Débat sur la colonisation sur TNTV : peu instructif sur le passé, mais plein d’arrières-pensées pour le présent
TNTV a invité, tout ce que le Taui comptait d’idéologues et d’intellectuels, toujours les mêmes, et, perdus dans la masse, quelques personnalités de l’opposition et une ou deux personnes non inféodées au pouvoir local actuel. Résultat : on a assisté à une succession de monologues visant à affirmer, grosso modo, que la colonisation, c’est le mal absolu et un “crime contre l’humanité”.Jean-Paul BARRAL n’était d’ailleurs, pas peu fier de sa trouvaille “citationnesque” : faire parler le Président de la République française en personne dans cette dénonciation de la colonisation. Sans discernement, aucun, sur la réalité coloniale spécifique qu’a connu la Polynésie.
Certes, le colonisateur a apporté la santé, l’éducation, des règles de vie en société, un début d’institutions, mais celà ne comptait pas face à la “décimation” de la population (dixit Barral), la perte d’identité, la dépossession de soi et le fait d’être un étranger dans son propre pays (dixit Simone GRAND), la violence institutionnalisée (dixit Jacky BRYANT) et la découverte d’une colonisation “très violente” (dixit Jean-Marius RAAPOTO).
Le Président de l’église protestante maohi, qui voulait se poser en émancipateur de ce même peuple maohi a été particulèrement gêné du rôle ambigu des missionnaires protestants dans la destruction de la culture maohi précoloniale qu’il vise à promouvoir aujourd’hui.
Que dire de ce pseudo-intellectuel dépassé (Cokie GRAND) qui condamne irrévocablement la colonisation sans souci de démonstration,d’un historien qui n’avait rien à dire sur cette période et qui attend la seconde partie ( nucléaire notamment) du débat (Jean-Marc REGNAULT), d’un descendant royal ( Joinville POMARE) qui souhaite un cours d’histoire de la colonisation harmonisé et qui noie le poisson quant au rôle de ses ancêtres dans la prise de possession française, et du représentant à l’Assemblée, Hirohiti TEFAARERE, qui souhaite vivement un débat à l’Assemblée de Polynésie française…Pas grand chose, justement, car ils nous ont peu éclairé par des faits historiques, tellement ils étaient préoccupés par l’actualité politique d’aujourd’hui.
Seuls, Madame MERCERON, en précisant que cette période de la colonisation n’a jamais été occultée ( les nombreux livres d’histoire et scolaires en témoignant), qu’il faut se garder de tout manichéisme ( une société précoloniale paradisiaque contre une société coloniale “sanguinaire”), qu’il faut que les jeunes polynésiens s’approprient leur propre histoire et en fassent même leur propre lecture par des travaux universitaires, Monseigneur Hubert COPPENRATH, qui a rappelé, lui aussi, que “tout n’était pas bien” ( c’est un euphémisme !) dans la culture maohie de l’époque, que les missionnaires catholiques ont eu un rôle éducateur et qu’ils n’étaient pas les supplétifs du pouvoir colonial, Monsieur Al Wardi qui a rappelé qu’il ne peut y avoir d’histoire officielle mais une histoire racontée par les historiens avec le recul nécessaire, que le rappel de celle-ci ne doit culpabiliser quiconque de la génération présente, Monsieur Christian MONTET qui a précisé que la colonisation de la Polynésie n’était, ni une colonisation de peuplement, ni une colonisation de pillage…. Seuls ces invités ont apporté un peu de raison dans un fatras d’aprioris, de postulats, d’affirmations gratuites et d’ignorance de cette réalité historique des autres intervenants “choisis” par la direction de TNTV.
Rappelons simplement un fait, largement démontré, par le billet de ROLAND et des nombreux commentaires qui l’ont suivi (cf : le billet “La France coloniale, ici comme ailleurs ?”dans nos archives d’aout 2006) : le désastre démographique a été général dans toute l’Océanie et est lié à l’ouverture de ces sociétés précoloniales sur l’extérieur. Les maladies importées par les aventuriers et les marins qui accostaient épisodiquement dans nos îles ont provoqué une véritable hécatombe humaine. Sous-entendre, comme l’a fait Monsieur BARRAL, que cette “décimation” est due au pouvoir colonial est une contre-vérité historique grossière. En fait, le colonisateur a trouvé en arrivant dans les îles de l’Océanie, des sociétés en voie de dépeuplement rapide, voire en voie d’extinction.
