INDEXATION : Un privilège sur le fil du rasoir !
L’indemnisation des fonctionnaires a souvent fait débat en Polynésie française. De part sa particularité (des fonctionnaires de même niveau payés plus), son impact (ciment de la consommation locale), et de sa convoitise (1,84 fois le salaire métropolitain de base), le statut des fonctionnaires est un dossier chaud, un dossier que notre Peretiteni no te ’Apo’ora’a Rahi s’est promis de défendre lors de sa rencontre avec François Baroin.
Parlons donc de ce que certains politiciens appellent un « privilège d’ancien régime ».
Depuis le Décret n° 51-511 du 5 mai 1951, les fonctionnaires d’Etat expatriés bénéficient d’un coefficient de majoration de leur salaire, relatif à l’éloignement qu’ils subissent. Il s’est ajouté à cela, des indemnités d’éloignement, de résidence, de supplément familial… Des mesures qui ont certes selon certains politiciens nationaux plus aucune raison d’être, étant donné que les collectivités d’Outre-mer (tout particulièrement la Polynésie française) jouissent d’un niveau de vie bien supérieur à celui de la métropole.
Voilà ce que dit la loi :
- Le régime général de rémunération est fixé par le décret 67-600 du 23 juillet 1967. Le fonctionnaire de l’Etat en service dans un territoire d’outre-mer reçoit une rémunération égale au traitement afférent à l’indice hiérarchique détenu dans l’emploi occupé, augmenté de l’indemnité de résidence et du supplément familial de traitement qu’il percevrait s’il était en fonction dans la zone sans abattement, l’ensemble étant multiplié par un coefficient de majoration propre à chaque territoire (arrêté du 28 juillet 1967).
- Décret n° 51-511 du 5 mai 1951. Art. 5 - Les émoluments auxquels peuvent prétendre les fonctionnaires visés à l’article premier du présent décret, lorsqu’ils sont dans une position rétribuée autre que celle de service (permission, congé, transit, expectative de retraite, maintien par ordre, etc.) sont calculées sur la base de la solde afférente à leur grade ou à leur emploi affectée, le cas échéant, de l’index de correction applicable à cette solde dans le territoire de résidence. Les intéressés bénéficieront, en outre, des indemnités attachées à la résidence ainsi que des indemnités de cherté de vie en vigueur dans ce territoire, suivant les taux les plus élevés applicables aux fonctionnaires recevant la même solde.
Aujourd’hui, seules les indemnités de cherté représentent des preuves tangibles quant au maintien de l’indexation. Elles sont pourtant les seules.
Ces serviteurs de l’Etat perçoivent à qualification égale, 1,84 fois plus que leurs homologues métropolitains. Certains fonctionnaires détachés pour les îles perçoivent un salaire indexé jusqu’à 2,06 plus qu’en métropole. Il serait donc intéressant de situer le niveau de vie dans la même fourchette que l’indexation. La vie coûte t-elle deux fois plus cher en Polynésie ? A priori oui, mais une pression fiscale moins forte.
Mais voyant le problème dans l’autre sens. N’es-ce pas cette indexation qui pervertie notre niveau de vie ? À cette question, le sujet n’est toujours pas tranché. A savoir les fonctionnaires soutiennent la consommation locale et nourrissent la dynamique du pays. Sans eux, l’économie s’écroulerait et le pouvoir d’achat global diminuerait indubitablement. Dumoins ils le revendiquent.
L’autre thèse défendue par le député UMP Marc Laffineur (auteur du rapport laffineur) milite pour l’érosion de cette indexation. Ce sont ces néo réformateurs de la France qui essayent d’éviter que l’on coupe la branche sur lequel l’on est assis. Et face au fléau de notre dette, chaque « français » (ne le prenez pas mal les indépendantistes) doit participer à l’effort national. Eh oui il n’y a pas que les socialistes qui sont prêt à brader l’outre-mer !
