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mardi 28 novembre 2006

Politita: 1 an déjà

Par Peter, mardi 28 novembre 2006 à 20:00 :: General

Politita a un an. Un an à peine, un an déjà. Le premier billet était un simple copier/coller d'un article de TahitiPresse. Nous espérons que depuis, Politita s'est enrichie de billets plus utiles. Pas de fête d'anniversaire, pas de réception au Sheraton mais un petit tour d'horizon de Politita.

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Ce que Ségolène a promis aux polynésiens

Par lebop, mardi 28 novembre 2006 à 18:20 :: General

L'association socialiste polynésienne,composée pour l'essentiel de conseillers techniques métropolitains et demis qui peuplent les cabinets du gouvernement Taui, avec à sa tête, un fameux essayiste-retraité ( avec indexation) et postulant malheureux à la Présidence de l'Université, Monsieur Jean-Marc REGNAULT, nous a délivré ce matin, par voie de presse, la bonne parole Ségolienne. Ils intitulent leur propos : "ce que Ségolène a promis aux polynésiens" .Je vous livre donc les promesses Ségoliennes, car elle valent leur pesant de cacahuètes :

"Je crois profondément que, sous nos latitudes respectives et dans les contextes qui sont les nôtres, nous partageons l'essentiel : le rejet de l'arrogance dans l'exercice de la responsabilité politique ; une certaine idée de la morale publique; le refus de la soumission aux conformismes de la pensée ; la volonté qu'un développement économique respectueux de l'environnement soit au service du progrès social et d'un partage équitable. Une conviction démocratique, aussi, qui fait confiance à l'intelligence des citoyens et entend leur redonner le pouvoir de peser pleinement sur le destin collectif." Fin de citation.

Comme vous le constatez, ces promesses sont précises et concrètes, compréhensibles et lisibles par tous les polynésiens, quelle que soit leur origine socio-ethnique.Il ne s'agit, en aucun cas, comme le prétend Eric DUPIN, de propos très généraux.

Avec de telles promesses, nous sommes rassurés sur l'avenir de notre système institutionnel, de notre système économique, de notre systéme de protection sociale, de notre retraite, de notre système de santé et de notre système éducatif.

Nous pouvons être confiants en l'avenir de notre jeunesse, dans le rythme de créations d'emplois et dans la création des richesses futures de notre Pays.

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Marquons une pause.

Par Noindep, mardi 28 novembre 2006 à 08:05 :: General

Extrait de la lettre de Mr TEMARU à Mme ROYAL. "Au contraire, nous voulons créer un modèle économique et social original, qui emprunte ce qu'il y a de mieux chez nos partenaires proches ou lointains, pour que notre Pays devienne un exemple de démocratie au service des Polynésiens qui ont trop longtemps été privés du droit de choisir, en conscience, leur avenir."

Nous sommes d'accord, cette phrase revêt d'un appel au secours. Oui la Polynésie française a le droit de choisir librement son avenir. L'appel de Mr Temaru est dans ce sens salutaire et souhaitable. Les Polynésiens méritent d'être au centre du débat. La Polynésie, qui semble avoir été longtemps privée d'excercer sa pleine souveraineté, a peut-être été contraint par le fait colonial, à réduire l'implication de sa propre conscience dans son avenir. Peut-être avons-nous oublié de le construire ? En tous les cas Mr TEMARU est certains que les Polynésiens se replient un peu trop sur la fatalité qu'est l'autonomie du long terme. A mon avis, cette lettre, acte symbolique pour Ségolène ROYAL est peut-être l'appel à un peuple, l'appel à "une conscience collective" (Marx se réveillerait) trop reposés sur l'histoire qui se répètera inéluctablement.

Ma question est : Par delà le débat stérile Autonomie / Indépendance qui détruit notre vraie réflexion, avons-nous réellement pris conscience des enjeux de l'avenir, et de notre devoir d'en être les membres fondateurs ?

Peut-être que le problème est là, peut être que nous n'imaginons rien d'autre comme avenir, que celui qui s'offre à nous. Que nous n'avons plus "aucun désir d'avenir" dirait Ségolène. Un vrai danger donc.

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dimanche 26 novembre 2006

Petit recadrage

Par Peter, dimanche 26 novembre 2006 à 22:40 :: No comment

Mes très chers amis,

sans vous connaître, j'éprouve pour vous une certaine sympathie. La sympathie qu'on a envers des gens soucieux de débattre, d'échanger, de partager. Néanmoins, cette sympathie souffre des dérives dernièrement observées sur Politita. Les attaques personnelles prennent le pas sur l'échange d'idées, l'égo prend le pas sur l'intérêt général d'une discussion saine et réfléchie. Je ne pointerai pas de commentaire en particulier, vous êtes bien assez intelligent pour les déceler. Par contre, je souhaite vous rappeler quelques règles que l'on a tendance à facilement oublier.

Prendre la parole, c'est engager sa responsabilité. Politita est une équipe composée de bonnes volontés souhaitant inviter au dialogue, à la discussion, à la démocratie réelle. Nous nous engageons à poser les bases d'une discussion saine. Ce n'est pas toujours facile, nous dérapons parfois, mais seuls ceux qui ne font rien ne se trompent pas. Pareillement, vous, chers lecteurs/intervenants, en postant vos réactions sur Politita, vous vous engagez tacitement à enrichir, développer les débats lancés. Politita n'est pas une basse-cour où les poules caquettent! Un peu de tenue. Et à nous, l'équipe Politita, de montrer l'exemple.

Nous sommes tous des frères. Soyons sérieux 30 secondes. Est-ce là une attitude adulte de venir polémiquer et sourire benoîtement de l'effet produit? Est-ce là une attitude démocratique? Est-ce là une attitude de citoyens voulant améliorer la vie des ses enfants? Soyons sérieux! La Polynésie est un grain de sable posé sur un autre grain de sable. Nous avons une chance incroyable de vivre dans un endroit et dans des conditions nous permettant de nous réaliser pleinement: notre situation géopolitique est un havre de paix et nos finances sont assurées. Et que fait-on? On se dispute comme des gamins de l'école élémentaire.