Un étrange débat, à vrai dire, où on avait l’impression que la majeure partie des participants ne connaissaient pas très bien cette période de la colonisation et n’étaient d’ailleurs pas là pour nous éclairer, mais bien plutôt pour préparer le terrain à un acte de “réscipicence” et de “pardon” de l’Etat colonisateur français actuel. Dans une totale complicité avec la direction de la chaine TNTV, les plus initiés des idéologues présents (Barral, Cokie GRAND…), en “culpabilisant” l’Etat français, s’étaient en fait donné le mot pour préparer le terrain aux ….futurs et/ou potentiels accords de Tahiti Nui. Ceux là mêmes qui étaient sortis par la grande porte il y a quelques mois et que le pouvoir local veut faire à nouveau rentrer par la fenêtre !
Mais de celà, nous en reparlerons.
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Commentaires
globalement,je trouve que l’emission était bien.
ouvrir davantage le débat sur des sujets délicats qui nous concernent directement, même si ils suscitent la polémique, à chacun d’émettre son pt 2 vue et critiques objectivement.
la rétrospective du début était necessaire et rafraichissante(pour la mémoire du maohi moyen).
je remercie Simone Grand qui, par ses arguments simples et objectifs,a courageusement pris la défense de nos chers tupuna de l’époque pré-christianocoloniale.
Une paire de bote ne vaut pas shakespeare dawnchorus…Le relativisme, le "à chacun son point de vue et son apriori" c’est tout sauf l’esprit d’un débat pourtant nécéssaire sur un sujet qui comme tu le rapelle est important ! Aussi une fois de plus c’est une occasion manquée…sauf pour l’instrumentalisation de l’histoire.
ben..la christianocolonisation ! n’est ce pas l’instrumentalisation par excellence de la destinée des maohi ?
ce n’est pas l’envie de débattre qui me manque mais je sais très bien quelle tournure ça va prendre, dailleur le ton est déjà donné dans larticle de le bop :
"tout le monde était nul y compris les présentateurs, la seule qui sortait du lot c’est la mère merceron"
cela dit, il a donné son pt de vue, j’ai donné le mien ds mon 1er com.
ben..la christianocolonisation ! n’est ce pas l’instrumentalisation par excellence de la destinée des maohi ?
ce n’est pas l’envie de débattre qui me manque mais je sais très bien quelle tournure ça va prendre, dailleur le ton est déjà donné dans larticle de le bop :
"tout le monde était nul y compris les présentateurs, la seule qui sortait du lot c’est la mère merceron"
cela dit, il a donné son pt de vue, j’ai donné le mien ds mon 1er com.
A lire les noms des contempteurs de "l’Etat colonial" force est de reconnaître qu’il y a matière à sourire. Quand on s’appelle Barral, Grand et consort, que l’on a bénéficié d’une éducation à l’occidental grâce à des parents perçus souvent par la population de base comme des notables, on a vraiment envie de sourire tant ces gens sonnent faux avec leur discours d’enfants gâtés donneurs de leçons. Aujourd’hui, ils revendiquant bien leur "indigénité" (attention pas trop tout de même). Demain, si le vent tourne, ils rentreront dans les rangs de ceux qu’ils ont honni la veille. Oui, rien que pour cela, j’aime les entendre ces Janus aux intérêts bien compris, accrochés à une bonne mammelle, prodigueurs de conseils qui ne leur coûteront jamais rien, pas partageux pour deux sous, toujours placés du bon côté du manche. De vrais petits bourgeois toujours à l’affût d’une prébende qu’il s’empressent de revendiquer plus sur les avantages que leur confèrent l’ambivalence de leurs origine que sur leurs capacités intrinsèques ou acquises. Non, décidément, même sous les tropiques, l’imbecillité solennelle de M. Homais a encore de beaux jours devant elle. Puisse la nouvelle génération de cadres issue de milieux hors castes (ils sont aujourd’hui plus nombreux) s’installer vite aux manettes du pays avant que celui-ci ne sombre sous les coups de l’impéritie démagogique de ceux qui auront contribué à le pilonner pour servir leurs intérêts et leur égo de fils à papa.
