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dimanche 29 octobre 2006

LE MAELSTROM POLYNESIEN

Par lebop, dimanche 29 octobre 2006 à 12:27 :: General

Que dire de ces quinze derniers jours en Polynésie française ? Une impression de chaos dans le débat politique, économique et social qui a engendré lui-même un chaos social dans lequel les citoyens polynésiens ont été les victimes et les otages bien malgré eux.

Des institutions politiques qui dysfonctionnent. Des élus politiques qui s’invectivent. Une majorité politique qui n’arrive pas à boucler son budget pour cause de divergences internes. Des élus qui imposent en solo leurs vues pour cause de chantage à la 29è voix à l’Assemblée. Une oligarchie syndicale qui rue dans les brancards, et qui, pour l’une d’entre elles, utilise des moyens illégaux pour forcer le pouvoir à négocier. Madame le haut-commissaire, prise entre deux feux, obligée de jouer un rôle d’arbitre dans un conflit dont les solutions sont à trouver dans le champ de compétences du Pays, et donc, du gouvernement. La représentante de l'Etat qui, paradoxalement, « nettoie » le terrain à un Gouvernement qui n’a cesse de guerroyer face à un « Etat néo colonial » peuplé d’ennemis personnifiés par la « droite chiraquienne revancharde ». Un Etat soit disant prêt à tout pour faire revenir ses alliés locaux au pouvoir face à un gouvernement local " voulu par le peuple polynésien", qui n'a rien à se reprocher dans son mode de gouvernance "vertueux" et qui tient, comme chacun sait, ses engagements électoraux...

Un Président du Gouvernement qui laisse délibérément pourrir la situation, refuse la concertation avant toute épreuve de force, refuse de négocier avec des « terroristes » qui dressent des barrages, sous prétexte qu’il ne veut pas négocier « avec six pistolets plantés sur sa tempe ». Un "Président- balladeur" qui part, malgré la "subversion terroriste", à la réunion annuelle du Forum, à Fidji, pour y dénoncer un « coup d’Etat », réaffirmer son impatience à obtenir l’indépendance face à la puissance coloniale française, demander le soutien de ses « frères » du Pacifique dans sa lutte pour la « décolonisation » de « Tahiti Nui », appellation préférée à celle de "Polynésie française" honnie par celui qui veut être notre Nelson Mandela polynésien.

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vendredi 27 octobre 2006

Chronique d'un échec annoncé

Par Noindep, vendredi 27 octobre 2006 à 12:33 :: General

Mr Temaru a encore rappelé son souhait de voir la Polynésie indépendante, et cette fois-ci il a fixé une échéance butoir : 2010 ! Vous rappelez-vous de 2004 ? "L'indépendance de la Polynésie française, c'est une affaire de 10,15, 20 ans". Bien entendu, ce n'était que mensonge, et nous le savons tous !

C'est donc un réel passage à l'acte. Oscar Temaru vient d'actionner le levier de la machine qui doit produire le courant indépendantiste et desservir tous les foyers polynésiens. Mais pourquoi aller le dire aux dirigeants du pacifique, alors que ce sont les Polynésiens qui votent ? Pourquoi ne pas réciter, car il récite ses discours, les mêmes paroles aux tons presque poétiques, devant l'assemblée de la Polynésie française, devant la Population, devant l'Etat ? Est-ce une peur ? Est-il plus doué en anglais ?

Il s'agit déjà là d'un acte de mépris envers les Polynésiens qui ne sont même pas les premiers mis au courant des grands projets que le Président prépare pour leur pays. En réalité, Mr Temaru continue de chercher l'espoir chez les dirigeants du pacifique. Il cherche à construire un parti anti-France à l'échelle du pacifique, en rappelant toujours la blessure nucléaire, et toujours les conséquences désastreuses d'une colonisation qui enfle !

Mr Temaru veut être un poète, un ambassadeur des nations unies, une sorte de Martin Luther King qui vient sauver la cause Polynésienne de l'occupation française. Mais Mr Temaru oublie une chose, c'est que les Polynésiens sont heureux et respectés par l'Etat français. Il ne parvient pas à lire dans les yeux de ses homologues des îles insulaires, l'envie et la jalousie qu'ils ressentent à l'égard de la Polynésie française. Voici pourquoi Mr Temaru ne trouvera pas de soutien plus fort dans ces zones insulaires, car eux, n'ont pas eu cette chance : les synergies et les aides économiques que la France diffuse dans le Pacifique sont pour l'instant l'une des dernières béquilles d'espoir qui leur restent. Mais voilà, tous en ont conscience, sauf ceux qui en bénéficient. C'est la loi du confort !

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jeudi 26 octobre 2006

Votre avis ?

Par Lagon, jeudi 26 octobre 2006 à 10:40 :: Débat

Voici quelques mois Monsieur Jean- Louis DEBRE, Président de l' Assemblé nationale française déclarait qu' un jour la Polynésie serait indépendante... C'est en effet bien possible, voire probable : le présent nous pousse vers le possible, et un regard plus large vers le probable , à moins que ce ne soit le contraire.

La question est néanmoins le même: quelles seront le moment, les formes et les modalités de cette indépendance.

Le Président du Pays vient de rappeler l' échéance :ce sera avant 2010. Les formes et les modalités renvoient dans son esprit à une rupture avec l' " Etat colonial ". Soit.

Le processus est bien entamé. Le Président possède d' ailleurs, apparemment, une majorité fidèle pour le soutenir. Cette majorité est composée de fidèles indéfectibles, les plus nombreux, d' alliés autonomistes qui l' ont installé au pouvoir en 2004 puis 2005 et de ralliés issus du Tahoeraa. Dans ces conditions rien ne s' oppose à une accélération des choses.

On devrait savoir dans quelques semaines au plus tard si le Président a gagné son pari , à l' occasion du vote sur le budget qui sera proposé aux Représentants à L' Assemblée de Polynésie française.

Chacun en effet semble avoir compris que ce vote signifiera du même coup l' approbation de sa politique , et que distinguer ces deux notions reviendrait à fermer les yeux.

Dans ce cas...

Qu' en pensez- vous ?

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mardi 24 octobre 2006

Un grand village ; un petit maire. Ça exaspère !

Par Pépé Tama, mardi 24 octobre 2006 à 07:46 :: Chroniques

Nous sommes un grand village, une petite ville de 300 000 habitants. Nous n’empêcherons pas les essais nucléaires en Corée du Nord, nous ne mettrons pas fin à la guerre en Irak ni aux attentats terroristes, nous ne pouvons pas permettre la naissance d’un Tibet libre, et la fin d’un Cuba castré. Nous ne sommes pas les descendants directs des dieux, et aucune mission pour changer l’histoire du monde ne nous a été confiée. Nous ne sommes qu’un grand village parmi des centaines de millions, une petite ville de 300 000 habitants ; le monde en compte des milliards.

Dès lors, avons-nous besoin d’un Gandhi, d’un Nelson Mandela, d’un Yasser Arafat, d’un George Bush ou encore d’un Jacques Chirac, qui se veulent être les symboles, à l’échelle mondiale, d’idéaux?