Non omnia possumus omnes. Nous ne pouvons tous faire toutes choses. Chacun de nous à ses qualités et ses défauts. A partir de cette constatation, il existe deux raisonnements immédiats: pointer les défauts de l'autre ou partager ses propres qualités. Nous pouvons nous tirer dans les pattes, dire de telle personne qu'elle est aveuglée par ses convictions "et que donc" son discours est biaisé. Est-ce là une attitude raisonnable? N'est-ce pas la meilleure façon de montrer à nos politiques qu'ils ont raison de ne pas tenir compte de nos avis? N'est-ce pas la meilleure façon de leur montrer qu'ils peuvent agir librement puisque nous nous disputons pour des peccadilles?

Nous souhaitons une Polynésie prospère, joyeuse et ouverte pour les générations futures. Et ce projet ne peut s'encombrer de rancoeurs personnelles, de frustrations d'égo. Nous en appelons à votre bon sens. Revenons sur l'échange d'idées, pas sur l'échange de ressentis.

Chers amies et amis, merci.

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Ségolène : une écoute Royale

Par lebop, dimanche 26 novembre 2006 à 10:43 :: Petite analyse

J'emprunte au politologue Eric DUPIN une partie de l'une de ces récentes analyses sur la tactique politique de Ségolène ROYAL, car je la partage tout à fait.

"Jusqu'en janvier, tout devrait aller bien pour Ségolène Royal. L'UMP sera secouée par le choix de son candidat tandis qu'elle tendra son oreille vers les Français. La candidate socialiste continuera à jouer de sa stratégie d'identification aux électeurs en trois temps. Un, je suis comme vous, je ne sais pas tout. Deux, ce n'est pas grave, c'est vous qui êtes les experts des problèmes que vous vivez. Trois, je vous demande de me dire ce qu'il faut faire.

Arrivera, tout de même, un jour le moment du choix politique. Démocratie participative ou pas, comment une société individualiste, minée par les corporatismes et les communautarismes, dégagerait d'elle-même une volonté générale ?

La transformation des demandes contradictoires en aspiration collective est précisément le travail du politique auquel Royal semble rechigner. Car il suppose des arbitrages entre intérêts sociaux et conceptions opposés. Pour l'heure, la candidate du PS contourne habilement cette exigence. Elle préfère frapper l'opinion par des clins d'oeil à ses préoccupations très concrètes (délinquance des mineurs) et par des slogans très généraux ("ordre juste"). Les grands choix de politique publique ne pourront pourtant être éternellement escamotés. Sans oublier la clarification stratégique qui lui sera imposée dans la vraie campagne: avec qui la présidente Royal songe-t-elle gouverner ?''

L'heure des choix politiques entrera alors en contradiction avec la posture séductrice de Ségolène Royal."....

L'heure des choix politiques sonnera aussi lorsqu'il faudra bien qu'elle dise précisément ce qu'elle veut pour la Polynésie...encore française.Car, pour l'instant, c'est le vide sidéral, preuve de l'importance qu'elle accorde à notre "patelin" comme Monsieur Temaru a lui-même qualifié la Polynésie française en rendant visite à Ségolène dans son fief poitevin, il y a quelques mois.

Il faudra bien qu'elle dise quels "désirs d'avenir" elle a promis à Oscar Temaru, lui qui l'a soutenu bien avant le parti socialiste. Cet empressement devait cacher des discussions secrètes particulièrement fructueuses et en ligne avec les récentes déclarations très claires de Monsieur Temaru pour une accélération du processus d'accession à l'indépendance de "Tahiti Nui".

On attendra donc janvier 2007...

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samedi 25 novembre 2006

"Scandaleux !"

Par Noindep, samedi 25 novembre 2006 à 12:44 :: No comment

Encore une fois, le gouvernement de la Polynésie française de Mr TEMARU a réussi à démontrer son incompétence et son manque total de diplomatie. Le licenciement du directeur de Air Tahiti Nui USA n'a semble t-il pas suffi à la présidence pour ternir l'image fragile du pays vis à vis de l'opinion internationale.

Le Festival du Film Romantique qui devait se tenir à Bora Bora a été tout simplement annulé, sans aucune explication plausible et justifiée. Cette nouvelle action de délinquance aura des retombées néfastes pour le pays à l'avenir.

Ce festival aura pu être le point de départ d'un évènement à grande échelle, et la garantie d'une campagne promotionnelle très forte. Les externalités positives générées par une telle manifestation auraient redynamisé le tourisme, en perte de vitesse ces temps-ci.

ll nous faut constater la persistance de ce gouvernement à condamner le pays à la crise, et la marche vers une politique d'auto-destruction.

Au regret des scandales qui se perpétuent, on espère que l'opinion saura donner une sanction à une juste mesure.

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vendredi 24 novembre 2006

"Les Radins de la République" en quête de victimes

Par Noindep, vendredi 24 novembre 2006 à 07:06 :: Election présidentielle 2007

Je sens la critique venir. Restons calme. Mon propos est volontairement provocateur.

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jeudi 23 novembre 2006

Des mois décisifs ?

Par Lagon, jeudi 23 novembre 2006 à 22:20 :: Humour

Je ne suis pas sûr qu' il s' agisse d' humour .

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DE L'USAGE EXCLUSIF DE LA LANGUE TAHITIENNE PAR JACQUI DROLLET

Par lebop, jeudi 23 novembre 2006 à 19:29 :: Petite analyse

Jacqui DROLLET a décidé de parler "exclusivement" la langue tahitienne à l'Assemblée de la Polynésie française.Outre le fait de ne pas respecter la Loi et de provoquer inutilement l'Etat, ce procédé relève du plus profond mépris vis à vis des représentants de la population qui souhaitent participer intégralement aux débats de cette institution et qui n'ont qu'un seul défaut, celui de respecter les lois et les institutions d'un Pays autonome. Car ces représentants sont justement mandatés par la population pour la représenter et défendre ce qu'ils estiment être son intérêt.Or, le Vice-Président les empêche de faire correctement leur travail, malgré toute leur bonne volonté en créant délibérément une "incommunicabilité".Au lieu de rassembler, il divise d'une manière particulièrement mesquine et inutile.Quelle leçon de citoyenneté, de civisme et de laïcité il adresse à notre population et à nos enfants !