A lire les noms des contempteurs de "l’Etat colonial" force est de reconnaître qu’il y a matière à sourire. Quand on s’appelle Barral, Grand et consort, que l’on a bénéficié d’une éducation à l’occidental grâce à des parents perçus souvent par la population de base comme des notables, on a vraiment envie de sourire tant ces gens sonnent faux avec leur discours d’enfants gâtés donneurs de leçons. Aujourd’hui, ils revendiquant bien leur "indigénité" (attention pas trop tout de même). Demain, si le vent tourne, ils rentreront dans les rangs de ceux qu’ils ont honni la veille. Oui, rien que pour cela, j’aime les entendre ces Janus aux intérêts bien compris, accrochés à une bonne mammelle, prodigueurs de conseils qui ne leur coûteront jamais rien, pas partageux pour deux sous, toujours placés du bon côté du manche. De vrais petits bourgeois toujours à l’affût d’une prébende qu’il s’empressent de revendiquer plus sur les avantages que leur confèrent l’ambivalence de leurs origine que sur leurs capacités intrinsèques ou acquises. Non, décidément, même sous les tropiques, l’imbecillité solennelle de M. Homais a encore de beaux jours devant elle. Puisse la nouvelle génération de cadres issue de milieux hors castes (ils sont aujourd’hui plus nombreux) s’installer vite aux manettes du pays avant que celui-ci ne sombre sous les coups de l’impéritie démagogique de ceux qui auront contribué à le pilonner pour servir leurs intérêts et leur égo de fils à papa.
Pour ceux qui auraient la mémoire courte, Simone GRAND a été ministre d’un gouvernement FLOSSE. Elle n’est pas partie par elle-même et ne crachait pas à l’époque sur le confort de la fonction, mais elle s’est faite virer. C’est une scientifique de formation, qui a fait l’ongtemps une carrière administrative au service de la pêche et qui “s’autoproclame” ethnologue, anthropologue,sociologue, politologue, spécialiste des médecines traditionnelles et tutti Quanti.
Bientôt, effectivement, elle va être plus maohi que les maohi…
Je serais bien curieux de connaitre l’histoire de la famille GRAND… J’espère pour eux, qu’ils n’ont pas acquis des terres de maohis à vil prix !
En tous les cas, je ne l’ai pas entendu argumenter lors de ce débat. Elle s’est contenté d’affirmations gratuites et n’a pas du tout compris (ou pas voulu comprendre) ce qu’a dit Narii FAUGERAT. Ce der nier avait simplement affirmé que les chinois sont venus travailler au domaine d’Atimaono, parce que les polynésiens ne voulaient pas travailler dans les plantations. Le colonisateur a respecté leur volonté ( contrairement à d’autres pays colonisés où il y a eu du travail forcé) et a permis la venue de travailleurs étrangers. Il n’a pas du tout dit que les tahitiens étaient des fainéants. Alors c’est un peu facile de déformer les propos de quelqu’un qui en peut pas se défendre, n’étant pas présent sur le plateau télé.
A propos de dépossession, je n’ai pas connaissance d’une spoliation à grande échelle des terres des maohi aux Australes, aux Marquises, aux ISLV, aux IDV et aux Tuamotus Gambiers.
Rappelons-nous qu’il ne restait que quelques milliers de maohi à la fin du XIXè siècle. Alors venir parler de dépossession, c’est peut être pousser le bouchon un peu loin…
Pour ceux qui auraient la mémoire courte, Simone GRAND a été ministre d’un gouvernement FLOSSE. Elle n’est pas partie par elle-même et ne crachait pas à l’époque sur le confort de la fonction, mais elle s’est faite virer. C’est une scientifique de formation, qui a fait l’ongtemps une carrière administrative au service de la pêche et qui “s’autoproclame” ethnologue, anthropologue,sociologue, politologue, spécialiste des médecines traditionnelles et tutti Quanti.
Bientôt, effectivement, elle va être plus maohi que les maohi…
Je serais bien curieux de connaitre l’histoire de la famille GRAND… J’espère pour eux, qu’ils n’ont pas acquis des terres de maohis à vil prix !