Politita avait déjà évoqué l’effet néfaste d’une désindexation en Polynésie. (Cf. le mensonge collectif). Et pour cause, l’Etat c’est 145 milliards de transferts (1/3 du PIB) avec 45 milliards de masse salariale seulement pour les professeurs. Vous comprenez donc qu’ils sont les premiers à s’opposer à toute désindexation. Mais la statistique les flatte, puisque sur les 11000 fonctionnaires que compte l’Etat en Polynésie, plus de la moitié sont des salariés de l’éducation nationale. Et Philippe Schyle prend le dossier très à coeur, on se demande pourquoi !
- A la vue de tous ces détails, que pensez-vous de cette indexation?
- Est-elle encore pleinement justifiée ? Est-elle responsable de notre cherté de vie ? Pourrions-nous vivre sans elle ?
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Commentaires
A un momment, les fonctionnaires locaux ne percevaient pas les primes reçues par leurs collègues de même grade en métropole. A ce momment, l’indexation compensait et la chereté de vie et cette différence. Aujourd’hui, ils perçoivent les deux. Justification du maintien de l’indexation ?
A un momment, les fonctionnaires locaux ne percevaient pas les primes reçues par leurs collègues de même grade en métropole. A ce momment, l’indexation compensait et la chereté de vie et cette différence. Aujourd’hui, ils perçoivent les deux. Justification du maintien de l’indexation ?
C’est réglé pour 2007. Monsieur BAROIN a donné des garanties que l’on ne toucherait pas à la surrémunération des fonctionnaires. Mais, Noindep a raison : c’est un sujet important qui mérite que l’on s’y attarde. Mais il faut se garder d’affirmations simplistes. De nombreux rapports ont été commis sur cette question et les conclusions ont toujours été très nuancées.
Il est clair, en tous les cas, qu’il ne s’agit pas de supprimer cette surrémunération et de ne rien proposer comme alternative pour maintenir les flux financiers au sein des communautés insulaires, car la récession économique sera à coup sûr au rendez-vous. Affecter, par exemple, l’équivalent des économies potentielles réalisées par l’Etat, du fait de la suppression progressive de cette surrémunération, dans un budget d’investissement à dépenser dans nos économies insulaires.
Noindep a aussi raison sur le rapport de causalité : coût de la vie versus surrémunération . C’est un peu l’histoire de la poule et de l’oeuf. C’est vrai que, souvent, les commerçants ne cherchent pas à comprendre : ils mulitiplient leur prix par deux, car ils savent que les fonctionnaires gagnent, grosso modo, deux fois plus qu’en France. Il est certain que ce type de calcul est inflationniste et engendre des effets pervers dans notre économie, car tout le monde s’adapte : les agriculteurs, les pêcheurs, les entrepreneurs, les prestataires de services… Actuellement, 30 % de la population active salariée bénéficie de cette surrémunération : de l’Assemblée, en passant par le gouvernement, les membres de cabinet, l’administration d’Etat, du Pays, l’administration communale, les établissements publics ( OPT…). Beaucoup d’entreprises publiques ou privées, se sont calées en conséquence pour disposer d’un encadrement digne de ce nom. Alors, attention aux solutions simplistes. Et avant de parler de privilèges, il faut peut être d’abord calculer des indices de coût de la vie en Métropole et dans les DOM-COM. Il y a aussi des études à ce sujet.
Mais débattons, débattons… car c’est un vrai sujet de société.
En effet, ne ramenons pas ce sujet à un pur débat d’idéologie.
Chaque ministre de l’Outre-mer le promette chaque année : nous ne toucherons pas à l’indexation et à la surrémunération des fonctionnaires des collectivités ultra-marines. Chaque année c’est la même frayeur de voir s’envoler notre pouvoir d’achat. Car chaque année, aucune analyse n’est faite pour connaître les réels impacts de cette inflation pondérée des salaires des fonctionnaires.
Je suis d’accord avec Pascal : Dans un certain sens, le niveau de vie s’est adapté à ce fort pouvoir d’achat. Les commerçants adaptent leur prix sur le pouvoir d’achat de nos consommateurs .En gros nous réalisons parfaitement la relance par la consommation type Keynésienne. Et cela marche car le pouvoir d’achat est toujours aussi fort ! Mais voilà, Keynes n’avait pas énuméré l’inflation des prix, et c’est pour cette raison que les années 70 qui ont été des années de très forte inflation, ont mis fin à toute la prose keynésienne.
