dimanche 31 décembre 2006
Par Roland,
dimanche 31 décembre 2006 à 15:22 :: General
Pourquoi ne pas réunir les "Transports terrestres, les ports et aéroports" avec les "Transports insulaires et développement des Archipels et des communes" sous le nom, "Transports et développement" ?
Pourquoi ne pas fondre Finances Economie et Commerce en un grand ministère, l'Etat y parvient ?
Dès lors, la Fonction Publique serait gérée par le Vice-Président et l'Energie irait au ministre du Tourisme et de l'environnement.
De même, l'Equipement pourrait rejoindre aux Affaires foncières, à l'Aménagement et à l'Urbanisme.
Au total, trois ministères seraient économisés...
Quelles économies à investir dans l'Education et le Social !
Enfin deux interrogations. Où est l'Industrie ? Que vient faire la perliculture avec l'OPT ? On comprend mal !
On comprend bien, en revanche, que certaines réductions n'ont pas été faites pour satisfaire certains ; certains motivés davantage par leur portefeuille (sic!) que par l'intérêt du Pays et du peuple.
En cette fin de journée où les agapes s'annoncent une pensée pour le Président. Il doit autant faire face à l'opposition qu'aux desperados qui ont, de manière calculatrice, intégré l'actuelle majorité. Que Monsieur Tong Sang ait la finesse et la force de protéger le Pays de ces indésirables déjà conspués par les media ! Il lui faut l'intelligence pour concilier la carpe et le lapin. Il l'a !
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Par Roland,
dimanche 31 décembre 2006 à 14:48 :: General
Vu et lu sur un site connexe. Souscrivant totalement avec le propos, je vous le soumets.
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Par Roland,
dimanche 31 décembre 2006 à 14:40 :: General
Note respectueuse à l'attention de notre nouveau Ministre de l'Education.
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samedi 30 décembre 2006
Par Peter,
samedi 30 décembre 2006 à 16:50 :: Brèves
Avec une célérité qu'on ne connaissait pas aux gens des îles, Michel YIP est allé s'installer dans les locaux du ministère des Télécommunications en s'annonçant maître des lieux. Ceux qui en doutaient ou ne le savaient pas devineront avec cet épisode que les motions de censure et alliances adéquates se négocient à coups de fauteil de ministre.
Ainsi, M. YIP a demandé (exigé?) la place du ministre des Télécommunications. En vertu de quoi s'est-il estimé plus compétent que d'autre? Un débat qui échoiera à d'autres sites ;)
Comment peut-on, en 2006, venir s'installer tel un rustre dans une fonction qui ne nous a pas été (encore) attribuée? Michel YIP a pu attendre plusieurs années, quelques jours ne l'auraient pas achevé. Doutait-il des engagements pris avec le nouveau gouvernement? Faux pas annonciateur ou simple couac?
Laissons à M. YIP le temps de s'installer dans ses fonctions.
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vendredi 29 décembre 2006
Par Pépé Tama,
vendredi 29 décembre 2006 à 18:22 :: Chroniques
Après quelques jours de "suspense", le Président du Pays, Monsieur Gaston Tong Sang, a annoncé la composition de son nouveau gouvernement. Un travail "d'orfèvre-équilibriste" qui devra être consolidé avec la bonne volonté et le sens de la responsabilité de tous. Car, comme le disait lebop dans l'un de ses précédents billets : "les principes énoncés par le Président du Pays doivent maintenant être mis en oeuvre avec discipline, sens des responsabilités et compétence par les différentes composantes de cette plate-forme autonomiste. Il reste à espérer que cette discipline soit effective et que l'on cesse tout clientélisme partisan qui serait issu de la "re-création" des chapelles des uns et des autres. Toute arrière-pensée de telle ou telle personnalité ou leader politique qui viserait à "grossir" ses troupes au détriment des autres serait un facteur d'échec considérable.
Aussi, la gestion diplomate de fortes personnalités ne sera pas l'une des plus minces qualités du Président. Mais toutes ces personnalités devront comprendre, une fois pour toute, qu'il ne faut pas jouer "perso" et qu'elles tirent tous les enseignements de leurs expériences passées. Les citoyens ne comprendraient pas, en effet, que les discours généraux et généreux masquent une nouvelle fois, dans la pratique, le reniement des engagements, la mise en avant de considérations bassement personnelles, matérielles ou financières, faite d'affairisme, d'ambitions politiques mal placées, d'usage dispendieux des moyens publics, de copinage et d'absence de sens du service public".
Un gouvernement composé, outre le Président du Pays, de 15 ministres : 11 hommes et 4 femmes. Un gouvernement peu "resserré" donc, avec une composante masculine aux deux tiers.
Voici la composition de ce gouvernement.
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jeudi 28 décembre 2006
Par Noindep,
jeudi 28 décembre 2006 à 23:13 :: General
Il a perdu une bataille mais pas sa guerre. Oscar TEMARU, le poulain de la gauche caviar vient de déterrer la hache qu'il avait laissé de côté lors de sa victoire de 2004. Il la reprend aujourd'hui fermement en main pour détruire toutes les cloisons républicaines qui ont servi d'arrière boutique à cette plate forme autonomiste. Le slogan Chiraquien, "Plus c'est gros mieux ça passe" est de rigueur. Car il faut tout de même beaucoup d'audace pour accuser cette fiction qu'est l'Etat de collaborateur à son meurtre politique. Frédéric Bastiat a vu juste, "l'Etat,c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde". On peut croire que Oscar Temaru n'en a jamais vu la couleur. Il a toujours été recalé aux dépens d'autres hommes comme Gaston Flosse, qui semble être "un des leurs". Il faut dire qu'Oscar Temaru ne s'est jamais retrouvé dans les versets de la morale républicaine.
Sur les bancs des supporters, il ne reste que quelque nostalgique de l'épuration de l'ère flossienne pour continuer à soutenir une cause qu'ils n'ont jamais comprise. Le PS français voulait délivrer Papeete des occupants. Seulement, Oscar Temaru n'est pas un Charles De Gaulle, et Gaston Flosse n'est pas le maréchal Pétain. Le PS s'égare donc dans sa stratégie de conquête d'un territoire qu'ils n'ont jamais su apprivoiser. Rien d'étonnant rien qu'à voir le déversement de pléthore d'idées vides dans leurs programmes pour l'Outre-mer.
