La culture maohi .

Par Lagon • 6 November 2006

Je prends un risque, en évoquant ce sujet .

Pas facile d’ aborder cette question, car les risques de dérapage incontrôlé sont grands chez celui qui écrit et ceux qui répondent. Il est vrai que dans tout échange le risque existe…alors on y va….et je vous remercie de rester courtois dans le débat ( avec moi si vous en avez envie, mais surtout avec les autres commentateurs ).

Des traditions fortes existent en Polynésie française , il existe personne ne peut le nier une spécificité ( ici on ne voit pas nécessairement tout avec le même regard qu’ un citoyen chinois, américain, russe ou algérien ). Il y a des particularités, des traditions, et des regards parfois différents je le répète, par exemple l’ approche au temps qui passe…C’est fort intéressant, et enrichissant . Il y eut également une langue, à nouveau étudiée depuis quelques années . On peut constater sans polémiquer qu’ il ne s’ agit pas d’ une langue véhicule, à l’ image de l’ anglais ou du français. Toutes ces traditions sont respectables et je ne suis pas en train de ” noyer le poisson” , on va le voir.

Il est non moins vrai, et c’ est un phénomène universel, que ce qu’ on appelle la mondialisation tend à faire disparaître ces traditions au profit de certaine standardisation. Cela est un fait. Ce fait touche tous les pays.

Il est vrai que le danger existe d’ un monde dominé par le profit, l’ argent , au détriment de l’ individu .

Toutefois on ne peut nier que des avancées considérables en tous domaines ont été réalisées depuis quelques décennies : médecine, domaine de la protection sociale, communication, installation de régimes démocratiques, et j’ en passe…. La Polynésie française, Pays démocratique, en bénéficie.

Dans ces conditions il serait je crois ridicule ( je ne demande qu’ à être convaincu du contraire ) de renvoyer dos à dos mondialisation et tradition. Des risques existent, ils sont réels : 1- celui d’ un affrontement violent. 2- celui d’ une disparition des traditions . 3- celui d’ une victoire radicale d’ un modèle qui est susceptible de détruire la nature ( donc l’ homme : je songe à la pollution….on dit que dans moins de 40 ans 30% des espèces de poissons auront disparu …) et de tranformer l’ homme en esclave heureux des temps modernes.

La recherche d’ un équilibre est certainement une bonne chose , c’est vrai pour la planète tout entière, donc pour la Polynésie française et ses 250000 habitants , qui veulent légitimement aller de l’ avant pour continuer à bénéficier des avancées positives du ” progrès “, tout en souhaitant préserver leur spécificité , une spécificité qu’ ils possèdent.


Si ce blog était un blog politique, je dirais que l’ autonomie est LA solution . Je ne le dirai pas….pour éviter certaines possibles incompréhensions ( en fait j’ entends par ” autonomie ” l’ ouverture aux autres et au monde pour rester soi- même, se réaliser , donc évoluer…. passons ). Je pense que l’ équilibre à trouver est propre à chaque ” région ” du monde. , et nécessite donc une approche spécifique .

N’ ayant pas les compétences nécessaires pour me substituer aux décideurs, et n’ étant pas habilité à le faire, je vous passe le témoin. Merci à vous de faire des propositions qui s’ inscrivent dans la fourchette possible / souhaitable .

J’ espère n’ avoir pas ” dérapé ” , et souhaite que cet état d’ esprit soit le vôtre.

Commentaires

Par sunny walker le 6 November 2006 at 21:49

très bonne synthèse lagon,
tout est dit , ben je n’ai rien à rajouter, bravo.
faudra maintenant veiller à ce que ces voeux soient appliqués dans la réalité, ce sera une autre paire de manche….

Par gerald le 7 November 2006 at 5:26

Merci Lagon pour ce post.

Tout d’abord, je me dois de citer une conception personnelle, mais qui pour moi à valeur d’absolu : toute forme de vie ou toute espèce (au sens génétique du mot), toute forme de culture (au sens des cultures humaines) est un capital irremplaçable qui a mis des milliers, voire des millions d’années à s’élaborer et que nous devons léguer intact à nos descendants. Nous ne sommes pas propriétaire de la planète et de son contenu en termes de vie et de culture, nous ne faisons que l’emprunter à nos descendants.

Ceci est une conception idéalisée bien sûr, qui pour moi matérialise le respect que nous devons à toute culture et à tout être vivant.

Néanmoins, nous ne pouvons imposer à un enfant la culture de ses pères et grands-pères, s’il décide d’en choisir une autre. Ainsi des cultures disparaissent, non par l’effet dévastateur des missionnaires ou d’une force externe, mais par les seules lumières de la société de consommation et de la modernité.

La seule façon pour qu’un enfant choisisse de maintenir la culture reçue de ses parents ou de sa tradition, c’est qu’il en ressente une fierté, une utilité et/ou un sentiment d’appartenance.

Fierté, utilité et/ou sentiment d’appartenance, sont les mots clés pour la maintenance, mais aussi la création de cultures. L’homme est un animal social, très peu d’humains peuvent vivre de manière solitaire, l’homme a besoin des autres, il a besoin de s’identifier à un groupe, à une tribu, à un ensemble de facteurs qui en s’élaborant deviennent des cultures et définissent l’appartenance.

Parmi ses facteurs, il y a la langue (communication explicite et implicite), la religion ou les croyances (identité cosmologique, mythologique et rituelle) et le mode de vie (qui englobent tous les actes de la vie quotidienne, de la façon de se saluer à la manière de parler, de la manière de se vêtir aux traditions gastronomiques).

Même dans les banlieues de Paris ou les favélas de Sao Paolo oubliées de Dieu et des pouvoirs publics, les jeunes se recréent une identité, tous chaussés des mêmes baskets, avec les mêmes casquettes et les mêmes jeans , ils attrapent le même accent, la même façon de s’exprimer et de réagir et ce, malgré la diversité des origines ethniques, religieuses et culturelles de leurs parents.

Mondialisation : c’est vrai, (tout le monde a des nike’s aux pieds et mange au MacDo). Néanmoins, il y a un besoin identitaire et un besoin de se différencier d’un côté, et un besoin d’appartenir de l’autre.

Car une culture change, elle se modèle, elle s’adapte, elle évolue, elle est liée à son environnement, elle n’est jamais complètement figée. Les cultures sont des systèmes dynamiques.

Fierté ou sentiment d’appartenance, disions nous précédemment, encore faut-il que ceci ne soit pas récupéré par des marchands d’illusions qui utilisent ce désir identitaire de l’humain pour des buts moins avouables, en flattant les aspects les plus négatifs de l’homme, son rejet de la différence, sa peur de l’autre, son racisme, son besoin d’attribuer ses propres erreurs aux autres, son instinct territorial, son désir de conquête.

Méfions nous aussi de la fausse préservation culturelle que peut parfois représenter le folklore conservé à des fins purement utilitaires (offrir du spectacle à des touristes), mais complètement vidé de son contenu spirituel ou religieux, ainsi que des rites, légendes et traditions qui l’accompagnent.

Il n’y a pas de vraie conservation culturelle, sans la conservation linguistique, la langue est l’un de piliers fondamentaux de la culture. Maintenant qui dit conservation linguistique, dit création d’une académie qui fixe les règles, définit le vocabulaire et la grammaire, permet l’enseignement. Dans le cadre de la Polynésie française seul le reo tahiti fait l’objet d’une structure académique, quid des autres « reo » (Marquises, Gambier, Tuamotu, etc..) . Maintenant, les langues aussi sont évolutives et le français d’aujourd’hui, n’est plus le français du XV° siècle.

Par gerald le 7 November 2006 at 5:26

Merci Lagon pour ce post.

Tout d’abord, je me dois de citer une conception personnelle, mais qui pour moi à valeur d’absolu : toute forme de vie ou toute espèce (au sens génétique du mot), toute forme de culture (au sens des cultures humaines) est un capital irremplaçable qui a mis des milliers, voire des millions d’années à s’élaborer et que nous devons léguer intact à nos descendants. Nous ne sommes pas propriétaire de la planète et de son contenu en termes de vie et de culture, nous ne faisons que l’emprunter à nos descendants.

Ceci est une conception idéalisée bien sûr, qui pour moi matérialise le respect que nous devons à toute culture et à tout être vivant.

Néanmoins, nous ne pouvons imposer à un enfant la culture de ses pères et grands-pères, s’il décide d’en choisir une autre. Ainsi des cultures disparaissent, non par l’effet dévastateur des missionnaires ou d’une force externe, mais par les seules lumières de la société de consommation et de la modernité.

La seule façon pour qu’un enfant choisisse de maintenir la culture reçue de ses parents ou de sa tradition, c’est qu’il en ressente une fierté, une utilité et/ou un sentiment d’appartenance.

Fierté, utilité et/ou sentiment d’appartenance, sont les mots clés pour la maintenance, mais aussi la création de cultures. L’homme est un animal social, très peu d’humains peuvent vivre de manière solitaire, l’homme a besoin des autres, il a besoin de s’identifier à un groupe, à une tribu, à un ensemble de facteurs qui en s’élaborant deviennent des cultures et définissent l’appartenance.

Parmi ses facteurs, il y a la langue (communication explicite et implicite), la religion ou les croyances (identité cosmologique, mythologique et rituelle) et le mode de vie (qui englobent tous les actes de la vie quotidienne, de la façon de se saluer à la manière de parler, de la manière de se vêtir aux traditions gastronomiques).

Même dans les banlieues de Paris ou les favélas de Sao Paolo oubliées de Dieu et des pouvoirs publics, les jeunes se recréent une identité, tous chaussés des mêmes baskets, avec les mêmes casquettes et les mêmes jeans , ils attrapent le même accent, la même façon de s’exprimer et de réagir et ce, malgré la diversité des origines ethniques, religieuses et culturelles de leurs parents.

Mondialisation : c’est vrai, (tout le monde a des nike’s aux pieds et mange au MacDo). Néanmoins, il y a un besoin identitaire et un besoin de se différencier d’un côté, et un besoin d’appartenir de l’autre.

Car une culture change, elle se modèle, elle s’adapte, elle évolue, elle est liée à son environnement, elle n’est jamais complètement figée. Les cultures sont des systèmes dynamiques.

Fierté ou sentiment d’appartenance, disions nous précédemment, encore faut-il que ceci ne soit pas récupéré par des marchands d’illusions qui utilisent ce désir identitaire de l’humain pour des buts moins avouables, en flattant les aspects les plus négatifs de l’homme, son rejet de la différence, sa peur de l’autre, son racisme, son besoin d’attribuer ses propres erreurs aux autres, son instinct territorial, son désir de conquête.

Méfions nous aussi de la fausse préservation culturelle que peut parfois représenter le folklore conservé à des fins purement utilitaires (offrir du spectacle à des touristes), mais complètement vidé de son contenu spirituel ou religieux, ainsi que des rites, légendes et traditions qui l’accompagnent.

Il n’y a pas de vraie conservation culturelle, sans la conservation linguistique, la langue est l’un de piliers fondamentaux de la culture. Maintenant qui dit conservation linguistique, dit création d’une académie qui fixe les règles, définit le vocabulaire et la grammaire, permet l’enseignement. Dans le cadre de la Polynésie française seul le reo tahiti fait l’objet d’une structure académique, quid des autres « reo » (Marquises, Gambier, Tuamotu, etc..) . Maintenant, les langues aussi sont évolutives et le français d’aujourd’hui, n’est plus le français du XV° siècle.

Par sunny walker le 7 November 2006 at 9:03

cependant lagon, l’allusion que tu fais ici:<< Si ce blog était un blog politique, je dirais que l’ autonomie est LA solution . Je ne le dirai pas….pour éviter certaines possibles incompréhensions ( en fait j’ entends par " autonomie " l’ ouverture aux autres et au monde pour rester soi- même, se réaliser , donc évoluer…. passons ). Je pense que l’ équilibre à trouver est propre à chaque " région " du monde. , et nécessite donc une approche spécifique .>> risque d’enfermer voir de déporter le débat vers un autre terrain mainte fois foulé mais jamais réellement sondé, je veux dire par là que la majorité des débatteurs restent sur des considérations trop politicianistes(dépourvu de bonne fois) ou rétrogrades, pour ce qui est de l’indépendance en tout cas,et à ce titre il n’est pas inutile de nous rappeller qu’il y a 30ans (une génération à peine) le concept d’autonomie était carrement diabolisé par l’actuel papa de l’autonomie, tout ça pour dire que, je trouve un peu malhonnète de continuer à laisser entendre que le concept de l’indépendance c’est l’enfermement sur soi, le racisme etc..
du coup les débats restent sur des considérations surréalistes et finalement improductif(on tourne en rond), faut pas s’étonner alors de voir nos politiciens, de quelque bord que ce soit, faire de la surenchères et virevolter d’un camp à l’autre.