Pour revenir au sujet, l’indexation permet à tout les gouvernements de ne pas s’en faire pour la consommation. Les fonctionnaires devront forcément consommés (dû à l’insularité), et donc maintenir une demande forte. Dumoins les actifs sont obligés ! Cela pervertie le système, et les responsables de l’inflation, ce ne sont pas que les fonctionnaires et leur indexation, ce sont aussi les commerçants qui profitent par un coefficient multiplicateur, des bien faits des transferts de l’Etat ! Leur marges augmentent, la croissance augmente, et les syndicats réclament une hausse du SMIG et une hausse salariale ! Tout cela entraîne une hausse du coût de la vie in fine. Comment maintenir cette inflation du niveau de vie à un taux proche de 0 ?
L’Euro ne risque pas réveler un relatif décalage entre la fiction et la réalité ? (nous subirrons les aléas des marchés financiers).
Bonjour à tous,
Effectivement nous sommes plus payés qu’en métropole. Mais je pense que c’est justifié car le cout de la vie est extrêmement élevé.
Surtout ici…..
Si j’avais à refaire le choix, je ne viendrai pas (malgré toutes les richesses de ce "pays" !)
Mon pouvoir d’achat a considérablement chuté car de plus mon épouse a perdu son travail, et maintenant grace à cette loi raciste, injuste, stupide et immorale va t-elle en retrouver un ?
Beaucoup de fonctionnaires sont comme moi ecoeurés par cette loi de protection !
Elle est tellement ignoble qu’on pourrait envisager de l’attaquer en justice !
Chris
Bonjour à tous,
Effectivement nous sommes plus payés qu’en métropole. Mais je pense que c’est justifié car le cout de la vie est extrêmement élevé.
Surtout ici…..
Si j’avais à refaire le choix, je ne viendrai pas (malgré toutes les richesses de ce "pays" !)
Mon pouvoir d’achat a considérablement chuté car de plus mon épouse a perdu son travail, et maintenant grace à cette loi raciste, injuste, stupide et immorale va t-elle en retrouver un ?
Beaucoup de fonctionnaires sont comme moi ecoeurés par cette loi de protection !
Elle est tellement ignoble qu’on pourrait envisager de l’attaquer en justice !
Chris
Attention avant de parler de privilège et d’envisager ou de suggérer, en conséquence, de le supprimer ( ce soit disant privilège).
J’ai fait un rapide caclul sommaire. Au bas mot, 25 à 30.000 salariés concernés ( car si on touche aux fonctionnaires d’Etat, il faut aussi toucher aux autres fonctionnaires du Pays, des communes, des établissement publics…qui ont aussi bénéficié historiquement de cette surrémunération par souci "d’équité".
Environ 30 milliards à 40 milliards de masse salariale en moins, plus les effets induits ( car ce sont 30 à 40 milliards de francs qui ne se diffusent plus dans le tissu économique et social local), soit encore 60 milliards de francs ( coefficient multiplicateur de 2,5).
Globalement, ce sont au moins 90 à 100 milliards de F CFP par an qui s’envolent. Je ne vous dis pas le cataclysme économique et social que celà produirait si on supprime cette surrémunération.
Attention, on tient de la nitroglycérine entre les mains qu’il ne faut pas trop secouer.
Le premier réflexe, en parlant de privilèges, serait, pour certains du style Jacqui DROLLET, de “prendre aux riches pour donner aux pauvres”. Traduction : supprimer la surrémunération des fonctionnaires et augmenter le SMIG. C’est la fausse bonne solution par définition : toujours le nivellement par le bas, fondé sur l’envie et la jalousie et une conception erronée de la justice sociale.
Un smigard est un salarié peu qualifié : c’est un fait et pas un jugement. Le problème dans ce pays comme dans d’autres ( en France y compris), c’est qu’il y a beaucoup plus de personnes peu qualifiées qui cherchent un travail et qui sont au chômage que de personnes très qualifiées au chômage. A partir de là, augmenter le SMIG, c’est paradoxalement aggraver le chômage des personnes peu qualifiées par un effet d’éviction : les employeurs freineront leurs embauches de smigards où même licencieront, car leur surcoût n’est pas compensé par un accroissement de leur productivité.