Cette idéologie d'exclusion foule aux pieds nos institutions actuelles. En effet, jusqu'à nouvel ordre, nous sommes encore dans un régime d'autonomie au sein de la République française. Et comble du comble, ceux des représentants qui veulent respecter la loi républicaine sont niés par ceux qui la violent par un tel comportement. Et cette action, que les défenseurs de l'UPLD se rassurent, n'était pourtant pas annoncée dans sa profession de foi...

Il est aussi pour le moins piquant que Monsieur DROLLET veuille imposer aux élus marquisiens, mangaréviens et paumotu, son "monolinguisme tahitiano-tahitien", alors que son collègue ministre de l'éducation parle dans le même temps de bilinguisme ou de trilinguisme.... Quelle preuve de cohérence gouvernementale par celui-là même qui en est chargé !

Est-ce une manière pour lui de se libérer de la frustration de s'être aplati devant les revendications des iliens, d'avoir avalé de grosses couleuvres, mangé son chapeau et rangé aux vestiaires toutes les idées qui lui tenaient à coeur dans son projet de budget ? Quel drôle de défoulement et de revanche.

En supposant que Monsieur DROLLET veuille continuer longtemps à s'assoir sur la loi républicaine, il serait urgent que l'Assemblée de Polynésie française mette en place un service d'interprétariat, à l'instar de ce qui se passe, toutes proportions gardées, au Parlement européen. Celà fera encore des dépenses inutiles, mais au point où on en est, le Pays n'est pas à quelques dizaines de millions de F CFP près, n'est ce pas ?

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lundi 20 novembre 2006

PROFESSION DE FOI DE L'UPLD : LES ECRITS RESTENT....

Par lebop, lundi 20 novembre 2006 à 19:10 :: Petite analyse

Ce week end, en rangeant mes papiers, je suis tombé sur la profession de foi de l'Union pour la démocratie. Je l'avais perdu de vue, mais en la relisant, je suis resté coi devant l'écart entre les promesses et la réalité, l'irréalisme "à postériori" de certaines propositions, la démagogie outrancière et les inexactitudes grossières, notamment en ce qui concerne l'état de l'endettement du Pays.

Dans cette liste d'engagements, j'ai relevé notamment ( je cite littéralement) :

Relever en faveur des communes le taux de prélèvement des recettes fiscales alimentant le FIP de 15 à 25 % ;

Fixer l'heure légale de démarrage du travail à 9 heures, pour une meilleure qualité de vie ;

Abaisser les taux de cotisations sociales pour favoriser la relance économique ;

Instituer une indemnité de la mère au foyer et un revenu minimum d'activité pour les jeunes ;

Baisser le coût du fret interinsulaire pour promouvoir le développement des archipels ;

Réserver la vente des terres exclusivement aux polynésiens et abroger les dispositions selon lesquelles les terres en déshérence sont présumées domaniales.

L'UPLD dénonçait, d'autre part, " le coup porté à la démocratie de notre Fenua par la nouvelle loi électorale".

Elle réaffirmait " être favorable à l'accession de ce territoire à sa pleine autonomie dans le respect des valeurs républicaines".( sic)

Et, enfin, cerise sur le gâteau, l'UPLD dénonçait l'état de la dette du Territoire , en la chiffrant, de manière très inexacte d'ailleurs ( c'est un euphémisme), à 100 milliards de F CFP, alors qu'elle se chiffrait à 68 milliards.Plutôt surprenant, lorsqu'on sait que l'endettement du Pays est passé de 68 à 108 milliards de F CFP en l'espace de deux ans de gouvernement Temaru, soit 432.000 F CFP par polynésien (merci pour nous, les jeunes générations). Et que l'on vient d'apprendre que pour la seule année 2007, le gouvernement envisageait de recourir à nouveau à l'emprunt pour un montant de 23,8 milliards, soit, en une année, le tiers de l'endettement total du Pays en 2004 ! Et ne dites pas à l'UPLD, qu'elle dilapide l'argent public au détriment des citoyens : vous seriez de mauvaise foi.

Les écrits restent... Comme dit le dicton populaire : on n'attrape pas les mouches avec du vinaigre. Même le terme indépendance avait été escamoté pour la notion plus soft de "pleine autonomie". Il ne fallait pas effrayer, à l'époque, l'électorat dit modéré.Quel changement de braquet en 2005 et en 2006 ! Il est vrai que les élections sont derrière nous maintenant et que le but est atteint....

Quant à la loi électorale scélérate, celle-ci à l'air de bien convenir à l'UPLD, puisqu'elle n'est pas pressée de la changer. Vérité hier, mensonge aujourd'hui ?

Voilà un document à conserver pour la postérité du Taui. Mais dites-moi : à la relecture d'une telle profession de "foi", les polynésiens n'auraient-ils pas été les dindons de la farce ?

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samedi 18 novembre 2006

LES BUS ANKAI DU GOUVERNEMENT TEMARU

Par lebop, samedi 18 novembre 2006 à 18:07 :: Chroniques

A la rubrique " confidences" de la livraison de novembre du mensuel "Tahiti Pacifique", mon attention a été attirée par des révélations étonnantes de son directeur de publication. On y apprend ainsi que le ministre des transports du gouvernement Temaru a fait acheter en Chine 130 autobus pour un montant de 1,226 milliard de F CFP, soit un montant de 9,43 millions de F CFP par bus.

Après enquête, la société "Anhui Ankaï Vehicle Manufacturing Co", le petit (pour la Chine) constructeur de ces autobus, a précisé au correspondant du magazine que le modèle choisi par le ministère de Monsieur James SALMON valait 3,8 millions de F CFP l'unité, ce qui fait un montant total de l'ordre de 500 millions de F CFP pour 130 unités.

Le magazine fait ensuite une estimation large du coût de transport et des éventuels droits à l'importation à l'arrivée en Polynésie française et évalue la commande à un montant plafond de l'ordre de 750 millions de F CFP.