Oscar Temaru se retrouve au final seul. L'équipe qui l'entoure n'a pas non plus le style de la nuance. Les rangs du Tavini restent très serrés :chacun pense comme tout le monde. À vrai dire, ils ne savent pas expliquer ce renversement autrement que par un complot de l'Etat français. La suite des événements répétera sûrement l'histoire. On retrouvera un Oscar Temaru imbibé par une haine de l'Etat, l'opposant de toujours, à crier au scandale sur tout et pour tout. Il reprendra sa chaise, certes moins confortable de poulets de la basse-cour parlementaire, mais devra comme auparavant jouer correctement son rôle d'opposant. On attend de lui rien de moins, et rien de plus.
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Par Pépé Tama,
jeudi 28 décembre 2006 à 04:41 :: General
Après de brillantes études préparatoires au Lycée Montaigne à Bordeaux, Monsieur Gaston TONG SANG est devenu ingénieur diplomé de l'Ecole des hautes études industrielles ( section construction civile) en 1973 et s'est spécialisé dans le béton armé ( sic) au CHEBAP de Paris. C'est dire s'il est blindé !
Après avoir démarré une carrière au plus haut niveau au service de l'équipement, il a réellement occupé des fonctions politiques à partir d'avril 1986.
Je voudrais vous restituer, ci après dans le détail, les principales étapes de sa vie professionnelle et politique ( source : Assemblée de Polynésie française).
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mercredi 27 décembre 2006
Par lebop,
mercredi 27 décembre 2006 à 17:18 :: Petite analyse
Gaston Tong Sang a été bien élu avec une majorité confortable de 31 voix contre le mauvais perdant Oscar TEMARU....qui y a pourtant cru jusqu'à la dernière minute. Qui dit qu'avec un nouveau mode de scrutin une telle majorité aurait été d'emblée trouvée ? Ceux qui croient qu'un nouveau mode de scrutin sera LA solution pour constituer une majorité à l'Assemblée se trompent et nous trompent.
Rien n'est automatique : il suffit qu'aux prochaines élections et avec un nouveau mode de scrutin, cinq ou six partis, dont deux dominants, ne disposant pas, a eux seuls, d'une majorité absolue à l'Assemblée, soient représentés à l'Assemblée de la Polynésie française, pour qu'il y ait nécessité de dégager une coalition visant à dégager une majorité de gouvernement. C'est là une configuration très probable qui, de plus, a été souvent observée dans le passé politique de la Polynésie française. Que l'on se rappelle du Front Uni, composé du E'a Api, du Here Ai'a et des indépendants, ou de la majorité hétéroclite d'Alexandre LEONTIEFF, du temps où il était Président du Gouvernement.
Aussi, ceux qui, comme Nicole BOUTEAU, s'imaginent qu'un nouveau mode de scrutin soit la panacée pour obtenir une majorité automatique et confortable sont, soit naïfs, soit démagogues à notre égard.
Non, Gaston TONG SANG peut gouverner. Il en a largement les moyens. Et 31 voix, c'est bien mieux que 29 voix, n'en déplaise à Nicole BOUTEAU, qui, elle, trouvait, lors de son alliance contre-nature avec l'UPLD, que 29 voix pour Oscar Temaru, dont la sienne, était une majorité confortable... Comprenne qui pourra !
Il faudra simplement que le nouveau Président exerce un leadership fait de vision, d'autorité, de fermeté et de diplomatie. Il en est capable. Faisons lui confiance au lieu de préjuger tout et son contraire. Comme l'a dit une personnalité illustre : laissons du temps au temps.
Arcboutée sur ses positions jusqu'aux boutistes et s'enferrant dans une impasse, on pourrait croire que Nicole BOUTEAU a effectivement signé un pacte secret avec Oscar Temaru, tant son positionnement tient de l'aveuglement. En tout état de cause, le divorce est bien consommé avec Philip SCHYLE et le Fetia Api. On peut néanmoins penser que ce dernier parti insistera auprès de Gaston TONG SANG pour q'un débat relatif à la réforme du mode de scrutin soit inscrit à l'ordre du jour de l'Assemblée. Mais il n'est pas sûr qu'il y aura consensus...
Et puis, de l'eau a coulé sous les ponts. L'allié politique de l'UPLD d'hier, le Ai'a Api d'Emile VERNAUDON, s'est désolidarisé depuis. Monsieur Hiro TEFAARERE a pris la poudre d'escampette. Ce n'est donc pas Philip SCHYLE qui est à l'origine de la constitution d'une nouvelle majorité. Ce dernier a contribué à la consolider,ce qui n'est pas rien.
De même, les iliens ne sont pas responsables de tout. En fait, ce qu'il ne faut pas oublier, c'est que dans tout gouvernement de coalition, chaque voix compte. L'une n'est pas plus importante qu'une autre, et les évènements de ces derniers mois nous l'ont amplement démontré.
Non, décidément, madame Nicole BOUTEAU accumule ces derniers mois les erreurs de diagnostic et d'analyse. Ce qui est clair, c'est qu'elle est capable de s'allier à nouveau demain aux indépendantistes du Tavini malgré ses déclarations de pure forme dont elle ne tire jamais les conséquences. Donc, son brevet "d'autonomiste", qu'elle n'affirme d'ailleurs pas dans la profession de foi de son parti No Oe te Nunaa, est largement sujet à caution.
Et puis, que Nicole BOUTEAU arrête peut être de tirer à boulets rouges sur l'allié politique de l'UMP en Polynésie française,à savoir le Tahoeraa Huiraatira, car elle aura besoin de l'appui de cette force politique pour faire passer cette éventuelle réforme du mode de scrutin au Parlement métropolitain.Les injonctions et les critiques ne sont pas peut être pas le bon moyen de parvenir au but qu'elle se fixe... Madame Béatrice VENAUDON l'a, semble-t-il, mieux compris. Et mieux vaut tard que trop tard.
A ce titre, LA question préalable est donc bien pour la leader de ce parti: Madame Nicole BOUTEAU, êtes-vous réellement autonomiste ? Des gages à ce sujet seraient les bienvenus.
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mardi 26 décembre 2006
Par lebop,
mardi 26 décembre 2006 à 23:09 :: General
Le nouveau Président du Pays, Monsieur Gaston TONG SANG, a pu bénéficier du soutien de l'ensemble de la plate-forme autonomiste. Je remarque, en passant, que j'avais eu raison d'avoir confiance en la détermination de Monsieur Philip SCHYLE de vouloir tourner la page de l'opposition à un homme, au risque de laisser la place à un danger objectif plus grave pour la Polynésie française : la dérive séparatiste irréversible.