Non.

Nous avons avant tout besoin d’un maire ; d’un maire de village, proche de ses habitants qui œuvrerait pour leur bien être quotidien et à venir, à l’échelle qui est la sienne. Un maire qui aurait un seul et unique objectif : faire en sorte que chacun puisse construire son bonheur, que chacun ait les outils adéquats pour le trouver.

Un maire qui favoriserait donc l’emploi par le développement économique ; la qualité de vie par l’aménagement du territoire, et l’éducation pour que chacun soit libre face à ses choix personnels.

Ce maire, par définition, se doit d’être proche de ses administrés au quotidien : c’est lui qui prend les décisions, règle les conflits, se déplace sur le terrain.

Nous serons, je le pense, d’accord : être maire d’un grand village, ce n’est pas être le Président de la 5éme république, avec son image de personnage lointain, inatteignable, qui laisse à son premier ministre le soin de l’action.

Lorsqu’on est président de la Polynésie Française, on est maire d’un grand village ; on se doit d’être présent, de mettre les mains au cambouis, d’améliorer le bien être de sa population.

Oscar dans sa commune, à montré qu’il était un piètre maire.

Ce qui l’intéresse ce n’est pas l’exercice du pouvoir, mais uniquement la conquête de ce dernier ainsi que les grands combats. Le bien être de la population, la liberté réelle de cette dernière, se construit, malheureusement, durant l’exercice du pouvoir.

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lundi 23 octobre 2006

Une étrange situation.

Par Lagon, lundi 23 octobre 2006 à 23:10 :: Brèves

A la demande du Président du Pays, l' Etat a débloqué la Présidence sans Président, la Vice- Présidence et l' Assemblée, où les choses auraient pu mal se terminer.

Le problème étant social à l' origine, et n' ayant pas été traité faute de dialogue, reste entier et sera nécessairement relayé. Le Président TEMARU, d' ailleurs n' a pas cru bon de revenir d' urgence, à notre connaissance, afin de négocier directement avec les syndicalistes, entre autres.

Toutefois l' objet de ce billet n' est pas d' ouvrir un débat sur les responsabilités des uns et des autres.

Je vous propose donc une hypothèse, qui comme toute hypothèse est susceptible d' être démentie, ou vérifiée.

En débloquant manu militari certains bâtiments occupés, l' Etat a marqué, non sa volonté de se désengager, mais de conserver jusqu' à preuve du contraire ses prérogatives régaliennes.

On peut alors penser, si l' hypothèse est crédible, que si demain pour telle ou telle raison liée à l' exercice de la démocratie Monsieur le Président TEMARU était désavoué par le peuple ou ses représentants, l' Etat veillerait à ce que toutes les conditions de la transition soient réunies, et que la transition s' effectue dans le respect des règles démocratiques.

Qu' en pensez- vous ?

Dans la mesure du possible jouez le jeu et répondez à la question posée, si toutefois vous en avez l' intention. Mes collègues se chargeront peut- être de vous solliciter plus directement à propos des événements en cours.

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vendredi 20 octobre 2006

La politique de la cigale du gouvernement taui.

Par lebop, vendredi 20 octobre 2006 à 14:19 :: Petite analyse

Le gouvernement de Monsieur Oscar TEMARU est entré dans un véritable cercle vicieux inquiétant pour notre avenir économique et social. Après une phase d’inertie, a commencé , depuis un an , une phase budgétivore qui s’est traduite par la constitution d’un gouvernement pléthorique, le gonflement des frais de fonctionnement de la bureaucratie politico-administrative et le saupoudrage clientéliste de crédits sans aucun résultat tangible pour la population, notamment des îles du vent.

Cette phase budgétivore s’amplifie à l’occasion de la présentation du projet de budget 2007 du Pays, puisque, de source sûre, on nous annonce l’explosion de l’endettement, le hold up du pays sur les budgets de divers établissements publics, la réorientation des taxes affectées aux établissements publics en charge d’actions d’investissement et de développement et l’accroissement de la fiscalité sur les entreprises. Le gouvernement « taui » poursuit donc sur sa lancée, à savoir le maintien d’un train de vie exorbitant aux frais des contribuables polynésiens.

Cette politique de la cigale est particulièrement grave, car elle sacrifie notre avenir pour l’artifice immédiat d’une consommation somptuaire de nos institutions et de ses satellites publics. En effet, le budget d’investissement du Pays est exangue et celui des établissements publics, à l’exemple de l’établissement des grands travaux et du fonds d’entraide aux îles, va le devenir. Ajoutez à celà la politique conventionnelle avec l’Etat en panne pour cause d’idéologie indépendantiste provocatrice, vous obtenez l’absence complète de préparation de notre avenir.

Cette léthargie insouciante et coûteuse est particulièrement dramatique, car il n’y aura pas de nouvelles infrastructures éducatives, routières ou sanitaires. Les annonces de projets aéroportuaires dont le degré de réalisme était déjà discutable, ne pourront pas, en tout état de cause, se concrétiser.

Heureusement qu’en guise de garde-fou, l’Etat avait réitéré sa préoccupation de réserver l’essentiel de la dotation globale de développement économique à l’investissement, car, à cette allure, elle allait, elle aussi être engloutie dans des dépenses de fonctionnement à l’efficacité douteuse.

L’investissement sacrifié sur l’autel d’une absence de stratégie lisible et cohérente. Un gouvernement qui vit au jour le jour, noyé dans ses contradictions et ses reniements. Une majorité qui ressemble de plus en plus au radeau de la méduse qui dérive au gré des ambitions, des intérêts et des appétits personnels. Avec un tel équipage et avec un capitaine qui a longtemps abandonné le radeau, la Polynésie n’est pas loin de se fracasser sur les récifs. Le débat budgétaire ne sera pas triste.

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Prenons la responsabilité de notre avenir

Par Noindep, vendredi 20 octobre 2006 à 05:46 :: General

A constater la faillite du dialogue social, le vide de l'action gouvernementale et la délinquance présidentielle, regardons-nous et tentons de nous demander comment nous en sommes arrivés là. Que cherche le gouvernement ? S'il cherche à mettre en place l'indépendance, il fait tout, sauf tenter de donner une réelle indépendance économique au pays. Un paradoxe de circonstance !

J'appelle aujourd'hui à une prise de conscience très forte de nos concitoyens. Il faut à tout prix comprendre le paradoxe du Taui. Car, pour l'instant, le gouvernement nous emporte avec lui dans sa faillite.

Aujourd'hui, toutes nos paroles se résolvent dans un discours de la providence, mais il nous avouer le mensonge collectif que l'on partage depuis trop longtemps.

Notre progrès ne se résoudra que sur deux problématiques :

  1. Réussir à bâtir notre société de confiance.
  2. Vaincre notre développement stérile

Je propose déjà que l'on résolve la problématique touristique, notre soit disant secteur d'avenir. Comment faire donc venir plus de touristes ? Le travail politique doit également amortir nos choix électoraux. Je propose quelques pistes pour améliorer le rendement de nos politiciens.

