance pour en être dégoûté, et démontrer les tenants et les aboutissants de la rhétorique Témariste. Nous savons tous que ce changement nous a fait du bien, et que certains le méritaient bien.
Aujourd'hui, le calme de Gaston Tong Sang qui inquiète et rassure à la fois, colporte un élan d'espoir vers un progrès tranquille. Celui de voir toutes les promesses se concrétiser, celle de réformer le statut, rehausser le SMIG, de favoriser la croissance sociale. Il suit les prérogatives imposées par le sursis politique que les îliens lui ont accordé. Gaston Tong Sang sait qu'il joue la chance de sa vie.
Il poursuit en réalité la pensée Flossienne juxtaposant la fraternité d'un peuple à une autonomie politique, et joue la carte du compromis pour soulager un peuple inquiet de son avenir. Si un sondage demandait aux Polynésiens s'ils sont inquiets pour leur avenir, on peut être certain que la majorité d'entre eux vous répondra que cela dépendra de la situation politique. C'est à dire qu'aucun de nous n'a l'assurance de se sentir en sécurité demain, et cultive toujours une sorte d'inquiétude permanente face aux prochaines échéances électorales. Voici le responsable de la crise de confiance qui sommeille au fond de notre conscience citoyenne et fige notre société sur un immobilisme déconcertant.
Quoi qu'on dise en tous les cas aujourd'hui, quoi qu'on fonde en cette nouvelle majorité politique, elle devra oeuvrer, à l'instar des précédentes, vers l'établissement d'une confiance fraternelle avec le peuple. Et éviter, plus que les autres majorités, l'avènement d'une spéculation citoyenne sur fond d'inquiétude, laissant, une nouvelle fois, la porte ouverte à l'opportunisme, jamais seul, et souvent très mal accompagné.
Evitons de répéter l'histoire.
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samedi 20 janvier 2007
Par lebop,
samedi 20 janvier 2007 à 12:38 :: Petite analyse
La semaine passée a été encore riche d'une actualité politique foisonnante. Mais quel contraste à 18.000 kilomètres de distance ! D'un côté, un Président du Pays, serein dans une "zen attitude" remarquable, menant une délégation de partis autonomistes soudés pour une révision du régime électoral, qui rencontre les plus hautes autorités de l'Etat pour renouer un dialogue constructif tellement essentiel au développement de notre Fenua,et discutant de dossiers tellement importants pour notre vie quotidienne, à savoir notre santé, notre protection sociale et notre éducation.
De l'autre, une pantalonnade et une "déconnade" politicienne à l'initiative du Tavini, faite de vent, d'invention de complot de l'Etat colonial, d'attaque en règle du système judiciaire de la part de représentants déguisés en piètres juges de bazar, de rumeurs, d'agressions grossières, de jeux de mots de bas étage, de bichelamar franco-polynésien, "d'annonnements" de discours rédigés par des négres blancs ( car, du coup certains, pour ne pas dire tous, avaient retrouvé leur français), de bilans tardifs, de prises à parti personnelles, de querelles de bas étage et de règlements de comptes à OK corral. Bref, d'une pantalonnade de deux jours aux frais du contribuable, d'une péripétie indigne d'un parlement d'un pays développé et normalement cultivé comme devrait l'être l'Assemblée de Polynésie française.
Malheureusement pour ces apprentis-sorciers, la bataille médiatique n'a pas été un remake du lynchage odieux de 2004, grâce aux "garde-fous" dressés par la plate-forme autonomiste, qui, n'a de plus, pas donné plus d'importance à cette manoeuvre du Tavini qu'elle n'en avait. Il a suffi de quelque orateurs, certes très expérimentés, de la plate-forme autonomiste, pour que cette bataille se transforme en déroute : 55 élus sur 57 n'ont même pas vôté la motion de censure ! C'est dire si les artisans de ce dépôt y croyaient eux-mêmes ! Les arroseurs ont été arrosés...