Ce regroupement des autonomistes écarte à court terme cette dérive, mais doit, bien sûr, se bâtir sur des principes clairs. En ce sens, le discours de politique générale du Président du Pays, clair et concis, donne la clé de lecture de ses orientations à court terme. Il est frappant de constater que ce discours rejoint nombre des idées et principes énoncés par nous dans nos précédents billets : nécessité d'un gouvernement plus "ramassé" et entouré de collaborateurs en nombre plus restreint, symbiose plus étroite entre les ministres et les responsables de l'administration, respect du critère de compétence dans les désignations des personnes appelées à des hautes fonctions, sens du dévouement public, réactivation du dialogue avec l'Etat, notamment dans la relance de la politique conventionnelle, affectation de la DGDE à l'investissement, libre cours à notre imagination dans la gestion de nos compétences en évitant de "singer" en toute occasion ce qui se fait en Métropole, audit des dépenses de l'administration en vue de rechercher des gisements de productivité et d'efficacité, priorité à ceux qui n'ont pas d'emploi, développement d'une culture de la maintenance de nos infrastructures, gestion prévisionnelle plus affirmée dans les secteurs de compétence ministériels ( santé, éducation, protection sociale...)....
Monsieur Gaston TONG SANG a apporté sa touche personnelle à ce discours en y apportant toute son expertise en matière de gestion communale. L'accent mis sur l'intercommunalité est particulièrement important, car elle est, là aussi, gage d'efficacité. A terme, d'ailleurs, je suggère que l'administration du Pays et les administrations communales devraient travailler en plus grande symbiose, notamment par la mise à niveau de l'encadrement communal et une gestion de la mobilité des carrières entre administration du Pays et administration communale C'est là un champ d'opportunités immense pour les jeunes diplômés qui désirent servir les citoyens avec les moyens financiers importants que nous procurent notre appartenance à la République française. Il est anormal, par exemple, que nous ne disposions pas partout de l'eau potable ou que diverses infrastructures soient laissées à l'abandon...
Les principes énoncés par le Président du Pays doivent maintenant être mis en oeuvre avec discipline, sens des responsabilités et compétence par les différentes composantes de cette plate-forme autonomiste. Il reste à espérer que cette discipline soit effective et que l'on cesse tout clientélisme partisan qui serait issu de la "re-création" des chapelles des uns et des autres. Toute arrière-pensée de telle ou telle personnalité ou leader politique qui viserait à "grossir" ses troupes au détriment des autres serait un facteur d'échec considérable.
Aussi, la gestion diplomate de fortes personnalités ne sera pas l'une des plus minces qualités du Président. Mais toutes ces personnalités devront comprendre, une fois pour toute, qu'il ne faut pas jouer "perso" et qu'elles tirent tous les enseignements de leurs expériences passées. Les citoyens ne comprendraient pas, en effet, que les discours généraux et généreux masquent une nouvelle fois, dans la pratique, le reniement des engagements, la mise en avant de considérations bassement personnelles, matérielles ou financières, faite d'affairisme, d'ambitions politiques mal placées, d'usage dispendieux des moyens publics, de copinage et d'absence de sens du service public.
Les citoyens ont acquis depuis trois ans une grande maturité et ne se laisseront plus berner par des propos de circonstance et une démagogie irréaliste. Ils souhaitent dorénavant un gouvernement modeste, adapté à nos réalités humaines et culturelles, ainsi qu'à la dimension de notre Pays et qui agisse avec la plus grande efficacité dans la résolution de leurs problèmes quotidiens. Ni plus, ni moins. Mais c'est déjà beaucoup...
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Par Noindep,
mardi 26 décembre 2006 à 11:53 :: General
Le résultat vient de tomber : Gaston Tong Sang avec 31 voix vient d'être élu président de la Polynésie française.
Après un tour stérile de résultat, il a fallu un deuxième tour pour marquer la fin de la gouvernance Temaru.
Les autonomistes ont marqué comme il se doit leur unité, malgré qu'il aura fallu un deuxième tour à quatre mystérieux pour rallier cette prise de conscience collective.
Mme BOPP DUPONT qui n'a pas supporté d'être mis face à ce constat démocratique a accusé ouvertement et explicitement le président de l'Assemblée de la Polynésie française de "menteur".
Philippe Schyle continue à surprendre tout le monde, mais malgré qu'il se soit opposé à tout ralliement à la plate forme autonomiste, il n'en reste pas moins un autonomiste élu du peuple. Il n'a donc pas dérogé à son intégrité politique.
Gaston Tong Sang, s'affirme comme un "rassembleur" et un "mobilisateur" de toutes les énergies de ce pays. Il fait notamment appel aux élus, mais également à la société civile. Nous verrons qui seront les gouvernants de demain, ceux qui seront capables de servir la Polynésie française en toute intégrité et "en toute harmonie avec toutes les forces politiques, qu'elles siègent ou non à l'assemblée".
Peut-être fera t-il appel à Nicole Bouteau, ou à d'autres partis minoritaires dans le paysage politique, car malgré qu'il ait réussi à convaincre 31 représentants aujourd'hui, il lui reste à convaincre 245000 personnes de sa bonne foi.
- Aujourd'hui, qu'attendons-nous de ce nouveau gouvernement ?
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Par Roland,
mardi 26 décembre 2006 à 11:01 :: General
Une majorité qui doit pouvoir réussir en travaillant "pour le peuple" !
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Par Noindep,
mardi 26 décembre 2006 à 08:01 :: General
Dans moins de deux heures, le président de la Polynésie française sera élu. Dans cette parenthèse démocratique, deux hommes se confrontent pour deux idées issues de deux combats différents.
Le résultat qui sortira de cette urne rendra compte d'une lutte entre deux lobbies politiques et de leurs performances respectives. Durant ces deux dernières semaines, on a promis, vanté et distribué des avantages en nature, pour régner au-dessus de la souveraineté populaire. Le débat démocratique qui,ces temps-ci,flambe et voit s’évaporer toute son authenticité, dégringole dans la conscience de l’électeur en proie,comme en France, à un potentiel divorce avec le politique.
L'ivresse du pouvoir qui inhibe depuis quelques semaines toutes les castes de la société politicienne donne donc du vertige à l'opinion qui guette, de loin, l’arrivée d’une décision censée amnistier cette guerre du pouvoir et mettre en place l’après motion, l’espoir d’un lendemain meilleur. Car cette motion qui est plus qu’une reconquête d’un pouvoir perdu, se veut le front du combat contre cette indépendance qui milite contre le passé et ignore quelle promesse donner pour l’avenir.
Donc espérons qu'aujourd'hui, Mardi 26 décembre, le pouvoir s'équilibre sur la balance qui supporte difficilement le vote du suffrage et ces luttes intestines, et trouve le juste équilibre entre le souhait populaire exprimé, et celui de l’opinion exaspérée par cette révolution désordonnée.
Nous attendons de voir qui sortira vainqueur de ce poème de l’échec qui paraphe, on l’espère, son dernier vers aujourd’hui, et fermera définitivement cette parenthèse de notre démocratie.