Par sunny walker le 7 November 2006 at 9:03

cependant lagon, l’allusion que tu fais ici:<< Si ce blog était un blog politique, je dirais que l’ autonomie est LA solution . Je ne le dirai pas….pour éviter certaines possibles incompréhensions ( en fait j’ entends par " autonomie " l’ ouverture aux autres et au monde pour rester soi- même, se réaliser , donc évoluer…. passons ). Je pense que l’ équilibre à trouver est propre à chaque " région " du monde. , et nécessite donc une approche spécifique .>> risque d’enfermer voir de déporter le débat vers un autre terrain mainte fois foulé mais jamais réellement sondé, je veux dire par là que la majorité des débatteurs restent sur des considérations trop politicianistes(dépourvu de bonne fois) ou rétrogrades, pour ce qui est de l’indépendance en tout cas,et à ce titre il n’est pas inutile de nous rappeller qu’il y a 30ans (une génération à peine) le concept d’autonomie était carrement diabolisé par l’actuel papa de l’autonomie, tout ça pour dire que, je trouve un peu malhonnète de continuer à laisser entendre que le concept de l’indépendance c’est l’enfermement sur soi, le racisme etc..
du coup les débats restent sur des considérations surréalistes et finalement improductif(on tourne en rond), faut pas s’étonner alors de voir nos politiciens, de quelque bord que ce soit, faire de la surenchères et virevolter d’un camp à l’autre.

Décidément….En précisant donc que ce blog n’ était pas " politicien ", je veux dire celui de tel ou tel parti , je voulais éviter le débat politicien autonomie / indépendance.
Reste à savoir si c’ est possible.
Dans mon billet, d’ ailleurs, je n’ ai jamais assimilé indépendance à ce que tu dis, Sunny Walker …tu interprètes à ta façon….c’est dommage.
Je suis désolé de ne pas avoir été clair, bien que, Sunny Walker, tu écrives un peu plus tôt que tu partages totalement mon point de vue….
Il faudrait savoir…
On aura compris je l’ espère que je faisais allusion à l’ autonomie de la pensée . J’ en resterai là à ce sujet pour éviter toute perte de temps pour les uns et les autres. Revenons donc au problème posé, et à la recherche de l’ équilibre !
C’est la question que j’ ai posée….

Décidément….En précisant donc que ce blog n’ était pas " politicien ", je veux dire celui de tel ou tel parti , je voulais éviter le débat politicien autonomie / indépendance.
Reste à savoir si c’ est possible.
Dans mon billet, d’ ailleurs, je n’ ai jamais assimilé indépendance à ce que tu dis, Sunny Walker …tu interprètes à ta façon….c’est dommage.
Je suis désolé de ne pas avoir été clair, bien que, Sunny Walker, tu écrives un peu plus tôt que tu partages totalement mon point de vue….
Il faudrait savoir…
On aura compris je l’ espère que je faisais allusion à l’ autonomie de la pensée . J’ en resterai là à ce sujet pour éviter toute perte de temps pour les uns et les autres. Revenons donc au problème posé, et à la recherche de l’ équilibre !
C’est la question que j’ ai posée….

Par Pukarua le 7 November 2006 at 11:37

Kura ora!
Bravo Lagon pour ton billet! Très bonne analyse, félicitations.
A propos de mondialisation, effectivement, elle est réelle et présente devant nous.
Quelqu’un me disait: si tu refuses la mondialisation,… ne t’en fais pas elle viendra vers toi! Comment s’adapter à cette nouvelle donne? C’est la problématique de nos dirigeants locaux.
Les débats politiques aujourd’hui ne s’appuyent uniquement sur ce qui se passe autour d’un slogan "comment sauver mon siège". Ils ne nous donnent aucune visibilité du positionnement de la PF face à la mondialisation! Devons- nous nous isoler de la région?,de la France, de l’Europe? La vision géo-politique de nos dirigeants est totalement absente ….."mea huru toreu te paogo i muri mai"….
Il faut agir sur le plan institutionel rapidement! Et là Lagon, je suis désolé, tu n’as ni noyer le poisson ni déraper,mais seulement fais des vaguelette en affirmant: l’autonomie c’est LA solution! Je dirai c’est le début dun processus qu’il faut améliorer rapidement.
Certe, il n’est nullement question de s’isoler! Au risque de se faire bouffer par les grosses tentacules qui arrivent à grand pas d’asie pour ne pas citer la Chine.
Observez les accords passés en Afrique, et déjà dans la région de Pacifique.

Par Pukarua le 7 November 2006 at 11:37

Kura ora!
Bravo Lagon pour ton billet! Très bonne analyse, félicitations.
A propos de mondialisation, effectivement, elle est réelle et présente devant nous.
Quelqu’un me disait: si tu refuses la mondialisation,… ne t’en fais pas elle viendra vers toi! Comment s’adapter à cette nouvelle donne? C’est la problématique de nos dirigeants locaux.
Les débats politiques aujourd’hui ne s’appuyent uniquement sur ce qui se passe autour d’un slogan "comment sauver mon siège". Ils ne nous donnent aucune visibilité du positionnement de la PF face à la mondialisation! Devons- nous nous isoler de la région?,de la France, de l’Europe? La vision géo-politique de nos dirigeants est totalement absente ….."mea huru toreu te paogo i muri mai"….
Il faut agir sur le plan institutionel rapidement! Et là Lagon, je suis désolé, tu n’as ni noyer le poisson ni déraper,mais seulement fais des vaguelette en affirmant: l’autonomie c’est LA solution! Je dirai c’est le début dun processus qu’il faut améliorer rapidement.
Certe, il n’est nullement question de s’isoler! Au risque de se faire bouffer par les grosses tentacules qui arrivent à grand pas d’asie pour ne pas citer la Chine.
Observez les accords passés en Afrique, et déjà dans la région de Pacifique.

Par sunny walker le 7 November 2006 at 12:45

ouai ouai hmm !
hé lagon si tu faisais allusion à "l’autonomie de la pensée"
alors là le champs est encore plus vague(vaguelette hihihi !), mais en même c’est ce nous faisons tous, en disant ce que nous avons sur le coeur, en fait c’est presqu’un autre sujet que l’on peut appeler aussi "indépendance de la pensée" lol !

Par sunny walker le 7 November 2006 at 12:45

ouai ouai hmm !
hé lagon si tu faisais allusion à "l’autonomie de la pensée"
alors là le champs est encore plus vague(vaguelette hihihi !), mais en même c’est ce nous faisons tous, en disant ce que nous avons sur le coeur, en fait c’est presqu’un autre sujet que l’on peut appeler aussi "indépendance de la pensée" lol !

Par Roland le 7 November 2006 at 13:32

Désolé, j’avais promis un billet sur cette question de la culture et des Traditions…Lagon, véloce et volontaire, m’a précédé…c’est sans problème, il dit ce qu’il y a à dire.
Sunny Walker, j’apprécie la manière dont tu as cheminé sur ce blog, tu es de plus en plus constructif…ceci vaut pour Pukaru.
L’ équilibre, là est la question de Lagon.

La mondialisation, repose sur le développement de la Technique, du système de production et des flux de capitaux. Je vois donc la Technique comme le fondement du problème. Comment donc nous adapter pour que cette Technique ne nous croque pas ?

Tâche ardue s’il en est…au premier abord la Technique nous délivre, nous soulage, nous plonge dans le sommeil du confort…nous sommes alors pris dans une spirale de consommation. Elle nous fait oublier le passé et notre mode de vie. Elle nous fait oublier la qualité, la spiritualié, la sagesse.

Dès lors, les premiers réflexes sont souvent aussi excessifs que la Technique, dérives sectaires, inepties irrationnelles, gourous débiles…
En somme, comment réagir avec Raison face à la Technique ?

A l’échelle d’une nation, les commités d’éthique pourraient être adéquats…à l’échelle mondiale…c’est moins certain. On se retrouve alors dans une situation où l’Education doi primer : éducation aux valeurs humanistes, écologiques, sensibilisation au principe de qualité, et surtout, éloge de la Raison.

La domination du système unique repose sur deux constantes, la Technique et leur chantre, les media.
Maitriser la technique, c’est maîtriser nos désirs, savoir rester dans le nécessaire, ne pas entrer dans la spirale du superflu (c’est la consommaton).
Maîtriser les media, c’est faire l’usage de sa Raison critique, accepter d’avoir le courage de penser avec d’autres sources que le prêt-à-penser diffusé par la presse. Bref, c’est lire ; débattre ; prendre le temps de la réflexion.
En somme, le point d’équilibre se penserait d’abord au sein de l’individu, dans son rapport intime au monde qui l’entoure, dans sa capicité de distance critique, dans sa force à avoir conscience !

Soit, c’est un peu global et abstrait, tout ceci sent un peu le résumé d’une leçon de philosophie pour classe de sixième…j’espère donc commentaires et exemples…l’approche du vrai passe par le dialogue, l’échange.

Par Pépé Tama le 7 November 2006 at 15:04

Je suis entièrement d’accord avec Roland. S’adapter à la mondialisation en tirer le meilleur sans y perdre son ame, ne se fait pas au niveau institutionel avec le débat Indépendance / Autonomie mais au niveau de l’individu grace à l’éducation.

Et on dira ce qu’on voudra c’est le régime actuel d’autonomie qui à le plus fort potentiel d’éducation des individus.

Par hinanui le 7 November 2006 at 18:44

la mondialisation est un fait et nul ne peut le nier.ayant dit cela, que devons nous faire ? c’est, en fait, tres simple. Nous avons la chance , n’étant pas dans l’union européenne , mais membre associé à travers la métropole , de pouvoir faire jouer nos spécificités locales avec d’autres petits pays disposant du même statut que le nôtre vis a vis de bruxelles. cela veut dire que nous pouvons bénéficier des effets positifs de la mondialisation et nous protéger des effets négatifs grâce à notre éloignement géographique. il y a un jeu subtil qu’il faut savoir orchestrer de facon équilibré.
Nous ne sommes pas un grand pays industriel et ne faisons peur à personne sur le plan économique. cependant, nos dirigeants se doivent d’être ouverts au monde extérieur pour notre jeunesse tout en privilégiant pour ceux qui sont nés dans le pays et ceux qui le souhaitent la valorisation de la langue maohi afin qu’elle soit éternellement perpétuée de génération en génération.
IL faut sauver les traditions polynésiennes afin que la jeunesse prenne conscience de ses racines et de son identité. Mais , à partir de cette base, favoriser les échanges extérieurs nécessaires à la bonne compréhension de toutes les cultures . s’ouvrir est donc indispensable à l’épanouissement de toute forme de culture. cette ouverture ne pourra s’effectuer efficacement qu’à travers une éducation liant tradition et modernité. L’éducation liée à la tradition doit être transmise par la famille au sens large du terme et à l’école maternelle. Et au delà, il faut s’attarder sur l’ouverture au monde extérieur.
Le concept d’éducation est crucial. Cette éducation globale, nous ne pouvons l’avoir que dans un contexte d’autonomie en partenariat fort avec la france métropolitaine . Nous n’avons pas d’autre choix. celui-ci est le meilleur qui puisse nous arriver. Nous l’avons expérimenté . Il ne nous reste plus qu’à l’améliorer chaque jour . c’est une exigeance qu’il ne faut jamais perdre de vue collectivement.

Par castelgulgens le 7 November 2006 at 20:35

Bravo Hinanui ! Tu as tout compris et c’est reconfortant et prometteur que cela vienne d’une vahine !

