Une hypothèse, et quelques questions.

Par Lagon • 13 September 2006

En Polynésie ce qui s’ est joué au lendemain du premier taui, celui de mai 2004, est digne d’ intérêt. En continuant à occuper les lieux dont il était locataire, Monsieur Temaru savait ce qu’ il faisait. Il avait senti que l’ opinion publique lui était majoritairement acquise, et qu’ il ne risquait rien, dans tous les cas de figure. Il a bien joué, ce qui s’ est passé en février 2005 l’ a montré. Supposons que demain pour telle ou telle raison Monsieur Temaru soit désavoué : la question alors est de savoir ce qu’ il ferait, et l’ on est en droit de penser que cette fois encore l’ état de l’ opinion sera déterminant. Si Monsieur Temaru sentait cette opinion favorable à son maintien ou simplement frileuse et indécise, on pourrait assister au même scénario. Oublions cette hypothèse puisqu’ il s’ agit d’ une hypothèse, mais constatons l’ importance, pour les partis d’ opposition qui aspirent à prendre le pouvoir ( c’est leur rôle ), de bien maîtriser ce paramètre. Il est bien possible que la reconquête des esprits, au nom d’ un constat même accablant, ne suffise pas. Ce sont les coeurs qu’ il s’ agit de conquérir parallèlement. La dégradation en cours, soulignée par quelques indicateurs dignes de foi, et par la surprise croissante du panier de la ménagère, correspond -elle parallèlement à un véritable ralliement aux partis qui s’ affichent d’ opposition ? Apparemment tout se passe comme si, après avoir fait rêvé le Peuple polynésien alors qu’ il était dans l’ opposition, puis au début de son mandat, Monsieur Temaru le désenchante chaque jour davantage. S’ agit-il d’ une mauvaise approche de ma part ? Ensuite l’ image reste assez brouillée. Qu’ en pensez- vous ? Nous ne sommes certes pas un institut de sondage, mais en fonction de vos contacts, et de préférence (ce serait bien !) en faisant une relative abstraction de vos sentiments propres, quel est selon vous l’ état des lieux, et celui des forces en présence ? Comment lisez- vous le présent ?

Commentaires

A mon avis, il y a un certain fatalisme inhérent à l’inconscient collectif polynésien : le coût de la vie, c’est le pétrôle. Pour le reste, c’est à peu près pareil qu’avant… Tant que l’on a toujours son job, on se serre un peu la ceinture et on espère des lendemains qui chantent. Pour ceux qui sont en milieu rural, on a ses moyens de subsistance grâce au faapu familial et au lagon. En milieu urbain, c’est autre chose : on n’a pas de marges de manoeuvre. Alors, on revendique par le biais des syndicats, même si on n’a pâs conscience qu’on alimente la spirale infernale hausse des prix-hausse des salaires-hausse des prix. C’est une voie sans issue.

Quant aux politiques, peut être que la population n’en attend pas ou plus grand chose. Il y un certain désenchantement, mais, à mon avis, sans plus.Ou alors, on essaie d’obtenir quelque chose en plus en faisant valoir que l’on est du bon bord…politique ( clientélisme). Et actuellement, comme les résultats ne sont pas fameux, la majorité rend des services : concessions maritimes, subventions au petit matériel de pêche, à l’équipement agricole, etc, etc…

Il faut vraiment que les choses s’aggravent plus sérieusement pour qu’il y ait un déclic. Pour l’instant, il y a plutôt du fatalisme.

oui je crois qu’il y a un certain fatalisme qui ne permettra pas de changer les choses actuellement par le biais de la rue sinon une crise particulierement grave.
Pour autant se sont les partisans du Tahoeraa fiu de gaston qui ont fait gagner l’upld . Bien entendu tous sont déçus d’avoir quitté l’infirmerie pour l’hopital. ils ne sont pas près à s’engager dans la rue pour faire changer les choses mais sont guéris des promesses temaru et tavini. L’histoire ne se repetera pas et il faudra avoir subi 4 ans pour être débarassé et pour longtemps d’une équipe incompétente mais qui s’accrochera bec et ongles pour conserver le plus longtemps possible les avantages du pouvoir.

Oui, fatalisme, attentisme. De fait, la Polynésie n’échappe pas à ce qui se passe dans les états industrialisés : conscience politique au repos, séparation d’avec le réel. La population est réfugiée dans la sphère de consommation (seul indice qui ne régresse pas en ce moment), l’individu est replié sur lui-même, bercé par le spectacle, les média…globalement peu ouvert sur la réalité, enclin plutôt à oublier le réel grâce aux psychotropes (consommation en hausse égalemement). En somme, le terrain est propice pour qu’un gouvernement continue d’être alors qu’il n’a plus guère de légitimé. Mais la parole publique est bien "libérée", au coeur des journaux, organes mous qui sont les seuls à présenter la Polynésie sous le soleil du Taui.Ils nous bercent. Quelle libération ! Bref, nous sommes en sommeil…il faudrait que l’on se réveille !

Oui, fatalisme, attentisme. De fait, la Polynésie n’échappe pas à ce qui se passe dans les états industrialisés : conscience politique au repos, séparation d’avec le réel. La population est réfugiée dans la sphère de consommation (seul indice qui ne régresse pas en ce moment), l’individu est replié sur lui-même, bercé par le spectacle, les média…globalement peu ouvert sur la réalité, enclin plutôt à oublier le réel grâce aux psychotropes (consommation en hausse égalemement). En somme, le terrain est propice pour qu’un gouvernement continue d’être alors qu’il n’a plus guère de légitimé. Mais la parole publique est bien "libérée", au coeur des journaux, organes mous qui sont les seuls à présenter la Polynésie sous le soleil du Taui.Ils nous bercent. Quelle libération ! Bref, nous sommes en sommeil…il faudrait que l’on se réveille !

Attendons le budget et le fatalisme polynésien risque d’en prendre un coup dans l’aile. En France, il y a longtemps que les gens seraient descendus dans la rue. Au fait, où est votre compteur de lecteurs ?

 

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Instrumentalisation et gain de temps

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"Scandaleux !"

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VIVE LA DEMOCRATIE POLYNESIENNE !

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Pétition de J.C. BOUISSOU, l'Espoir ?

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Ouvrons les yeux .

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