La réclamation, particulièrement tardive, d'une "dissolution - hors sujet" non réclamée pendant deux ans de pouvoir, tellement celui-ci était "payant", servant de masque à une déroute en rase campagne pitoyable.
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jeudi 18 janvier 2007
Par Noindep,
jeudi 18 janvier 2007 à 10:38 :: Brèves
Motion de censure déposée, il a bien fallu en débattre. C'est sur l'écho de la rancune que les élus UPLD ont fait le bilan de leurs missions ministérielles, au lieu de débattre de ce qu'une motion de censure impose, à savoir la mauvaise action du gouvernement.
Ils n'ont pas pu en débattre puisque, du peu que l'on en connaisse, il est impossible d'en dresser un descriptif, faute de longueur temporelle. Voici deux semaines que le Gouvernement Tong Sang a pris ses fonctions, et à moins qu'il est fait voter l'établissement d'un pouvoir dictatorial, cette motion de censure cosigne l'idiotie collective, et l'aveu d'une impuissance politique en panne de toute intelligence.
L'UPLD qui se refuse encore d'admettre son échec, se veut respecteuse de sa propre doctrine et continue d'introniser la dette coloniale au stade suprême de sa plaidoirie.
Bref ce qu'ils attendent au fond, c'est un devoir de mémoire de l'Etat français, l'aveu d'une nation entière qui doit reconnaître sa présence néfaste et les conséquences qui s'y attachent.
Alors que lorsque l'on ouvre les yeux, nous ne sommes pas dans la famine, le chaos ne rugit pas à chaque coin de rue et le totalitarisme ne rayonne pas dans les esprits. On a du mal à croire que ce sont eux, hier, qui gouvernaient le pays, et qui faisaient l'apologie de la démocratie et de ses principes. On parle ici de la souveraineté populaire, mais aussi de toutes les formes de liberté qui donnent, à un moment ou à un autre, le pouvoir aux élus de rétablir l'ordre en faveur de l'intérêt général.
Et vous voyez, messieurs les élus, la motion de censure est un principe de liberté de la démocratie et qui permet, au cas échéant, de rétablir l'ordre en faveur de l'intérêt général. C'est, semble t-il, exactement ce qui s'est passé il y a deux semaines, et tout le contraire aujourd'hui...
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Par lebop,
jeudi 18 janvier 2007 à 03:50 :: General
Il était une fois un général de l'armée taviniste, Don Oscarotte, qui, à la tête de son armée mexicaine peuplée de colonels forts en gueule et bien rémunérés, est arrivé, par la trahison de deux colonels de l'armée autonomiste, fortuitement et malencontreusement au pouvoir d'une contrée lointaine de la francitude,appelée la maohitude.
Pendant deux ans, lui et ses colonels ont parlé, parlé, parlé...pensant que le bon peuple allait longtemps se nourrir de leurs paroles, mélange incohérent de messianisme de bas étage et de père fouettardise pour ceux qui ont le malheur de ne pas avoir la même couleur de peau qu'eux.Car, contrairement à d'autres contrées,en maohitude, moins on a la peau foncée, moins on se rapproche de la noblitude.
Pendant deux ans, Don Oscarotte s'est gâvé, gâvé, gâvé, lui et ses colonels, grâce à l'argent sale, mais bien sonnant et trébuchant de la francitude, lointaine puissance coloniale,généreuse et masochiste à la fois.Une puissance qu'il pouvait critiquer à loisir, tant elle acceptait avec mansuétude que le général et ses colonels puisse lui cracher à la figure à loisir et en toute quiétude.
Pendant deux ans, le peuple a attendu que les belles paroles à son égard se concrétisent par des réalisations. Ne lui avait-il pas dit, ce général, que demain on raserait gratis ? Le peuple y a cru, mais il a attendu en vain. Ceux qui lui avaient dit qu'ils avaient découvert la pierre philosophale lui avaient menti. Quelle désillusion... Et pourtant, ce fringant Général, portait beau sa maohitude. Il parlait bien. Mais, malheureusement parler, voyager et golfer était tout ce qu'il savait faire.