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jeudi 19 octobre 2006

Le coût de la vie

Par Pépé Tama, jeudi 19 octobre 2006 à 09:03 :: Débat

C'est le principal sujet dans l'air du temps. Aussi, je vous propose de faire un retour sur les billets écrits sur Politita en rapport avec ce thème. S'ajouteront incessamment sous peu à cette liste de billets , synthèses et résumés des commentaires qu'ils ont suscité. C'est parti pour un nouvel épisode de votre série préférée : "vie, ma très chère...".

Théorie, synthèse et méthode

  • A propos de la liste des produits et services indispensables.
  • A propos du coût de la vie.

Problèmes et paradoxes concernant des mesures prises pour résoudre le coût de la vie :

  • De la notion de concurrence à celle du clientélisme
  • La politique bolchevik

Pistes et enjeux :

  • Mondialisation et coût de la vie.
  • Tourisme et coût de la vie


Le billet à propos de la liste des produits et services indispensables, offre une synthèse de la situation et de la manière d'aborder le problème de manière rigoureuse. Des synthèses des commentaires sont à venir.

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mardi 17 octobre 2006

La culture de l'espoir

Par Noindep, mardi 17 octobre 2006 à 16:42 :: Chroniques

Crise oblige, les acteurs de la société montent au front. Il n'y a rien d'étonnant dans l'action de Gilles YAU et dans les "funérailles économiques" qu'il célèbre. Rien non plus d'étonnant dans l'action de la sphère syndicale visant à réveiller un pouvoir passif. La véritable crise n'est pas les blocages des routes, encore moins des appels à la grève générale. Ces actions ne sont que la résultante. Tout cela vous étonne ? Cette crise qui jubile et qui nous dépasse est bien plus perverse. À vrai dire, personne n’en dénude le sens. Où est "cette foutue crise bon dieu?" Du tourisme qui stagne, de l'économie qui coule, ou des relations Etat-territoire qui se dégradent ? Non aucunement, ce ne sont que des conséquences de cette dérive. Le pouvoir politique collabore avec cette crise. Les Polynésiens eux, il faut se l'avouer, n'ont pas fait l'effort pour se dépasser eux-mêmes et apporter des réponses à des questions qu'ils ne se posent même pas. Qu'ils soient sous la houlette orange ou bleue, ils n'ont pas respecté leur devoir. Et aujourd'hui, c'est toute une culture de l'espoir qui prend le contre-pied de cette passivité populaire. On est là à attendre que les routes se dégagent, que les grèves se suspendent, et la crise se résout. Et quoi encore ?

Nous avons légitimé l'incompétence du pouvoir. Nous avons réclamé le progrès, tout en cultivant le rejet. Rien de plus invraisemblable ! Mais voilà où nous en sommes. Osez dire que ma pensée s'enlise dans un délire pas possible, c'est faire acte de mauvaise foi. Vous retrouvez-vous dans cette société en surabondance, alors même que nous vivons sur 20% de fonds propre ? Où le politique a construit son microcosme, impose son clientélisme ou son racisme et s'isole des valeurs de notre société ? Dites merci aux bloqueurs, les révélateurs de notre plus grande crise identitaire. Que voyez-vous dans cette action ? Un acte illégal, de gêne, d'entrave à nos actions. Eh oui, c'est à ce moment précis que vous vous rendez compte que la liberté est finalement un luxe. Alors défendez-là !

De quelle crise parle t-on donc ? L'abstention aux élections récite ce poème du déclin. C'est une désaffection populaire encore plus grandissante qui se meut en chacun de nous. Et pire depuis quelques mois, les polynésiens ont divorcé avec la politique, un peu comme en France, d'où le désir de Nicolas Sarkozy "de réconcilier les français avec la politique". Les Polynésiens ont en marre des promesses sans suite, des aveux sans causes, ou des mensonges par omission. La France le vit, le divorce entre politique et peuple, c'est l'aveu de faiblesse d'une démocratie accablée par des valeurs en recul. Nous ne devons pas en arriver là, car contrairement à la France, nous ne sommes pas entraîné par la machine de la mondialisation et des valeurs qu’elle impose, et donc si le politique divorce avec le peuple, c’est l’anomie, et la mort certaine de notre pacte social qui peut à tout moment se transformer en cancer social. Ce sera le début du rejet, de l'individualisme, et un repli légitime sur toutes les formes de gouvernances qui ont mis en faillite l'histoire. Je cultive l'espoir que nous n'en arrivions pas là.



Rien de difficile aujourd'hui pour mettre fin à tout ce conflit de pensée pour rétablir le dialogue. C’est ici que je remercie les bloqueurs, ils tentent de réconcilier la société avec le pouvoir qui s'isole en dépit même des moyens utilisés. Oui Ronald, vous avez fait le premier pas. D’ici là, il nous faut mener les consciences vers une pensée en acte, et construire une société en devenir, en valorisant le patrimoine de nos valeurs.

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Petit manuel du changement

Par Peter, mardi 17 octobre 2006 à 16:17 :: General

Cela a été dit et répété sur Politita et ailleurs: on n'en peut plus, il faut changer, blablabla... D'accord, oui, certes, c'est entendu. Mais changer, comment faire?

Oh, je ne parle pas de grands plans de chamboulement de notre petite Polynésie, qui, paradoxalement, ne seraient pas aussi efficaces que ce qu'on se plairait à penser. Non, je parle d'un changement plus simple et ô combien plus profond: celui de ramener la politique dans le quotidien. Bien que des spécialistes (terme substitué à celui de politicien afin d'éviter les a-prioris) soient nécessaires, toute action politique doit être menée après concertation avec la population concernée.

Plus facile à dire qu'à faire, surtout quand les débats de raison se retrouvent souvent en affrontements de passions. Bon, bref! Que faire!? Quoi faire!? Parlez, exprimez-vous. Sur Politita si vous en avez envie, mais également (et surtout!) sur la place publique, auprès de vos représentants, ou même de vos députés. Que l'outil politique redevienne public et que les politiques servent le peuple plutôt que de s'en servir.

Alors? Voeux pieux ou amorce du changement. Nous sommes responsables de notre cité. Nos enfants accepteront-ils nos excuses quand ils nous demanderont des comptes sur le pourquoi de l'immobilisme qui nous a saisi, face à des dirigeants irresponsables?

Quant à vous, quelles sont vos idées pour ramener la politique dans la res publica?

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lundi 16 octobre 2006

Non omnia possumus omnes.

Par Peter, lundi 16 octobre 2006 à 17:42 :: General

Il y a eu récemment quelques enflammements sur Politita. Nous en sommes en partie responsables. Nous veillerons à être plus modéré. Rappelons que le but de Politita est d'amorcer des dialogues et des discussions sur le thème général de la Polynésie de demain. Politita n'a pas pour vocation (malgré ce que pourrait dire les mauvaises langues) de s'instaurer en détenteur d'un hypothétique savoir absolu. Nous souhaitons amener une notion de débat républicain qui fait défaut en Polynésie, souvent caché par des affrontements de sophistes.