Par Pukarua le 8 November 2006 at 2:24

Kura ora !
La culture Maohi et la mondialisation.
Te haga tagata no te Kaiga, la mondialisation a déjà commencé il y a plus de 2 siècles.
1) 2 mots tahitiens ont été mondialisés:
Tapu=Tabu/taboo
Tatau=Tatouage/tatoo
Aujourdh’ui, le Noni
2) notre nuna’a est très "coloré",avec des apellations "popaa". Pardonnez-moi de l’expression d’un inconditionnel de la culture maohi: c’est "la colonisation b…itale" dont je fais également parti bien sûr.
What is done is done! but we have to deal with!
Il est clair que nous devons nous adapter mais comment?
L’isolationisme est une illusion hinanui, nous ne sommes pas à l’abri du tout! Vivre "tranquilou" dans notre fenua avec nos spécificités locales, c’est de l’uthopie!
Il faut vivre avec, comment? L’éducation est nécessaire comme tu l’as dite mais pas suffisante! Il faut compléter par de formations à l’extérieur du Pays. C’est une volonté politique que nos dirigeants doivent assurer.
Si tu tiens vraiment à marquer une spécificité locale, je te donne une idée:
Habillons nous et consommons comme d’antan!, tu verras les effets sur l’économie locale, régionale (australie, nz…)
Son impact sur l’environnement serait fantastique!
A+

Par iconoclaste le 8 November 2006 at 10:59

Ha bon parcequ’il y a une culture maohi!!! Je pensais plutôt qu’il s’agissait d’un folklore désuet pour touristes blasés!!!

Par iconoclaste le 8 November 2006 at 10:59

Ha bon parcequ’il y a une culture maohi!!! Je pensais plutôt qu’il s’agissait d’un folklore désuet pour touristes blasés!!!

Par hinanui le 8 November 2006 at 11:40

pukarua, ai-je dit qu’il ne faut pas se former à l’extérieur du pays, non. Notre éloignement est un fait géographique qui a du bon et du moins bon. mais dans ce cas de figure, en matière de mondialisation , l’éloignement nous permet de nous protéger contre les effets néfastes de la mondialisation.
cela ne veut pas dire que nous sommes à l’abri de tout. Il faut de toutes les facons rester vigilants surtout par exemple en matière de grippe aviaire . Mais sur le plan du terrorisme , nous sommes fort heureusement préservés pour le moment. Je parlais plutôt de la mondialisation sur le plan économique, pukarua.

Par hinanui le 8 November 2006 at 11:40

pukarua, ai-je dit qu’il ne faut pas se former à l’extérieur du pays, non. Notre éloignement est un fait géographique qui a du bon et du moins bon. mais dans ce cas de figure, en matière de mondialisation , l’éloignement nous permet de nous protéger contre les effets néfastes de la mondialisation.
cela ne veut pas dire que nous sommes à l’abri de tout. Il faut de toutes les facons rester vigilants surtout par exemple en matière de grippe aviaire . Mais sur le plan du terrorisme , nous sommes fort heureusement préservés pour le moment. Je parlais plutôt de la mondialisation sur le plan économique, pukarua.

Par illusionsperdues le 8 November 2006 at 13:09

Je partage tout a fait ton avis, iconoclaste… La Culture polynesienne… Ce grand mot qui revient toutes les trente secondes dans la bouche de tout le monde ici… Et bien la Culture Polynesienne N’EXISTE PAS !…

En fait seul demeure un ersatz de folklore gentillet et cucul a la sauce Paul et Virginie, ou Conan le barbare tropical…

Par illusionsperdues le 8 November 2006 at 13:09

Je partage tout a fait ton avis, iconoclaste… La Culture polynesienne… Ce grand mot qui revient toutes les trente secondes dans la bouche de tout le monde ici… Et bien la Culture Polynesienne N’EXISTE PAS !…

En fait seul demeure un ersatz de folklore gentillet et cucul a la sauce Paul et Virginie, ou Conan le barbare tropical…

Par sunny walker le 8 November 2006 at 13:21

mauruuru Roland pour ces propos encourageants,
mais je crois que le mérite est partagé entre tous ceux qui ont joué le jeu de la sincérité, de quelques tendances qu’ils soient, il est vrai qu’ici je me suis investi d’avantage car pour moi la culture maohi est sacrée (comme toutes les cultures du mondes d’ailleurs) ça vallait le coup de se décarcasser pour elle.

Par sunny walker le 8 November 2006 at 13:21

mauruuru Roland pour ces propos encourageants,
mais je crois que le mérite est partagé entre tous ceux qui ont joué le jeu de la sincérité, de quelques tendances qu’ils soient, il est vrai qu’ici je me suis investi d’avantage car pour moi la culture maohi est sacrée (comme toutes les cultures du mondes d’ailleurs) ça vallait le coup de se décarcasser pour elle.

Par sunny walker le 8 November 2006 at 13:29

bon, à présent on va laisser les dindes glousser entre-elles.
j’ai des plants de miro et de tamanu à mettre en terre tant la lune est encore lumineuse…

Par sunny walker le 8 November 2006 at 13:29

bon, à présent on va laisser les dindes glousser entre-elles.
j’ai des plants de miro et de tamanu à mettre en terre tant la lune est encore lumineuse…

La culture Maohi est très rentable iconne! Mon frère de culture "Rafio" est rémunéré à 1,400,000 Francs/Mois à la présidence!
C’est du concret et nullement une illusion! C’est du gain net et non perdu*;

Par hélios le 8 November 2006 at 14:23

vive les dindes au moins à Noêl on peut les rotir et les manger, ça c’est de la culture!! Bonne plantation de miro et de tamanu johny walker!! Vive la culture fric à 1 400 000 cp/mois!!!!!

Par ralphi le 8 November 2006 at 14:25

ralph et qui paye la culture à 1 400 000 cp/mois, et que produit-elle cette culture!! Bel investissement n’est-il pas !! J’aimerai savoir combien elle coute la même culture au tonga, vanuatu, samoa, fidgi, kiriba, etc!!!

Par ralphi le 8 November 2006 at 14:25

ralph et qui paye la culture à 1 400 000 cp/mois, et que produit-elle cette culture!! Bel investissement n’est-il pas !! J’aimerai savoir combien elle coute la même culture au tonga, vanuatu, samoa, fidgi, kiriba, etc!!!

Par mamaia le 8 November 2006 at 14:36

La question initiale me dérange, car elle est biaisée. On retrouve ce même biais dans nombre de vos "analyses" d’ailleurs. Dommage.

J’exclus du périmètre ce qui relève de la provocation à deux balles, comme pépé tama qui dit : "Et on dira ce qu’on voudra c’est le régime actuel d’autonomie qui à le plus fort potentiel d’éducation des individus."
De même, iconoclaste et illusionsperdues se trouvent sûrement drôles et spirituels, alors que leur bêtise est flagrante.

En effet, comment parler d’une recherche d’équilibre alors que tout est déjà tellement déséquilibré ? Ensuite, la suggestion de recherche implique que l’on est acteur du processus. Or que constate-on ici ?

Le peuple polynésien a-t-il "choisi" d’être colonisé, physiquement et culturellement ? NON ! A-t-il eu le choix de préserver sa langue en préservant sa fonction sociale ? NON ! A-t-il aujourd’hui vraiment latitude à célébrer sa culture alors que la simple instauration de la fête de matarii est déplacée du débat culturel vers le débat politique et considéré comme un acte "anti républicain" par cetains ? NON, trois fois hélas, NON !

A vous lire, la mondialisation est inéluctable. Mais c’est là une vision totalement commerçante de la culture, où votre fameux équilibre pourrait (devrait ?) être mesuré directement par le chiffre du commerce extérieur. A ce rythme là,la Polynésie mais aussi la France métropolitaine devraient abdiquer tout de suite en faveur de la culture chinoise…

Alors selon-vous, la clé de la recherche d’équilibre serait dans l’éducation.

Et Hinanui affirmer sans hésitation : "Le concept d’éducation est crucial. Cette éducation globale, nous ne pouvons l’avoir que dans un contexte d’autonomie en partenariat fort avec la france métropolitaine ."

Ah bon ? Je crois que tu veux dire, l’éducation à la française n’est possible que dans un contexte d’autonomie. Sinon, comment expliquer que Fiji possède depuis fort longtemps une université de médecine alors que notre magnifique polynésie française ne dispose que de la première année, et ce depuis 4 ans seulement ?

De plus, l’éducation ne représente qu’une moitié du temps éveillé d’un enfant. Le reste se passe chez lui, ou dans ce constituteson "chez lui". Et que trouve-t-on aujourd’hui dans le "chez soi" des polynésiens ? Une presse largement en français, une télévision également quasi exclusivement en français, des produits de consommation vecteurs de la "culture" américaine, le tout étant de plus en plus produit en chine … Cette fameuse mondialisation qui semble vous attirer tant et tant.

Cette même mondialisation qui n’a rien d’un schéma social ou culturel. Qui n’est rien d’autre que le dernier avatar de la folle course en avant du capitalisme occidental. Qui n’a d’autre souci que de produire toujours plus pour nous inciter à consommer toujours plus. Tout ça, jusqu’au jour où notre petite planète dira STOP, JE NE JOUE PLUS !

Ce jour-là, vous tous, les tenants de la soi-disant ouverture au monde, aurez-vous seulement l’esprit critique nécessaire pour vous demander si vous n’avez pas eu tort de critiquer dans un bel élan grégaire de pensée "politiquement correcte" de fustiger les réflexes identitaires ?

Plus je vous lis, et moins j’en suis convaincu. S’exprimer sur un blog n’est visiblement pas la garantie d’une pensée vraiment critique. En fait, on y retrouve des pseudo-prophètes, des sophistes talentueux, qui énoncent CE QU’IL FAUT PENSER, et, derrière eux, une masse qui est incapable de rebellion intellectuelle. Sauf quand certains éléments extérieurs comme Sunny ou d’autres interviennent.

Dommage, vraiment dommage.

Par pasile le 8 November 2006 at 18:01

Mais c’est la mondialisation tueuse de culture qu’il faut combattre !

Ton commentaire, Pasile, est respectable, et il est vrai je l’ ai dit que la mondialisation est niveleuse.
Mais si tu veux passer à l’ action quelles sont tes armes ?
Là est la question.
Je pense que le problème est celui de la régulation , et il dépasse nos frontières je le crois.
Si je dis vrai, on en revient à la notion d’ équilibre, qui est chère à bien des analystes et des hommes politiques .
Merci.

Ton commentaire, Pasile, est respectable, et il est vrai je l’ ai dit que la mondialisation est niveleuse.
Mais si tu veux passer à l’ action quelles sont tes armes ?
Là est la question.
Je pense que le problème est celui de la régulation , et il dépasse nos frontières je le crois.
Si je dis vrai, on en revient à la notion d’ équilibre, qui est chère à bien des analystes et des hommes politiques .
Merci.

Par mamaïa et demi le 8 November 2006 at 21:29

Mamaïa, un autre idéologue du Taui qui avance masqué : dommage, vraiment dommage…

Bien sûr que le régime d’autonomie nous garantit un socle éducatif solide, car, au moins, on sait ce que l’on a et on sait ce qu’il produit, même s’il est perfectible. Comment comptes-tu l’améliorer et qui nous empêche de l’améliorer ? Dis-moi, avec l’indépendance, comment cela sera ? Qui financera ton système éducatif ? Comment sera-t-il financé ?

Prendre Fidji comme modèle, c’est pas mal non plus : modèle de démocratie, avec une menace actuelle de coup d’Etat, après que l’ethnie indo-fidienne ait été exclue du pouvoir par l’ethnie mélanésienne au racisme latent ? Une armée respectueuse de la Constitution ? Un enseignement de base, constitué, en fait de deux systèmes éducatifs distincts, qui entérine le développement séparé des deux ethnies en confrontation latente ?

Le peuple polynésien ( où ce qu’il en restait à l’époque) a été colonisé comme tous les peuples du Pacifique. C’est un fait historique étudié comme tel. Et alors ? Tu veux refaire l’histoire ? Tu veux chercher un coupable ad vitam ? Tu veux que quelqu’un pardonne ? Laisses l’histoire aux historiens et vis aujourd’hui et maintenant.