A l’inverse, supprimer la surrémunération pour des personnes très qualifiées, c’est dissuader un grand nombre d’entre elles ( y compris les polynésiens hautement qualifiés) de venir ou de revenir travailler ici, car, objectivement le coût de la vie est plus élevé ( 1,5 ? 1,6 ?, 1,8 ? : des évaluations plus fines sont à faire pour la Polynésie française). On créera donc une pénurie de travail très qualifié, comme on le voit déjà dans la santé.
En économie, augmenter le prix d’un facteur très abondant( le travail peu qualifié) et réduire le coût d’un facteur peu abondant( le travail très qualifié), c’est aller à l’encontre des mécanismes du marché. Les effets pervers seront à la sortie, très importants : accroissement du chomage des travailleurs peu qualifiés et pénurie de travailleurs très qualifiés.
Est-ce le résulat que l’on recherche ?
Le nivellement par le bas sous prétexte de “justice sociale” est la fausse bonne solution, par execellence.Attention, là aussi, aux idéologies simplistes.
le nivellement par le bas, c’est la politique stalinienne. On a vu le résultat pitoyable dans certains pays . ce n’est nullement un exemple. Il faut de tout pour faire un monde, chacun a sa place avec des avantages et des inconvénients justifiés à chaque niveau. Que chacun soit payé à sa juste valeur et en fonction de son sacrifice. Les expatriés salariés ne restent qu’un temps et cet apport technique extérieur est nécessaire pour le développement d’un pays mais encore faut-il bien choisir les expatriés car si certains n’apportent aucune valeur ajoutée, on devrait pouvoir les remettre vite fait dans l’avion. leur performance doit être évaluée et incontestable . Le dernier point est valable pour les locaux aussi et surtout dans l’administration où il y a un nid de fainéants payés royalement à ne rien faire. c’est scandaleux quand il y a des chômeurs qualifiés qui ne demandent qu’à travailler.
tres juste, je partages tout à fait le point de vue de Karine. l’avantage des expatriés ne me choque pas à condition que la valeur ajoutée soit réelle!!!
Je ne cautionne pas le nivellement par le bas, encore moins pour motif de justice sociale. Pour une raison évidente, c’est que la justice sociale est un idéal type, impossible d’y parvenir.
Nous mesurons notre prosperité et notre progrès non pas par les politiques d’égalitarisme visant à mettre tout le monde sur un meme pied d’estal, à savoir de la politique communiste. Mais à rétablir une équité entre chaque membre de la société. Donner à chacun la richesse que ses efforts ont permis d’obtenir.
Pour revenir à l’indexation, pensez-vous réelement que c’est une injustice sociale? N’es ce pas un abus de langage ?
Il faudrait surtout s’inquiéter du fait que Jean Arthuis, sénateur UDF, a annoncé que les nouveaux retraités n’auraient plus, à l’avenir, cette surrémunération.
De quoi tarir cette manne économique- les retraités français qui ont décidé de couler leurs vieux jours à Tahiti sont des touristes permanents à haut pouvoir d’achat - si importante pour la Polynésie française.
Je rappelle qu’avec près de 18 milliards de pensions versées en Polynésie, les dépenses des retraités font presque jeu égal avec nos exportations de marchandises.
C’est là un créneau de développement important ( possibilité de réaliser des résidences spécialisées en leur faveur…) qui risque de s’évaporer.
Mais je crois bien que personne ne s’aperçoit du danger pour notre avenir économique…
bravo herenui tu as tout compris, cqfd! Encore faut-il le dire, le redire et le diffuser partout.
Bravo pour ton courage et ton indépendace d’esprit ainsi que pour ton réalisme.
Amicalement.
Détrompes toi Herenui, nous sommes conscient des enjeux de la désindexation, c’est la raison pour laquelle nous débattons du sujet sur politita.
Il est en effet vrai que tout retraité de la fonction d’Etat, permet grâce à son fort pouvoir d’achat de soutenir la consommation. Cependant, Mr Arthuis tente d’éviter que les privilèges ne se transforment en abus, à savoir bénéficier d’une retraite indexée sans avoir vécu en Polynésie.