Politita n'est pas une fin en soi, mais une invitation au débat. Politita est jeune, avec ses qualités et ses défauts. Nous comptons sur vous, si vous pensez que cela en vaut la peine, pour nous améliorer. Nous avons tous quelque chose à améliorer. Commençons par le début, nous vous proposons un nouvel habillage plus clair, plus joyeux, plus lisible afin de priviliégier plus encore (le plus est à la mode voyez-vous) le contenu.

Un grand merci à tous (amis comme détracteurs) de venir nous lire aussi nombreux. Cela nous motive. La critique est aisée, et l’art est difficile (Destouches). Nous acceptons vos critiques et vous remercions pour vos encouragements.

Enfin, pour ceux qui ne maîtrisent pas le latin (et dont je fais partie), le titre de ce billet signifie: nous ne pouvons tous faire toutes choses. A bon entendeur, salut :)

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Encore un effort si nous voulons être indépendants !!!

Par Roland, lundi 16 octobre 2006 à 17:01 :: General

A quel niveau prendre ce qui suit ? Etonnant non ?

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dimanche 15 octobre 2006

UN CONFLIT SOCIAL PAS ORDINAIRE

Par lebop, dimanche 15 octobre 2006 à 10:42 :: General

Une fois n’est pas coutume, la population a été prise en otage dans le cadre d’un conflit social qui a dégénéré en blocage en raison d’un manque de dialogue entre les parties prenantes, à savoir le gouvernement et diverses corporations menées par la centrale syndicale O Oe to Oe Rima.

Au-delà des péripéties quotidiennes et des interprétations des uns et des autres, il en ressort clairement que le gouvernement ne veut pas négocier, joue clairement le pourrissement du conflit et parie sur le retournement de la population contre les bloqueurs, relativement peu nombreux au demeurant. Car cela fait plus d’une semaine, lors du dépôt du préavis de grève, que les protagonistes connaissent les données du problème et que l’une des parties ne veut pas discuter. Monsieur Oscar Temaru l’a confirmé sur TNTV , en ayant décidé d’une tactique contraire aux traditions polynésiennes de discussion et de recherche du consensus. Le bras de fer où, dans l’esprit du président du Pays, il doit y avoir un gagnant et un perdant, continue donc.Est-ce simplement une posture avant une éventuelle négociation aujourd'hui ?

A ce stade, en tous les cas, c’est le gouvernement, en jouant le jeu dangereux du refus de discussions, qui prend à son tour la population en otage. Il est prêt à sacrifier l’économie, la vie quotidienne des citoyens et même leur santé, pour faire plier des activistes qui se considèrent comme l’avant-garde de la population en voulant des solutions contre la vie chère.

Il y a, bien sûr, dans ce conflit, des revendications catégorielles clairement exprimées par la flottille administrative (depuis maintenant plusieurs mois) et des transporteurs de trucks que O Oe to Oe Rima veut régler. Il y a bien sûr des questions de leadership syndical à la veille d’élections de délégués du personnel qui mesurent la force des uns et des autres dans le paysage syndical. Il y a peut être des arrière-pensées politiques, quoique cela reste à démontrer clairement sur le terrain, au-delà des étiquettes des uns et des autres. Mais, quelque part, il s’agit surtout, comme l’a dit l’un de nos commentateurs, d’une « grève citoyenne » qui vise à soulager le fardeau quotidien des familles polynésiennes : des prix moins élevés, moins de taxes et un train de vie des institutions plus raisonnable. Un syndicat à l'avant-garde du peuple qui n'en pense pas moins ? C’est là un fait nouveau qui mérite d’être souligné.

Toutes ces questions de fond ont été abordées dans mes précédents billets où j’annonçais une période budgétaire difficile pour le gouvernement. Ce sont les premiers signes d’un mécontentement fondamental à l’encontre de la gouvernance « taui ».

C’est pour cela que les réactions aux barrages –acte inadmissible en démocratie car il touche à nos libertés fondamentales, notamment celle d’aller et venir – ont été assez mitigées. A une réaction d’opposition brutale que certains espéraient, nous avons entendu des propos qui condamnent, certes, mais qui comprennent et qui soutiennent en même temps. Le problème soulevé par les citoyens porte plus sur les modalités de la contestation que sur les raisons de fond de celle-ci, qu’ils considèrent comme légitimes.

Cette situation de blocage, dans tous les sens du terme, où chacun montre du menton, augure mal de la semaine qui s’annonce. Le gouvernement peut faire preuve d’intelligence en écoutant certains arguments dans le cadre de la préparation du budget 2007 : baisse du train de vie des institutions, pas d’augmentation de taxes, plus d’investissement et moins de fonctionnement dans le budget du Pays, accélération des mesures visant à réduire le coût de la vie….. Mais en est-il capable ?

Billets en relation

  • Coût de la vie : à propros de la liste des PSI
  • Dépenses publiques : L'obésité, une maladie qui touche aussi nos institutions ; une gouvernance taui a tres faible rendement.

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Blocages : Mode d'emploi

Par Pépé Tama, dimanche 15 octobre 2006 à 08:59 :: Chroniques

Rien de nouveau sous le soleil, aussi je me permet de publier à nouveau ce billet re-d'actualité !

Aller une petite dose de cynisme pour la route...bloquée. La démocratie polynésienne s'est dotée d'un nouvel outil : Les barrages. Ils font dorénavant partie du folklore polynésien. Notre nouvel hymne à nous c'est ragga string: "Oh vas y bloque bébé...".

L'heure est grève. L'air du temps impose donc de rendre public le protocole du bon blocus.

Ingrédients : Des gros bras, des carcasses de voitures (des truks feront l'affaire), des chapiteaux, un veau à la broche, un sponsoring de la brasserie de Tahiti, un président borné. (peu importe la couleur)

Le protocole :

  • 1ere règle d'or : L'effet de surprise--> Agir le matin dès l'aube : à l'heure où blanchit la campagne.
  • 2eme règle d'or: Faire gronder la colère--> Montrer son énervement : "on nous a pris pour des cons" Mais j'en suis certain...quelque chose ne tourne pas rond ! -on connaît le refrain-.
  • 3eme règle d'or : Le pourquoi de la colère --> Justifier sa colère par les titres de la presse (ultra high level) locale : Pour O.T "les syndicats sont de mauvaise foi" (titre dépêche Mardi)
  • 4eme règle d'or : La météo de l'opinion --> Ecouter le répondeur téléphonique de radio 1 pour prendre la température: " Tapea parii Ronald" "Qu'ils s'en prennent à Oscar pas au peuple". Fifty fifty : C'est O.K.
  • 5eme règle d'or: La logistique --> Une fois le climat stabilisé : installer les chapiteaux.
  • 6eme règle d'or: La douce insouciance --> Une fois le soleil couché ; une fois les négociations annulées (le gouvernement est en week-end) : Commencer la bringue !
  • 7eme règle d'or: L'inertie --> personne (ni gouvernement ni bloqueurs) n'est pressé.