La langue polynésienne est vivante. Qu’entend-tu par fonction sociale ? Qu’elle soit pratiquée partout ? dans l’enseignement, dans le travail, à l’Université ? Pour aboutir où ? Pour quelle finalité ?

La fête de matarii est une simple résurrection idéologique d’une coutume oubliée par le peuple lui-même. Car une culture évolue et ne reste que les coutumes considérées comme les plus signifiantes par le peuple lui-même, et ce, sans intervention du « colonisateur ». Pourquoi le tiurai s’est perpétué et le matarii a disparu ? Un matarii réactivé à coup de dizaines de millions d’un ministère de la culture… Où est la spontanéité dans tout cela ? La réactivation de cette coutume a été un acte politique décidé par le « pouvoir central » : il n’a rien d’un mouvement populaire. Cela rappelle plutôt l’organisation de festivités décrétées par le pouvoir dans les régimes communistes. Et , en tant que tel, il est contesté sur un plan politique. Et c’est normal . A politique, politique et demi …

La mondialisation est un fait. On est immergé dans cette mondialisation, qu’on le veuille ou non, rien qu’en allant faire nos courses, en voyageant sur notre compagnie aérienne, en allant faire notre plein d’essence, en allant faire des commentaires sur un blog, en achetant une revue, en allant écouter divers spécialistes à l’Université, en allant voir un film…L’ouverture au monde est une réalité et c’est tant mieux. La mondialisation, c’est l’intensification des échanges dans tous les domaines, et pas seulement des échanges marchands. C’est l’interdépendance sans forcément l’indépendance …

La marchandisation de la culture ? Une grosse tarte à la crème en ces temps où le heiva n’a rien d’un évènement marchand. Par contre, culture folklorisée dans les hotels : oui… Par la faute, là aussi, du colonisateur ?

A propos de médecine, cela fait des dizaines d’années que les jeunes polynésiens ont la liberté et la possibilité de suivre ce type d’études ? Est-ce la faute au colonisateur qui aurait délibérément mis en place des études difficiles et exigeantes pour punir les polynésiens ? La faute aux autres, un argument facile. De la démagogie de bas étage en fait.

La critique anti-capitaliste : autre tarte à la crème . Par quoi remplaces-tu ce système qui a fait la preuve de son efficacité. Humaniser le capitalisme, oui, c’est possible. Cela s’appelle la social-démocratie : même Jacqui DROLLET s’y est converti. Développement durable : oui, mais du concret, pas que des mots. Sans croissance, comment crées-tu des emplois en Polynésie ? Dis-nous tes solutions : vite, vite, je ne demande qu’à être convaincu. Il ne suffit pas de pontifier sur les études alarmistes actuelles. Il faut là aussi agir. Et l’imagination n’est pas au pouvoir actuellement…. Pourquoi pas un peu d’huile de coprah dans nos réservoirs ? Qui empêche le pouvoir local d’être volontariste dans ce domaine ?

Mamaïa, l’idéologue qui croit avoir la vérité révélée, et qui du haut de son magistère auto-proclamé, se permet de critiquer ceux qui manqueraient d’esprit critique ! Agenouillons-nous devant son savoir “ethno-anthropo-socio-tiermondo-durable”…et jetable…. Dommage, vraiment dommage…

Par mamaïa et demi le 8 November 2006 at 21:29

Mamaïa, un autre idéologue du Taui qui avance masqué : dommage, vraiment dommage…

Bien sûr que le régime d’autonomie nous garantit un socle éducatif solide, car, au moins, on sait ce que l’on a et on sait ce qu’il produit, même s’il est perfectible. Comment comptes-tu l’améliorer et qui nous empêche de l’améliorer ? Dis-moi, avec l’indépendance, comment cela sera ? Qui financera ton système éducatif ? Comment sera-t-il financé ?

Prendre Fidji comme modèle, c’est pas mal non plus : modèle de démocratie, avec une menace actuelle de coup d’Etat, après que l’ethnie indo-fidienne ait été exclue du pouvoir par l’ethnie mélanésienne au racisme latent ? Une armée respectueuse de la Constitution ? Un enseignement de base, constitué, en fait de deux systèmes éducatifs distincts, qui entérine le développement séparé des deux ethnies en confrontation latente ?

Le peuple polynésien ( où ce qu’il en restait à l’époque) a été colonisé comme tous les peuples du Pacifique. C’est un fait historique étudié comme tel. Et alors ? Tu veux refaire l’histoire ? Tu veux chercher un coupable ad vitam ? Tu veux que quelqu’un pardonne ? Laisses l’histoire aux historiens et vis aujourd’hui et maintenant.

La langue polynésienne est vivante. Qu’entend-tu par fonction sociale ? Qu’elle soit pratiquée partout ? dans l’enseignement, dans le travail, à l’Université ? Pour aboutir où ? Pour quelle finalité ?

La fête de matarii est une simple résurrection idéologique d’une coutume oubliée par le peuple lui-même. Car une culture évolue et ne reste que les coutumes considérées comme les plus signifiantes par le peuple lui-même, et ce, sans intervention du « colonisateur ». Pourquoi le tiurai s’est perpétué et le matarii a disparu ? Un matarii réactivé à coup de dizaines de millions d’un ministère de la culture… Où est la spontanéité dans tout cela ? La réactivation de cette coutume a été un acte politique décidé par le « pouvoir central » : il n’a rien d’un mouvement populaire. Cela rappelle plutôt l’organisation de festivités décrétées par le pouvoir dans les régimes communistes. Et , en tant que tel, il est contesté sur un plan politique. Et c’est normal . A politique, politique et demi …

La mondialisation est un fait. On est immergé dans cette mondialisation, qu’on le veuille ou non, rien qu’en allant faire nos courses, en voyageant sur notre compagnie aérienne, en allant faire notre plein d’essence, en allant faire des commentaires sur un blog, en achetant une revue, en allant écouter divers spécialistes à l’Université, en allant voir un film…L’ouverture au monde est une réalité et c’est tant mieux. La mondialisation, c’est l’intensification des échanges dans tous les domaines, et pas seulement des échanges marchands. C’est l’interdépendance sans forcément l’indépendance …

La marchandisation de la culture ? Une grosse tarte à la crème en ces temps où le heiva n’a rien d’un évènement marchand. Par contre, culture folklorisée dans les hotels : oui… Par la faute, là aussi, du colonisateur ?

A propos de médecine, cela fait des dizaines d’années que les jeunes polynésiens ont la liberté et la possibilité de suivre ce type d’études ? Est-ce la faute au colonisateur qui aurait délibérément mis en place des études difficiles et exigeantes pour punir les polynésiens ? La faute aux autres, un argument facile. De la démagogie de bas étage en fait.

La critique anti-capitaliste : autre tarte à la crème . Par quoi remplaces-tu ce système qui a fait la preuve de son efficacité. Humaniser le capitalisme, oui, c’est possible. Cela s’appelle la social-démocratie : même Jacqui DROLLET s’y est converti. Développement durable : oui, mais du concret, pas que des mots. Sans croissance, comment crées-tu des emplois en Polynésie ? Dis-nous tes solutions : vite, vite, je ne demande qu’à être convaincu. Il ne suffit pas de pontifier sur les études alarmistes actuelles. Il faut là aussi agir. Et l’imagination n’est pas au pouvoir actuellement…. Pourquoi pas un peu d’huile de coprah dans nos réservoirs ? Qui empêche le pouvoir local d’être volontariste dans ce domaine ?

Mamaïa, l’idéologue qui croit avoir la vérité révélée, et qui du haut de son magistère auto-proclamé, se permet de critiquer ceux qui manqueraient d’esprit critique ! Agenouillons-nous devant son savoir “ethno-anthropo-socio-tiermondo-durable”…et jetable…. Dommage, vraiment dommage…

J’ ajoute que la " mondialisation ", en tant que toute- puissance du profit et de l’ argent , est un phénomène trans- partis , ce qui explique en partie ce qui se passe en Polynésie…
Il faut bien voir que le concept d’ équilibre vise également chacun d’ entre nous….et que là où la culture ( les principes démocratiques en font partie ) est menacée , tout est possible.
Un regard sur la Polynésie ne peut faire l’ économie d’ un regard planétaire , et c’est valable pour chacun d’ entre nous.
Equilibre….

J’ ajoute que la " mondialisation ", en tant que toute- puissance du profit et de l’ argent , est un phénomène trans- partis , ce qui explique en partie ce qui se passe en Polynésie…
Il faut bien voir que le concept d’ équilibre vise également chacun d’ entre nous….et que là où la culture ( les principes démocratiques en font partie ) est menacée , tout est possible.
Un regard sur la Polynésie ne peut faire l’ économie d’ un regard planétaire , et c’est valable pour chacun d’ entre nous.
Equilibre….

Par Jacque de Morteburne le 8 November 2006 at 21:49

Adonc lysant vostre grymoyre, ai je madé quérir Dame Bernadette, mienne espousée.
Appert ainçois que revienldrons tost deus et dores en avanst es langue françoise de nostres patres (que Dex les saulve) à savoyr viel françois non asbarti par li feloni histoyre. Moult vilains et marauds onst céans voulust occider nostre langue, tel an 9.3.
Et si nul estoyt par la courouchié, à iceluy lui bouterait mon espieu en l’escu.

Par Roland le 8 November 2006 at 23:10

Rapide…j’aime pas trop les dérives sexistes sur les dindes…c’est nul et phallocrate…j’arrête là, je vais être vexant ! Soyez tempérant, vous n’en serez que plus crédible ! Beaucoup d’intervenants ont des propos aux allures utopistes…soit…ça ne mange pas de pain…et si l’on souhaitait que la courtoisie ne fût pas une utopie.

mdr !!!
Jacques, on n’ est pas à la recherche des racines popa !
Sinon on va parler de la cueillette du gui par les druides de l’ invasion romaine, du supplice de Vercingétorix et que sais- je encore !
J’ ai compris ton humour, merci , et si tu reviens sois sérieux .
Il est vrai que tu as calmé les esprits !

Par Pute omaha le 9 November 2006 at 0:28

E hoa ino ma,
A tire na ite fa’a hoho’a mai :i te pute omaha o te pua’a ei ramepa no oe e te nuna’a maohi, ei turama ra’a i to oe na mau haere’a….
A’ai te reira a Tipete(Du petit thouard) i mua ia "papa tete" i tera ra tau.

Par mamaia le 9 November 2006 at 0:40

"Mamaïa, un autre idéologue du Taui qui avance masqué : dommage, vraiment dommage…"
Pourquoi ? Ah, oui, j’oubliais, ici ce n’est pas un blog politique, et ni toi, ni lagon, ni pépé tama, le bop et autres n’avancez "masqués" … c’est vrai, tu as raison, c’est dommage !

Ce n’est pas le régime d’autonomie qui nous garantit l’éducation. Nous serions un DOM, ce serait la même chose. Et l’éducation n’est pas le sujet. Ne t’égare pas. Fiji n’est pas un modèle démocratique parfait. La polynésie sous flosse non plus. La France des diamants de bokassa, du rainbow warrior, des financements occultes du RPR et de Lepen au second tour non plus. Alors évite de la ramener sur ce terrain.

"Le peuple polynésien ( où ce qu’il en restait à l’époque) a été colonisé comme tous les peuples du Pacifique. C’est un fait historique étudié comme tel."
Ce que tu dis là est à la fois faux et d’une condescendance toute colonialiste. "Ce qu’il restait" du peuple polynésien … bientôt tu vas nous expliquer qu’heureusement que vous êtes arrivés pour nous apporter syphilis, tubercolose et autres grippes pour nous sauver d’une extenction qui nous guettait…Sais-tu seulement combien de polynésiens ont été décimés grâce à votre arrivée ? Les marquises étaient plus peuplées il y a 250 ans qu’aujourd’hui.

Refaire l’histoire ? Pourquoi pas ? C’est interdit par le statut ? Les historiens écrivent l’histoire, nous on la subit, alors calme-toi.