Et le directeur de publication de déclarer : " il semblerait que quelques 475 millions de F CFP "se balladent dans la nature", peut être captés par la société spécialement créée pour importer ces bus, peut-être par d'autres"...

Et de conclure : " comme le gouvernement entend défiscaliser ces bus... il sera intéressant de voir si le ministère des finances de Bercy va accepter ces chiffres suspects d'être gonflés" pour "contribuer au développement".

Je ne peux croire qu'un gouvernement qui avait pour principe de moraliser la vie publique ait pu commettre quelque chose de répréhensible dans le domaine des transports publics de la population polynésienne et qui aurait pour résultat d'augmenter le prix du ticket de bus payé par Tetuanui.Faire payer aux smigards qui vont emprunter ces bus tous les jours un surprix, du fait d'un surinvestissement au départ, n'est tout simplement pas conforme à la volonté de ce gouvernement d'agir au bénéfice du peuple.

Il n'est pas possible que les dizaines de milliers de citoyens polynésiens qui ont vôté pour Monsieur TEMARU aient pu être trompés à ce point là.Je ne peux tout simplement pas y croire.

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vendredi 17 novembre 2006

DE PLUS EN PLUS DE PAYS INDEPENDANTS DU PACIFIQUE SUD S'ENFONCENT DANS UN TROU NOIR. LA POLYNESIE FRANçAISE N'EN PREND-ELLE PAS LE CHEMIN ?

Par lebop, vendredi 17 novembre 2006 à 19:16 :: General

Les violentes émeutes des TONGA sont le dernier épiphénomène en date d'une descente aux enfers progressive de nombre de pays indépendants du Pacifique. Ces évènements succèdent aux émeutes et coups d'Etat qui ont frappé, ces dernières années, Fidji, les îles Salomon, la Papouasie Nouvelle-Guinée et le Vanuatu.

Instabilité politique chronique et lutte de clans pour la conquête ou le maintien au pouvoir. Un pouvoir considéré comme une fin en soi et non pas comme un moyen de gérer la cité pour un mieux-vivre de la population.

Le résultat est flagrant : les indicateurs virent progressivement au rouge. Démographie galopante, espérance de vie en chute libre, retour à l'économie de subsistance, chômage urbain et violence des "gangs", dépendance vis-à-vis de l'aide internationale,corruption, vente de la voix du pays au plus offrant à l'ONU, à la Chine ou à Taiwan, notamment, emprise d'affairistes sur les gouvernants en place, atteintes aux libertés.... sont les maux que ces pays en déshérence partagent en commun. Ces micro-Etats sont comme des fétus de paille balayés par les vents de la mondialisation. Leur avenir économique est en berne.

Les grandes puissances régionales du Pacifique, s'épuisent à jouer les "pompiers volants" ou à rappeler les principes de bonne gouvernance, a tel point qu'ils sont critiqués pour leur interventionnisme par des régimes politiques d'autant plus nationalistes qu'ils sont sous dépendance financière.On est fier tout en tendant la main : un semblant d'indépendance politique, en quelque sorte.

John HOWARD, le premier ministre australien, considère que la clé du problème, est l'indépendance sans autosuffisance. Il vient ainsi de déclarer : " je pense qu'un des problèmes est que vous avez beaucoup de ces pays qui ont une indépendance politique sans pouvoir vraiment soutenir la gouvernance...C'est le fruit de l'histoire et on ne peut rien y faire vraiment, sauf leur venir en aide. Mais clairement, l'un des problèmes dans le Pacifique est que beaucoup de ces pays sont trop petits pour être autosuffisants, c'est ça la brutale réalité. ... Nous sommes prêts à les aider, mais en échange, nous attendons des normes plus élevées de gouvernance".

Quand on voit les signes avant-coureurs des maux cités ci-dessus et des dérapages de la gouvernance Taui, nos apprentis-sorciers indépendantistes devraient méditer sur ces déclarations. Ces idéologues irresponsables nous engagent dans la même impasse bien malgré nous. Mais il ne tient qu'à nous, justement, de rebrousser chemin.

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jeudi 16 novembre 2006

Le point .

Par Lagon, jeudi 16 novembre 2006 à 10:57 :: Brèves

Monsieur Schyle dit que l' idée d' une motion de censure n' est pas encore parvenue à maturation . Cependant il est prêt le moment venu - il l' a déclaré - à s' associer à une telle motion, ce qui semble le cas de la suppléante de Madame Bouteau . Leur vote d' hier donne une indication en ce sens . Ces deux Représentants rejoindraient leur camp .

Dans ce cas, ou peut envisager ( hypothèse parmi d' autres ) que demain 26+2= 28 Représentants soient le moteur d' une nouvelle majorité qui n' existe pas encore....et ne verra peut- être jamais le jour . Quoique virtuel ce noyau dur semble plus fiable que le 26+4 dont on a beaucoup parlé ces jours-ci , la pensée des " îliens " ne semblant pas être arrivée à " maturation" ( je préfèrerais " maturité " ) en raison de leur versatilité ...

Revenons au 26+2= 28. Tout reste possible, y compris le ralliement non alimentaire de tel et tel Représentant non îlien considérant que l' actuelle gouvernance est incertaine et dangereuse . Dans ce cas les " îliens " seraient squeezés . Cette hypothèse est je je répète une hypothèse, et n' est pas très crédible sans doute .

Une chose est sûre, l' actuelle majorité est fragile ( mais on a connu des majorités qui " tenaient le coup " jusqu' au bout en raison même de leur apparente fragilité ) , et les oppositions semblent avoir accompli un pas en avant sur le chemin de la cohérence et de la cohésion .

C'est la raison pour laquelle le vote, ou non, du budget, sera un moment déterminant .

En laissant de côté vos amitiés et inimitiés, dites comment vous voyez les choses à court terme, je veux dire dans le mois qui vient .

Merci .