Félicitations, votre blocus est réussi : Vous pouvez passer au level 2 à savoir, le Blocage du pont de motu uta.

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samedi 14 octobre 2006

Pathétique notre Jacqui !

Par Noindep, samedi 14 octobre 2006 à 09:38 :: Brèves

Avez-vous suivi le JT de RFO du vendredi 13 Octobre ? On y entend notre vice-président justifier la partie de Golf de son président, alors que la ville est bloquée de toute part. On l'entend insulter l'Etat : "Mme Boquet n'a pas les moyens d'exercer ses attributions". Et, par la même, nous exposer sa théorie pour appuyer ses politiques de sages.

Explication du principe de déresponsabilité :

La création de nouvelles taxes, qui nourrissent la cherté de vie est dûe aux contraintes qui régissent notre pays : l'éloignement, le transport et la distribution. Mais surtout, et à cause des marges des entrepreneurs ! Bref, c'est la faute des entrepreneurs : arrêtez de faire des marges ! Encore un nostalgique des années communistes ! Et pire lorsqu'il réclame l'intervention des forces de l'ordre ! On charge les citoyens pour rétablir l'ordre. Et ben dis donc !

Mais voilà, oser réclamer l'aide de l'Etat et déclarer au même moment "que l'Etat sera coupable d'avoir laissé faire {....} et l'Etat c'est Jacques Chirac, et Jacques Chirac c'est l'ami de Gaston Flosse "!, C'est se taper la vierge derrière le dos du bon dieu ! Notre président ne veut pas agir, ne peut pas agir, et préfère se déresponsabiliser, faisant l'aveu de son incompétence à gérer les conflits actuels, et de la solitude qu’il ressent face à la sphère politique ! Espérons qu'il "putt" mieux qu'il ne gère le pays.

Tout le monde l'abandonne : son ami Ronald, son ami Hiro, et bientôt l'Etat impartial, certes dans sa fonction, mais non moins stupide pour supporter ceux qui organisent à tout prix son départ. C'est son serviteur de toujours qui ramasse les miettes et défend la cause d'un gouvernement qui a perdu pied dans l'échelle des réalités. Jacqui Drollet aura beau dire ce qu'il veut : l'électorat l'a abandonné. Lui et les siens seront, demain, les nouveaux bénéficiaires d'un boycott électoral !

Les patrons, eux, portent le deuil de l'économie, qui pâtit chaque jour supplémentaire de cette parade sociale. Et nous en serons tous responsables : le Taui c'est pour le meilleur et pour le pire !

Pour finir, Mr Drollet, au lieu de faire campagne pour Ségolène Royal, qui n’en a nullement besoin, devrait mieux sauver sa mise, au risque de ne pas être là pour soutenir sa candidate en mai prochain...

Affaire à suivre...

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jeudi 12 octobre 2006

Anne répond à Roland.

Par Lagon, jeudi 12 octobre 2006 à 22:54 :: Brèves

Dans son dernier billet, source de quelques dérives, Roland a déchaîné les passions.

Un aspect de sa problématique portait sur l' hypothèse d' un silence de l' Etat face à à ce que beaucoup considèrent comme des propos inadmissibles.

Aujourd' hui, une nouvelle déclaration de la Présidence a conduit Madame la Haut- Commissaire à rappeler l' existence de l' Etat.

Ce billet ne cherche pas à relancer le débat initié par Roland. Il signale tout simplement à ceux qui n' ont pas accès aux medias qu' un élément de réponse vient d' être apporté par Madame Anne Boquet à la question implicite de Roland.

Comme dit notre copain Marc, Anne kiffe sur Roland !

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Jacqui DROLLET : un apprenti sorcier qui nous impose de faux remèdes

Par Pépé Tama, jeudi 12 octobre 2006 à 21:09 :: General

En politique, en économie ou dans le domaine social, il est toujours plus facile de faire des constats que de faire des propositions. Ici, comme ailleurs, le chômage, la pauvreté, l’exclusion sociale, l’habitat précaire touchent une partie significative de notre population. Toute la classe politique s’accorde sur ces constats énoncés à l’occasion de colloques, séminaires, tables rondes et consignés dans divers rapports.

Les objectifs peuvent être identifiés sur la base de ces constats : réduire le chômage, construire plus de logements, promouvoir la justice dans tous les domaines… Le problème surgit lorsqu’il s’agit d’envisager les programmes, les actions, les mesures ou les moyens pour parvenir aux objectifs fixés.

Je prendrai un exemple d’actualité : celui de promouvoir une plus grande justice sociale. Il peut nous venir tout de suite à l’esprit l’idée d’augmenter le SMIG, les prestations sociales, le nombre de fonctionnaires ( pour créer de l’emploi), de construire plus de logements sociaux, d’augmenter les minimas sociaux en faveur des handicapés, des personnes âgées…

La démarche est séduisante : comment y résister ? Personne n’accepte les inégalités. Personne ne veut un Pays moins social. Personne ne prétend qu’un chômeur vit heureux, ou qu’avec le SMIG, il est possible pour une famille de joindre les deux bouts. Il faut, bien sûr, améliorer le sort de tous ceux qui souffrent. Ce n’est pas qu’une question d’humanité, c’est l’intérêt même de la société dans son ensemble, c’est la condition de son équilibre et de sa cohésion.

Mais avant de distribuer, encore faut-il créer des richesses. Or, le gouvernement actuel, sous la houlette de Jacqui DROLLET, est plus préoccupé par la redistribution des revenus que par la création de nouvelles richesses, source de nouveaux emplois et de nouveaux revenus pour les polynésiens. C’est conforme à l’idéologie socialiste qui est toujours de distribuer des richesses qui n’existent pas, notamment par l’augmentation des impôts, des taxes et des cotisations sociales.

La question de l’augmentation très importante du SMIG est révélatrice de cette idéologie. En agissant de manière autoritaire, dirigiste, déconnectée des gains réels de la productivité, le gouvernement troque l’espérance d’une vie plus confortable contre le risque certain d’une précarité implacable. Augmenter le SMIG sans tenir compte des réalités économiques, c’est conduire les entreprises polynésiennes à diminuer l’activité, à réduire l’embauche, à licencier par dizaines. Ce que certains gagneront, beaucoup plus le perdront. Et ce n’est pas en mettant en place des usines à gaz comme le DARSE, compensation payée aux entreprises avec l’argent de nos impôts, que l’on va y arriver.

Porter autoritairement le SMIG à 150.000 F CFP, c’est aller à l’encontre des lois économiques les plus élémentaires : des milliers de polynésiens non qualifiés ne sont déjà pas embauchés au SMIG actuel, qui plus est, largement augmenté depuis deux ans, par les entreprises. Croyez-vous qu’ils le seront plus avec un SMIG porté progressivement à 150.000 F CFP par mois ?

De plus, cette augmentation inconsidérée du SMIG provoquera des conséquences négatives au sein des entreprises : de plus en plus de salariés seront rémunérés juste au SMIG et la hiérarchie des salaires sera écrasée à un point tel que les salariés les plus motivés et les plus qualifiés seront découragés.