"La langue polynésienne est vivante."… t’en as d’autres des bêtises de cet acabit ? Tu la parles toi ? Tu l’écris ? Tu rêves en quelle langue ? Et tes enfants ? Notre langue est dans LE COMA, grâce à des gens "ouverts d’esprit" comme toi qui dénient l’indispensable fonction sociale d’une langue comme condition de sa préservation et de son développement. Si on poursuit ton raisonnement bancal, arrête tout de suite de parler français. Mets-toi à l’anglais ou au chinois.

"La fête de matarii est une simple résurrection idéologique d’une coutume oubliée par le peuple lui-même."
Et allez, vous reprendrez bien deux kilos de bêtises ? Ce n’est pas le peuple qui a oublié Matarii. Sais-tu seulement ce qu’était Matarii ? C’était un passage obligé dans la vie des polynésiens. Les religieux l’ont interdit à cause des liens avec les anciens dieux inhérents à cette fête. Les pii atua, et les pa’i atua. Tu devrais éviter de parler de la culture des autres, que tu méconnais.

"Pourquoi le tiurai s’est perpétué et le matarii a disparu ? Un matarii réactivé à coup de dizaines de millions d’un ministère de la culture… "
C’est ça, enfonce-toi encore un peu. Je viens de t’expliquer pourquoi Matarii a disparu. Le tiurai est lui une coutume récente, au départ une réaffirmation de l’emprise coloniale puisqu’il s’agit bien au départ de fêter le 14 juillet, fête nationale, symbole de la république. C’est au temps des gouverneurs qu’est née ta "coutume", instaurée, décrétée par le pouvoir central, comme tu dis. Et parlons-en des millions injectés depuis sa création dans le tiurai. Pourtant, moi que tu accuses de diktat, je l’aime bien le Heiva (ex tiurai), comme la plupart de mes comptatriotes qui contrairement à toi sont ouverts. Alors pourquoi un(e) humaniste ouvert(e) comme toi se ferme-t-il(elle) à Matarii ? Parce que c’est une date vraiment polynésienne ? Pas assez mondialiste pour toi ?

"L’ouverture au monde est une réalité et c’est tant mieux."
Ah bon ? Mais où donc est passée la nécessité de l’équilibre ? C’est tant mieux si c’est choisi, et accompagné. Mais tu préfères visiblement enfermer les polynésiens dans un schéma d’ouverture obligatoire et passive.

"La marchandisation de la culture ? Une grosse tarte à la crème en ces temps où le heiva n’a rien d’un évènement marchand. "
T’es sûr(e) ? T’en as de la chance d’assister gratos à toutes les soirées, et d’aller gratos aux papios. Et tes potes, ils rament sans rien demander ? Pas de prix ? Idem pour les porteurs de fruits ? Tout ça juste pour l’amour de la culture ? T’es vraiment sûr(e) ? …

Pour ce qui concerne la médecine, tu délires et me fais un procès d’intention. Tu crois qu’on est pas tous au courant que les études de médecine en métropole existent depuis des lustres ? Mais t’es-tu posé la question du coût de telles études et de l’adaptation du modèle français à nos latitudes ? Se former à fiji coûte 4 fois moins cher. Et contrairement à un étudiant issu de la fac de Bordeaux, les toubibs fijiens sont formés aux maladies tropicales. La démagogie est de ton coté, à vouloir systématiquement ignorer et dénigrer tout ce qui n’est pas "made in france". La faute aux autres …

"La critique anti-capitaliste : autre tarte à la crème . Par quoi remplaces-tu ce système qui a fait la preuve de son efficacité."
La preuve de quoi ? Son efficacité à quoi ? Tu t’abreuves de poncifs ma parole ! Si tu veux qu’on discute économie, alors ouvre un post là-dessus.

"l’imagination n’est pas au pouvoir actuellement…. "
C’est gratuit ce que tu dis là. Si, l’imagination est au pouvoir. C’est toi qui en manques ! Car toute solution non estampillée "made in la belle république de france" est bannie de ton atlas intellectuel qui tient sur un timbre poste.

"Pourquoi pas un peu d’huile de coprah dans nos réservoirs ? Qui empêche le pouvoir local d’être volontariste dans ce domaine ?"
Ou alors t’es de mauvaise foi, ou tu es mal informé. Voilà justement un domaine où le taui EST volontariste. Tu devrais consulter les gens qui savent, comme Alain Guitard de MoanaRoa par exemple.

Enfin, tu m’auras bien fait rire avec ta prose faussement structurée…. Dommage pour toi, idéologue trois quarts…

PS : Pute omaha, e ere roa atu te reira te ta’o tano no te huriraa te ta’o farani "vessie"…

Par mamaia le 9 November 2006 at 0:40

"Mamaïa, un autre idéologue du Taui qui avance masqué : dommage, vraiment dommage…"
Pourquoi ? Ah, oui, j’oubliais, ici ce n’est pas un blog politique, et ni toi, ni lagon, ni pépé tama, le bop et autres n’avancez "masqués" … c’est vrai, tu as raison, c’est dommage !

Ce n’est pas le régime d’autonomie qui nous garantit l’éducation. Nous serions un DOM, ce serait la même chose. Et l’éducation n’est pas le sujet. Ne t’égare pas. Fiji n’est pas un modèle démocratique parfait. La polynésie sous flosse non plus. La France des diamants de bokassa, du rainbow warrior, des financements occultes du RPR et de Lepen au second tour non plus. Alors évite de la ramener sur ce terrain.

"Le peuple polynésien ( où ce qu’il en restait à l’époque) a été colonisé comme tous les peuples du Pacifique. C’est un fait historique étudié comme tel."
Ce que tu dis là est à la fois faux et d’une condescendance toute colonialiste. "Ce qu’il restait" du peuple polynésien … bientôt tu vas nous expliquer qu’heureusement que vous êtes arrivés pour nous apporter syphilis, tubercolose et autres grippes pour nous sauver d’une extenction qui nous guettait…Sais-tu seulement combien de polynésiens ont été décimés grâce à votre arrivée ? Les marquises étaient plus peuplées il y a 250 ans qu’aujourd’hui.

Refaire l’histoire ? Pourquoi pas ? C’est interdit par le statut ? Les historiens écrivent l’histoire, nous on la subit, alors calme-toi.

"La langue polynésienne est vivante."… t’en as d’autres des bêtises de cet acabit ? Tu la parles toi ? Tu l’écris ? Tu rêves en quelle langue ? Et tes enfants ? Notre langue est dans LE COMA, grâce à des gens "ouverts d’esprit" comme toi qui dénient l’indispensable fonction sociale d’une langue comme condition de sa préservation et de son développement. Si on poursuit ton raisonnement bancal, arrête tout de suite de parler français. Mets-toi à l’anglais ou au chinois.

"La fête de matarii est une simple résurrection idéologique d’une coutume oubliée par le peuple lui-même."
Et allez, vous reprendrez bien deux kilos de bêtises ? Ce n’est pas le peuple qui a oublié Matarii. Sais-tu seulement ce qu’était Matarii ? C’était un passage obligé dans la vie des polynésiens. Les religieux l’ont interdit à cause des liens avec les anciens dieux inhérents à cette fête. Les pii atua, et les pa’i atua. Tu devrais éviter de parler de la culture des autres, que tu méconnais.

"Pourquoi le tiurai s’est perpétué et le matarii a disparu ? Un matarii réactivé à coup de dizaines de millions d’un ministère de la culture… "
C’est ça, enfonce-toi encore un peu. Je viens de t’expliquer pourquoi Matarii a disparu. Le tiurai est lui une coutume récente, au départ une réaffirmation de l’emprise coloniale puisqu’il s’agit bien au départ de fêter le 14 juillet, fête nationale, symbole de la république. C’est au temps des gouverneurs qu’est née ta "coutume", instaurée, décrétée par le pouvoir central, comme tu dis. Et parlons-en des millions injectés depuis sa création dans le tiurai. Pourtant, moi que tu accuses de diktat, je l’aime bien le Heiva (ex tiurai), comme la plupart de mes comptatriotes qui contrairement à toi sont ouverts. Alors pourquoi un(e) humaniste ouvert(e) comme toi se ferme-t-il(elle) à Matarii ? Parce que c’est une date vraiment polynésienne ? Pas assez mondialiste pour toi ?

"L’ouverture au monde est une réalité et c’est tant mieux."
Ah bon ? Mais où donc est passée la nécessité de l’équilibre ? C’est tant mieux si c’est choisi, et accompagné. Mais tu préfères visiblement enfermer les polynésiens dans un schéma d’ouverture obligatoire et passive.

"La marchandisation de la culture ? Une grosse tarte à la crème en ces temps où le heiva n’a rien d’un évènement marchand. "
T’es sûr(e) ? T’en as de la chance d’assister gratos à toutes les soirées, et d’aller gratos aux papios. Et tes potes, ils rament sans rien demander ? Pas de prix ? Idem pour les porteurs de fruits ? Tout ça juste pour l’amour de la culture ? T’es vraiment sûr(e) ? …

Pour ce qui concerne la médecine, tu délires et me fais un procès d’intention. Tu crois qu’on est pas tous au courant que les études de médecine en métropole existent depuis des lustres ? Mais t’es-tu posé la question du coût de telles études et de l’adaptation du modèle français à nos latitudes ? Se former à fiji coûte 4 fois moins cher. Et contrairement à un étudiant issu de la fac de Bordeaux, les toubibs fijiens sont formés aux maladies tropicales. La démagogie est de ton coté, à vouloir systématiquement ignorer et dénigrer tout ce qui n’est pas "made in france". La faute aux autres …

"La critique anti-capitaliste : autre tarte à la crème . Par quoi remplaces-tu ce système qui a fait la preuve de son efficacité."
La preuve de quoi ? Son efficacité à quoi ? Tu t’abreuves de poncifs ma parole ! Si tu veux qu’on discute économie, alors ouvre un post là-dessus.

"l’imagination n’est pas au pouvoir actuellement…. "
C’est gratuit ce que tu dis là. Si, l’imagination est au pouvoir. C’est toi qui en manques ! Car toute solution non estampillée "made in la belle république de france" est bannie de ton atlas intellectuel qui tient sur un timbre poste.

"Pourquoi pas un peu d’huile de coprah dans nos réservoirs ? Qui empêche le pouvoir local d’être volontariste dans ce domaine ?"
Ou alors t’es de mauvaise foi, ou tu es mal informé. Voilà justement un domaine où le taui EST volontariste. Tu devrais consulter les gens qui savent, comme Alain Guitard de MoanaRoa par exemple.

Enfin, tu m’auras bien fait rire avec ta prose faussement structurée…. Dommage pour toi, idéologue trois quarts…

PS : Pute omaha, e ere roa atu te reira te ta’o tano no te huriraa te ta’o farani "vessie"…

Par mamounia le 9 November 2006 at 1:39

Ho-ho, mamaia perd son calme et retrouve ses accents de "terroriste intellectuel" ! Intéressant, intéressant…

C’est tellement valable et pas cher les études à Fidji que les polynésiens se sont rués là-bas pour devenir "docteur" ( pas à moitié, mais vrai docteur). C’est vrai que les taote farani, ils sont pas bien , parce qu’ils sont farani paï…Taote Tetaria, rare docteur maohi sinisé courageux va y mettre bon ordre.

Matarii a disparu : la faute à ces satanés protestants. A quand une Saint Barthélémy dans la foulée de Matarii ? On retrouverait enfin une tradition digne des grands guerriers Maohi.

Dans les DOM, ils n’ont pas de Ministre de l’éducation qui peut influer sur les choses. Va demander à Raapoto comment il peut expérimenter des classes pacifique, le trilinguisme…. Tiens, entre parenthèses, tout indépendantiste qu’il est, il est allé encore demander un gros chèque bien farani pour cause, entre autres, de dortoirs surpeuplés… Mais l’indépendance va nous régler celà en un quart de tour, car on va acheter une machine à fabirquer des billets. Ce sera plus simple.