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mercredi 15 novembre 2006

Produits et services indispensables : Jacqui DROLLET avale son chapeau

Par lebop, mercredi 15 novembre 2006 à 18:42 :: Petite analyse

Le gouvernement indépendantiste, avec à sa tête, Oscar TEMARU qui bombe le torse à l'extérieur, le pur et le dur de l'indépendance, s'est carrément liquéfié face à la menace de bascule ilienne. Le projet de budget 2007, péniblement concocté par Jacqui DROLLET, a été jeté par dessus bord : plus d'impôts qui fâchent, plus de liste de PSI, plus de subvention au fret de ces produits en faveur des îles... Tout ce beau monde s'est aplati pour conserver coûte que coûte le pouvoir.

Il faut croire que le goût du pouvoir, et des avantages qui vont avec, a été plus fort que les rodomontades politiques ou idéologiques proclamées ces derniers mois. Les certitudes et les principes ont été mises sous le boisseau pour cause de sauvegarde des acquis alimentaires : postes, sinécures,"affaires", indemnités et tutti quanti.

C'est triste, quand même,de voir Monsieur Jacqui Drollet , inflexible et sûr de lui devant les patrons et les commerçants, courber l'échine et avaler son chapeau. Les iliens l'ont déjugé, mais il est prêt à dire blanc aujourd'hui, alors qu'il disait noir hier. Les citoyens, qui croyaient avoir à faire à quelqu'un "droit dans ses bottes" et prêt à défendre mordicus le bien fondé de ses orientations, découvrent une personnalité prête à renier ses idées d'hier pour conserver à tout prix sa fonction de Vice-Président. Le courage est dans la fuite. Contrairement à Chevènement, un collègue marxisant, il préfère fermer sa gu...le, plutôt que démissionner, alors même qu'il a été complètement déjugé.

Prenons l'exemple des "Produits et Services Indispensables". Celà fait des mois que le Vice-Président peaufine sa liste et qu'il l'impose aux commerçants. Pfft, les PSI passent à la trappe. Monsieur Louis Frébault, Ministre de l'industrie, se permet même de venir dans ses plate-bandes et l'annoncer à sa place à l'assemblée générale de la CGPME. Et Monsieur Jacqui DROLLET avale la grosse couleuvre sans piper mot. Il nous avait habitué à plus de courage, quand même. Les fameux PPN, tant honnis car engendrés par Gaston FLOSSE, l'ennemi suprême, refont surface et vont être toilettés. Tout ce tintamarre pour en arriver là. La montagne accouche d'une souris. Quelle tristesse.

Et pendant ce temps là, en Nouvelle-Calédonie, suite à une marche importante contre la vie chère il y a quelques mois, le gouvernement calédonien, présidé par l'énergique Madame Thémereau - celle-là même qui a agacé le fier Président de "Tahiti Nui" au Forum en remettant devant son nez la plaquette "French Polynesia" - a pris la semaine dernière des décisions visant à lutter concrètement contre la vie chère : il a baissé drastiquement les droits et taxes à l'importation sur de nombreux produits de consommation importants du panier de la ménagère en vue de réduire leur prix au détail.Mesure que ne veut absolument pas prendre le gouvernement Temaru de crainte de toucher à son train de vie scandaleux. Inertie et maintien des privilèges de la classe politique ici, contre action énergique et courageuse au Caillou. Toute l'inefficacité de la gouvernance Taui est résumée par cette comparaison.

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lundi 13 novembre 2006

Un sondage décidément bizarre

Par lebop, lundi 13 novembre 2006 à 19:00 :: General

Le sondage publié par les Nouvelles est décidément bizarre :des personnalités inexistantes ou peu présentes dans le débat politique, économique et social sont placées au firmament de la popularité. Pourquoi ? Par rapport à quelles idées ? Sur la base de quels évènements tangibles ou arguments d'actualité ? On n'en saura rien.

Nicole BOUTEAU qui lasse de plus en plus en distribuant les bons ou les mauvais points aux uns et aux autres, comme l'on discute dans un salon, et ce, sans en tirer les conséquences, qui enfonce les portes ouvertes, énonce des généralités, qui ne prend pas position sur les dossiers budgétaires de fond, qui donne des interviews soporifiques, comme récemment à TNTV, ou on n'y apprend rien de nouveau ? Ce n'est pas un problème. Elle est populaire.

Béatrice VERNAUDON, électron libre complètement perdue dans la lutte politique actuelle, se cherchant des soutiens là où elle peut, quitte à faire des grands écarts avec ses convictions, quitte à oublier des votes passés et à mentir par omission ? Ce n'est pas un problème. Elle est populaire.

Marius RAAPOTO, ministre pragmatique de l'éducation, mais doctrinaire de l'indépendance, qui court après les crédits de l'Etat pour éviter au domaine de l'Education la même déliquescence que celle qui touche le domaine de la santé et qui reste solidaire de son Président du Pays qui s'enfonce de plus en plus dans une politique rétrograde et xénophobe ? Ce n'est pas un problème. Il est populaire.

Georges PUCHON qui ne fait plus partie du paysage politique reste assez populaire. Allez savoir pourquoi ?

Jean-Christophe BOUISSOU qui a "déchiré" le paysage politique par ses initiatives, ses interventions musclées et pertinentes, qui fait circuler une pétition qui a recueilli plus de 20.000 signatures et qui fait son boulot d'opposant à l'Assemblée avec un dynamisme à toute épreuve ? Tout celà compte pour du beurre. L'opinion le considèrerait comme partie négligeable.

Je veux bien, mais je me suis livré à un exercice que vous pouvez, vous aussi réaliser, en faisant ma revue de presse des principaux articles des Nouvelles ces derniers mois.J'ai fait une corrélation entre ce sondage et le degré de sympathie "à priori" que la rédaction des Nouvelles porte aux chouchous des sondages. Eh bien, figurez-vous que Nicole BOUTEAU, Béatrice VERNAUDON et Marius RAAPOTO sont aussi les chouchous des Nouvelles !

Des articles toujours positifs, des commentaires complaisants ou peu critiques, une exposition médiatique et une "mise en avant" importante, une fréquence de commentaires inversement proportionnelle à leur poids politique à l'Assemblée. De là à dire que ce journal - en nette perte de vitesse, d'ailleurs, selon les mauvaises langues, d'où le relookage et les distributions gratuites de journal de ces derniers jours pour tenter une relance - "sponsorise" ces personnalités pour leur tracer un heureux destin politique... Non, non, voyons, les journalistes ne se contentent que de commenter l'actualité. Ils ne sont pas là pour faire l'histoire et nous persuader de leurs sympathies. N'est ce pas ?