En tous les cas, je ne l’ai pas entendu argumenter lors de ce débat. Elle s’est contenté d’affirmations gratuites et n’a pas du tout compris (ou pas voulu comprendre) ce qu’a dit Narii FAUGERAT. Ce der nier avait simplement affirmé que les chinois sont venus travailler au domaine d’Atimaono, parce que les polynésiens ne voulaient pas travailler dans les plantations. Le colonisateur a respecté leur volonté ( contrairement à d’autres pays colonisés où il y a eu du travail forcé) et a permis la venue de travailleurs étrangers. Il n’a pas du tout dit que les tahitiens étaient des fainéants. Alors c’est un peu facile de déformer les propos de quelqu’un qui en peut pas se défendre, n’étant pas présent sur le plateau télé.
A propos de dépossession, je n’ai pas connaissance d’une spoliation à grande échelle des terres des maohi aux Australes, aux Marquises, aux ISLV, aux IDV et aux Tuamotus Gambiers.
Rappelons-nous qu’il ne restait que quelques milliers de maohi à la fin du XIXè siècle. Alors venir parler de dépossession, c’est peut être pousser le bouchon un peu loin…
Dawnchorus, on comprend de quel bord tu es quand tu parles de la “mère Merceron”. Un peu de respect pour une représentante à l’APF ne ferait pas de mal….
A Gilles -> Aux Marquises, la quasi extinction de la population a permis à la Mission de prendre possession de la grande majorité des terres. Dont certaines ont été revendues aux notables, notamment les RAUZY à Hiva Oa.
NB : Lorsque GAUGUIN a voulu s’installer, il a eu bien du mal à trouver un endroit où habiter. Finalement, sa maison du "bon jouïr", il l’a louée sur un terrain que lui avait accordé… la Mission catholique.
C’est aussi aux Marquises qu’on trouve les plus grands domaines du Territoire.
Question d’histoire et de démographie…
Bref, GILLES, l’exemple des Marquises n’est pas le bon. Certes, il est diffifile de parler de spoliation, vu que quasiment tous le monde était mort et qu’il n’y avait plus grand monde pour revendiquer quoique ce soit. Mais ces grands domaines alloués par la Colonie à la Mission appartenait bien auparavant à des communautés.. décimées par la maladie.
En 1797, les premiers pasteurs de la London Missionary Society s’établirent à Tahiti, afin d’évangéliser les autochtones et les convertir au protestantisme. Vers 1826, les prêtres catholiques empêchés d’y accoster entreprirent, pour leur part, l’évangélisation des Marquises, des Tuamotu et des Gambier. C’est à cette époque que les tensions entre les catholiques français et les protestants anglais furent les plus vives, les uns tentant de refouler les autres. Ainsi, des missionnaires catholiques s’implantèrent dans des îles délaissées par la London Missionary Society, mais ils abordèrent Tahiti en 1836.
Sous le règne de Pomaré II (1780-1821), une partie de la population polynésienne de Tahiti devint protestante au prix de sanglants combats qui la décimèrent. Pomaré II s’imposa comme monarque, cumulant pouvoir temporel et pouvoir spirituel, il se fit le protecteur de la «nouvelle religion» protestante. Puis il imposa son protectorat aux îles Tuamotu et aux îles Australes en s’appuyant sur les pasteurs protestants et les Polynésiens convertis. Il laissa le trône à son fils, Pomaré III, mais comme celui-ci mourut en bas âge (un an), il fut remplacé par sa soeur Aimata (1813-1877), qui régna pendant cinquante ans sous le nom de Pomaré IV. Sous l’insistance du missionnaire George Pritchard (1796-1883) qui faisait fonction de consul d’Angleterre, la reine Pomaré IV expulsa les missionnaires catholiques français et fit du protestantisme la religion officielle de son royaume.
En guise de représailles, le capitaine de vaisseau Abel-Aubert Dupetit-Thouars (1793-1864) obtint, dès 1838, réparation de Pomaré IV qui dut reconnaître en 1843 le protectorat français à Tahiti. Le capitaine Dupetit-Thouars proclama l’annexion de Tahiti à la France et étendit en 1844 le protectorat français aux Marquises.
Selon les termes du traité instituant le protectorat, la France reconnaissait l’existence de deux États souverains liés par une convention. D’une part, la reine Pomaré IV conservait son pouvoir à l’égard de ses sujets, alors que la France garantissait la souveraineté du monarque ainsi que l’autorité des chefs polynésiens; la France reconnaissait aussi la possession des terres par les Tahitiens ainsi que le libre exercice de leur culte; en matière de justice, la souveraine continuait d’exercer sa compétence et sa juridiction sur ses sujets polynésiens. D’autre part, la France devenait compétente pour tout ce qui concernait les Européens, c’est-à-dire les étrangers, ainsi que les relations extérieures, la sécurité individuelle, les droits de propriétés et l’ordre public.