Si mamaïa enlève toutes nos fêtes populaires pour cause de "marchandisation", je me demande bien ce qui reste. C’est vrai, l’argent de la France corrompt. Celui de la Chine, non. Il n’y a qu’à demander à Vito Maamaatua. Un pur et dur, lui. Si, en plus, on critique le sacro saint tiurai-heiva "marchandisé ( mais heureusement, ce sont les maohis qui touchent, c’est donc à moitié pardonné), on va-t-on ? Il ne manquerait plus qu’à condamner Hawaiiki Nui pour cause de va’a trop modernes et trop occidentaux…Pourquoi pas critiquer les substances occidentales qui dopent nos rameurs pendant qu’on y est ?

Mamaïa a autre chose que le capitalisme dans sa poche. Mais c’est une botte secrète, il ne nous dira pas ce que c’est.

Autant, certains ont le casque colonial dans la tête, autant d’autres sont plus maohi que les maohi. Ah ! la pureté de la race . Equilibre, équilibre…

Le taui est volontariste. Première nouvelle, il faudra nous donner des exemples à part le volontarisme fiscal à la Drollet. Car franchement, j’ai beau chercher, je ne vois pas. En plus, si un farani, Alain Guitard, vient à la rescousse du taui en matière d’énergie renouvelable, on est mal barré. Ces blancs, ils ne sont bons qu’à être conseillers techniques de Temaru, docteurs, scientifiques, chefs d’entreprise… Les maohis bons teints, eux, sont syndicalistes : ils "redistribuent" - par le blocage éventuellement - ce que d’autres ont produit. C’est plus simple et moins fatigant.

Ah Mamaïa, ce blog t’énerve, mais tu y reviens toujours, car je reconnais ta marque de fabrique. Attention à l’overdose. Car tu commence à pêter tes fews.

L’ouverture au monde est effectivement un facteur d’équilibre, tant ta prose peut rendre déséquilibré en circuit fermé.

Allez sans rancune…et ne te bat pas trop contre les moulins à vent.

Par Etetera le 9 November 2006 at 4:29

excuse-moi mamounia, mais j’ai parfaitement compris ce qu’écrivait mamaïa et ses opinions ne sont pas à jeter à la poubelle. On peut ne pas être d’accord mais il faut savoir argumenter. Or tes réponses, tu m’excuseras encore, n’en sont pas vraiment puisque tu déformes ce qu’elle dit !? volontairement ? ou ne comprends-tu vraiment pas sa "prose" ?
Pardon Lagon, pour cette digression !
iaorana

Par gerald le 9 November 2006 at 5:10

D’accord avec Etetera au mons sur le post n°20, qui est bien intéressant et dont je partage personnellement l’essentiel, et ce en totale indépendance avec les éventuelles opinions affichées par son auteur dans d’autres posts.

ce post décrit la problématique essentielle du formattage : tous les adolescents dans toutes les banlieues populaires du monde finissent par se ressembler : mêmes casquettes, mêmes nike’s aux pieds, mêmes jeans, même parkas, mêmes tee-shirts, même façons de marcher, mêmes goûts musicaux, etc…

A l’époque de la guerre en Irak, Un grand nombre de jeunes défilaient à Paris en scandant des propos hostiles aux américains, et pourtant, tous avaient des nikes, presque tous des jeans, et presque tous se sont retrouvés dans les MacDo pour bouffer des "Cheese Burger’s".

C’est essentiellement ce message de crainte du formattage mondial qui est à l’oeuvre depuis quelques années auprès des adolescents du monde entier qui était formulé.

Mon commentaire porte sur le post n°20, sur le n°29 on entre de plein pied dans le débat indépendantiste-autonomiste, ou les uns considèrent que la France n’a apporté que des malheurs, les autres répondant qu’elle n’a apporté que du bonheur. Dialogue de sourd en perspective, qui pour moi est hors sujet (par rapport au débat sur la culture).

Merci Gerald, de tenter de recentrer !

Par mamaia le 9 November 2006 at 10:18

Mamounia, je crois que ton post 30 est révélateur de ce que tu es vraiment : un démagogue raciste.

Gérald, ne te méprends pas, contrairement à Mamounia le manichéisme, très peu pour moi. Tout n’est pas déstestable et inefficace dans le système actuel. Mais j’essaie de faire comprendre que l’autonomie au sein de la république érigée en dogme est un facteur limitatif, inhibiteur de l’imagination. Quand j’étais jeune, il fût envisagé d’informatiser collèges et lycée. Plutôt que d’acheter du matériel performant et adapté (mais made in usa), OBLIGATION fut faîte d’acheter bleu-blanc-rouge. On s’est retrouvé avec des TO7 et MO5 de thomson partout, des vraies planches à repasser (du point de vue calorifique) sans aucun logiciel.

Autre exemple : la passerelle piétonne de Carrefour punaauia. Plutôt que de la faire réaliser par une entreprise locale, le gvt Flosse a tenu à la commander en métropole. Pendant le délai additionnel, 7 personnes sont mortes écrasées.

Et des exemples comme ceux-là (et pire), j’en ai à la tonne.

Avant de fustiger l’indépendance, faudrait poser la question de ce que serait l’indépendance. Vous verriez qu’elle ne signifie pas rejet de l’autre, racisme et séparatisme primaire.

Par philippe le 9 November 2006 at 14:30

gerald non les uns comme tu dis ne pensent pas que la France n’a apporté que du bonheur! Je suis autonomiste convaincu depuis toujours, français patriote et fier de l’être et je pense que la France a beaucoup apporté à ce pays de Polynésie et surtout l’essentiel de ce qu’il est aujourd’hui! Cependant la France n’a sans doute pas fait que du bien comme toute institution humaine d’ailleurs, je n’en connais aucune qui soit positive à 100% et souvent quand je ne suis pas d’accord mon pays me fait mal! Mais nous les "françcais" et les autonomistes nous nous savons reconnaître les erreurs et accepter les critiques! par contre en face de nous les indépendantistes polynésiens ou Français (car les penseurs et les soutiens du tavini sont souvent français ne l’oublions pas) eux disent et martélent que la FRANCE n’a fait que du mal en Polynésie et qu’il faut tout rejeter, il suffit de lire les commentaires de votre blog depuis ses origines, as-tu une seule fois entendu dire par oscar l’idéologue ou par les indépendantistes du bien de la France et donner un bilan honnête, non bien sur, aussi il ne faut pas tout confondre et mettre sur le même pieds des gens honnêtes prêts à débattre et des idéologues parmi les plus tordus que la planéte possédes! merci de faire attention à tes propos dorénavants! !

Les indépendantistes sont des autonomistes qui s’assument.

Par Daniel le 9 November 2006 at 20:14

Ah bon, Pasile ? Des indépendantistes qui n’arrivent même pas assurer nos fins de mois et qui sont obligés d’aller taparu en Métropole comme le ministre de l’éducation, le ministre du logement, le ministre de la santé… Drôle "d’assumage" que voilà …

Vas un peu demander aux parents d’élèves du collège de Taravao surpeuplé, si les indépendantistes s’assument, assument et assurent….

Par Meitei le 9 November 2006 at 20:35

Etetera, je suis désolé mais je ne suis pas du tout d’accord avec toi, ce que dit mamounia est clair et argumenté (ce qui est assez rare parmi les intervenants de votre site pour le signaler)! Quand à ce que dit mamaïa, c’est incohérent, elle compare n’importe quoi,elle mélange tout , elle affabule, elle exagére, elle invente même et compare ce qui n’est pas comparable et ses propos sont excessifs et parfois proche de l’hystérie! Tu essaies de la défendre parceque tu penses en partie comme elle, et tu te retrouves en partie dans son discours, mais ton attitude est partisantes, en toute objectivité tu ne peux pas tenir les propos que tu tiens et défendre les propos de cette personne! Si tu le veux bien relis tous les mails en question et tente de rester objective et tu reviendras sur tes propos en te rendant compte qu’ils sont patisants!

Par pierrette le 9 November 2006 at 20:41

Bravo, bravo et encore bravo daniel! Il faut que ces choses soient dites car il y en a marre d’entendre ce perpétuel discours des indépendantistes, qui voudrait qu’on les prennent au sérieux, alors qu’ils sont nuls, ignares, inefficaces, magouilleurs, et qu’ils sont incapable d’être des politiques responsables! En plus tenter d’affirmer que les indépendantistes sont des autonomistes qui s’assument il faut le faire, quel argument!! Niveau intellectuel proche de 0!! C’est les autonomistes qui sont responsables, sages, sérieux et qui pensent à l’avenir de leur pays et de leurs enfants, les autres sont des inconscients incultes et doctrinaires qui ne pensent qu’a se remplir les poches tant que cela dure et avant que le pys coule!!

Par pierrette le 9 November 2006 at 20:41

Bravo, bravo et encore bravo daniel! Il faut que ces choses soient dites car il y en a marre d’entendre ce perpétuel discours des indépendantistes, qui voudrait qu’on les prennent au sérieux, alors qu’ils sont nuls, ignares, inefficaces, magouilleurs, et qu’ils sont incapable d’être des politiques responsables! En plus tenter d’affirmer que les indépendantistes sont des autonomistes qui s’assument il faut le faire, quel argument!! Niveau intellectuel proche de 0!! C’est les autonomistes qui sont responsables, sages, sérieux et qui pensent à l’avenir de leur pays et de leurs enfants, les autres sont des inconscients incultes et doctrinaires qui ne pensent qu’a se remplir les poches tant que cela dure et avant que le pys coule!!

Je rectifie. Les indépendantistes sont des autonomistes qui ont mis l’émancipation dans leur discours.

Je rectifie. Les indépendantistes sont des autonomistes qui ont mis l’émancipation dans leur discours.

Par Pute Omaha le 9 November 2006 at 21:16

Mamounia,

No matarii e te Pi’i Atua e te pa’i Atua:
A haapa’o maitai! I te mea e, ua Farerei ae nei o "moa hinu tunu pa’a" ia te atua i na pue ava’e i topa ae nei, e ere a nei?
O vai a Atua o ta otou e pi’i fa’ahou nei?
A ara………

Par Pute Omaha le 9 November 2006 at 21:16

Mamounia,

No matarii e te Pi’i Atua e te pa’i Atua:
A haapa’o maitai! I te mea e, ua Farerei ae nei o "moa hinu tunu pa’a" ia te atua i na pue ava’e i topa ae nei, e ere a nei?
O vai a Atua o ta otou e pi’i fa’ahou nei?
A ara………

Par gerald le 10 November 2006 at 1:28

A Philippe

Une mise en garde du type « merci de faire attention à tes propos dorénavant » mérite une réponse qui est hors du cadre de la culture, mais qui, en ce qui me concerne, s’impose d’elle-même.

Je conseille donc à l’intervenant Philippe de relire mes précédents posts, ce n’est pas moi qui abaissent les autonomistes dans le combat pour l’avenir de la PF.

Simplement ceci : ce n’est pas en en les traitant de demeurés, de voyous ou d’imbéciles que l’on va convaincre la base taviniste actuelle de changer d’avis, c’est là que les autonomistes font le jeu des tavinistes. Ce n’est pas en sous-estimant aussi gravement un adversaire politique et sa base que l’on gagne des batailles politiques.
Non Temaru n’est pas tout seul et il n’est sûrement pas idiot, il a une base électorale importante, il a des appuis en Polynésie (même chez certains prétendus "autonomistes" à l’attitude ambigüe ou attentiste), il a des appuis en métropole (et pas seulement qu’à gauche) et aussi des appuis à l’étranger (Australie, NZ). Il ne suffit donc pas de le dénigrer pour le combattre, il faut convaincre sa base électorale et à mon avis ce n’est pas gagné

Entre le dénigrement des uns et l’attentisme des autres, les autonomistes ne me semblent pas en position favorable, je l’ai dit et je le pense, Il ne suffit pas de se regarder le nombril avec suffisance pour gagner. Non Temaru n’est pas tout seul et il n’est sûrement pas aussi stupide que ses opposants le prétendent, sous-estimer un adversaire est une erreur, comme celle d’attendre 2009 sans rien faire, actuellement le temps joue en sa faveur.

Pardon Lagon pour cette réponse en aparté à une mise en cause personnelle.

Par gerald le 10 November 2006 at 1:28

A Philippe

Une mise en garde du type « merci de faire attention à tes propos dorénavant » mérite une réponse qui est hors du cadre de la culture, mais qui, en ce qui me concerne, s’impose d’elle-même.