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lundi 25 décembre 2006
Par Noindep,
lundi 25 décembre 2006 à 16:28 :: General
Politita ainsi que toute son équipe vous souhaite un Joyeux Noël et un bon réveillon à tous.
Nous remercions nos lecteurs et tout ceux qui participent à l'enrichissement du débat et à la vie de ce blog.
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samedi 23 décembre 2006
Par Lagon,
samedi 23 décembre 2006 à 18:12 :: Election présidentielle 2007
Aux urnes , citoyens !
Nous saurons le 26 décembre qui succède à Monsieur Temaru à la tête de la Polynésie française: l' intéressé, qui ne semble pas désarmer, ou l'autre candidat déclaré, Monsieur Gaston Ton Sang .
En mai, nous saurons qui succède à Monsieur Chirac à la tête de la France .
Actuellement, parmi les candidats déclarés, Madame Royal, Monsieur Sarkozy et Monsieur Le Pen ont les faveurs des instituts de sondage, qui toutefois, n'excluent pas systématiquement Monsieur Bayrou .
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Par lebop,
samedi 23 décembre 2006 à 09:29 :: General
Les lendemains de Noël vont chanter pour les uns et déchanter pour les autres : le sort en est jeté.
Dans la transition, certaines affaires "ont couru" plus vite que d'autres : promesse d'augmentation du SMIG, approbation d'autorité d'un budget de la Caisse de Prévoyance Sociale remanié, DARSE.... Il est clair qu'elles seront remises en cause par un biais ou par un autre. Ce qui est drôle, c'est que le gouvernement sortant allait, avant la motion de censure, sur un rythme indolent. Et tout d'un coup, il a trouvé les moyens d'accélérer son rythme. C'est bien la preuve que, "quand on veut, on peut". Mais celà n'empêchera pas de constater que le bilan est bien maigre.
En cas d'alternance, une opportunité historique de maitriser enfin le train de vie de nos institutions s'ouvrira. Il ne faudra pas la rater. Ce sera, d'une certaine façon, un "cadeau noël" que nos nouveaux gouvernants pourront nous offrir à nous, citoyens. Toutes les économies réalisées sur le nombre de ministres, de collaborateurs, le niveau de leur salaires, leur budget de fonctionnement... pourraient être affectées, par exemple, à une relance du logement social, bien mal en point depuis deux ans de malgouvernance taui.
De manière générale, un "reformatage" du budget de fonctionnement et d'investissement du Pays sera indispensable. Je suppose que la nouvelle équipe potentielle y travaille déjà. Car il est quand même incompréhensible que toutes les dépenses soient en hausse, sans que les citoyens n'y voient de réalisations concrètes sur le terrain. Tout est en état de jachère. Que s'est-il passé en matière d'investissement depuis deux ans ? Il sera, là aussi, intéressant de faire un bilan.
De même, il sera nécessaire de passer au crible toutes les dépenses de l'administration et déterminer, dans une conjoncture peu dynamique, des "priorités prioritaires", car l'heure est à une politique de stimulation de la croissance et de maitrise de l'inflation et non pas au saupoudrage. Tout ne doit pas être mis au même niveau, ilien ou pas.Il faudra identifier les dépenses publiques réellement porteuses d'avenir, sur le plan économique notamment.
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mercredi 20 décembre 2006
Par lebop,
mercredi 20 décembre 2006 à 14:39 :: Petite analyse
Pendant que les Nouvelles persistent à diffuser les idées de Nicole BOUTEAU et de Béatrice VERNAUDON, personnalités non représentées par des forces politiques à l'Assemblée de Polynésie française, relatives à la réforme, illusoire à court terme, du mode de scrutin parallèle à l'abréviation du mandat actuel des élus, réforme conditionnée, qui plus est, par l'appui d'une majorité parlementaire en Métropole ( laquelle ?), la question de la "légitimité populaire" ressurgit à nouveau.
Et, là aussi, il est frappant de constater à quel point les analyses de certains journalistes sont biaisées par leurs préférences personnelles. Ainsi, de Frédéric GOUIS qui y va de ses "camemberts" évolutifs de l'échiquier politique à l'Assemblée de Polynésie française. Cette analyse n'est pas fausse, mais elle ment par omission et est donc partielle. Car, il "oublie" simplement de remonter à l'origine : les suffrages des électeurs lors des élections générales de mai 2004 et à la lumière de la configuration politique actuelle, à savoir la plate-forme autonomiste et ce qui reste de l'UPLD. Et il a aussi "oublié" le premier camembert de l'Assemblée à la sortie des urnes lors des élections générales ( 27 élus de l'UPLD, 1 élu du Fetia Api, 1 élu de NOETN, 28 élus du Tahoeraa). Il s'agit là d'une grosse malhonnêté intellectuelle. Ce journaliste ne prend que les éléments qui confortent sa thèse et laisse les éléments qui la contre-disent.
Je voudrais vous faire part, à ce titre, d'une analyse qui apporte un éclairage intéressant sur cette notion de légitimité populaire.
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mardi 19 décembre 2006
Par lebop,
mardi 19 décembre 2006 à 18:11 :: Chroniques
Selon "flash d'Océanie", le chef de la diplomatie australienne, Alexander Downer, est persuadé que la démocratie n'est pas menacée à long terme dans la région du Pacifique Sud, en dépit d'une certaine aggravation de l'instabilité, en particulier avec les derniers événements survenus à Fidji, à Tonga et aux îles Salomon.
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lundi 18 décembre 2006
Par Roland,
lundi 18 décembre 2006 à 20:00 :: General
Pour en avoir plein les urnes.
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Par lebop,
lundi 18 décembre 2006 à 15:59 :: Petite analyse
Les Nouvelles savent avant nous, pauvres citoyens, et avant même notre classe politique, qu'il y a "une majorité introuvable". Monsieur Frédéric GOUIS et Madame Muriel PONTAROLLO seraient donc "Madame Soleil" à eux deux. Et de nous seriner leur refrain de ces derniers jours qu'il serait souhaitable, pour tout le monde, de repasser par la case départ en réformant le mode de scrutin et en abrégeant le mandat actuel de nos élus. Fidèles en celà à leur rôle de propagateurs zélés des thèses de Nicole BOUTEAU et Béatrice VERNAUDON, personnalités les plus populaires de leurs sondages ( tiens, tiens, tiens...). Et d'essayer de rallier à leur cause le vaillant Philip SCHYLE, leader du Fetia Api qui a décidé de s'émanciper de l'emprise de ces éminents "conseillers techniques" qui l'ont fourvoyé jusqu'à présent dans cette stratégie du "Ni-Ni". Stratégie qui a servi, qui plus est, objectivement l'UPLD.
