Une petite pensée pour un grand problème
“Une crise ? Mais de quelle crise me parlez-vous ?”
“Tout va bien en Polynésie française”, nous disait fièrement il y a quelques mois de cela, le directeur de l’IEOM. Les comptes sont au vert, il parait ! Bien Mr l’économiste, nous ne vous contredirons pas. Pour une et une seule raison, il ne pourra jamais y avoir de crise, au sens économique du terme. Jamais de récession, les investissements ne se tariront jamais. Dette nucléaire oblige, 145 milliards de denrée financière tombent chaque année avec ou sans effort.
Mais parlons à proprement dit de “la crise” : celle ci est plus virulente, plus béante, plus gourmande. Elle avale tous nos progrès réalisés jadis, tout nos investissements collectifs, toute notre avancée politique. Elle jubile à chaque moment où nos concitoyens manifestent, à chaque fois que les institutions sont bloquées, à chaque fois qu’un touriste repart mécontent. Cette crise, chacun de nous l’entretient dans son quotidien répétitif, en cautionnant l’irrationalité d’un pouvoir qui néglige la chose publique, et préfère satisfaire à des idéologies primaires, précaires et calcaires.
Indépendance, Autonomie, Démocratie participative : Trois idées qui encadrent le terrain de jeu sur lequel chaque ténor de parti affronte la portée de sa voix. Chacun gagne lorsque l’opposant perd de la représentativité. La politique serait un jeu à somme nulle. Je propose que l’on rend ce jeu gagnant pour tous, que la population autant que les politiques retrouvent leurs gains dans une démocratie devenue de plus en plus méritante.
Comment ? Commençons par rendre le travail politique payant.
Déjà, interdisons à chaque conseiller de l’assemblée de changer de parti politique au cours de son mandat, ou de démissionner de son titre législatif, le cas échéant. Fixer une politique générale, en déterminant des objectifs de réussite : Le gouvernement aura la liberté de déterminer son discours programme avec obligation de résultats. En cas d’influence de la conjoncture, l’assemblée se réserve le droit de clémence ou de sanctions. Chaque année, ce rituel sera réalisé, et obligera tout gouvernement à mener ses actions à des résultats. Ajoutez à cela, des objectifs définis proprement par l’assemblée avec obligation d’obtenir 75% du suffrage des représentants, c’est-à-dire : Objectifs touristiques et économiques, finances saines, et objectif de création d’emplois.
Dans une forme plus pratique, le cumul des mandats est interdit sous toutes ses formes. La constitution du gouvernement doit être approuvée par l’assemblée de la Polynésie française avec une majorité large. Toutes dérives d’un des ministres ou du président fera l’objet d’une enquête parlementaire.
Pour l’application de toutes ses nouvelles formes de gouvernance, un conseil supérieur de la gouvernance pourrait être constitué : le groupe doit comporter obligatoirement les présidents de chaque parti (si le président de la Polynésie française est l’un de ces derniers, il devra se faire suppléer par son adjoint), le président du CESC, le Haut-Comissaire, un délégué de Bercy du ministère des finances française (eh oui, la France a le droit de savoir où va son argent !), un juge de la cour des comptes, un membre de la société civile, et un analyste financier d’une agence d’audit type “Standards & Poor’s”.
Ce conseil supérieur de la gouvernance qui déterminera les objectifs du programme du gouvernement le soumettra à l’assemblée pour vote à chaque début d’exercice budgétaire. Il veillera avec la cour des comptes de la Polynésie française à maintenir des finances saines et pérennes. À chaque fin d’exercice, il élaborera un bilan annuel qu’il rendra public accessible à la population entière. Le conseil supérieur de la gouvernance polynésienne aura le droit de déposer des recours devant l’assemblée pour tous projets d’envergure. Son approbation est nécessaire.
