Un grand village ; un petit maire. Ça exaspère !
Par Pépé Tama, mardi 24 octobre 2006 à 07:46 :: Chroniques
Nous sommes un grand village, une petite ville de 300 000 habitants. Nous n’empêcherons pas les essais nucléaires en Corée du Nord, nous ne mettrons pas fin à la guerre en Irak ni aux attentats terroristes, nous ne pouvons pas permettre la naissance d’un Tibet libre, et la fin d’un Cuba castré. Nous ne sommes pas les descendants directs des dieux, et aucune mission pour changer l’histoire du monde ne nous a été confiée. Nous ne sommes qu’un grand village parmi des centaines de millions, une petite ville de 300 000 habitants ; le monde en compte des milliards.
Dès lors, avons-nous besoin d’un Gandhi, d’un Nelson Mandela, d’un Yasser Arafat, d’un George Bush ou encore d’un Jacques Chirac, qui se veulent être les symboles, à l’échelle mondiale, d’idéaux?
Non.
Nous avons avant tout besoin d’un maire ; d’un maire de village, proche de ses habitants qui œuvrerait pour leur bien être quotidien et à venir, à l’échelle qui est la sienne. Un maire qui aurait un seul et unique objectif : faire en sorte que chacun puisse construire son bonheur, que chacun ait les outils adéquats pour le trouver.
Un maire qui favoriserait donc l’emploi par le développement économique ; la qualité de vie par l’aménagement du territoire, et l’éducation pour que chacun soit libre face à ses choix personnels.
Ce maire, par définition, se doit d’être proche de ses administrés au quotidien : c’est lui qui prend les décisions, règle les conflits, se déplace sur le terrain.
Nous serons, je le pense, d’accord : être maire d’un grand village, ce n’est pas être le Président de la 5éme république, avec son image de personnage lointain, inatteignable, qui laisse à son premier ministre le soin de l’action.
Lorsqu’on est président de la Polynésie Française, on est maire d’un grand village ; on se doit d’être présent, de mettre les mains au cambouis, d’améliorer le bien être de sa population.
Oscar dans sa commune, à montré qu’il était un piètre maire.
Ce qui l’intéresse ce n’est pas l’exercice du pouvoir, mais uniquement la conquête de ce dernier ainsi que les grands combats. Le bien être de la population, la liberté réelle de cette dernière, se construit, malheureusement, durant l’exercice du pouvoir.