Les missionnaires anglais furent expulsés en 1852, tandis que la reine Pomaré IV était renversée à la suite d’insurrections. Elle fut rétablie par la France, mais elle abdiqua en faveur de son fils Pomaré V. Cette période se révéla troublée, puisque l’arrivée des Européens conduisit à un phénomène d’acculturation qui porta gravement atteinte aux fondements de la société polynésienne; en outre, l’alcoolisme et les épidémies ravagèrent les populations polynésiennes.
En 1865, le pasteur anglais Jacques Stewart fit venir un millier de coolies chinois de Canton afin d’exploiter une plantation de coton et de café à Atimaono. En 1873, la plantation fit faillite et la main-d’oeuvre chinoise ne fut jamais rapatriée.
Depuis Bougainville et le Supplément (1773) ajouté par Diderot à son Voyage autour du monde (1771) les Polynésiens ont pris une place tout à fait à part dans l’imaginaire des Français et plus généralement des Européens. Grâce à eux, et contrairement à ce que véhicule l’idéologie colonialiste, le sauvage n’est pas nécessairement cet être inférieur et misérable auquel la civilisation doit dispenser ses bienfaits. Il peut également constituer pour les Occidentaux un anti-modèle fascinant, l’image d’un bonheur naturel fondé sur l’absence de contrainte, la tolérance et la fraternité. Le sauvage « d’Otaïti », tel que le dépeint Diderot pour ses lecteurs est libre de tout préjugé ; on pourrait dire sans forcer le trait qu’il est l’incarnation de l’esprit des Lumières. Et bien sûr les philosophes de l’époque concluaient, au nom de ce que nous appelons aujourd’hui les droits de l’homme, qu’il fallait laisser en paix ces humains bénis des dieux (« Ah, Monsieur de Bougainville, éloignez vos vaisseaux des rives de ces innocents et fortunés Tahitiens ; ils sont heureux et vous ne pouvez que nuire à leur bonheur… » – Diderot, Compte rendu du Voyage de Bougainville destiné à la Correspondance littéraire de Grimm).
En réalité, comme on sait, c’est le contraire qui s’est produit. Loin de dissuader les entreprises coloniales, cette peinture d’un monde parfait, d’un paradis terrestre miraculeusement retrouvé, les a au contraire excitées.
La "mission civilisatrice" a quand même eu lieu avec ses bienfaits et ses méfaits. Mais dans le cas de la Polynésie, je pense que la balance a été positive : absence de travaux forcés, coexistence de deux modes de vie sans que l’un ne s’impose à l’autre, instauration d’un système de santé, rôle positif des missions, éducation…
C’est vrai que la question foncière a été relativement mal abordée et nous en payons le prix aujourd’hui. Mais même dans ce domaine, on est très loin de la spoliation massive des "autochtones" comme de nombreux pays colonisés en ont connu.
Il faut dire aussi que la société précoloniale était loin d’être idyllique. Le paradis était rêvé et projeté par des écrivains et philosophes extérieurs à cette société. Mais qu’en pensait le "manahune" ?
A Gilbert -> Les Marquises sont devenues colonie française en 1842. Quant à DUPETIT THOUARS, il fut désavoué par le Roi des Français, Louis Philippe.
Pour le reste, POMARE V est monté sur le trône à la mort de sa mère et uniquement grâce à l’entregent du Commissaire de la République, car les arioi ne le portait qu’en peu d’estime. Il faut dire que c’était un alcoolique syphilitique qui passait son temps à la débauche. Même sa femme légitime était révulsée par son comportement. C’est d’ailleurs le fait qu’elle ait eu un enfant, une fille, qui a accéléré l’annexion. Car le roi savait que l’enfant n’était pas de lui, puisque sa femme ne le laissait plus la toucher. Mais comme il avait un ego démesuré, en plus d’être un putassier, il n’acceptait l’idée que cet ennfant monte sur le trône (il écrivit en ce sens à Paris. la lettre est toujours conservée aux archives d’Aix en Provence). Le Commissaire de la République lui souffla alors que la seule façon de l’éviter, c’était d’abdiquer. Le principe était acquis. Restait à arrêter les modalités financières de l’abdication. La France épongeait les dette des Pomare (le Palais de la Reine dont la Mairie est la copie avait nécessité un impôt spécial payé par les tahitiens mais qui servit en fait à payer les ardoises des fils de Pomare IV qui passaient leur temps à faire la fête), + des pensions pour divers membres de sa famille et la conservation de son titre.