Savez-vous que tout fonctionnaire d’Etat polynésien à la retraite, n’a pas le droit de sortir plus de 30 jours du territoire ? Si il excède par des voyages à l’étranger un cumul de 30 jours sur l’année, il verra son salaire désindexé. Je trouve que ce genre d’abus doivent être corrigé, et à nous aujourd’hui de penser à nous forger une véritable stratégie économique.
L’indexation n’est pas un moyen de parvenir à une prospérité économique mais plutôt un tremplin.
Ia’Orana Outou .
J’ai suivi tous vos posts sur le sujet et je suis d’accord avec vous .
La suppression de l’indexation serait actuellement une catastrophe pour l’économie du Territoire.
Pour le présent si c’était possible serait de démontrer avec chiffre à l’appui le bien fondé de ce privilège :
_ La necessité du coefficient pour vivre correctement ( voir à le diminuer si il fait double emploi avec d’autres primes ).
_ Le besoin pour l’économie de la Polynésie Française .
_ S’assurer par contrôle que la totalité des revenus indexés sont bien investie dans le Territoire .
En ce qui concerne les retraités d’Etat indexés , idem et pourquoi pas l’étendre aux retraités du privé ?
Mais comme dit Noindep : l’indexation doit être un tremplin pour parvenir à une prospérité économique et pour cela se hâter à trouver des solutions de remplacement mais avec l’équipe en place ça craint !!! ; car avec ce qui se pense actuellement en vue des prochaines législatives ne présage rien de bon ..tout au moins du côté de l’UMP , pour les Socialistes on attend ?
Ces privilèges comme les régimes spéciaux ne feront pas le poids dans ces périodes de restrictions .
Nana
Able
Ia’Orana Outou .
J’ai suivi tous vos posts sur le sujet et je suis d’accord avec vous .
La suppression de l’indexation serait actuellement une catastrophe pour l’économie du Territoire.
Pour le présent si c’était possible serait de démontrer avec chiffre à l’appui le bien fondé de ce privilège :
_ La necessité du coefficient pour vivre correctement ( voir à le diminuer si il fait double emploi avec d’autres primes ).
_ Le besoin pour l’économie de la Polynésie Française .
_ S’assurer par contrôle que la totalité des revenus indexés sont bien investie dans le Territoire .
En ce qui concerne les retraités d’Etat indexés , idem et pourquoi pas l’étendre aux retraités du privé ?
Mais comme dit Noindep : l’indexation doit être un tremplin pour parvenir à une prospérité économique et pour cela se hâter à trouver des solutions de remplacement mais avec l’équipe en place ça craint !!! ; car avec ce qui se pense actuellement en vue des prochaines législatives ne présage rien de bon ..tout au moins du côté de l’UMP , pour les Socialistes on attend ?
Ces privilèges comme les régimes spéciaux ne feront pas le poids dans ces périodes de restrictions .
Nana
Able
Noindep, je ne suis pas d’accord avec toi, car si l’indexation "est un tremplin et non pas un moyen de parvenir à une prospérité économique" (je te cite), quelles sont les alternatives que tu proposes pour se substituer aux ressources injectées dans notre Pays grâce à l’indexation ?
Je te rappelle simplement les chiffres énoncés par Gilles et Herenui en cas de suppression de cette indexation : 90 à 100 milliards de F CFP de masse salariale diffusée dans l’économie en moins et tarissement du flux de nouveaux retraités, voire départ progressif de ceux qui séjournent ici.
Je te rappelle qu’avec 210.000 touristes, nous arrivons avec difficulté à avoir une rentrée de devises de l’ordre de 50 milliards de F CFP….
Je veux bien qu’on dise qu’il suffit de doubler ou de tripler le nombre de touristes. Je constate simplement que sur 30 ans, nous avons fluctué longtemps entre 100.000 et 200.000 touristes.Nous avons péniblement progressé de quelques dizaines demilliers de touristes par an durant cette période. Aussi, ce doublement ou ce triplement ne peut être qu’un objectif à long terme.