Je conseille donc à l’intervenant Philippe de relire mes précédents posts, ce n’est pas moi qui abaissent les autonomistes dans le combat pour l’avenir de la PF.

Simplement ceci : ce n’est pas en en les traitant de demeurés, de voyous ou d’imbéciles que l’on va convaincre la base taviniste actuelle de changer d’avis, c’est là que les autonomistes font le jeu des tavinistes. Ce n’est pas en sous-estimant aussi gravement un adversaire politique et sa base que l’on gagne des batailles politiques.
Non Temaru n’est pas tout seul et il n’est sûrement pas idiot, il a une base électorale importante, il a des appuis en Polynésie (même chez certains prétendus "autonomistes" à l’attitude ambigüe ou attentiste), il a des appuis en métropole (et pas seulement qu’à gauche) et aussi des appuis à l’étranger (Australie, NZ). Il ne suffit donc pas de le dénigrer pour le combattre, il faut convaincre sa base électorale et à mon avis ce n’est pas gagné

Entre le dénigrement des uns et l’attentisme des autres, les autonomistes ne me semblent pas en position favorable, je l’ai dit et je le pense, Il ne suffit pas de se regarder le nombril avec suffisance pour gagner. Non Temaru n’est pas tout seul et il n’est sûrement pas aussi stupide que ses opposants le prétendent, sous-estimer un adversaire est une erreur, comme celle d’attendre 2009 sans rien faire, actuellement le temps joue en sa faveur.

Pardon Lagon pour cette réponse en aparté à une mise en cause personnelle.

Par Etetera le 10 November 2006 at 2:26

Tu te méprends Meitei…

Oui, Gérald, c’est aussi en rapport avec le n°20 que je parlais, le n°29 est un peu fourre-tout et mélange plusieurs choses.
Meitei, il faut savoir lire entre les attaques ET surtout ne pas sous-estimer les autres interlocuteurs.

Il semble que vous oubliez une chose pourtant importante pour moi : je suis Horripilée par cette idée qu’ont les Tavini, OT en tête et avec l’aide de conseils farani, de vouloir NOUS EDUQUER !!!! C’est cela que je dénonce.
Eux-mêmes semblent avoir oublié que les concepts farani ne marchent pas forcément sur les ta’ata maohi. Pourtant, ils essaient de nous éduquer à penser que l’indépendance est inéluctable et salvatrice. Ben oui, nous ne le savions pas mais nous sommes colonisés dans nos têtes à l’insu de notre plein gré.
Nous le marteler sans cesse fait partie de l’initiation CAR, à force, cela s’ancrera dans les cerveaux des quidams au fenua et cela semblera d’une logique … implacable !
C’est pour cela que je dis qu’il ne faut pas se focaliser sur les dires d’OT mais le prendre à son propre jeu et renverser la vapeur. Oui, facile à dire hoa ia mais, hum, …, je n’ai pas la solution …
Suis trop vieille paha ! lol
Etetera

Par Etetera le 10 November 2006 at 2:26

Tu te méprends Meitei…

Oui, Gérald, c’est aussi en rapport avec le n°20 que je parlais, le n°29 est un peu fourre-tout et mélange plusieurs choses.
Meitei, il faut savoir lire entre les attaques ET surtout ne pas sous-estimer les autres interlocuteurs.

Il semble que vous oubliez une chose pourtant importante pour moi : je suis Horripilée par cette idée qu’ont les Tavini, OT en tête et avec l’aide de conseils farani, de vouloir NOUS EDUQUER !!!! C’est cela que je dénonce.
Eux-mêmes semblent avoir oublié que les concepts farani ne marchent pas forcément sur les ta’ata maohi. Pourtant, ils essaient de nous éduquer à penser que l’indépendance est inéluctable et salvatrice. Ben oui, nous ne le savions pas mais nous sommes colonisés dans nos têtes à l’insu de notre plein gré.
Nous le marteler sans cesse fait partie de l’initiation CAR, à force, cela s’ancrera dans les cerveaux des quidams au fenua et cela semblera d’une logique … implacable !
C’est pour cela que je dis qu’il ne faut pas se focaliser sur les dires d’OT mais le prendre à son propre jeu et renverser la vapeur. Oui, facile à dire hoa ia mais, hum, …, je n’ai pas la solution …
Suis trop vieille paha ! lol
Etetera

La culture maohi d’aujourd’hui et de demain.

Qu’est ce que la culture d’un pays, d’une région, d’une ville, d’un village ou d’un groupe d’individus ? Il est important de s’attacher à donner une définition la plus généraliste qui soit pour éviter de se perdre dans les méandres des spécificités ethnocentriques propre à chaque groupe. En effet, la culture d’un peuple (puisqu’il s’agit du thème proposé par ce post) se résume t-elle seulement à son particularisme ethnique, religieuse ou politique ? Peut-on définir la culture d’un groupe uniquement comme l’ ensemble des référants communs et particuliers (ethnie, religion, langue, imaginaire collectif … ) des individus de ce groupe ?

Prenons un exemple particulier, le mien puisque au départ de toute culture se trouve l’individu. Je suis un tahitien d’origine chinoise (né à tahiti de parents chinois). J’ai vécu la majeure partie de ma vie à Tahiti mais ayant eu une éducation à «l’occidentale», je ne parle ni le chinois ni le tahitien. Je m’exprime uniquement en français bien que je comprenne quelques bribes de tahitien ou de chinois. Certains pourraient décrire cet etat de fait de « carence culturelle ». Cependant malgré cette « carence », je ne me sens ni en décallage ni en opposition avec les différents groupes qui constituent le paysage polynésien car je partage avec eux une partie de leurs référants communs. Je ne me sens ni acculturé, ni déraciné mais au contraire, je me sens de culture polynésienne (ou maohi …).

La culture est un élément vivant et en constante évolution qui se nourrit de l’interaction et de l’échange entre les différents individus et groupes d’individus qui composent une société et du partage de leurs référants culturels particuliers. La culture d’hier n’est pas celle d’aujourd’hui comme elle ne sera pas celle de demain. Et surtout elle ne peut pas être imposée. Partant de ce constat, ma vision de la culture maohi est celle d’une culture métissée et très ouverte au monde et, de ce fait suceptible d’évoluer rapidement et de changer encore dans les années qui viennent. Alors peut-être serait-il plus sain d’éviter de cloisonner la culture maohi dans un carcan communautariste et de laisser aux historiens et à notre curiosité le soin de connaître nos origines respectives.

Par sunny walker le 10 November 2006 at 8:05

e pute omaha,
te mau atua e haamuriära i te fenua maohi nei i teie tau :
o iehofa na te mau teretitiano
o bouddha na te nunaa tinito
o iahve na te nunaa atiuta
o allah na te mau mahometa
e te vai atura ea paha…
e mau atua anae ratou no roto mai i tera mau nunaa ‘e’e.

are’a i teie mau pu’eraa e hina’aro hia ra e pii ia hiti faahoa mai o matarii e mau atua maohi tumu iho ia, o tei parau ato’a hia e te mau mitionare "e mau atua haavare"

a hi’o pa’i oe! ta tatou iho mea ha’avare, ta vera ma ana’e i te mea mau !

a ti’a ra, mai te peu e e mau atua haavare ana’e te pii hia , eaha pa’i ia ta oe e mata’u ra ?

a ti’aturi pa’i i teie atua ta oe e parau ra e mea mau tei ia na ra te mana hope. fa’aitoito.

traduction:
(pute omaha nous met en garde conte la cérémonie du pii atua et nous rappelle "ironiquement" que:

<<notre "cher crétin" a pourtant rencontré Dieu ya qlqs mois, quels dieux voudrions-nous encore appeler ?>>

réponse: pute omaha,
les dieux qui sont aujourdhui adorés en pf sont:
jehova pour les chrétiens
iahve pour les juifs
bouddha pour asiatiques
allah pour les musulmans
et d’autres peut-être encore?

tous des dieux venus de civilisations et cultures étrangères;
tandis que ceux que nous nous apprêtons à solliciter au retour des palïades (matarii) sont tout simplement d’ici, nous sommes ici chez eux ! eux que les missionnaires ont qualifiés de faux-dieux ou de non-dieux.
te rends-tu compte ! les notres sont des faux et les leurs sont les seuls vrais !

qu’importe, si tu penses que ce sont des faux, que crains-tu alors du piiraa atua?

gardes plutot toute ta confiance en TON dieu (le vrai et tout puissant, selon toi); bon courage

L’analyse de Moana est une excellente contribution : elles est étayée et illustrée .
Un grand merci .

L’analyse de Moana est une excellente contribution : elles est étayée et illustrée .
Un grand merci .

On pourrait tenter une synthèse prudente, à la lecture de tous vos commentaires : on peut et doit envisager le futur sans renier sa propre spécificité , mais il importe de ne pas refuser le futur au nom de la spécificité .La culture est évolutive . La recherche d’ un équilibre ( qui se fait avec et contre nous ) est difficile compte tenu d’ un contexte dit " mondialisé ", et la démocratie ne peut survivre que si les ressorts de la cohésion d’ un peuple existent ( c’est la culture ), et si la volonté d’ ouverture au monde est mise en oeuvre .
Voilà ce que j’ ai retenu .
L’ équilibre est par essence précaire et instable .
Si ma mémoire est bonne, Dominique de Villepin s’ était immiscé dans notre débat en …..2002, dans " Le cri de la Gargouille "….( je ne me réfugie pas derrière lui , je le cite car il illustre vos propos ).

Il s’ agit je crois de la dernière partie du livre, que j’ ai lu l’ an passé .

On pourrait tenter une synthèse prudente, à la lecture de tous vos commentaires : on peut et doit envisager le futur sans renier sa propre spécificité , mais il importe de ne pas refuser le futur au nom de la spécificité .La culture est évolutive . La recherche d’ un équilibre ( qui se fait avec et contre nous ) est difficile compte tenu d’ un contexte dit " mondialisé ", et la démocratie ne peut survivre que si les ressorts de la cohésion d’ un peuple existent ( c’est la culture ), et si la volonté d’ ouverture au monde est mise en oeuvre .
Voilà ce que j’ ai retenu .
L’ équilibre est par essence précaire et instable .
Si ma mémoire est bonne, Dominique de Villepin s’ était immiscé dans notre débat en …..2002, dans " Le cri de la Gargouille "….( je ne me réfugie pas derrière lui , je le cite car il illustre vos propos ).

Il s’ agit je crois de la dernière partie du livre, que j’ ai lu l’ an passé .

A toutes fins utiles :Dieu est le même pour les israëlites, les chrétiens et les musulmans; le nom seul diffère selon les langues (des chrétiens d’orient prie Allah!); quant à Bouddha, ce n’est pas un dieu : le boudhisme est une philosophie et je conais des chrétiens bouddhistes!

Quant à Tararoa, n’est-ce pas le Dieu créateur de toutes choses ?

Par sunny walker le 10 November 2006 at 15:18

si tu veux dire par là que taaroa=jéhova=allah etc..pourquoi donc vous ne voulez pas l’appeler taaroa puisque nous sommes en terre maohi?

le jour où j’entendrai un curé invoquer taaroa dans son église, en tant que son dieu créateur, là je serai convaicu de la bonne foi de cette thèse.

et tant qu’on y est pourquoi avoir avoir substituer la mythologie judéochrétienne à celle polynésienne ?
cette amalgame a en effet été entretenue pendant des années, l’idée étant de dire: puisque taaroa et jéhova ne font qu’un gardons donc jéhova! alors qu’il aurait été plus legitime de garder taaroa puisqu’il s’agit de la polynésie?

recemment, à cause de ces questions pertinentes il a été constaté et officiellement déclaré, en tout cas chez les protestants, que cette tentative d’amalgame est une aberration et surtout elle risquait à terme, de favoriser les concepts et mythes polynésiens.