Cette mesure absorbera toutes les marges de manœuvre des entreprises en matière de politique salariale. Elle ne concernera que les polynésiens qui touchent le salaire minimum et pas ceux dont le niveau de rémunération est légèrement supérieur et dont les salaires n’augmentent pas depuis des années. Ce n’est plus chacun selon ses efforts, son ancienneté dans l’entreprise et les performances de celle-ci, c’est chacun la même chose.

Cette mesure réduira à néant les efforts de compétitivité de nos entreprises, notamment celles qui exportent des biens ou des services : hôtellerie, tourisme, perles, agro alimentaire….

C’est par le dynamisme de notre économie que l’on règlera les problèmes sociaux énoncés au début du commentaire. Il ne faut pas se tromper de moyens pour arriver aux buts que l’on se fixe. Il incombe au gouvernement de susciter ce dynamisme en créant un environnement favorable à la création de richesses. A force de vouloir redistribuer de manière dirigiste sans se préoccuper de la création de richesses, le gouvernement ne fera qu’appauvrir les classes moyennes sans enrichir les pauvres. C’est ce que l’on constate actuellement avec l’accélération de l’inflation et l’enclenchement de la spirale infernale « augmentation du SMIG- augmentation des prix – augmentation des salaires… » Les salariés polynésiens voient bien qu’ils sont les dindons de la farce, car toute augmentation nominale des salaires est neutralisée par la hausse des prix.

En conséquence, Monsieur Jacqui DROLLET, le gouvernement et la majorité auraient tort de s’enfermer dans cette voie là, car elle ne conduit qu’à une impasse. Ce ne sont que des apprentis sorciers qui nous imposent de faux remèdes.

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Le paradoxe de la grève de demain

Par Mana, jeudi 12 octobre 2006 à 01:05 :: Petite analyse

La grève de demain est un « ras le bol » de la vie chère en Polynésie. Sur le principe, il est compréhensible que l’on se plaigne du coût excessif de la vie et surtout des prix de l’alimentaire. Toute cette grève basée sur l’IPC qui, pour un économiste en herbe, n’est pas une bonne façon de voir que la vie coûte cher… Il y a un énorme paradoxe, et même plusieurs, pour les syndicats…Essayons ensemble de les définir.

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mardi 10 octobre 2006

Pétition de J.C. BOUISSOU, l'Espoir ?

Par Roland, mardi 10 octobre 2006 à 21:42 :: Brèves

Aujourd'hui, en ville, les militants du parti de M. Bouissou faisaient signer leur pétition. Le leader était là.
Dans un commentaire, une bloggeuse demande des nouvelles : 5000 signatures déjà réunies, 50 000 sont espèrées.
Si cela s'avérait, si, de manière massive, le peuple condamnait les propos déraisonnables du Président, que se passerait-il ? Oscar se sentirait-il mis en cause, imaginez-le avouer et se repentir, cela vous semble-t-il possible ? Jusqu'à présent, sa stratégie a toujours été la même : après la provocation, disparition. Manière peu élégante de fermer un débat...et dire que certains osent encore prétendre que la parole est libérée ! On touche ici à un bel exemple de paradoxe, la parole libre sans réponse se perd, on critique le Président, il fait la sourde oreille, et notre critique s'évanouit. La démocratie suppose l'écoute et le partage de la parole, le débat, les réponses...nous en sommes loin, fort loin. Comment imaginer un geste fort de communication qui puisse obliger le Président à répondre, c'est à dire à prendre en compte l'existence de la contestation ?
Le geste de M. Bouissou semble une belle initiative, une invitation pour le peuple à se manifester. On aimerait alors que l'Etat se manifestât à son tour face aux signatures d'une pétition qui, elle, se love au coeur des valeurs démocratiques. Voilà qui redonnerait espoir.
Dans le cas inverse, ce silence serait d'extrême mauvaise augure et conforterait le Président dans son choix et ses décisions.
Quel est votre est votre sentiment ?

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Mai 2007.

Par Lagon, mardi 10 octobre 2006 à 18:37 :: Brèves

A l ' entendre, il est clair à mes yeux que Monsieur Chirac pourrait briguer un nouveau mandat présidentiel, le moment venu.

L' intéressé entend faire savoir sa décision courant janvier.

Ce scénario est à prendre en considération, et une brève "analyse" politique permet d' en comprendre la raison.

Si Monsieur Chirac se présente il est qu' on le veuille ou non en position de force en tant que Président en exercice, il gêne toute candidature actuelle ou à venir dans son camp, gonfle alors le front national qui lui est hostile mais qui ne représente pas un danger réel pour le second tour, et embarrasse un ps éclaté qui a besoin d' un adversaire considéré comme bien installé à droite....ce qui n' est pas le cas de Monsieur Chirac ( on le saurait ).

C' est fort simple.

La partie qui se joue est très intéressante.

Je rappelle qu' ici je ne viens pas soutenir tel ou tel candidat à la candidature, tel ou tel candidat déclaré ou à venir, mais tout simplement émettre une hypothèse.

Sachant qu' ici on attend beaucoup, à tort peut- être, de mai 2007, j' aimerais simplement savoir si vous considérez ce scénario envisageable, ou si au contraire il vous semble farfelu.

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lundi 9 octobre 2006

A votre avis ?

Par Lagon, lundi 9 octobre 2006 à 21:45 :: Débat

D' assez nombreux visiteurs disent ou laissent entendre que nous ne serions plus en démocratie. Ce sentiment correspond- il à celui d' une majorité de Polynésiens ? Je l' ignore, mais ne le pense pas. Sinon les Polynésiens auraient abandonné leur atonie et leur apparente passivité au profit d' une démarche réactive. Le mandat du Président du Pays se terminant en 2009, beaucoup disent préférer attendre l' échéance. Si tel est le cas, ce qui en soi n' est pas répréhensible, on est en droit de s' interroger sur la réalité d' une présence française dans les quelques années à venir. En effet l' attentisme, conjugué aux dérives déjà dénoncées sur ce blog, n' est pas de nature à encourager l' Etat à poursuivre son aide. Quel que soit le successeur de Monsieur Chirac ( Monsieur Chirac, ou un autre candidat ), il est impossible de ne pas se poser la question sans plus attendre. Il serait naïf de croire que l' élu arrivera nu comme un ver, sans intention d' aucune sorte. Il faut donc qu' avant mai 2007 la situation soit éclaicie, et qu' un signal fort soit envoyé aux hommes politiques métropolitains. Or, ça semble difficile: les conditions ne sont pas réunies à ce jour ( silence de la population, majorité de Représentants courte mais favorable à Monsieur Temaru et alimentée par l' aveuglement de certains qui se disent autonomistes,favorables au maintien de liens privilégiés avec la France mais continuent à le soutenir ) . Dans ces conditions comment peut- on envisager une autre voie que celle qui est actuellement suivie ? Qu' en pensez- vous ? Ce constat ( certes discutable, mais on est là pour ça ), et ce qu' il annonce ( même remarque ), vous semblent- ils déconnectés du réel ? J' espère que vous allez m' en persuader !

