RFO a lancé le débat. Peut-être est venu le moment d'éveiller la conscience des Polynésiens sur leur devenir.

Politita en a parlé à maintes reprises, et a tenté de mener le débat à la production de solutions concrètes. Le débat continue de drainer des solutions. Mais nous sommes encore loin de nous réjouir, les chiffres ne sont guères reluisants.

Regardez plutôt :

chiffres ministère du tourisme

Après la lecture de tels chiffres, parler du tourisme comme notre secteur d'avenir se résume à une spéculation de pure forme. Le secteur certes, subit les aléas d'une conjoncture capricieuse, qui trouve relais dans les divers évenements géopolitiques troublants, mais peu de mesures drastiques pour combattre le fléau de la morosité ont été engagées. Nous avons continué de poursuivre une stratégie de croissance externe (accroissement du nombre de chambres), sans revoir notre stratégie marketing. Nous avons continué de promouvoir une destination à prix exorbitants à une clientèle de masse, alors qu'elle est spécifique, tout en nous isolant de toutes les réalités en place. A l'inverse, les îles Phillippines, l'Indonésie, Hawaii ont opté pour des stratégies plus rationnelles, en améliorant leur accessibilité touristique, donc leur rendement.



"Deux semaines et demi en Polynésie équivalent probablement à 3 mois en Asie sans compter le billet d'avion. Alors, faites vos comptes, les plages de Thaïlande sont aussi magnifiques'". Lise et Nicolas, deux touristes

Le vice-président se défend d'être aux commandes d'une machine rouillée et mal entretenue. Il préfère soutenir le prétexte conjoncturel, au lieu de faire l'aveu que la stratégie menée jadis par G. FLOSSE était gourmande en moyens, et timide en résultats. La même qu'il poursuit en fin de compte.

On a trop tendance à croire, que Air Tahiti Nui est la solution à tous nos maux. Elle guérira la plaie du 11 septembre 2001, soignera les blessures de toutes menaces terroristes, et le comble de tout cela, fera des bénéfices. Malgré ses diverses distinctions, preuve de son excellente performance, Air Tahiti Nui ne pourra pas continuer à être la béquille de notre tourisme qui tient sur deux jambes de bois.

J'espère que RFO vient de réactiver LE débat, que la journée mondiale du tourisme de demain ne restera pas l'exception, et donnera naissance à une véritable prise de conscience.

C'est notre affaire à tous.