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dimanche 17 décembre 2006
Par Noindep,
dimanche 17 décembre 2006 à 23:25 :: General
L'émission diffusée sur M6, Enquête exclusive, avait pour sujet : Tahiti, enquête dans les coulisses d'un paradis.
NB : TNTV repassera l'émission à la demande des Polynésiens, mardi 19 décembre 2006 à 20h.
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samedi 16 décembre 2006
Par lebop,
samedi 16 décembre 2006 à 16:38 :: Portraits
Le cheminement, depuis deux ans, de Monsieur Philip SCHYLE, est intéressant à plus d'un titre. Voilà une personnalité politique qui agissait à l'ombre de son mentor en politique, Monsieur Boris LEONTIEFF, qui a pris dans l'urgence, dans les circonstances dramatiques que l'on sait, la succession du patron charismatique du Fetia Api, qui a conduit tant bien que mal ce parti dans les batailles électorales, qui a géré une relative perte d'influence de ce parti dans une période de transition délicate, qui avait pour réputation d'être faible et influençable et, qui, lentement mais sûrement, prend de l'assurance et affiche de plus en plus une détermination tranquille.
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Par Noindep,
samedi 16 décembre 2006 à 01:20 :: General
La Polynésie n'a pas failli à sa réputation. Toujours en proie à une dynamique politique de premier choix, elle ne cesse de chercher le messie qui va lui apporter la promesse du discours, et la culture du progrès.
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vendredi 15 décembre 2006
Par lebop,
vendredi 15 décembre 2006 à 18:59 :: Petite analyse
L'interview récente d'Oscar TEMARU aux deux télévisions locales fut un sommet de propos destructurés, incohérents ou anecdotiques. Aucune hauteur de vue, aucun bilan, une inculture économique assez affolante, une improvisation dans la communication remarquable, un déni de la réalité monstrueux et une autosatisfaction particulièrement risible, tellement elle est démentie par les faits. En voici, en substance, quelques morceaux choisis.
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Par Lagon,
vendredi 15 décembre 2006 à 16:41 :: General
Jacques Attali vient de publier chez Fayard " Une brève histoire de l' avenir " .
Il envisage demain à la lumière des connaissances actuelles , et fait le pari d' une sagesse humaine .
C'est très intéressant .
Il en appelle aux dirigeants français pour mettre en oeuvre " un idéal humain fait de mesure et d' ambition , de passion et d' élégance , d' optimisme et d' insolence " .... et rappelle que l' utopie est parfois la vérité de demain .
Enfourchons résolument l' utopie, et faisons sur Politita le pari de la raison , de la logique et de l' argumentation , de ... " la circonspection et de l' insolence " , pour reprendre notre credo .
Dépassons le scepticisme de Marx , dont Attali cite en page 361 l' étonnant " Dixi et salvavi animam meam " ( je ne dis ça que pour sauver mon âme ), lui qu' on aurait pu penser ..... doctrinaire marxiste , et faisons le pari de la folle raison .
Nos problèmes du moment seront ainsi mis en perspective .
Dans cette histoire de l' avenir la Polynésie française , notre Pays , pourrait trouver sa place .
A l' occasion donc, ne vous privez pas de la lecture de l' ouvrage en question .
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mercredi 13 décembre 2006
Par lebop,
mercredi 13 décembre 2006 à 19:27 :: Petite analyse
Les illusions lyriques et grandiloquentes de la nouvelle gouvernance "façon Taui", qui avaient suscité en leur temps de grandes espérances, se sont rapidement dissipées face au réel. Voilà une équipe alternative au parti autonomiste ayant dominé la scène politique depuis plus d'une décennie qui ne s'attendait pas à arriver au pouvoir et qui, clairement, ne s'y était pas préparée. Il faut bien dire que le Tavini, habitué à une phraséologie indépendantiste dans l'opposition, peu au fait des dossiers, n'a pas pris la mesure de la tâche délicate du pilotage de notre système économique et social.
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Par Noindep,
mercredi 13 décembre 2006 à 10:29 :: General
La motion de censure déposée à l'encontre du gouvernement TEMARU a été votée avec 29 voix pour, il y a quelques instants. Les conseillers UPLD n'étant pas présents.
Tout reste à savoir comment le gouvernement TEMARU va quitter la présidence, et si c'est sur l'autel du respect des pratiques démocratiques qu'il quittera le palais présidentiel. Les paris sont ouverts.
Le 21 décembre prochain, un nouveau président sera élu par ses pairs. Qui sera cet homme de la continuité, ou du renouveau, cet homme qui aura la lourde tâche de définir le sens de cette action devant l'assemblée populaire, et d'instaurer un nouveau gouvernement à l'image des besoins réels du pays ?
Il serait souhaitable que ce gouvernement soit représentatif du suffrage pour qu'il ne souffre pas d'un vécu trop succinct.
A suivre...
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mardi 12 décembre 2006
Par Noindep,
mardi 12 décembre 2006 à 07:45 :: General
Vous en avez rêvé, ils l'ont fait. C'est fait, la motion de censure, mettant fin au mandat du gouvernement, a été déposé hier sur le bureau du président de l'Assemblée, qui d'ailleurs, paraît sceptique quant à l'efficacité effective de ce nouveau couperet politique. Mais quelle tête va t-il trancher ?
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lundi 11 décembre 2006
Par Roland,
lundi 11 décembre 2006 à 19:12 :: General
Les écarts se creusent entre riches et pauvres. Ils sont la force de Temaru. Sans une politique sociale réelle, les instigateurs de la motion vont dans le mur.
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Par Pépé Tama,
lundi 11 décembre 2006 à 08:06 :: General
Dans le souci de vous informer et de vous permettre de réagir aux derniers évènements politiques, nous publions le contenu de la motion de censure déposée par la plate-forme autonomiste. Sans préjuger de la suite des évènements, nous vous laissons l'opportunité de réagir, sans passion inutile et sans insulte ou provocation, s'il vous plait, à son contenu.
A ceux qui ne respecteraient pas les nouvelles règles du jeu fixées par Peter, nous vous disons de ne pas déployer une énergie négative inutile, puisqu'un éventuel commentaire insultant ou provocateur, n'ayant que pour seul but de polluer le débat, ne serait pas diffusé. Merci d'avance.
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dimanche 10 décembre 2006
Par Peter,
dimanche 10 décembre 2006 à 19:47 :: General
Et si on arrêtait Politita? C'est vrai, quoi! Nous ne sommes qu'une petite bande prêchant, au mieux, le débat sain, au pire, des incitateurs à la polémique. De plus, nos études ne se font pas toutes seules. De plus en plus de mécontents se font entendre dans les commentaires.