Attention donc à ne pas sous-estimer les flux représentés par cette indexation qui imprègne tout notre système économique.
Il ne s’agit pas aussi de jouer contre son camp, c’est à dire celui de la Polynésie. Il faut AJOUTER de nouvelles sources de richesse, et non pas enlever celles qui existent.Ou si on enlève, il faut aussi dire par quoi on remplace. Du moins pour un responsable politique.Sinon, ce n’est pas un responsable…
Il faut bien sûr lutter contre les abus, mais il ne faut pas aussi jeter le bébé avec l’eau du bain !
Noindep, je ne suis pas d’accord avec toi, car si l’indexation "est un tremplin et non pas un moyen de parvenir à une prospérité économique" (je te cite), quelles sont les alternatives que tu proposes pour se substituer aux ressources injectées dans notre Pays grâce à l’indexation ?
Je te rappelle simplement les chiffres énoncés par Gilles et Herenui en cas de suppression de cette indexation : 90 à 100 milliards de F CFP de masse salariale diffusée dans l’économie en moins et tarissement du flux de nouveaux retraités, voire départ progressif de ceux qui séjournent ici.
Je te rappelle qu’avec 210.000 touristes, nous arrivons avec difficulté à avoir une rentrée de devises de l’ordre de 50 milliards de F CFP….
Je veux bien qu’on dise qu’il suffit de doubler ou de tripler le nombre de touristes. Je constate simplement que sur 30 ans, nous avons fluctué longtemps entre 100.000 et 200.000 touristes.Nous avons péniblement progressé de quelques dizaines demilliers de touristes par an durant cette période. Aussi, ce doublement ou ce triplement ne peut être qu’un objectif à long terme.
Attention donc à ne pas sous-estimer les flux représentés par cette indexation qui imprègne tout notre système économique.
Il ne s’agit pas aussi de jouer contre son camp, c’est à dire celui de la Polynésie. Il faut AJOUTER de nouvelles sources de richesse, et non pas enlever celles qui existent.Ou si on enlève, il faut aussi dire par quoi on remplace. Du moins pour un responsable politique.Sinon, ce n’est pas un responsable…
Il faut bien sûr lutter contre les abus, mais il ne faut pas aussi jeter le bébé avec l’eau du bain !
Sage analyse Heremoana. Mon point de vue est celui ci : l’indexation fait partie de la liste des moyens à renouveller pour les prochaines décénnies. A savoir, que ces moyens risquent un jour ou l’autre de disparaître, et donc ne pas les prendre comme des moyens comptants, mais comme des tremplins pour parvenir à autre chose.
Il est beaucoup trop facile de dire et gémir en disant : "voici l’indexation, voici les transferts de l’Etat c’est un dû !!".
J’essaye d’élever le débat en faisant sortir nos points de vues de cet handicap financier vis à vis de la métropole. Préparons demain, et arrêtons de nous battre pour hier. Oui la Polynésie française a longtemps été le terrain de jeu de l’expérimentation nucléaire française. Mais non, nous ne devons pas limiter notre avenir à ces seules rentes financières spectaculaires qui réduisent nos efforts à un assistanat de long terme.
Tu parles du tourisme. Pourquoi depuis trois décennies, nous n’avons fait que régresser d’un point de vue touristique alors que la plus part des pays du pacifique ont augmenter leurs rentrées ?. Comment peut-on expliquer donc que depuis 2001, la majorité des pays à vocation touristique ont vu leur nombres de touristes diminuer alors qu’en Polynésie le nombre stagnait ?
Tout ça pour dire que nous sommes pas au summum de notre rendement, et je pense que continuer à pleurer sur la mère france, n’est pas une conduite responsable. Nous devons apprendre à grandir, et tout cela passe d’abord par l’inauguration d’une pensée nouvelle. Et bien entendu étendre cela sur un nombre suffisant d’années, sans pour autant cautionner l’assistanat de long terme.
Sage analyse Heremoana. Mon point de vue est celui ci : l’indexation fait partie de la liste des moyens à renouveller pour les prochaines décénnies. A savoir, que ces moyens risquent un jour ou l’autre de disparaître, et donc ne pas les prendre comme des moyens comptants, mais comme des tremplins pour parvenir à autre chose.