D'alliances en mésalliances,de compromis en compromissions, de batailles de pelochons en trahisons, le Général Don Oscarotte perdit son bâton de maréchal. Ce n'était pourtant pas faute de gâter ses colonels et alliés de circonstance. Que d'espèces sonnantes et trébuchantes déployées pour goûter encore et encore aux ors du pouvoir dans toute sa plénitude au vu et au su de la multitude !
Comment ? Comment ? On m'enlève mon joujou ? Quel crime de lèse-majesté !
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mardi 16 janvier 2007
Par Mana,
mardi 16 janvier 2007 à 11:58 :: Election présidentielle 2007
Ainsi que nous pouvons l’observer sans problème, la vision politique est encore menacée par la pluie. Les prévisions météorologiques ne sont pas bonnes pour l’avenir, ça se couvre…
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Par Noindep,
mardi 16 janvier 2007 à 00:58 :: General
Au moment où la noblesse politique polynésienne contamine le dialogue par sa querelle de coeurs, un pays perplexe sur ses propres choix se déroute sur une route de la solitude. On perd confiance en la politique, on déchire la société de confiance, on s'abandonne à la colère.
Il n'est guère question aujourd'hui de se faire embarquer par ces crises des consciences. Nous devons nous résoudre à combattre notre propre dégoût (possible) pour la politique, à instaurer nos propres exigences, à imposer nos propres souhaits, à dépasser le cadre de nos propres illusions et désillusions.
Dans tout ce constat, une jeunesse sommeille au fond de notre ignorance et compatit à ce théâtre de la cruauté. On avait oublié notre principale richesse, l'avenir de notre propre présent. Elle doit assurer la descendance de notre liberté, choisir la route de nos vecteurs d'idées, et s'abstenir de tous ces préjugés stériles et inutiles. On parle ici de ces futurs médecins, de ces futurs diplômés d'écoles de commerces, de ces ingénieurs, mais aussi de tout ces licenciés, de tous ces techniciens..."toutes les personnes qui sont capables d'apporter leurs valeurs ajoutées à notre PIB social".
Apprenons à les ramener dans leur pays, à leur donner une place de priviliégiés dans le marché du travail. Construisons, dirait Ségolène, "un désir d'avenir", car, selon Sarkozy," ensemble tout devient possible".
Combattre l'échec, construire l'avenir se fait sur fond d'idées, mais aussi de bâtisseurs prêts, demain, à rassembler pour surtout arrêter de diviser les uns et les autres, et ramener la société Polynésienne à ce qu'elle est réellement, une société d'avenir en devenir. C'est aussi cela la politique. Et elle appartient à chacun de nous à condition de prendre le courage et le temps de s'y intéresser.
A prendre en considération.
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lundi 15 janvier 2007
Par lebop,
lundi 15 janvier 2007 à 19:42 :: Petite analyse
La réussite de la démarche de la plate-forme autonomiste ayant fortement déplu à la rédaction des Nouvelles, ce quotidien a décidé de se nourrir de la rumeur pour contribuer aux tentatives de déstabilisation des mauvais perdants de l'UPLD.Cette feuille de choux est de plus en plus un ramassis de pseudo analyses de pseudo journalistes non corroborées par des faits ou des déclarations tangibles ou "d'affaires" ressorties de manière récurrente, servies et resservies jusqu'à plus soif.
La stratégie est toujours la même : promouvoir les idées de Nicole BOUTEAU, mettre Flosse à la retraite et susciter l'implosion du principal parti autonomiste pour que certains, dont Nicole BOUTEAU, ramassent les miettes.
Cette stratégie est dangereuse, car elle contribue à créer un boulevard aux indépendantistes,sans, pour autant, que des forces autonomistes alternatives suffisamment puissantes n'émergent forcément dans un très court laps de temps.