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samedi 7 octobre 2006

Sortir de notre bulle

Par Pépé Tama, samedi 7 octobre 2006 à 20:11 :: General

Tous les débats, toutes les réflexions, toutes les polémiques au sein de la classe politique, entre la classe politique et les syndicats de salariés ou d’employeurs, entre syndicalistes et employeurs, souffrent d’une faiblesse chronique : il ne prennent pas assez en considération la dimension extérieure.

La mondialisation, encore une fois, n’est pas une donnée qui nous est externe. Ceux qui devraient être l’avant-garde du peuple, à savoir les membre de la classe politique et les « notables », sont très peu réceptifs au monde qui les entoure, même si certains d’entre eux se balladent beaucoup pour, soit disant, s’inspirer d’expériences étrangères ( ordures ménagères, agriculture, aquaculture, pêche…) dont on ne voit pas le début d’un commencement de réalisation dès leur retour au pays.

Ce monde change à une rapidité stupéfiante. Ces transformations du monde exigent de notre part réactivité et capacité d’adaptation. Pourtant, la sphère publique parait inerte, les débats trop nombrilistes, trop « polynésiano-polynésiens » et les solutions proposées souvent erronées. Il en est ainsi de la volonté d’augmenter de manière considérable, en un trop court laps de temps, le SMIG polynésien et ce, sans considération de productivité, de spirale inflationniste prix-salaires et donc de perte de compétitivité et de chômage accru, notamment des personnes peu qualifiées, à moyen terme.

Et, demain, la classe politique qui nous gouverne fera semblant de s’étonner que les produits locaux sont tous plus chers que les produits importés, que notre tourisme stagne, que nos exportations de biens n’arrivent pas à décoller, que les investisseurs extérieurs s’intéressent peu à la Polynésie française et que, finalement, notre économie ne crée pas d’emplois suffisants pour les jeunes générations qui se présentent sur le marché du travail.

On ne peut repousser la mondialisation. Elle est là et il faut faire avec. Elle apporte autant de problématiques nouvelles que de bienfaits. Parmi ceux-ci la circulation des idées, l’échange entre les cultures, la diffusion du progrès scientifique et des innovations et un effondrement spectaculaire du prix des biens de consommation, en particulier de haute technologie, dont nous profitons tous les jours.

On nous fait croire qu’on a le temps, qu’il est possible de différer les solutions pour lutter contre la cherté du coût de la vie, pour insuffler plus de concurrence dans une économie sclérosée par les rentes de situation , les monopoles divers et les règlementations obsolètes.

Quelquefois même, on nous fait croire que l’on peut faire l’inverse de ce qui se fait habituellement ailleurs. On veut se protéger encore plus derrière des barrières artificielles. Les gouvernements successifs, avec la complicité des syndicalistes et des patrons au sein des activités concernées, veulent ainsi protéger nos agriculteurs, nos pêcheurs, nos industriels, nos artisans de la concurrence extérieure, alors que les économistes savent depuis longtemps que cette voie est une impasse. La seule voie de sortie est par le haut : par plus de productivité, par plus de qualité, par plus de professionnalisme, par plus de compétence, par plus d’innovation et donc par plus de compétitivité. C’est,bien sûr, une voie exigeante, mais c’est la seule voie possible pour notre Pays.

Aussi, le recours à des boucs émissaires, comme le traduit la loi sur la protection de l’emploi local, les propos xénophobes, les solutions préconisant le repli sur soi… est en fait un refus de voir la réalité en face, et, par là même, une volonté de bercer le peuple d’illusions. A force de refuser un état des lieux franc et lucide, on se dissimule la réalité et on la dissimule aux polynésiens. Mais cette réalité finira toujours par se venger. Il vaut mieux donc la regarder en face. Et le plus tôt sera le mieux.

Billet en relation :

  • A propos du projet de lois sur l'emploi local

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La conscience politique

Par Mana, samedi 7 octobre 2006 à 11:22 :: Brèves

La politique n’est pas un système qui est censé plaire à tous, mais à la majorité des participants, c'est-à-dire aux citoyens. Nous avons vu, ces derniers temps, que nos « représentants » ne sont plus que les avatars de notre désespoir, ou de notre sens comique.

La vie est un long chemin tumultueux et plein d’oubli. Nous passons donc une mauvaise phase politique, qui se règlera et s’oubliera comme toujours. A quoi bon jacasser encore et toujours sur les mêmes bêtises ? Construisons ! Soyons artistes !

Finkielkraut disait dans son livre « La défaite de la pensée » qu’il fallait élever son âme pour sortir de la vie quotidienne et réfléchir à des problèmes plus grands. Faisons de même, élevons nous, ne tombons pas dans cette médiocrité qu’est la politique de bas étage dont nous sommes victimes. Dépassons nous, dépassons nos représentants, soyons plus sages qu’eux.

Ne prônant pas non plus la passivité, mais plutôt l’arrêt de l’acharnement, nous proposerons de laver les erreurs de nos politiques par la création d’arguments fondés sur le bon sens et la science, c'est-à-dire l’étude réelle des comportements économiques et sociaux de nos agents, non pas sur des affabulations que nos chers représentants nous inculquent comme à des machines sans pensée. Comme toujours, doutons de ces dogmes avant de les rejeter. N’oublions jamais notre but premier en tant que citoyen : la démocratie, l’entente de soi par des images réelles. Ces images derrière lesquelles nous nous allions pour ne former qu’une enveloppe d’idées nouvelles, riche de sa diversité et forte de son unité.

Ce à quoi nous assistons aujourd’hui en Polynésie n’est plus de la démocratie, tant que le principe inaliénable de représentation proportionnelle de la puissance votante n’est plus acquis. Nous sommes dans un despotisme. Pire encore, un despotisme de la connerie. Ne comptabilisons plus leurs bêtises, les journalistes s’en chargent pour nous. Reprenons nos pouvoirs, nous, citoyens.

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mercredi 4 octobre 2006

La première bonne réponse.

Par Pépé Tama, mercredi 4 octobre 2006 à 09:41 :: General

Le parti Rautahi à décidé de lancer une pétition populaire notamment contre les propos racistes et xénophobes récemment tenus par Oscar Temaru.

Cette initiative va dans le bon sens ! En effet, la passivité de l'opinion face aux propos du Président de la polynésie Française, est la pire attitude à adopter : cette passivité pourrait être mal interprétée.

Ainsi cette pétition, si elle recueille un franc succès, (ce qui est absolument souhaitable !!!!) mettrait les choses au clair, et lèverait toute ambiguité; Le succés de cette pétition serait :

  • Un signal fort vis à vis de l'Etat Français pour montrer que les polynésiens ne sont pas solidaires des propos tenus par leur président
  • Mais aussi et surtout un signe fort d'ouverture, de tolérance, et de respect de la dignité de l'être humain quelle que soit son origine.
  • Et par la-même un rappel à l'ordre quant à la pensée "de fermeture", qui est complètement archaïque, stupide et doctrinaire .

