Petit manuel du changement
Cela a été dit et répété sur Politita et ailleurs: on n’en peut plus, il faut changer, blablabla… D’accord, oui, certes, c’est entendu. Mais changer, comment faire?
Oh, je ne parle pas de grands plans de chamboulement de notre petite Polynésie, qui, paradoxalement, ne seraient pas aussi efficaces que ce qu’on se plairait à penser. Non, je parle d’un changement plus simple et ô combien plus profond: celui de ramener la politique dans le quotidien. Bien que des spécialistes (terme substitué à celui de politicien afin d’éviter les a-prioris) soient nécessaires, toute action politique doit être menée après concertation avec la population concernée.
Plus facile à dire qu’à faire, surtout quand les débats de raison se retrouvent souvent en affrontements de passions. Bon, bref! Que faire!? Quoi faire!? Parlez, exprimez-vous. Sur Politita si vous en avez envie, mais également (et surtout!) sur la place publique, auprès de vos représentants, ou même de vos députés. Que l’outil politique redevienne public et que les politiques servent le peuple plutôt que de s’en servir.
Alors? Voeux pieux ou amorce du changement. Nous sommes responsables de notre cité. Nos enfants accepteront-ils nos excuses quand ils nous demanderont des comptes sur le pourquoi de l’immobilisme qui nous a saisi, face à des dirigeants irresponsables?
Quant à vous, quelles sont vos idées pour ramener la politique dans la res publica?
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Commentaires
iaorana
je dirais renouer avec les réunions de quartiers dans lesquelles les gens pouvaient tous s’exprimer et ensuite remonter cela à chaque commune, qui le remonterait etc…
D’accord pour les réunions de quartiers.
Néanmoins; pour des problématiques plus globale comme l’économie, les choix de réformes d’éducation etc etc, le niveau quartier ne suffit plus. Hors c’est aussi à ses sujets qu’ils faut sensibiliser et faire agir, par l’intermédiaire des négociation entre les partis.
Apres se pose la question de la légitimité des partis, du protocole de négociation etc etc qui doit lui aussi etre suivi par l’opinion, par l’intermédiaire de la presse, de débats , de blog…tout ça c’est pas si facile : c’est un ensemble qui fait système, mais qui part d’une seul et meme cause qui agira sur tous ses facteurs à la fois : L’éducation.
D’ou l’importance d’etre extremement vigilant , sur la manière dont le gouvernement souhaite orienter l’éducation.
Déjà Peter, il conviendrait que les mots aient le même sens pour tous.
Sinon, pas de dialogue possible.
Tout a été dit, mais sous l’ angle du performatif, ce qui ne mène à rien.
Je laisse le soin à nos visiteurs de répondre à ta question, qui est liée je crois au problème soulevé par Pépé Tama.
Si tu veux gouverner 1 an, sème un champ de blé.
Si tu veux gouverner 10 ans, plante des pommiers.
Si tu veux gouverner 100 ans, éduque ton peuple.
Donne un poisson a un homme et tu le nouris pour un jour, apprend lui a pecher et tu le nouris pour toujours.
Proverbes chinois soulignant l’importance de l’éducation.
A court terme, les réunions de quartier et ce que l’on pourrait appeler la "politique de proximité", me semble réalisable comme élément d’une démocatie plus participative, cela est possible sur un territoire de 250000 habitants.
Un premier avantage, maintenir le contact entre population et politique. Cela aurait aussi l’avantage d’enrayer un peu le monopole des médias et leur rôle souvent manipulateur.
le nerf de la guerre, c’est l’éducation mais avant tout l’éducation parentale.
Or , malheureusement, il y a des défaillances à ce niveau. Il y a des parents qui n’assument pas leur responsabilité parentale et les enfants sont ensuite livrés à euxmême.
L’école , à ce moment là , prend le relais mais ne peut pas tout faire non plus. le politique, les associations et toute la société doivent se battre pour plus d’éducation, plus de formation personnalisée, plus d’accompagnement. ( Que les parents qui savent qu’ils ne pourront pas éduquer leurs enfants , arrêtent d’en faire à tout va pour toucher les allocations, n’ayons pas peur de dire la vérité. ) les moyens contraceptifs existent et il ne faut pas se réfugier derrière des prétextes religieux pour ne pas y avoir recours.
N’est-il pas plus cruel de faire des enfants et de les laisser au bord de la route , ne pas prendre soin de leur santé, de leur éducation plutôt que de maîtriser sa fécondité.
Les temps sont tres difficiles et il faut faire preuve de responsabilités quelque soit le milieu dans lequel on évolue. Il y va du bien-être d’une société toute entière ; cela fonctionne dans certains pays notamment scandinaves, que l’on soit riche ou pauvre , il y a une prise de conscience commune pour le mieux vivre ensemble. Nous ne sommes que 250000 habitants. Les assistantes sociales devraient remplir ce rôle de conseils. Certaines le font déjà avec sérieux.
Il faut supprimer les allocations familiales et toutes les primes qui s’en suivent et sutout l’idée saugrenue d’une éventuelle allocation de la mère au foyer. N’aggravons pas certains maux de cette société. En revanche, payer à la source directement les frais liés aux cantines scolaires , aux founitures scolaires, aux rattrapages ou soutien scolaire et autres frais liés à l’épanouissement de l’enfant
me paraît nettement plus approprié.
Il n’y pas besoin de réunions de quartier . La convivialité s’installera d’elle -même si on construisait des logements digne de ce nom et non des ghettos . Des logements en intégrant systématiquement des aires de jeux pour enfants et adultes avec des espaces verts. des lieux naturels de convivialité.
la 3ème régle serait de créer des emplois de proximité et de privilégier ses emplois en les défiscalisant, de soutenir tres fortement des associations de quartier sérieuses et qui ont fait leurs preuves pour accompagner et encadrer les jeunes désoeuvrés tout le long de leurs adolescences.
Il ya bien d’autres actions mais ce serait trop long pour en discuter . A plus.
Je partage ton point de vue hinanui. Le tout fait système.
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