L'histoire politique de ce pays le prouve : une force politique digne de ce nom se construit sur des décennies. Le Ia Mana te Nunaa marxisant de Jacqui Drollet, le Te Ea no Maohi Nui du Sénateur Millaud, le Tireo de Jean Marius RAAPOTO, l'éphémère Tiarama d'Alexandre Léontieff ou même le Fetia Api sous la houlette du charismatique Boris Léontieff n'ont pu véritablement creuser un sillon profond dans le paysage politique du Fenua.Les autres partis, dits de la "troisième voie", qui ont émergé avant les dernières élections, ont du mal à élargir leur audience et il n'est pas sûr qu'ils dépassent les seuils d'éligibilité aux prochaines échéances électorales avec le risque de déperdition des voix autonomistes. L'heure est donc plutôt aux regroupements qu'aux divisions.
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dimanche 14 janvier 2007
Par Noindep,
dimanche 14 janvier 2007 à 19:34 :: General
C'est la pluie de motions de censure qui inonde la plaine polynésienne. Aucune démocratie ne peut se targuer d'un tel record en matière d'abus des vertus de la démocratie. On n'y comprend plus rien dans tout ce carnaval politique !
Oscar Temaru l'avait dit : "on a perdu cette bataille mais on n'a pas perdu la guerre !". C'est à coup de martèlement de motions et de déclarations polémiques qu'il compte empêcher ce nouveau gouvernement de fonctionner. Le président Tong Sang, fier de présenter son gouvernement, a quitté l'hémicyle sur le ton de la déception, et comprend, désormais, comme il aime le répéter : "toute la tâche qui lui impute".
La visite à l'Elysée, la semaine prochaine, sera sans doute le moment d'évoquer ce dossier brûlant qu'est ce fameux mode de scrutin qui ne sera révisé qu'après l'élection présidentielle nationale, et donc laissée à l'appréciation du nouveau locataire de l'Elysée. En voie d'être intronisé aujourd'hui, Nicolas Sarkzoy ne s'est pas exprimé sur la question. On a hâte de savoir ce qu'il pense de ce fameux statut de 2004, que l'on juge tous, abusif et responsable de tout ce remue-ménage.
Ce statut de 2004 doit être révisé et suivre une logique beaucoup plus représentative. Notre ami Hiro Tefaarere propose de supprimer ce mode de scrutin, de réduire le nombre de ministres et de réduire le nombre de conseillers de l'assemblée. Pourquoi pas ? On pourrait ainsi réaliser beaucoup d'économies pour alimenter nos programmes sociaux ambitieux.
Sans doute a t-il raison, mais il faut également relancer la machine économique, en panne d'intelligence, en panne de soutien, en panne de dynamisme. Bref, ce qu'il manque au fond, ce ne sont pas les moyens, mais la réelle présence d'hommes et de femmes capables de casser toutes ces actions démagogiques pour rétablir l'ordre et l'authenticité de notre démocratie, qui, ces temps-ci, paraît bien virtuelle.
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mercredi 10 janvier 2007
Par Noindep,
mercredi 10 janvier 2007 à 23:15 :: General
La visite de Jean-Pierre Brard chargé par la commission des finances de l'Assemblée Nationale d'enquêter sur les impacts de l'indexation en outre-mer (suite du Rapport Laffineur), jète un vent glacial sur le moral des fonctionnaires d'Etat. Mais également rassurant pour en pointer les abus.
Le rapporteur se veut consensuel et ouvert au dialogue et est conscient des impacts positifs et négatifs que ce privilège d'ancien régime désormais considéré comme un acquis, a en Polynésie française. Cet instituteur de formation, actuel député de Seine-Saint-Denis connaît le milieu de l'éducation, et n'aura aucun mal à cerner les 50 milliards FCFP dépensés chaque année pour l'éducation en Polynésie française. (Les professeurs des écoles et du supérieurs sont les principaux concernés par cette mesure).
Notre président qui est au fait du dossier l'a reçu aujourd'hui pour lui donner son point de vue à titre informatif. Gaston Tong Sang ne souhaite aucune application rigide, mais plutôt progressive, et que cette mesure ne s'applique pas aux retraités actuels, très nombreux en Polynésie française. Il a tenu à rappeler qu'il fallait intensifier les contrôles pour ceux qui agissent en passager clandestin, et viennent bénéficier des avantages de l'outre-mer six mois avant leur fin de carrière.