Pourtant, arrêter Politita serait à mon avis une erreur, si ce n'est une faute. Lancer une idée, péter plus haut que son cul et ensuite dire "nous, on arrête parce qu'il y a des méchants vilains qui nous embêtent ..." n'est ni responsable, ni adulte. Jeune, oui, lâche, non. On a décidé d'ouvrir nos gueules, on assume. On ne se taira pas parce que certains ne sont pas contents qu'on ne pense pas comme eux.
Alors, on va faire simple et court: on censure! Tout simplement. Les personnes venant régulièrement moquer Politita et ses lecteurs comme des adeptes de l'auto-satisfaction pourront s'en donner à coeur joie. Nous acceptons les critiques sur le fond, et parfois sur la forme. Mais lorsque ces critiques ne seront que des invitations à la polémique, hop! censure!
Vous trouvez que Politita est une vaste fumisterie doublée d'un ton pseudo-intellectuel qui se la pète? Grand bien vous en fasse, créez votre blog ou votre forum, ou allez sur ceux déjà existants, et criez à quel point nous ne sommes que des clowns qui se la jouent. Rien ne vous en empêche. Mais n'espérez plus pouvoir cracher votre fiel ici.
La censure n'est pas une solution, mais la démocratie donnée à des ânes ne donnera jamais une république. Nous souhaitons instaurer le débat comme habitude et faire émerger des idées de ce débat.
Ite, missa est.
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Par Noindep,
dimanche 10 décembre 2006 à 13:12 :: General
« L'avenir est quelque chose qui se surmonte. On ne subit pas l'avenir, on le fait. ». Georges Bernanos connaissait déjà la faiblesse de l’homme à se résoudre à la fatalité. Le confort pousse au fatalisme, Nicole Bouteau est aujourd’hui aux avant postes du prochain changement, elle attend le passage de la providence.
Bref, elle surgit de nulle part à chaque fois, pour pointer du doigt la délinquance des hommes aux pouvoirs. Après Flosse, elle s’attaque au père Oscar. Voici la spécialité de l’animal qui appelle au regroupement de ses pairs, après les avoir poignardé délibérément dans le dos.
On ne peut guère rester insensible devant un tel élan pour convertir la démocratie en la servante de ses désirs. La mère Nicole tente de raccourcir son deuil politique, et faire oublier les trois ans de réflexion qu’il lui a fallu pour avoir pris conscience de ses 5 secondes d’erreurs lors du glissement du vote dans l’urne. Le paresseux en resterait sans voix.
Nicole Bouteau, cette fée de la démocratie repart aujourd'hui à zéro avec l'expérience de l'échec et la volonté de rétablir l'ordre juste.
L'ordre juste serait d'abolir ce texte de prime majoritaire. Ce cancer démocratique, ce stratagème suicidaire, cet emblème de la victoire. Amputer le nouveau statut de cet article améliorera sans doute son rendement et son utilité et donnera une nouvelle chance aux perdants de 2004 « pour se refaire ». L’électeur sera donc de nouveau convoqué, soit pour sanctionner son propre vote de 2004, soit le conforter. « Un ordre juste oui, mais pour qui ? » dixit l’électeur.
Dans toute cette fracture démocratique, qui puise son sens dans des textes qui faussent la donne du suffrage, le Polynésien va mal. On lui dit que les choses vont mal, alors que, lorsqu'il regarde autour de lui, son quotidien se désaltère toujours par autant de liberté. C’est-à-dire que l'échec avéré que l'on ressent tous, n’est pas réel en soi. Il est au sous bassement des chiffres, à la frontière de l’irréel, exempt de toutes preuves matérielles. Agir donc pour faire réagir le peuple, passe par une traduction des vecteurs de l’échec de la gouvernance actuelle. Et c’est sûrement pas en le leur disant, que le gouvernement de Temaru éduque l’incompétence, mais en apprenant à cultiver une relation de confiance en parallèle à une république des idées au service de l’avenir Polynésien, et non à son dépens, que l’on réussira à reconquérir la confiance de l’électeur. Qui aura le courage d'abandonner ses beaux discours pour une parole sincère ?
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samedi 9 décembre 2006
Par lebop,
samedi 9 décembre 2006 à 18:48 :: Petite analyse
Les propos anti-français de Monsieur Ruben TEREMATE, qui ne sont que le dernier avatar de la banalisation voulue d'un discours séparatiste fondé sur l'exclusion, font enfin réagir les éditorialistes.Par nos différents billets et nos analyses sur le populisme, le culturalisme, le mythe d'une société agro-pastorale et l'autarcie insulaire à recréer, la relecture de l'histoire coloniale par ces représentants auto-proclamés des colonisés, nous discernions la construction sous nos yeux d'un discours en adéquation avec cette volonté de séparatisme. Tous ces thèmes n'étaient pas particulièrement abordés par les presse quotidienne et hebdomadaire. Mais nous constatons que les yeux s'ouvrent et c'est tant mieux. Car il vaut mieux affronter lucidement le poison que certains ont décidé de répandre insidieusement.
Je voudrais saluer, ici, les propos clairs et lucides de Monsieur Thierry DURIGNEUX publiés aujourd'hui dans la Dépêche de Tahiti. Je cite : " sa réflexion ( celle de Ruben TEREMATE) est venue rejoindre toutes celles qui mettent en cause, parfois sur le ton de l'injure, la réalité multiculturelle de la Polynésie française.
Faut-il désormais que les français rasent les murs... ? Faut-il que les chinois s'interrogent à leur tour sur leur légitimité à respirer l'air du Fenua ? Faudra-t-il, comme à Fidji, consacrer dans les institutions la suprématie de la majorité culturelle sur les minorités blanche et bridée ?
Poser ce type de questions fait toucher du doigt l'horreur d'un tel engrenage. Après avoir, en quelque sorte, banalisé l'idée de l'indépendance..., le pouvoir semble s'appliquer à rendre naturelle l'idée qu'une communauté puisse avoir plus de droits qu'une autre...
Si l'on continue comme celà... c'est une véritable fracture raciale qu'il faut craindre". Fin de citation.
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vendredi 8 décembre 2006
Par lebop,
vendredi 8 décembre 2006 à 19:22 :: Humour
Comme je l'ai énoncé dans un précédent billet, il ya quelques mois, je suis pour le principe de l'auto-détermination. En ce sens, je respecte tout à fait les peuples qui veulent choisir librement leur destin. Le Fenua Economie, que vous pouvez trouver dans tous les bons kiosques, a donné une illustration particulièrement parlante de ce principe.