Aussi cette Pétition est tout, sauf inutile. Elle est, de plus, malgré qu'elle émane de l'initiative d'un parti, tout, sauf politique dans ses objectifs premiers : cette pétition est avant tout civique. En effet, les valeurs que ses signatures peuvent défendre sont universelles, et nécessaires à l'existence même de notre société.

info : Apparemment, même les étudiants polynésiens en métropole peuvent soutenir cette pétition en envoyant un mail. Voir le site de Rautahi pour de plus amples informations.

Note : La dénonciation des propos d'Oscar Temaru occupe actuellement une large place sur le blog. Néanmoins, il y a urgence en la matière. En effet, avant toute réflexion sur le développement de la polynésie ou autre, il y a la nécessité de défendre et de rappeler les valeurs qui fondent la base même de toute société humaine moderne, et, par conséquent, de la société tahitienne comptemporaine.

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La première question

Par Peter, mercredi 4 octobre 2006 à 07:50 :: General

La première question est de savoir quel est le vrai nom de ce pays, certains disent que c'est la Polynésie Française. Faites attention, cela signifie que notre pays sera envahi de bons à rien et de détritus de toute espèce. Demain, nos enfants seront privés de travail et leur vie sera difficile. Par contre, le nom de Tahiti Nui signifiera que ce pays nous appartient.
Oscar Temaru, 21 septembre 2006. (http://jerome.blogs.com/poissoncru)

La première question est de savoir quel est le genre d'homme qui vomit ces propos racistes et xénophobes.

La première question est de savoir comment un président, d'un "pays" aussi petit oit-il, peut-il oser délirer de la sorte, sacrifiant le sort de ses concitoyens à la "croisade" qu'il s'est fixé?

La première question est de savoir jusqu'où ira cet homme, cet homme qui n'est plus un président élu démocratiquement mais un Don Quichotte ridicule et pitoyable, attaquant les moulins qui nourrissent son pays!

La première question est de savoir si nous allons laisser cet homme nous mener au désastre. Ce n'est pas mon cas. Je souhaite que ce ne soit pas le votre.

Si vis pacem, para bellum

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mardi 3 octobre 2006

Réforme, rupture.

Par Lagon, mardi 3 octobre 2006 à 21:57 :: Petite analyse

Chacun de nous comprend la différence de sens entre ces deux mots.

S' il s' agit d' une " rupture " dans le ton, la façon de travailler, d' organiser, cette rupture peut s' inscrire dans la réforme.

Mais s' il s' agit d' une rupture avec l' existant, en particulier le régime existant, et ses fondements, les deux termes sont incompatibles, absolument irréductibles.

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Meilleur Commentaire de la semaine

Par La Rédaction, mardi 3 octobre 2006 à 12:54 :: Meilleur commentaire

Ecrit par : o_O Date : Lundi 18 Septembre 2006 A propos de : Tahiti Nui Rava'ai renflouée pour des opérations "bizarres"...

Point de vue de la rédaction : Analyse très complète qui tente d'apporter des compléments d'informations sur le thème traité, en essayant de focaliser le commentaire sur des possibles erreurs d'interprétation de la part du rédacteur. La complexité du dossier (défiscalisation) a été bien évité par o_O, qui semble connaître les réalités du terrain. Nous avons pu saisir d'emblée, toutes les surfaces du dossier Tahiti Nui Rava'ai qui semble être un dossier plus compliqué que jamais.

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Permettez-moi !

Par Noindep, mardi 3 octobre 2006 à 12:39 :: Brèves

L'exclusion de Gaston Flosse avait à l'époque, rappelez-vous, mobilisé l'ensemble du suffrage. Il a été corrompu par le pouvoir, et l’a corrompu à son tour. Le naufrage de Oscar Temaru mobilise quant à lui les espoirs, dans l’attente de s’échapper au cauchemar inflammatoire indépendantiste. Le désespoir nous gâte.

Le changement commence à récolter l’indifférence. L’opinion devra gagner en maturité pour surmonter 2009. Jusqu’à là, il nous faut grandir, responsabiliser notre tolérance, et éduquer notre prudence. La xénophobie, et toutes formes de racismes ne doivent pas être les ingrédients d’un bon discours ; la parole doit être seine et honnête. Car dans toute cette parade rhétorique, l'opinion y perd son argent. Deux ans ont passé depuis nos dernières échéances électorales, trois ans encore à tenir.

Notre destin se ruine chaque jour. Notre vertu touristique, notre solde comptable, notre notoriété illusoire, et les valeurs que notre histoire nous enseigne. Mais les experts parlent de conjoncture, laissez-moi parler de pourriture. Ils nous bernent, et cela dans une cocasse mêlé de métaphores prosaïques, dont leur inexpérience et leur incompétence mijotent sans succès. Les cuisiniers du Taui donnent de la gastro à l'opinion. L’autonomie elle n’est plus au menu.

Attaquer l'autonomie n'est pas mauvais en soi. Elle est par définition imparfaite et mérite certaines retouches. La démocratie elle rayonne par ses principes, et son expérience qui en a séduit plus d’un. Quelques visionnaires ont tenté de la modifié. L'ardoise humaine fut lourde : 100 millions de morts pour le communisme, 4 millions pour le nazisme. Oscar Temaru est-il notre visionnaire, et donc insensible aux faillites de l’Histoire, ou est-il inconscient de la portée de ses propos ?

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dimanche 1 octobre 2006

Oscar rime avec cauchemar.

Par Pépé Tama, dimanche 1 octobre 2006 à 01:21 :: General

Oscar m'effraie ; cet homme, ce président, m'indispose et me rend mal à l'aise. En effet, j'ai pour nature d'être optimiste, voire, parfois, idéaliste. Néanmoins, cette personne me fait réellement douter du progrès; il remet en cause tous mes espoirs et aspirations : il me fait tout simplement craindre le futur qui pourrait se dessiner pour la Polynésie.

Le lycée, l'université, les voyages nous font apprendre par nous même l'ouverture d'esprit, la tolérance, le respect de l'autre; pour ainsi mieux prendre conscience de la richesse d'une société ouverte. Les avancées de la science économique nous enseignent quant à elles, les possibilités de développement offertes par l'ouverture internationale. Le progrès, à n'en pas douter, semble donc passer par ce mot clé : l'ouverture.

A l'opposé, ce président, cet homme, Oscar, par ses propos (notamment récents) prône le protectionnisme et véhicule la crainte, la peur, la méfiance...de l'autre. J'ai l'impression, en l'entendant, de lire les pages les plus noires d'un livre d'histoire.

Aussi, peu importe qu'il n'ait pas à parler ainsi du fait de sa fonction , peu importe qu'il soit tenu de surveiller son langage. Le seul fait qu'il puisse penser de cette manière, et qu'il ait de si grand pouvoirs, est en lui même effrayant. Au point que, pour la première fois, je me mets à douter du progrès et à avoir peur quant à l'avenir de mon pays.

Une réaction forte condamnant des telles paroles, est peut être, finalement, aujourd'hui, nécessaire.

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