Il faudrait en effet imposer une mesure visant à garantir ce privilège uniquement à ceux qui résident en outre-mer. A savoir pouvoir justifier du statut de résident depuis au moins 10 ans ou être né dans le pays en question. Pour ceux ayant séjourné dans les îles, on peut appliquer une mesure spéciale en ramenant ces années à 8 ans.
Mais en aucun cas, les 6 mois actuels justifient le bénéfice d'une retraite outre-mer. On pourra, j'en suis certain, limiter les abus, en sachant que tous les fonctionnaires en Polynésie française n'ont pas le droit de quitter plus de 30 40 jours jours le territoire au risque d'être désindexé.
En plus, il faudrait harmoniser le plafond des indexations et les ramener à un coefficient de 1,80 pour les actifs au lieu de 1,84 et 2,04 pour ceux des îles. Cela éviterait de mettre en péril cet avantage qui donne de l'oxygène à la consommation polynésienne, ces temps-ci bien timide, et fortement remise en cause par Nicolas Sarkozy qui utilisera cette manne pour financer les ZEP.
A lire sur l'indexation : Indexation, privilège sur le fil du rasoir
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Par Noindep,
mercredi 10 janvier 2007 à 20:59 :: General
Rencontre officielle ce matin avec le président Tong Sang qui lui a permis d'évoquer à nouveau sa séparation bien marquée avec cette plate-forme autonomiste qu'il a mis au pouvoir. Que dire d'un homme qui se veut le continuateur de Boris Léontieff, homme qui a voulu imposer sa noblesse d'idées fondée sur l'autonomie en différé avec celle de Gaston Flosse. Bref, un produit similaire mais différencié, nous diraient les économistes.
Il faut dire que le Fetia Api peine, comme autrefois, à imposer son discours en public, tout comme celui de sa maison mère (François Bayrou et l'UDF) Sur le fond, ce parti défend l'autonomie, mais, à vrai dire, on a beaucoup de mal à comprendre laquelle. Mr Schyle dit défendre l'autonomie de la Polynésie française, mais pas celle que le statut de 2004 lui impose. Il se refuse donc aujourd'hui à suivre le président Tong Sang si ce n'est pour "huiler" les relations avec l'Etat. C’est-à-dire pérenniser les bases morales de l'autonomie au sein de la République.
Que de contradictions pour un seul homme qu'il faut tout de même remercier pour sa contribution mardi dernier. Ses électeurs lui renverront l'ascenseur pour être retourné à ses propres sources et participé à la fin de la plaidoierie indépendantiste. Mais, si aujourd'hui, sa condition sine qua non de négociation reste ce fameux mode de scrutin, on peut croire que, s'il campe sur cette position sans offrir de concession, il risque peut-être de perdre au change, malgré qu'il ait beaucoup joué sur ce point névralgique qui embrase tout le débat politique. Cependant le statut ne sera guère modifié pour l'année 2007 (en raison de l'élection présidentielle et au temps nécessaire pour modifier le statut), Philip Schyle devra donc penser à ranger sa rancune, et participer au sauvetage du pays qui, ces temps ci, côtoie la crise.
Espérons qu'il aura le courage de son mentor, mais aussi toute sa lucidité.
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mardi 9 janvier 2007
Par Mana,
mardi 9 janvier 2007 à 23:24 :: Petite analyse
L’idée que le « Tahuri politique » ait eut lieu avant noël, au départ, m’a un peu choqué. Pourquoi les politiques, qui préparaient leur motion de censure depuis des mois, ont-ils attendu la veille de noël pour passer leur renversement ? N’était-il pas plus judicieux d’attendre après les fêtes ? Est-ce un hasard ? Ou est-ce une stratégie mûrement réfléchie ?