En ce qui concerne les territoires autonomes américains, l'exemple des Samoa américaines est particulièrement édifiant : au mois de mai 2006, ce territoire a officiellement réitéré sa demande d'être enfin rayé de la liste des pays à décoloniser des Nations Unies. Un seul peuple samoan, deux statuts différents et, celui sous "tutelle" refuse d'être décolonisé. Diantre, les Etats-Unis seraient-ils encore plus pervers envers leurs colonisés que la France ? Mais pourquoi ces samoans acculturés vont-ils, comme celà, à rebours du sens de l'histoire ? Seraient-ils masochistes ? Ne devraient-ils pas être fiers de rejoindre leurs frères indépendants des vrais Samoa d'à côté ? Sont-ils aveugles ou sourds ?
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jeudi 7 décembre 2006
Par lebop,
jeudi 7 décembre 2006 à 19:50 :: General
La succession de propos allusifs, voire franchement racistes, en tahitien, propos qui flattent la xénophobie de la base radicale du Tavini, démontre bien qu'il ne s'agit pas d'une maladresse de tel ou tel membre de l'Union pour la Démocratie ( sic), mais bien d'une stratégie concertée visant à instiller le venin de la division et de l'exclusion au sein de notre société pluriethnique. La volonté de séparatisme n'est plus seulement exercée au plan institutionnel, mais elle déborde aussi dans la vie quotidienne,dans la cohabitation pacifique des populations, dans la vie économique et l'emploi, comme on l'a vu avec la loi de pays sur la protection de l'emploi local.
Cette pression montante et insidieuse, aussi illustrée par l'exclusivisme linguistique de Jacqui Drollet qui vise, là aussi, à exclure, tranche avec la stratégie "attrape-tout" d'avant les élections où ces gens là se faisaient doux comme des agneaux. Rappelez-vous cette profession de foi de l'UPLD qui n'osait même pas parler d'indépendance, mais de "pleine autonomie". Une Union qui clamait aux bons citoyens que ce mandat ci ne visait qu'a mettre en place une bonne gouvernance, économe, vertueuse, soucieuse du bien public et de la concorde entre les polynésiens.L'indépendance, on n'en parlerait que dans 10,15, 20 ans ! Dire que des personnalités politiques se sont aussi laissées bercer par ces belles paroles. Dommage que Nicole BOUTEAU et Philip SCHYLLE aient prêté leur bonne foi ou leur angélisme, lors d'un moment stratégique, à ces loups qui se déguisaient en agneaux pour mieux attirer les naïfs et les crédules. Il se sont d'ailleurs servis de ces autonomistes comme des strapontins bons à jeter quand ils n'avaient plus besoin d'eux.
On voit bien que toutes ces belles paroles n'étaient que poudre aux yeux. Combien d'entre nous se sont fait berner et regrettent maintenant d'avoir fait rentrer les loups dans la bergerie. Maintenant, ces loups, solidaires, chassent en meute, s'en donnent à coeur joie et en pleine lumière. Les incidents se multiplient au sein de l'enceinte de l'Assemblée et les accrochages sont de plus en plus violents, car les instincts les plus primaires d'un populisme écervelé remontent à la surface.Plus d'auto censure et de morale : quel spectacle pitoyable pour nous, citoyens ou futurs citoyens !
Les vrais autonomistes , les vrais républicains doivent arrêter de faire preuve de candeur et de se diviser sur des questions secondaires. L'heure n'est plus à des débats artificiels ou aux finasseries entre les diverses sensibilités autonomistes. La division crée le règne des séparatistes. Monsieur Tony GEROS parle maintenant "d'ennemis", terme très catholique pour un pratiquant comme lui, mais qui est, en soi, très révélateur. La stratégie de la terre brulée est en marche et elle va s'amplifier. Face à ce danger pour la démocratie, il est temps que les autonomistes s'unissent, car le combat à venir sera dur. Leur union politique créera aussi l'union d'une large partie de la population. Il faudra faire preuve de vigilance et de courage pour ne rien laisser passer. Il faudra éradiquer la haine et l'illusion. Il faudra aussi que l'Etat ne transige pas sur les règles de l'état de droit, car actuellement, son silence est considéré comme de la mollesse. Et les séparatistes parient sur l'absence de réaction de ce même Etat pour pousser les pions de leur nationalisme xénophobe. Il faut que les autonomistes s'unissent pour dire : "çà suffit".
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mercredi 6 décembre 2006
Par lebop,
mercredi 6 décembre 2006 à 18:47 :: General
Pour ceux qui voudraient nous faire croire à un "sens de l'histoire" et que l'indépendance succède inéluctablement à l'autonomie, la réalité de nombreuses communautés dans le monde développé, notamment en Europe, vient apporter un démenti formel. Il n'y a qu'à observer la réalité du Royaume-Uni avec l'Ecosse et le pays de Galles, de l'Espagne avec la Catalogne ou le Pays Basque, les "Lander" d'Allemagne, la montée en puissance des régions en France métropolitaine.... Malgré les particularités de toutes ces entités issues de l'histoire propre des pays concernés, ces communautés disposent toutes d'une large autonomie au sein d'une communauté plus vaste. L'une ne s'oppose pas à l'autre. Elle entretiennent des relations de complémentarité, de solidarité, de "subsidiarité" dans le cadre d'un dialogue toujours renouvelé, mais en ayant conscience, ensemble, qu'il y a une limite à ne pas franchir : celle de la séparation.
Ainsi de "l'Estatut d'Autonomia de Catalunya". La Catalogne autonome : voilà une région puissante, dynamique, ayant pour capitale Barcelone, ville particulièrement attractive, en pleine expansion et qui attire la jeunesse européenne . La "généralitat" catalane maitrise une partie de sa fiscalité ( pas la totalité comme c'est le cas pour la Polynésie française), elle dispose des compétences propres dans le domaine de l'institution judiciaire, l'éducation, la gestion des infrastructures, dans le domaine linguistique...Lui sera même reconnue une "nationalité" ( terme différent de celui de "nation"). Par contre l'action extérieure relève de l'Etat espagnol.
Comparé à ce statut, le statut d'autonomie de la Polynésie française est particulièrement bien avancé. Nous n'avons pas à en rougir, bien au contraire. Et pourtant, la Catalogne est une communauté bien plus importante que la communauté polynésienne par la taille, le nombre d'habitants, la puissance économique, le niveau de développement social, les ressources humaines ou technologiques...