Bref, l’acte d’annexion fut avant tout un acte de vente.
C’est le missionnaire anglais John Williams, représentant de la London Missionary Society qui importa le christianisme (protestantisme)aux iles Cook. Puis tous les missionnaires ou pasteurs imposèrent leurs moeurs et leur langue (l’anglais) aux insulaires de Rarotonga ainsi qu’à leurs «cousins», les Maohi de la Polynésie française.
Ce que l’on discerne dans la colonisation anglaise dans le Pacifique, c’est le rôle primordial de la London missionary society comme vecteur premier de la présence anglaise avant l’annexion politique et l’acompagnement militaire éventuel.
Dans le cas de la Nouvelle-Zélande, outre le vecteur religieux, le colonisateur anglais "crée" pour la circonstance, une société commerciale dont les pratiques de spoliation des terres sont tellement brutales et enveniment tellement la situation avec les maoris, que même, l’autorité militaire est obligé de "calmer les ardeurs" de cette société commerciale pour éviter les risques d’un affrontement généralisé avec les tribus maories.
En général, on n’est donc pas dans la forme colonisatrice " sabre et goupillon", mais plutôt dans le tryptique " missionnaire, aventurier et marchand", renforcés par le colon agricuteur lorsque la surface de terres agricoles le permet.
Cette forme peut s’expliquer en raison du rôle géostratégique relativement limité des îles du pacifique par rapport aux continents américain, africain, et asiatique.
Les colonisations" effectives" sont d’ailleurs relativement tardives dans l’histoire générale de la colonisation.
Il est clair que les religieux importent avec eux leur nationalité. Ce n’est clairement pas "l’Eglise universelle", mais l’Eglise du colonisateur.
Les luttes d’influence religieuses provoquent l’intrusion du politique et du militaire. Ce qui est paradoxal par rapport au message religieux proprement dit. Mais on a vu que dans l’histoire de l’humanité, beaucoup de guerres étaient liées à des antagonismes religieux.
Autre constante dans le pacifique : les maladies importées par les "blancs ( aventuriers ou autres) qui font presque disparaitre les peuples premiers ou les premiers occupants de ces îles. L’hécatombe a été terrible dans toute l’Océanie…
On peut affirmer que l’émission a apporté une certaine clarification sur notre histoire, et vos commentaires sont aussi des sources d’informations encore moins négligeables. Mais ne sommes nous pas dépassé par les évènements, un tel brassage ethnique a fait surgir une dynamique assez révélatrice du mal être présent dans notre population. Notre sensibilité à vouloir éviter des sujets délicats comme la colonisation ou devrait-je dire l’annexion en est un de cela…. Je ne veux surtout pas généraliser…c’est juste un point de vue
Au final, ce débat c’était du vent, paroles politiques motivées par un but politique, au mépris de l’Histoire…et en plus cautionné par les intellectuels du cru ! Ce n’est plus de l’information, c’est du formatage. Bravo les media ! En tout cas merci à politita qui offre une alternative.
Au final, ce débat c’était du vent, paroles politiques motivées par un but politique, au mépris de l’Histoire…et en plus cautionné par les intellectuels du cru ! Ce n’est plus de l’information, c’est du formatage. Bravo les media ! En tout cas merci à politita qui offre une alternative.
l’émission a été d’une importante enrichissement pour qui sommes de cette génération perdue, car bon nombre d’Africain ne savent rien de l’histoire de leurs ancêtres et de leur souffrance qu’ils ont enduré.moi je me dit que l’europe doit payer pour ce qu’il a fait endurer à l’Afrique,on doit les poursuivre devant de la cours judiciaire de l’onu. on ne peut pas comprendre comment des êtes humains dôtés d’une conscience puisse faire de telle crime contre son semblable;c’est vraiment intolérable.
Merci de nous avoir proposer cette émission télé
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