Nous allons nous appuyer sur une argumentation chiffrée, peut être qu’il y a un peu de cœur dans mes mots. Essayons d’en débattre…
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lundi 8 janvier 2007
Par Peter,
lundi 8 janvier 2007 à 12:19 :: General
Chers lectrices, chers lecteurs,
une récente concertation de l'équipe nous a amené au constat suivant: le succès (très relatif) de notre blog nous amène des visiteurs assez bruyant, et malheureusement pas dans le meilleur sens du terme. Une première action a été de censurer les commentaires (trop) polémiques. Cela ne suffit pas.
Alors nous faisons un pari: nous allons modérer chaque commentaire. C'est un pari car le site perdra en interactivité, un certain décalage s'immiscera entre la rédaction d'un commentaire et sa publication, mais au profit, nous l'espérons, d'une hausse de la qualité globale des commentaires.
Nous avons de très bon commentaires (merci à vous) qui sont noyés dans un flot assez encombrant de bêtises plus ou moins prononcées. Des commentaires mettant en avant la discussion et pointant des faiblesses (parfois les nôtres), des commentaires intelligents.
Quoi qu'il en soit, à tous nos lecteurs, amis ou pas, un grand et sincère merci. Merci de nous encourager, merci de nous secouer les puces, merci de nous aider, merci de nous obliger à ne pas nous relâcher.
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dimanche 7 janvier 2007
Par Mana,
dimanche 7 janvier 2007 à 23:22 :: Brèves
Ce pamphlet raconte ce que j’ai ressenti, à travers ce règne incongru. Vous pourrez y trouver des vers et des rîmes, qui vous feront pleurer ou rire, comme vous le sentez. Prenez ces quelques mots comme un constat plus qu’un jugement…
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Par Roland,
dimanche 7 janvier 2007 à 13:54 :: General
Certains demeurent admiratifs des actions de M. Raapoto ! Autant se féliciter, en tant que jardinier, de l'arrivée des produits chimiques : ils nettoient, certes, mais polluent net ! Comment admirer celui qui a mis tant d'ardeur à détruire le système éducatif polynésien ?
Deux raisons.
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jeudi 4 janvier 2007
Par Lagon,
jeudi 4 janvier 2007 à 18:40 :: Brèves
Depuis quelques semaines je constate un phénomène intéressant , du moins j' en ai l' impression :
Dès parution d' un billet , ce dernier est très rapidement récupéré par un commentateur .
La réponse apportée ne concerne pas véritablement la question posée , plus exactement la question posée est envisagée sous un angle polémique qui permet difficilement un dialogue constructif .
La polémique suscite la polémique , et c' est la dérive .
On s' éloigne du sujet , et on s' étripe , à moins qu' on reste sur des positions doctrinaires .
Bref on ne sait plus de quoi on parle , la question posée est oubliée .
On tend vers un forum parmi d' autres , on est loin de Politita .
Je ne pense pas que notre responsabilité ( celle des rédacteurs de Politita ) soit totale :nous nous efforçons d' aborder des problèmes concernant la Polynésie , et comme nous sommes en démocratie nous voyons mal pourquoi nos propos soulèveraient des tempêtes ( nous avons certes une sensibilité dite " autonomiste " , mais c' est notre droit ) .
Il me semble difficile de trouver un remède à une volonté de radicaliser le débat , si tel était le cas .
Qu' en pensez- vous ?
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mercredi 3 janvier 2007
Par lebop,
mercredi 3 janvier 2007 à 11:26 :: Chroniques
Selon un article du Monde, les "amis" de Keitapu et Vito Maamaatua, à savoir l'ETA, s'obstinent en commettant samedi un nouvel attentat mortel. Le terrorisme est l'arme des faibles et des lâches. Les régimes démocratiques ne doivent pas baisser la garde face à ces tentatives de subversion violente et aveugle.
Comme vous le lirez, le bilan de l'ETA est très lourd : plus de 8.000 morts depuis 1968. Comment peut-on être des amis politiques de ces organisations qui ont du sang sur les mains ? Je n'arrive pas à comprendre.
