Archive for November 23rd, 2006
Des mois décisifs ?
Je ne suis pas sûr qu’ il s’ agisse d’ humour .
DE L’USAGE EXCLUSIF DE LA LANGUE TAHITIENNE PAR JACQUI DROLLET
Jacqui DROLLET a décidé de parler “exclusivement” la langue tahitienne à l’Assemblée de la Polynésie française.Outre le fait de ne pas respecter la Loi et de provoquer inutilement l’Etat, ce procédé relève du plus profond mépris vis à vis des représentants de la population qui souhaitent participer intégralement aux débats de cette institution et qui n’ont qu’un seul défaut, celui de respecter les lois et les institutions d’un Pays autonome. Car ces représentants sont justement mandatés par la population pour la représenter et défendre ce qu’ils estiment être son intérêt.Or, le Vice-Président les empêche de faire correctement leur travail, malgré toute leur bonne volonté en créant délibérément une “incommunicabilité”.Au lieu de rassembler, il divise d’une manière particulièrement mesquine et inutile.Quelle leçon de citoyenneté, de civisme et de laïcité il adresse à notre population et à nos enfants !
Cette idéologie d’exclusion foule aux pieds nos institutions actuelles. En effet, jusqu’à nouvel ordre, nous sommes encore dans un régime d’autonomie au sein de la République française. Et comble du comble, ceux des représentants qui veulent respecter la loi républicaine sont niés par ceux qui la violent par un tel comportement. Et cette action, que les défenseurs de l’UPLD se rassurent, n’était pourtant pas annoncée dans sa profession de foi…
Il est aussi pour le moins piquant que Monsieur DROLLET veuille imposer aux élus marquisiens, mangaréviens et paumotu, son “monolinguisme tahitiano-tahitien”, alors que son collègue ministre de l’éducation parle dans le même temps de bilinguisme ou de trilinguisme…. Quelle preuve de cohérence gouvernementale par celui-là même qui en est chargé !
Est-ce une manière pour lui de se libérer de la frustration de s’être aplati devant les revendications des iliens, d’avoir avalé de grosses couleuvres, mangé son chapeau et rangé aux vestiaires toutes les idées qui lui tenaient à coeur dans son projet de budget ? Quel drôle de défoulement et de revanche.
En supposant que Monsieur DROLLET veuille continuer longtemps à s’assoir sur la loi républicaine, il serait urgent que l’Assemblée de Polynésie française mette en place un service d’interprétariat, à l’instar de ce qui se passe, toutes proportions gardées, au Parlement européen. Celà fera encore des dépenses inutiles, mais au point où on en est, le Pays n’est pas à quelques dizaines de millions de F CFP près, n’est ce pas ?