Après que toutes ces règles de nouvelle gouvernance auront été mises en place, nous pourrons prétendre à un progrès. Car la crise qui ronge notre espoir, et brade notre avenir, n’est pas une crise politique ou économique, c’est un cancer des institutions étouffé par les liens trop étroits qu’elles possèdent entres elles, laissant la porte ouverte au clientélisme et au corporatisme. Et à l’heure où je vous parle, chacun le sait mais personne ne réagit !
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Commentaires
Un petit travail pour ton projet peter et peut-être servira pour le wiki. Qu’en penses-tu ?
Un petit travail pour ton projet peter et peut-être servira pour le wiki. Qu’en penses-tu ?
On peut toujours rêver, car il y a des idées effectivement intéressantes dans tes propositions, Noindep. Mais la classe politique dans son ensemble risque de les rejeter, car tu relativises trop les élus en ne leur faisant pas totalement confiance. D’où les garde-fous que tu proposes.
Exemple : le Conseil supérieur de la gouvernance, panel de personnalités qualifiées, supplante le pouvoir politique élu… Ce dernier n’acceptera jamais une telle situation d’infériorité.
D’un côté, on quitte un peu le régime démocratique avec ce Conseil : le peuple confie un mandat à ses élus par le suffrage universel. Il serait paradoxal qu’un Conseil non élu par le peuple prédomine dans le système que tu préconises. C’est un peu un gouvernement des sages…
On peut toujours rêver, car il y a des idées effectivement intéressantes dans tes propositions, Noindep. Mais la classe politique dans son ensemble risque de les rejeter, car tu relativises trop les élus en ne leur faisant pas totalement confiance. D’où les garde-fous que tu proposes.
Exemple : le Conseil supérieur de la gouvernance, panel de personnalités qualifiées, supplante le pouvoir politique élu… Ce dernier n’acceptera jamais une telle situation d’infériorité.
D’un côté, on quitte un peu le régime démocratique avec ce Conseil : le peuple confie un mandat à ses élus par le suffrage universel. Il serait paradoxal qu’un Conseil non élu par le peuple prédomine dans le système que tu préconises. C’est un peu un gouvernement des sages…
Il faut effectivement renforcer le rôle de l’Assemblée de Polynésie française. Qu’elle arrête d’être une simple courroie de transmission du gouvernement, du fait du comportement de la majorité.
Qu’elle soit un vrai lieu de débat, avec, notamment obligation pour le gouvernement de répondre aux questions écrites de manière circonstanciée et sérieuse. Que la scéance des questions et réponses soit retransmise à la télévision pour renforcer le sentiment démocratique chez les citoyens.
Qu’elle ait un vrai pouvoir de sanction et d’investigation sans en référer au gouvernement au préalable.
Celà suppose aussi un rééquilibrage en termes de personnel compétent qui aide les représentants. Or, actuellement, les cabinets ministériels sont pléthoriques et les fonctionnaires de l’Assemblée ne se bornent qu’à faire des "copier-coller" de ce que leur transmet le gouvernement.
Il faut donc un encadrement solide à la disposition des représentants.
Enfin, il faut que l’opposition, quelle qu’elle soit, ait de vrais droits et des moyens. Elle pourrait, elle aussi, avoir l’initiative et la possibilité de menser des investigations, car elle pourrait être un garde-fou des abus de la majorité, quelle qu’elle soit.
Les 145 milliards de transferts annuels de l’Etat, ce n’est pas de la dette nucléaire, mais simplement la traduction de notre appartenance à la République , à l’ensemble français et l’application des liens de solidarité au sein de cet ensemble. Nos liens ne sont pas seulement des liens alimentaires et la France ne nous doit rien. Elle nous remercie, par contre, d’avoir contribué à sa défense nationale, et à ce titre, consent à nous verser une somme de 18 milliards de F CFP par an ( DGDE) de manière pérenne, ce qui est déjà considérable. A nous maintenant de faire bon usage de cette DGDE en la consacrant justement à l’investissement. De plus en plus, malheureusement,la tentation est grandissante d’utiliser de plus en plus cette somme au fonctionnement. A surveiller de près.