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mardi 2 janvier 2007
Par lebop,
mardi 2 janvier 2007 à 12:03 :: General
Plutôt que de théoriser sur le concept de "développement durable" comme le font certains mouvements politiques locaux et d'enrichir les boites de com, comme l'a fait le Ministre sortant, il serait temps, pour la Polynésie française, de se fixer des objectifs opérationnels et des mesures ou actions concrètes à mettre en oeuvre.Il faut changer maintenant, car il y va du développement durable de l'homme, tout simplement.
Notre Pays n'est pas à l'écart. Nous sommes sur la même petite planète que tout le monde : Tuvalu, un pays voisin du Pacifique, va être submergé, les récifs coralliens se meurent, les océans se dépeuplent en poissons, le gaz carbonique s'accumule dans l'atmosphère et est la cause principale du réchauffement climatique, l'eau devient une ressource rare, les biocarburants sont encore peu développés...Face à l'urgence écologique, ce sont nos habitudes de vie et notre manière de penser qui doivent muter.
A ce titre, je vous propose le manifeste publié par l'express comme première base de travail. Reste, bien sûr, à le compléter et à l'adapter à la problématique polynésienne.Police de l'environnement, généralisation du traitement des déchets dans nos iles, biocarburants, lutte contre le gaspillage d'énergie, culture de la sobriété,de la modération, de la maintenance et du recyclage, compensation par chacun de la création de gaz carbonique, intensification de l'usage du solaire et de l'éolien, arrêt du culte des 4,4 gloutons et complètement anachroniques, vraie politique du transport en commun, ville-capitale à transformer progressivement en ville écologique avec, par exemple, généralisation des pistes cyclables et possibilité de location gratuite de vélos en ville, arrêt de la folie de vouloir faire entrer nos voitures en centre-ville ( à ce titre, l'aménagement de la troisième voie sur le front de mer a été une formidable erreur de vision)....Il est sérieusement temps de passer à l'acte pour, progressivement, mettre en oeuvre une révolution sociétale tranquille.Il n'y a plus de temps à perdre !
Alors, chers amis,vos contributions sont les bienvenues.
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lundi 1 janvier 2007
Par Noindep,
lundi 1 janvier 2007 à 15:35 :: General
Que faut-il voir dans la démission de Hiro Tefaarere de la plate forme autonomiste ? Le vent est-il encore en train de changer de sens dans l'esprit d'hommes ivres de pouvoir ?
L'espoir fondé dans ce nouveau gouvernement se fait bousculer par des querelles politiciennes. On veut le beurre et l'argent du beurre. C'est à dire que l'on demande à certains hommes de rallier une cause (qu'ils ne respectent pas), et on leur demande de se taire.
Sous couvert de son droit de liberté d'agir, Hiro Tefaarere, ex nouvel homme de confiance d'Emile Vernaudon vient de donner un coup de pied dans la béquille qui retient cette coalition éthique de la faillite. Il y a comme un air de déjà vu, on ressent déjà une rupture de la logique qui aurait dû, chemin faisant, s'étoffer d'une jubilation plus grande. Cette plate forme autonomiste, qui en toute logique, regroupe les déçus de l'ère Taui, marche sur les mêmes pas que sa conseur de l'UPLD voici deux ans déjà. Espérons qu'elle ne convergera pas vers le même échec.
C'est à dire que l'on combine les genres pour construire un melting-pot politique visant à conquérir un pouvoir qui, logiquement, doit refléter une gestion des affaires particulières. Or voici que l'on fonde des ministères aux responsabilités hétérogènes, qui n'ont pour but que de satisfaire à des revendications personnelles d'opportunistes en grève de toute morale et acheter au passage la conscience d'électeurs déçus et fragilisés par un pouvoir glissant, hier, dans le germe du diktat indépendantiste.
Gaston Tong Sang, le nouveau père de cette famille d'enfants gâtés doit trouver le juste équilibre entre tolérance et responsabilité et éviter de faire jaillir d'ici quelques semaines une fracture de son gouvernement, qui, au premier jour d'exécution, fait déjà voter de nouveaux avantages pour la fonction publique (10 janvier : jour de congé pour la fonction publique territoriale), alors qu'en France on fractionne ces portions de privilèges au nom de l'éthique budgétaire.