Il est beaucoup trop facile de dire et gémir en disant : "voici l’indexation, voici les transferts de l’Etat c’est un dû !!".
J’essaye d’élever le débat en faisant sortir nos points de vues de cet handicap financier vis à vis de la métropole. Préparons demain, et arrêtons de nous battre pour hier. Oui la Polynésie française a longtemps été le terrain de jeu de l’expérimentation nucléaire française. Mais non, nous ne devons pas limiter notre avenir à ces seules rentes financières spectaculaires qui réduisent nos efforts à un assistanat de long terme.
Tu parles du tourisme. Pourquoi depuis trois décennies, nous n’avons fait que régresser d’un point de vue touristique alors que la plus part des pays du pacifique ont augmenter leurs rentrées ?. Comment peut-on expliquer donc que depuis 2001, la majorité des pays à vocation touristique ont vu leur nombres de touristes diminuer alors qu’en Polynésie le nombre stagnait ?
Tout ça pour dire que nous sommes pas au summum de notre rendement, et je pense que continuer à pleurer sur la mère france, n’est pas une conduite responsable. Nous devons apprendre à grandir, et tout cela passe d’abord par l’inauguration d’une pensée nouvelle. Et bien entendu étendre cela sur un nombre suffisant d’années, sans pour autant cautionner l’assistanat de long terme.
heremoana, pierro , herenui. Pour affiner le débat lire le billet l’or gris avec des pistes quant au développement à l’aide de transfert, et des atouts de l’indexation.
Pour remplacer cette indexation, si elle venait à disparaitre un jour, il s’agirait de créer de par nous meme divers avantages fiscaux pour les retraités désirant s’établir en polynésie. Cela est actuellement le cas au maroc.
Le problème de l’indexation est simple. L’indexation est la cause principale de la cherté de la vie en polynésie. Il faut arrêter de dire que les fonctionnaires et retraités font vivre l’économie. C’est vrai en partie, mais ils ne sont qu’une minorité. Les non fonctionnaires ont exactement les mêmes besoins en consommation que les autres. Si on annulait l’indexation, les prix baisseront inexonérablement. Si les prix sont bas, la consommation augmente car plus de gens pourront se permettre d’acheter à des prix plus abordables. CQFD
Le problème de l’indexation est simple. L’indexation est la cause principale de la cherté de la vie en polynésie. Il faut arrêter de dire que les fonctionnaires et retraités font vivre l’économie. C’est vrai en partie, mais ils ne sont qu’une minorité. Les non fonctionnaires ont exactement les mêmes besoins en consommation que les autres. Si on annulait l’indexation, les prix baisseront inexonérablement. Si les prix sont bas, la consommation augmente car plus de gens pourront se permettre d’acheter à des prix plus abordables. CQFD
J’oubliai. Il faut aussi cesser de dire que sans l’indexation, plus aucun fonctionnaire ou retraité ne voudra s’installer en polynésie. C’est faut. Avec ou sans indexation, Tahiti sera toujours une destination de rêve pour les métropolitains. La qualité de vie en polynésie suffit d’attirer les métropolitains. Certes, il y en aurait moins, mais à mon avis insuffisant pour créer une crise économique en polynésie.
BigDew, selon toi, il faut donc supprimer l’indexation car les prix baisseraient indubitablement.
Pensez-tu que les commerçants baisseront leur prix (donc leur marge) en vue de la désindexation ? Car avec la désindexation, eux ne seront pas forcément gagnant, puisque la consommation en Polynésie est déjà très forte et que seuls les produits à haute valeur ajouté (technologies) ou les investissements de long terme (maison, voitures) coûtent chers dû à notre éloignement?
Je veux dire, que n’es ce pas notre éloignement traduit par des taxes d’entrée, des couts de transports, des taxes d’importation, qui font que nos produits coûte chers et que notre niveau de vie paraît elevé ?