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dimanche 12 novembre 2006

Quatre jours pour l'espoir

Par Roland, dimanche 12 novembre 2006 à 20:05 :: General

Semaine importante ; la Raison l'emportera-t-elle ?

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samedi 11 novembre 2006

L'enlisement du gouvernement TEMARU

Par lebop, samedi 11 novembre 2006 à 19:08 :: General

Depuis quelques jours, la machine gouvernementale est complètement grippée. Suite au retour, ultra-protégé par sa garde prétorienne, du Président Temaru et à sa pseudo-négociation avec le "collectif des bloqueurs" qui s'est terminée en eau de boudin ( jusqu'à la prochaine fois ?), plus rien n'avance.

Le projet de budget 2007, dont on ne connait que des bribes de contenu et sur lequel divers observateurs dissertent sans avoir le document définitif, est en rade pour cause de "rebellion ilienne" à l'encontre d'un vice-président omniscient et omnipotent, qui, du haut de sa tour d'ivoire, décide de tout, sans concertation aucune, avec les forces vives du Pays. Et les ministres iliens obligés de faire le lien avec les employeurs pour que le Président du Pays daigne les écouter. Infléchira-t-il sa politique fiscale à l'encontre d'entreprises inquiètes de la pression fiscale et salariale ? Rien n'est moins sûr.

La liste est longue des signes d'enlisement :rupture des discussions avec la Fédération Générale du Commerce sur un dossier, la fameuse liste des produits et services indispensables, qui traine en longueur; une règlementation sur la concurrence qui joue l'arlésienne, des projets de lois fiscales refusés par une partie de la majorité, une contribution financière à la protection sociale (plus d'1,3 milliard) non versée à la Caisse de prévoyance Sociale, un budget d'investissement 2006, financé essentiellement par l'endettement, à la traine, une incertitude sur les modalités d'augmentation du SMIG et l'absence de lisibilité du budget de la protection sociale, du logement et de l'investissement éducatif pour 2007 ... Pour ne citer que les dossiers les plus lourds.

Des travaux à l'Assemblée qui tournent au ralenti pour cause de quorum incertain et d'absence de dossiers de fond.

Et, cerise sur le gâteau,on a assisté en fin de semaine à la démission fracassante de la ministre de la santé, Madame Pia HIRO. La liste des griefs énoncée par cette dernière est impressionnante. Une liste qui ne fait que confirmer ce que l'on savait déjà : une gestion gouvernementale approximative et à courte vue, une inertie dans la résolution des problèmes confondante, des raisonnements idéologiques à l'emporte-pièce et un sentiment anti-français et xénophobe particulièrement inquiétant.

Non, décidément, les nuages s'accumulent sur ce gouvernement. De l'enlisement à la déliquescence, il n'y a qu'un pas. Mais on peut parier que tous ces nuages lourds n'empêcheront pas notre Président-voyageur de partir pour la Chine. Drôle d'échelle des priorités affichée devant le peuple polynésien.

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La présidence de la Polynésie française mise aux enchères

Par Noindep, samedi 11 novembre 2006 à 07:45 :: News

Bien entendu qu'il ne s'agit pas du palais présidentiel, à l'enchère tellement énorme qu'elle ne trouvera pas acquéreur, mais bel et bien du poste de président de la Polynésie française. Tout en l'ignorant (volontairement ou involontairement), Oscar Temaru est assis sur un siège qui semble t-il, ne lui appartient plus. Les "îliens" et les oranges ont décidé de briguer la première chaise institutionnelle du pays, et cela coûte que coûte, à entendre l'ex président.

Oui, Gaston Flosse, qui ne cesse de réciter son méa culpa, nous sert cette fois-ci une succulente stratégie visant à bâtir sa plate forme autonomiste (encore une fois !), à la poursuite de bonnes volontés. Les îliens, qui ont maintes fois suivi le sens du vent, essayent, cette fois-ci, semble t-il de lui donner un sens. Cependant, les gens doivent faire des choix, et Gaston Tong-Sang semble faire l'unanimité. Gaston Flosse, qui se revendique d'une plus grande altérité et d'un plus grand respect envers son pays, prononce donc sa démission sur l'autel de l'espoir, celui de voir ou revoir la Polynésie plus prospère. Un acte en soi salutaire.

Mais, restons muets mais pas sourds devant de tels stratagèmes, en évitant de prendre les nouvelles faiblesses de la majorité sans aucun recul. Oscar Temaru, qui est devenu notre Mitterrand Polynésien n'hésite pas entonner la valse ministérielle à chaque fois qu'il sent la barque agitée par les vagues et la marée. Tout ces facteurs convergent inéluctablement vers l'instabilité décisionnelle et institutionnelle du pays, un handicap de plus pour une majorité qui perd pied dans l'échelle des réalités. L'intégrité a eu raison de Mme HIRO : elle a en effet fait une belle erreur en rejoignant cette majorité.

Mais avant hisser le drapeau républicain au dessus de la stèle de l'autonomie, synonyme de victoire, continuons à guetter les stratèges des joueurs en place. Comme au poker, c'est la règle du bluff qui règne en maître. Car, à voir la stratégie adoptée par Gaston Flosse, prêt à sacrifier sa place de chef au profit du progrès, on se demande désormais où se situe son combat. La sagesse l'a t-elle emporté chez ce septuagénaire, ou est-il encore devenu plus malin qu'il ne l'est déjà ?

Vous vous rendrez bien compte, à terme, que, quoi qu'il se passe, nous aurons quand même perdu presque 3 ans pour nous rendre compte que le changement apporte du renouveau, certes, mais pas toujours du progrès.

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lundi 6 novembre 2006

La culture maohi .

Par Lagon, lundi 6 novembre 2006 à 19:40 :: Brèves

Je prends un risque, en évoquant ce sujet .