Par sunny walker le 10 November 2006 at 15:18

si tu veux dire par là que taaroa=jéhova=allah etc..pourquoi donc vous ne voulez pas l’appeler taaroa puisque nous sommes en terre maohi?

le jour où j’entendrai un curé invoquer taaroa dans son église, en tant que son dieu créateur, là je serai convaicu de la bonne foi de cette thèse.

et tant qu’on y est pourquoi avoir avoir substituer la mythologie judéochrétienne à celle polynésienne ?
cette amalgame a en effet été entretenue pendant des années, l’idée étant de dire: puisque taaroa et jéhova ne font qu’un gardons donc jéhova! alors qu’il aurait été plus legitime de garder taaroa puisqu’il s’agit de la polynésie?

recemment, à cause de ces questions pertinentes il a été constaté et officiellement déclaré, en tout cas chez les protestants, que cette tentative d’amalgame est une aberration et surtout elle risquait à terme, de favoriser les concepts et mythes polynésiens.

Et si on laissait l’ avant big bang de côté ?

Et si on laissait l’ avant big bang de côté ?

A mamaïa, pour le post 35 : tu oublies seulement un détail. C’est la France métropolitaine qui finance à 95 % notre système éducatif alors que nous sommes autonomes. Car, même en régime d’autonomie, nous devons financer les matières qui relèvent de notre compétence et l’éducation en est une.

Je veux dire ceci : il est normal qu’il y ait une partie de l’aide qui soit liée, c’est à dire que le pays donneur d’aide bénéficie d’une parte des retombées sous forme d’achats d’équipements, etc…

TOUS les pays pratiquent cette aide liée. Et la Chine pratique ce système encore plus que les autres. Cette semaine, il y avait un article dans la dépêche qui le démontrait abondamment. Lors du sommet Chine- Afrique, il était clair que les retombées de ses financements à l’Afrique bénéficiaient aux entreprises chinoises.

C’est pareil pour les Etats-Unis : la reconstruction en Irak bénéficie à 90 % aux entreprises américaines…etc…

En ce qui concerne la passerelle : permet moi de te dire que ton argumentation est particulièrement dégueulasse, car tu sous entend que Gaston Flosse aurait été responsable des morts parce que la passerelle n’était pas posée !!!

Et tu as la mémoire courte : lorsque la passerelle du front de mer a été détruite par un camion, le Ministre de l’époque ( James SALMON) nous a annoncé qu’il fallait attendre plusieurs mois, parce qu’il fallait "importer" la passerelle… Preuve qu’on ne pouvait pas la construire localement.

Décidément, plus tu te découvres, plus tu dis de bêtises.

Et si tu nous décrivais un peu plus ton régime d’indépendance ? On "apprécierait" en connaissance de cause.

Une autre question: quel Pays "aide" la Polynésie française dans son développement, à part la France ?

Par tabarly le 10 November 2006 at 22:09

Que la religion chrétienne ait détruit la culture maohi c’est un fait indéniable, mais tout au long de son histoire cette religion n’a fait que cela partout dans le monde et à commencer dans ses foyers d’origine.

C’est ce qu’il faudrait rappeller au camarade OT, et à ses "compagnons" (de tous bords) qui revendiquent cette culture maohi, et qui vont en toute innocence à l’église ou au temple tous les week-end ou plus.

Mais l’on pourrait remonter beaucoup plus loin, car la chrétienté n’est pas la religion d’origine, bien d’autres religions existaient avant la naissance du christ (et après car il lui a fallu attendre 4 siècles pour s’imposer en Italie). A ce compte il est clair qu’il ne sert à rien (pour la culture) de revenir au big bang.

Il faudrait recadrer le débat, et définir ce qu’est la culture.
Car pour certain, c’est l’identité de l’individu, pour d’autres cela ce rapproche au communautarisme, et enfin pour Sunny Walker c’est de la religion.

Déjà le concept de culture maohi est vague, c’est trop généraliste.
Tout comme il est réducteur de parler, pour l’Europe ou même pour la France, de culture chrétienne, je crois qu’il n’est pas bon "uniformiser", bien que leurs racines soit communes, la (les) culture(s) marquisienne(s), la (les) culture(s) tahitienne(s), la (les) culture(s) Paumotus …

Vouloir "uniformiser" c’est faire jeu égal avec la mondialisation que certain redoute (à juste cause).

La culture c’est la mémoire, c’est l’expérience, c’est le mode de vie, la vision des choses, la relation avec la nature, le regard sur l’autre…

La culture est en pertétuelle évolution, et évolue au travers des ages.

Les ennemis (aujourd’hui) de la culture c’est l’argent, le profit et le communautarisme, qui sont à eux trois ou pris séparément des cultures d’uniformisation : tout le monde s’habille pareil, tout le monde mange pareil, tout le monde pense pareil. On fait tout ce que fait les "peoples", on s’habille pareil … On ne regarde plus l’autre de la même façon, on l’imite ou on le rejète …On regarde des émissions à la télé qui nous lave le cerveau, qui nous offre du rève et qui nous empêche de penser.

C’est ça la mondialisation, même si l’on ne veut pas se l’avouer, même si l’on ne veut pas rater nos séries préférées, ou les télés-réalités, même si l’on ne peut (veut) pas se passer de mac-do, de coca, de nike (car ce n’est pas une spécialité des jeunes de banlieue), et des dernières lunettes dernier cri, du dernier 4×4 en vogue ….

Et un jour on se réveille et on se demande pourquoi Le Pen est arrivé au second tour en 2002, ou pourquoi OT a été "élu" en 2004.

La culture ce n’est pas de la politique politicienne et ce n’est pas de la religion.

La culture c’est tout, c’est à la fois des croyances et des espérances, car c’est en chacun de nous.

La culture si elle meurt c’est en nous, et c’est en nous qui faut la retrouver.

Par tabarly le 10 November 2006 at 22:09

Que la religion chrétienne ait détruit la culture maohi c’est un fait indéniable, mais tout au long de son histoire cette religion n’a fait que cela partout dans le monde et à commencer dans ses foyers d’origine.

C’est ce qu’il faudrait rappeller au camarade OT, et à ses "compagnons" (de tous bords) qui revendiquent cette culture maohi, et qui vont en toute innocence à l’église ou au temple tous les week-end ou plus.

Mais l’on pourrait remonter beaucoup plus loin, car la chrétienté n’est pas la religion d’origine, bien d’autres religions existaient avant la naissance du christ (et après car il lui a fallu attendre 4 siècles pour s’imposer en Italie). A ce compte il est clair qu’il ne sert à rien (pour la culture) de revenir au big bang.

Il faudrait recadrer le débat, et définir ce qu’est la culture.
Car pour certain, c’est l’identité de l’individu, pour d’autres cela ce rapproche au communautarisme, et enfin pour Sunny Walker c’est de la religion.

Déjà le concept de culture maohi est vague, c’est trop généraliste.
Tout comme il est réducteur de parler, pour l’Europe ou même pour la France, de culture chrétienne, je crois qu’il n’est pas bon "uniformiser", bien que leurs racines soit communes, la (les) culture(s) marquisienne(s), la (les) culture(s) tahitienne(s), la (les) culture(s) Paumotus …

Vouloir "uniformiser" c’est faire jeu égal avec la mondialisation que certain redoute (à juste cause).

La culture c’est la mémoire, c’est l’expérience, c’est le mode de vie, la vision des choses, la relation avec la nature, le regard sur l’autre…

La culture est en pertétuelle évolution, et évolue au travers des ages.

Les ennemis (aujourd’hui) de la culture c’est l’argent, le profit et le communautarisme, qui sont à eux trois ou pris séparément des cultures d’uniformisation : tout le monde s’habille pareil, tout le monde mange pareil, tout le monde pense pareil. On fait tout ce que fait les "peoples", on s’habille pareil … On ne regarde plus l’autre de la même façon, on l’imite ou on le rejète …On regarde des émissions à la télé qui nous lave le cerveau, qui nous offre du rève et qui nous empêche de penser.

C’est ça la mondialisation, même si l’on ne veut pas se l’avouer, même si l’on ne veut pas rater nos séries préférées, ou les télés-réalités, même si l’on ne peut (veut) pas se passer de mac-do, de coca, de nike (car ce n’est pas une spécialité des jeunes de banlieue), et des dernières lunettes dernier cri, du dernier 4×4 en vogue ….

Et un jour on se réveille et on se demande pourquoi Le Pen est arrivé au second tour en 2002, ou pourquoi OT a été "élu" en 2004.

La culture ce n’est pas de la politique politicienne et ce n’est pas de la religion.

La culture c’est tout, c’est à la fois des croyances et des espérances, car c’est en chacun de nous.

La culture si elle meurt c’est en nous, et c’est en nous qui faut la retrouver.

Toutes les civilisations durant leurs évolutions ont subit des modifications et voir des disparitions de leurs cultures .Soient par : la politique , la religion , la géographie , le climat , les invasions , guerres , immigration , tourisme d’autant plus rapidement de nos jours avec les moyens de communication , liaisons aériennes , radio/TV , internet etc…
Arrêtons les querelles sur les responsabilités des navigateurs , missionnaires , baleiniers , l’Etat , le gouvernement qui ont influencés et modifiés la culture Ma’ohi . Même Cook disait après ses passages que la culture polynésienne était sur la décadence ….
Préserver sa culture comment ?
_Par obligations , se renfermer dans ses frontières . Réglementer . Bannir tout ce qui n’est pas authentique pays , religion , langue , vie sociale , travail , éducation , produits , aliments etc .. Tout ça bien sur , désastreux pour le pays et que voudraient bien certains indépendantistes .
_ Je penserais plutôt mieux par conciliation avec la mondialisation puisqu’on ne peut pas passer outre !!!! S’adapter , s’ouvrir .Ne pas imposer . Développer la lecture de l’histoire , l’écriture de la langue( poêmes , devinettes ..) , profiter des nouvelles technologies du net pour dialoguer ( forums …) . Promouvoir des événement festifs autre que religieux : ( sports locaux ,pirogue , va’a motu , joutes , surf ..) ,théatre ,musique ,danse ,concours de cuisine de création d’objets artisanal . Essayer de persuader la jeunesse et leurs parents de ne pas : être oisifs devant la TV ,game-boy de se nourrir de repas roulottes .
Je reste persuadé que déjà le fait d’en parler et le résultat des différents billets de ce forum la conscience de chacun est touchée ce qui permettra à tous de maintenir et rayonner la culture Ma’ohi .
Able

Par hinanui le 14 November 2006 at 20:16

ouah! que de commentaires intéressants et d’autres hyper délirants. cela donne parfois du frisson car c’est dénué de toute réalité et c’est inquiétant!!!
Il faut vivre avec son époque tout en conservant ses racines et son identité, source d’enrichissement d’un peuple. tout peuple doit être fier de ses traditions pour peu qu’il les maîtrise. c’est malheureusement la faiblesse fortement constatée dans notre pays.
Par ailleurs, être fier de fidji parcequ’il dispose d’une université de médecine au rabais. cela fait peur. aucun polynésien , à ma connaissance , ne va se faire opérer aux îles fidji et ils ont bien raison car ils ne risquent pas de revoir le fenua. les plateaux techniques sont dérisoires . Ils sont incapables de soigner les maladies lourdes comme les cancers et autres.
cela me fait tout à coup penser aux souhaits d’indépendance de certains ,
L’indépendance de notre pays mais surtout pas car cette indépendance nous tuera tous , sur le plan économique, sur le plan de la santé, sur le plan éducatif, et sur le plan financier, n’en parlons pas!!! tout ne sera que désastre!!!
voir les îles cook, le vanuatu, lesîles marshall , tonga, samoa et d’autres pays réduits à mendier auprès de la chine.

 

Qu'en pensez-vous ?

Ami lecteur, amie lectrice, un petite information à votre intention pour vous faciliter la rédaction de votre réaction. Politita modère a posteriori les commentaires. Un nouveau filtre permet de mettre en ligne immédiatement les commentaires qui ne semblent pas injurieux.

Ce filtre n'est en aucun cas parfait et certains commentaires déplacés seront rectifiés après coup ou, plus embêtant, certains commentaires très corrects peuvent ne pas passer de suite. Nous les validerons peu de temps après.

Votre participation à cette discussion implique vous soyez poli envers tous, même ceux que vous n'aimez pas ;) Nous vous remercions pour votre compréhension et vous souhaitons un agréable commentaire.