Ma pensée porte en effet un sévère coup à la démocratie politicienne, et fait office d’une république des sages.
Loin de moi l’idée de pouvoir suppléer les politiciens par des philosophes rois, ou des sages. L’idée était, comme la reconnu au passage Teiva, de redonner un pouvoir plus prononcé à notre belle assemblée qui excusez-moi, est plus un symbole de l’équilibre de Montesquieu, qu’un véritable acteur majeur de la scène politique. Il se contente n effet de "copier-coller ce que leur transmet le gouvernement". Quel que soit le bord politique d’ailleurs !
En outre, les 145 milliards que nous héritons gracieusement de la métropole entretient au fil des années, et chacun s’en rend compte, notre forte dépendance financière à l’égard de la France. Nous n’avons guère essayé de relativiser notre dépendance financière, en tentant de mettre en place un nouveau schéma fiscal. Pourquoi pas commencer par mettre l’impôt sur le revenu ? Peut-être que désormais, les nationalistes purs voudront moins de se débarrasser de la Polynésie française ? Peut-être devrions nous rééquilibrer le jeu, dumoins lui donner un sens équitable, et montrer à la métropole que nous ne sommes pas qu’une colonie qui abuse des intérêts que leur reversent l’histoire ?
Je pense que nous devons optimiser nos rendements. Cela passe par l’établissement d’un nouveau pacte de progrès. La charte Tahiti Nui ne fait pas état d’objectifs à menés comme le pacte de progrès de 1993.
Quels objectifs devons-nous atteindre ?
Primo : Atteindre un quota touristique plus productif. C’est-à-dire, développé la clientèle moyenne de gamme, notamment les pensions de familles. Nous devons absolument nous focaliser sur le nombre plus que sur le pedigree de chacun de nos touristes. Comment peut-on penser que nous ne faisons venir que 220 000 touristes par an (en baisse d’ailleurs) alors que Hawaii à 5 h d’avion, fait venir 10 millions de touristes, ou les philippines avec 750 000 touristes ? Pire, notre notoriété est supérieur à la leur, seul l’accessibilité fait défaut.
Secondo nous devrons commencer à améliorer nos infrastructures d’accueil. À savoir, l’aéroport et le port autonome. Notre aéroport, l’un des plus chers du monde en toucher, est loin de posséder tout ce que l’on peut attendre aujourd’hui d’un aéroport. Pour cette raison, aucune compagnie ne se bat pour venir chez nous ! Ne nous leurrons pas, ATN n’a pas les moyens ni le temps de soutenir l’entière responsabilité de notre destinée en matière de tourisme. Le seul moyen serait de faire appel à des compagnies Low Coast ! Virgin Easy jet…des compagnies qui desservent l’Australie et la Nouvelle Zélande. Profitons en et arrêtons de faire du zèle !! Pour survivre Tahiti et ses îles doivent apprendre à devenir une destination bon marché, car ne revez pas, il n’y a pas que des touristes fortunés dans le monde !
Quels sacrifices sommes nous prêts à faire, c’est à dire à quel coût d’opportunité évaluons nous notre réussite économique ? Quels compromis entre quoi et quoi ?
Noidep moins de blabla et plus d’actes si tu veux faire gagner ton pays fais déjà l’effort s’il te plaît, d’écrire un texte que tu relis et qui n’est pas bourré de fautes, sinon comment veux-tu faire gagner la Polynésie! Chacun doit faire un effort à sa place et un effort d’excellence et pour un jeune étudiant future élite de son pays l’effort est de mettre en place des idées bien pensées, de les écrire simplement et de façon compréhensible pour tous et de les écrire dans une langue qui respecte l’orthographe et pour cela il est sans doute nécessaire de prendre son temps et de relire ses écrits! Bon courage et au travail. Merci pour les lecteurs fidéles et pour les amoureux de la belle langue!