Biddew, tu déclare que la non indexation ne serait pas un frein pour les fonctionnaires ou retraités. Je pense que tu t’avance bien vite …. La Polynésie est un des endroits où la vie est la plus chère ! Certes, c’est un Pays merveilleux mais il ne faut pas tout miser dessus. Je te jure que je connais nombre de fonctionnaires (l’immense majorité) qui ne seraient pas venus sans cette indexation. En outre, si elle est aussi élevée ce n’est que pour compenser ce cout élevé de la vie. De plus (et j’enfonce le clou) cette loi qui empéchera les femmes de fonctionnaires de travailler ne fera qu’accentuer ce désintérêt. Je suis intimement persuadé que très peu de fonctionnaires demanderont à travailler pour un temps en Polynésie ; mais peut être est-ce le but recherché. D’ailleurs sache que même en ce moment, lié à la conjoncture ; peut être ; les postes dans la fonctions publiques peinent à être remplacés.
Big dew, dire que l’indexation est la cause du coût de la vie élevé me semble être une assertion fausse. Celà voudrait dire que les commerçants, prestataires et autres fixeraient leur prix en fonction des salaires des fonctionnaires indexés ! Celà reste à démontrer…
De toute manière tout ce qui contribue à cette inflation du coût de la vie peut avoir des effets désastreux vis à vis de l’extérieur.
Le tourisme stagne et le premier facteur de cette stagnation est le prix exhorbitant des séjours en PF (à comparer avec des destinations concurrentes).
D’autre part, cet effet inflationniste risque a terme d’avoir une incidence négative sur les autres exportations de la PF, même le secteur du luxe et l’industrie perlière ne sont pas à l’abri.
Cette inflation des coûts peut même à terme compromettre l’envoi des personnels métropolitains qu’ils soient fonctionnaires ou de statut privé et la PF a besoin de ces personnels (même si la présidence prétend le contraire)
Faire croire que les surpensions des fonctionnaires permettent à la PF de survivre est ubuesque, et si c’était le cas, alors pourquoi pas pour les retraités du privé ?
Faire croire que les fonctionnaires métro sont indispensables est inadmissible, il suffit de former les locaux (ce qui aurait dû être fait depuis les débuts des colonisations).
Croyez vous que les retraités métro de la Côte d’Azur aient une surpension par rapport aux retraités du fin fond de la Corrèze ?
Il est effectivement urgent de supprimer ces avantages d’un autre siècle et si les métros ne sont pas contents, ils n’ont qu’à rentrer en métropole.
Vos arguments messieurs les fonctionnaires sont à vomir.
Je suis métro, retraité du privé, ancien du CEP sur le RHM Hippopotame en 66, 67, 68.
Je sais comment vivaient les Polynésiens à cette époque là, et ce qu’ils sont devenus depuis que vous vous êtes accaparé le littoral.
oui c’est nos enfants qui paient des retraites faramineuses
alors qu’ils ont juste le smig à la fin du mois c’est une honte car personne n’a contraint les fonctionnaires de prendre leur retraite en polynésie mais on les paie avec les impots des petits français qui ont juste de quoi vivre . là on ne calcule pas la hausse des prix !!!!
oui c’est nos enfants qui paient des retraites faramineuses
alors qu’ils ont juste le smig à la fin du mois c’est une honte car personne n’a contraint les fonctionnaires de prendre leur retraite en polynésie mais on les paie avec les impots des petits français qui ont juste de quoi vivre . là on ne calcule pas la hausse des prix !!!!
oui c’est nos enfants qui paient des retraites faramineuses
alors qu’ils ont juste le smig à la fin du mois c’est une honte car personne n’a contraint les fonctionnaires de prendre leur retraite en polynésie mais on les paie avec les impots des petits français qui ont juste de quoi vivre . là on ne calcule pas la hausse des prix !!!!
oui c’est nos enfants qui paient des retraites faramineuses
alors qu’ils ont juste le smig à la fin du mois c’est une honte car personne n’a contraint les fonctionnaires de prendre leur retraite en polynésie mais on les paie avec les impots des petits français qui ont juste de quoi vivre . là on ne calcule pas la hausse des prix !!!!
Toujours a raler contre ou pour l’indexation il ne faut pas forcement la supprimer mais peu être la plafonner pour qu’elle puisse donner un niveau de vie égal a celui de la métropole et non supérieur.
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