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dimanche 5 novembre 2006

Une jeunesse freinée par les réalités

Par Noindep, dimanche 5 novembre 2006 à 13:26 :: General

La Jeunesse occupe une majeure partie des statistiques pourtant le quotidien l'ignore. Construction de couloir associatif, de tremplin médiatique, de structure organisationelle, Pépé Tama nous a délivré les recettes pour donner un véritable élan à une jeunesse timide et intimidée qui souffre d'un système éducatif inadapté aux réalités. L'éducation en Polynésie manque de ciblage. Alors que le primaire continue de fermer ses classes, les universitaires eux manquent de moyens.

La structure universitaire est laissée à l'abandon. L'université de la Polynésie française continue de poursuivre son existence sans bilan-programme. Les formations manquent de diversité (peu de fillières), de continuité (schéma LMD en retard), de longévité (aucune possibilité de pousuivre une formation jusqu'au doctorat). Cette fragilité structurelle pousse les étudiants à l'exil, et la poursuite d'un avenir meilleur sur le sol métropolitain. Et cela jusqu'après leurs études.

Voici comment nous participons "à la fuite de nos cerveaux". La création de l'Université de la Polynésie française n'est entre autre que la vitrine reluisante et illusoire d'une politique de décentralisation ostentatoir. Elle est devenu en dix ans une institution qui récolte les responsabilités non moins exagérées, de former et mettre la jeunesse polynésienne sur le marché du travail. Vous y croyez vous ?

Peu probable à l'échelle des réalités actuelles, même si rien n'est trop difficile pour la jeunesse nous dirait Socrate. Car l'université ne fait pas figure de doyenne, sa reconnaissance est tout au plus symbolique, et elle n'est guère plus flattée par ses résultats. Elle est bien au contraire qu'une institution tremplin, après laquelle les étudiants s'exilent pour la métropole (par manque de continuité et de longévité). Cette réalité lui confère donc une reconnaissance presque nulle, dû à des faibles moyens (636 millions CFP de budget) et des paternariats manquants dans le pacifique.

Que restent-ils pour former la jeunesse ? Une classe préparatoire, et les classes BTS. Ces deux fillières souffrent des mêmes pathologies. Mais elles ont au moins le mérite de réaliser une sélection préalable de ses candidats. Quoi quoi qu'en dise, les résultats sont bien meilleurs, et les objectifs ont le mérite d'être clairs, mais certes avec des moyens financiers plus élevés.

Ce portrait sévère envers le système éducatif n'a pas pour objectif de soulever des polémiques. Elle évoque notre déficit en matière éducatif, et notre incapacité à retenir nos étudiants. (n'en parlons pas de les ramener après leur études !). Aujourd'hui, dans un contexte où notre avenir se résoud à l'incertain, il faut mettre en avant le potentiel de la jeunesse en lui donnant les moyens auxquels elle a légitimement droit. Notre progrès passe aussi par là !

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vendredi 3 novembre 2006

C’est quoi une jeunesse qui bouge ?

Par Pépé Tama, vendredi 3 novembre 2006 à 01:29 :: General

  • Ce qui se fait ailleurs.

Il y’a dans chaque école de commerce française, un « couloir des associations », ou se côtoient : Bureau des sports, Bureau des élèves, Bureau des arts , Associations d’échanges culturels, associations d’aide à la création d’entreprises et des associations éditant des guides de villes, de régions. Citons encore les associations multimédia, audiovisuelles, humanitaires, financières et la Junior entreprise de chaque école.

Ajoutez à cela les dizaines de projets et actions qui se rapportent à chacune de ces associations et vous obtenez un bouillonnement extraordinaire d’activité, aux impacts positifs sur toute une région.

  • Des impacts positifs sur l’environnement des poles.

Ces associations sont une véritable richesse pour l’environnement qui les entoure.

Prenons pour exemples différentes associations et leurs projets :

o Les associations d’aide à la création d’entreprise Elles effectuent des études de marchés à moindre prix pour des chômeurs désirant crée leurs entreprises. Au niveau de l’accompagnement elle effectue une activité de conseil et d’aide à la création. Chaque année elles organisent un concours de projets d’entreprise des demandeurs d’emplois. Elle récompense les gagnants avec d’importants prix et des places au sein d’incubateurs.

o Les associations humanitaires et leur myriade de projets locaux : quelques exemples : Le projet réinsertion propose un soutient scolaire et des activités de réinsertion au détenus de prisons. Le projet joyeux hopitaux réalise des activités pour les enfants au sein d’hôpitaux. Le projet réussite pour tous propose un soutient scolaire aux jeunes des cités sensibles.

o Associations d’échange culturel : Elles proposent des stages aux étudiants provenant d’autres pays au sein du pays d’accueil. En contrepartie un élève du pays d’accueil peut partir lui aussi en stage à l’étranger. Elles organisent aussi diverses activités culturelles.

Des impacts positifs sur la formation des élèves.

o Ces activités associatives sont complémentaires du savoir théorique assimilé lors des cours. Elles permettent d’apprendre à rechercher des fonds, à réaliser un projet, le mener à bien, elles demandent beaucoup de travail en équipe. Autant de qualités requises dans le monde professionnel. o Elles permettent aussi une démarche volontariste de l’élève qui va de lui-même aller chercher l’information qui lui manque, la ou elle se trouve : aupres de ces professeurs ou autre.

En bref ce foisonnement d’association est gagnant- gagnant : pour l’étudiant et pour l’environnement proche du pole universitaire.

  • Quid de la Polynésie ?

o Etat des lieux : Nous avons la chance d’avoir une université et de nombreuses classes BTS soit près de 3000 étudiants ; ainsi qu’un environnement économique, social et culturel favorable.

o Pourquoi dès lors, ne pas créer un couloir des associations au sein de L’université de la polynésie française ? Les compétences sont la pour permettre la création de dizaines d’associations dans des domaines divers et variés tels que ceux cités précédemment. Nous avons en effet la présence de BTS Comptabilité, commerce extérieur et autres, ainsi que des filières droit, informatique, économie, physique etc etc….

o Quelques principes pour que l’émulation étudiantes fonctionne et soit pérenne :

  • Un suivi de la part du corps enseignant et administratif de l’UPF
  • Une rotation dans les bureaux associatifs et dans les projets : Les 2emes années recrutent sur entretient et forment les 1ères années qui prendront ensuite le relais et ainsi de suite…Pour permettre une constante innovation et la disparition des projets non viables.
  • Un effort de communication auprès des étudiants pour leur montrer les impacts bénéfiques de leur engagement associatif pour leur carrière future.