Face à ces autonomies régionales, le premier ministre socialiste Zapatero parle volontiers "d'Espagne plurielle". Notre autonomie est aussi l'expression d'une "France plurielle" : nous exprimons notre pleine identité, nous gérons nos affaires internes dans le cadre d'une démocratie de proximité (Pays, communes...) et d'une administration territoriale et communale. Nous avons des institutions propres ( Président, Gouvernement, Assemblée, CESC) bien identifiées. Nous sommes un territoire douanier et fiscal distinct de celui de la France métropolitaine. A côté du français, langue officielle, le reo maohi est pleinement reconnu.Nous avons même des compétences dans le domaine de l'action extérieure.
Ce régime d'autonomie est, à mon sens, un état optimal, conforme à nos capacités et à nos possibilités, notamment au plan de nos ressources naturelles. Tout en ayant pleine latitude pour valoriser nos atouts, assumer notre développement et exprimer notre identité culturelle, nous pouvons compter sur la solidarité d'une communauté plus large qui nous fait bénéficier d'une puissance respectée dans le monde. Qui plus est, cette puissance,la France, reconnue comme traditionnellement généreuse par les autres pays, est elle-même partie intégrante de la première puissance commerciale du monde, à savoir l'Union européenne.
Quand on est guidé par la principe de réalité et par la raison, que demander de plus ? Que demander de mieux ?
L'autonomie est notre présent et aussi notre avenir.
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lundi 4 décembre 2006
Par Lagon,
lundi 4 décembre 2006 à 18:48 :: Petite analyse
Toute élection , quelle qu' en soit la nature et l' importance, est par définition un test : il est difficile me semble-t-il de prouver le contraire .
Ainsi , en mai 2004 puis février 2005 , deux tests avaient permis l' avénement démocratique d' un nouveau pouvoir désireux aujourd' hui , par la voix de son Président ( on n' a donc aucune raison d' en douter ) , d' obtenir " l' indépendance avant 2010 " .
Le test de Papenoo n' a bien sûr qu' une valeur relative ; c' est un mini-test .
Il ne porte d' ailleurs que sur une partie des Conseillers , et l' on sait par ailleurs qu' une municipale se joue très souvent en fonction de l' aura du candidat dans sa commune . Les convictions politiques viennent après .
Il a toutefois permis de constater qu' à Papenoo la population a rendu la majorité à l' ancien Maire autonomiste , qui appartient au parti d' opposition très largement majoritaire en sièges à l' assemblée , et majoritaire en voix dans le Pays , sauf erreur de ma part.
On peut également constater que ce mini-test a consisté en un affrontement entre deux blocs , le troisième parti , autonomiste , ayant obtenu moins de 80 voix .
A souligner enfin , c'est important, que cette élection à mi- mandat n' a pas profité au sortant , contrairement à ce qu' on observe en général .
A Papenoo , donc , les électeurs se sont écartés de l' équipe en place , une logique binaire continue à prévaloir , et le Tahoeraa possède ( les chiffres, et eux seuls , le prouvent ) , une audience majoritaire dans l' opinion .
Deux remarques encore : si le score obtenu par l' Upld reste très significatif et correspond donc à une réalité dont il convient de prendre bonne note , le contexte donne à cette élection partielle, la première depuis février 2005 , une importance particulière .
Il sera intéressant de constater à l' occasion des échéances à venir si le mini-test de Papenoo correspond à une tendance lourde , ou n' est qu' épiphénomène .
Qu' en pensez - vous ?
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dimanche 3 décembre 2006
Par lebop,
dimanche 3 décembre 2006 à 09:13 :: Petite analyse
Pour garantir l’équilibre de son budget pour 2007, le gouvernement va ponctionner sur le budget des opérateurs de télécommunication en activité la somme totale de 2,38 milliards de francs pacifiques, se décomposant en 880 millions de francs pacifiques, pour l’Office des postes et télécommunications, et 1,5 milliard de francs pacifiques, pour la société Tikiphone.
Pour réaliser ce prélèvement, l'Assemblée a approuvé un projet de loi du Pays instaurant un « droit d’utilisation des ressources de numérotation téléphonique », c’est à dire une taxe sur l’allocation par le Pays des numéros ou blocs de numéros nécessaires à l’identification de différents services téléphoniques, tels les urgences ou les pompiers, et des abonnés des différents opérateurs, et à leur connexion entre eux.
Après le nouvel impôt nouveau perçu sur les plus values immobilières, c'est une illustration du fait qu’Oscar Temaru a menti aux Polynésiens en prétendant qu’il n’alourdirait pas le nombre des impôts mis en recouvrement en 2007. Or, nous nous trouvons bien aujourd’hui en face d’une fiscalité nouvelle qui, bien que pesant sur le budget des opérateurs téléphoniques, traduit un alourdissement du volume global des prélèvements fiscaux.
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vendredi 1 décembre 2006
Par lebop,
vendredi 1 décembre 2006 à 18:52 :: General
Le projet de budget 2007 résume bien la gouvernance taui : un tifaifai sans queue ni tête, où même l'un des deux seuls intellectuels du gouvernement, le Vice-Président Jacqui DROLLET, est incapable de nous en faire une synthèse intelligible. Quelle est la stratégie globale ? Quels sont les objectifs et les résultats attendus ? Quels sont les principes d'action ? Quels sont les principaux axes thématiques ? Quelles sont les priorités en matière d'investissement ? Pourquoi les dépenses de fonctionnement vont-elles encore augmenter après le niveau record déjà atteint en 2006 ? Pourquoi le gouvernement n'a-t-il pas réduit son train de vie, contrairement aux engagements de campagne pris devant les polynésiens ? ... Autant de questions sans réponses.
Pire : de nouveaux impôts apparaissent contrairement aux récentes déclarations du Président et du Vice-Président ( " il n'y aura pas de nouvelles taxes"). Et "l'innovation" a consisté à ponctionner des sommes considérables dans les caisses des établissements publics et à prévoir un montant d'emprunts record pour l'année 2007.A moins que ces emprunts ne soit qu'un stratagème pour équilibrer artificiellement des dépenses qui dérapent et masquer l'absence de marges de manoeuvre pour autofinancer le budget d'investissement.
La majorité UPLD, en rackettant de la sorte les établissements publics, met gravement à mal leur capacité d'investissement futur. On peut dire adieu au cable transocéanique à haut débit, à la baisse des notes de téléphone et à la concurrence dans la téléphonie mobile pour cause, entre autres, de taxation des numéros de téléphone.
Les investissements ne respectent pas les grands équilibres démographiques de notre Pays et ne répondent pas aux criants besoins d'infrastructure de Tahiti, île qui concentre, rappelons le, plus des deux tiers de la population. Nouvelles infrastructures routières, assainissement de la zone urbaine, aménagement du front de mer, aménagement de la zone de Faratea, programme de logement social...Rien de tout celà ne nous est annoncé.
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