Cette famille gouvernementale a donc ses petits secrets de famille, que l'on respecte. Il faudra pourtant que cette plate forme consolide sa base morale pour que tout ce remue ménage ne reste qu'une vulgaire tâche de naissance.
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Par La Rédaction,
lundi 1 janvier 2007 à 06:47 :: General
A l'aube de cette nouvelle année, Politita ne peut que souhaiter que le débat que nous partageons tous continue de progresser vers l'établissement d'un véritable sens du dialogue.
Nous ne pouvons que vous souhaiter nos meilleurs voeux pour cette nouvelle année, qu'elle apporte Paix, Santé et Prospérité à l'ensemble des habitants de la Polynésie française.
Nous espérons que cette année soit l'année de la prospérité économique et d'un retour aux valeurs qui sont les nôtres. Aussi, on souhaite que cette année apporte du courage à tous pour parvenir à construire notre avenir, fruit de notre effort collectif.
Bonne et Heureuse Année 2007
Iaorana I te matahiti api !
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Par lebop,
lundi 1 janvier 2007 à 02:39 :: Election présidentielle 2007
La nouvelle année offre l'occasion d'émettre des voeux. Aussi, je voudrais émettre quelques voeux pour la Polynésie française.
Je souhaiterais que le débat politique soit moins exacerbé et moins passionnel que celui que l'on a connu depuis trois ans. Que certains cessent de croire et de nous faire croire que l'on peut tout changer, simplement par le discours.Méfions-nous des apprentis-sorciers qui nous promettent des lendemains qui chantent sans faire d'efforts : c'est complètement irréaliste, voire mensonger.Changer la société par la révolution, qu'elle soit institutionnelle ou autre, est complètement passée de mode dans toute démocratie responsable.
Je souhaiterais que ceux qui nous gouvernent nous aident a comprendre les enjeux de demain et nous aident à affronter les immenses défis qui nous attendent : notre adaptation à la mondialisation, la lutte contre le réchauffement climatique, la place réservée aux jeunes dans la Polynésie française de demain,l'investissement dans la matière grise et l'innovation seul à même de créer les emplois de demain,un système de santé et de protection sociale, adapté à nos possibilités et à nos ressources, qu'il nous faudra sans cesse consolider.
Je souhaiterais que l'on bâtisse plus rapidement une société fondée sur la connaissance, où l'éducation des jeunes polynésiens doit tenir une place centrale. Une société basée sur une citoyenneté assumée où l'on écarterait les miroirs aux alouettes, les faux messies et les démagogues forcenés.
Je souhaiterais une société pacifiée, où les débats ne portent pas sur des questions stériles, telles la couleur de la peau ou la priorité au premier occupant. Préservons et enrichissons notre société pluriethnique et multiculturelle que nos grands parents et parents ont bâti avec bonheur et nous ont légué. Bien sûr que cette société peut être encore améliorée, bien sûr qu'il y a encore trop d'inégalités sociales, bien sûr que certains d'entre nous sont marginalisés. Mais il ne faut pas croire que tous ces problèmes vont se résoudre par un coup de baguette magique, ou, pire, par un changement de mode de société et par la séparation d'avec la France.
Je souhaiterais logiquement, par la même occasion, que la Polynésie reste française, car c'est la seule option réaliste pour améliorer notre condition collective, dans la sécurité mais, en même temps, avec la possibilité d'exprimer notre potentiel et nos talents. A charge, pour nos hommes politiques, de ne pas gâcher nos chances par des calculs intéressés et des raisonnements à court terme.
Je souhaiterais donc que nos hommes politiques se mettent à la hauteur des défis qui nous attendent et continuent à bâtir une Polynésie apte à affronter les difficultés qui ne manqueront pas d'apparaitre sur le chemin de son développement.
Bonne année à toutes et à tous. Que l'année 2007 soit conforme à vos attentes.
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