Il n’appartient donc qu’aux autorités publiques d’initier ce mouvement. Pour créer une véritable émulation étudiante en Polynésie Française qui bénéficierait aussi bien aux élèves qu’au territoire. Il faut que jeunesse se bouge !

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mercredi 1 novembre 2006

Authenticité et identité : fondements branlants d'une idéologie rétrograde.

Par Roland, mercredi 1 novembre 2006 à 15:06 :: General

Le discours du Tavini repose sur une suite de triptiques ou peut se réduire à une série de triptiques, deux exemples : Dieu, Le Président, le Peuple.

Le sol, la race, la langue. On peut décliner. Ce modèle correspond à ce que Dumézil (un vrai anthropologue celui-là) appelle la trifonctionnalité dans la société monarchique ; le prêtre s'occupe de la fonction religieuse, le roi de la fonction guerrière, le paysan de la fonction nourricière.

On retrouve ici nos trois fonctions, le sol nourrit, la race s'oppose, la langue relie. Ce que proposent les idéologues du Tavini est une pensée magique, rétrograde, et monarchique...mais il n'est plus besoin de démontrer que le Tavini tourne le dos aux valeurs républicaines, rationnelles et démocratiques.

Le Tavini retourne à l'Ancien Régime ! Certes, tout régime repose sur de mythes ; je veux juste les souligner.

Par ailleurs, on entend beaucoup parler d'authenticité, d'identité, des valeurs mises à mal par une soit-disant politique coloniale destructrice . Soit.

Le problème est que ces deux mots n'ont plus aucun sens quand on songe à l'humain. L'identité repose sur un principe logique, A=A ; l'authenticité fonctionne sur ce même prédicat. Ce peut être valable pour un cassoulet, un poisson cru, oui, je peux parler d'un cassoulet qui soit authentique, c'est à dire conforme à la recette du cassoulet.

Mais d'un individu ?

Oui, je peux le faire, mais alors je prends le risque d'enfermer un être humain dans une image, d'en faire une chose, de le réduire à une appartenance ethnique, culturelle, sociale...c'est à dire que je lui refuse la liberté d'être en action, en mouvement, en évolution, en devenir.

Le discours sur l'authenticité relève du Retour aux sources, mais le mot Retour est - il en lui-même un signe de progrès ?

Bref, le discours identitaire qui s'appuie sur le critére de l'authenticité ( un toulousain authentique est un toulousain qui a les marques du toulousain...c'est un vice logique, une tautologie ) est un discours qui nie les idées d'évolution, de liberté et de différence. L'individu authentique est celui qui ressemble aux autres individus comme lui, bref, c'est celui qui n'a plus rien d'individuel.

Les mots Identité et Authenticité signalent un discours conservateur et immobiliste.

On le voit, entre modèle monarchique et désir de fixité, le discours des plus fidèles zélateurs, dans ses fondements, n'a rien de commun avec l'esprit démocratique.

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LA DEFISCALISATION OUTRE MER EN QUESTION

Par lebop, mercredi 1 novembre 2006 à 12:21 :: General

Après l'indexation des salaires des fonctionnaires et des retraites outre-mer, une nouvelle manne métropolitaine qui irrigue notre économie et qui explique en partie notre niveau de vie est soumise à la question, cette semaine, dans l'hebdomadaire national "l'express" : la défiscalisation outre-mer.

Cette défiscalisation qui nous a permis d'acquérir à bon compte des airbus pour Air Tahiti Nui, des navires de croisière, des voiliers et des thoniers chinois, de construire ou de rénover des hotels de grand luxe, de construire des usines, d'acquérir des biens d'équipement et des machines, etc, etc... Et dernièrement, de concrétiser le projet d'élevage de thons à Hao ou de construire les fameux bus " Ankai" en Chine, des dossiers du "Taui" à suivre de près....

Eh bien, cette défiscalisation, ainsi que les exonérations sociales outre-mer, ont été examinées par une commission d'évaluation de la loi Girardin et cette commission a rendu son rapport.La durée de vie de la loi Girardin a été fixée à 15 ans, mais l'année dernière, le Parlement voulait déjà y apporter des coups de canif, sous forme, notamment de plafonnement de la réduction de l'impôt sur le revenu des contribuables métropolitains qui utilisent les avantages de cette loi.

Globalement, le cadeau fiscal aux contribuables métropolitains ...et à l'outre-mer français est estimé à 690 millions d'Euros, soit plus de 80 milliards de F CFP, de manque à gagner annuel pour l'Etat : une paille !

A priori, la remise en cause de ce dispositif, du fait de dérives réelles, est repoussée, période électorale et lobbying forcené des parlementaires de l'outre-mer obligent.Entre autres dérives, le journaliste affirme ainsi, qu'en Polynésie française, on construit des hotels non pas en fonction de la demande, mais dans le seul but de bénéficier des exonérations...

Malgré l'impossibilité d'effectuer une évaluation très précise, des résultats positifs ont été relevés : baisse du chômage et du travail dissimulé, hausse de la croissance, modernisation de l'appareil productif...Les avantages semblent donc l'emporter sur les inconvénients ou les abus relevés ici ou là.

Une défiscalisation améliorée, ciblée, contrôlée, semble donc avoir de beaux jours devant elle. Mais on a encore l'illustration, avec ce dossier, que tous les avantages dont nous bénéficions et qui dopent notre croissance, sont passés au peigne fin par le Parlement et qu'ils ne sont pas acquis ad vitam eternam. A nous d'en prendre conscience, de profiter à bon escient de ce levier très important pour l'investissement productif et de bâtir une économie solide, plutôt que de nous perdre dans des considérations idéologiques stériles telles que le combat illusoire pour l'indépendance. Une économie solide est, qu'on le veuille ou non, la base même de notre avenir.

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