je trouv o contrere ki ya pas asez 2 fot, noindep ecrit forbien mmsi la conjugaison laisse a desirer mais qui n’a jamais fait d’erreurs d’orthographe, de grammaire, de conjugaison; s’emmeler avec les passes-composes, des futurs aux plus-que-parfaits ?? et s’il n’y avait qu’a l’ecrit qu’on faisait des fotes? a l’oral aussi, en public quand le trac nous tient, ou quand on doit faire une longue tirade, on fait pas mal de hiatus ou des erreurs de prononciation!
assez de blabla c’est vrai mais faire la morale du genre "vous faites des fautes" c’est aussi faire du blabla…
"ce qui se conçoit bien s’ennonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément" La Bruyére! C’est ainsi que l’on s’enrichit en faisant des efforts et en progressant surtout quand l’on fait des études dites supérieures et non en écrivant n’importe comment, c’est l’école de la réussite et c’est certainement ce dont a le plus besoin l’étudiant et l’éleve polynésien pour faire réussir son pays!Janus a donc parfaitement raison!D’ailleurs même oscar le dit!!!!!!! Je plaisante bien sur!
"ce qui se conçoit bien s’ennonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément" La Bruyére! C’est ainsi que l’on s’enrichit en faisant des efforts et en progressant surtout quand l’on fait des études dites supérieures et non en écrivant n’importe comment, c’est l’école de la réussite et c’est certainement ce dont a le plus besoin l’étudiant et l’éleve polynésien pour faire réussir son pays!Janus a donc parfaitement raison!D’ailleurs même oscar le dit!!!!!!! Je plaisante bien sur!
j je pense que tu peux encore faire plus nul dans le domaine de l’inculture et au royaume de l’ignarité ce qui permettra aus éléves polynésiens de s’enfoncer encore plus dans leur échec scolaire et professionnels merci pour eux!
janus depuis quand faire des fautes rime avec blabla. Es tu sûr d’être un amoureux de la belle langue. Tu n’en comprends même pas les sens!!! c’est tres delicat cher ami!!!Il ne faut jamais donner des lecons aux autres si on n’est pas capable d’être irréprochable. A MEDITER….. SANS RANCUNE
permettez-moi de voter pour Noidep.
Il écrit mieux que la plupart de nos élus actuels..
permettez-moi de voter pour Noidep.
Il écrit mieux que la plupart de nos élus actuels..
Janus, tu dois être un instit de la vieille génération. Tu ne connais pas la génération “tchat” où c’est la fonétik qui l’emporte? Le tout est de se faire comprendre. C’est aussi celà la conséquence de l’accélération de la circulation de l’information et de l’immédiateté. Il faut faire avec.C’est aussi celà, la mondialisation.
Quant à Noindep, si on ne l’avait pas, il faudrait l’inventer. Car il a quand même son style : ampoulé, grandiloquent quelquefois, mais toujours original.Il a le sens de la formule qui fait mouche, même si la “conceptualisation” est quelquefois approximative. Mais il y a toujours du “fond” sur lequel on peut réagir. Noindep, a faaitoito.
A propos de dépendance financière, nous l’avons réduite en proportion de notre PIB sur 10 à 15 ans. Encore une fois, lisez le bilan du pacte de progrès réalisé par Christian VERNAUDON, ( disponible, je crois encore sur internet via google).Nos leaders autonomistes, depuis 30 ans ont fait du boulot, avec les marges de manoeuvre et les contraintes internationales qu’ils ont eu à gérer. En d’autres termes, la machine ‘Polynésie” a eu graduellement un meilleur rendement. Il ne faut donc pas minimiser ce progrès.
Par contre, actuellement et pour un proche avenir, je suis plus inquiet : stagnation ou régression à tous les étages ( tourisme, pêche, agriculture, industrie…).
L’impôt sur le revenu ne doit pas être considéré comme un geste pour nous faire mieux accepter de la Métropole ou de l’Etat, mais comme une démarche locale de justice sociale sur laquelle il faut débattre, car la réponse ne va pas de soi. Faut-il toujours plus redistribuer plutôt que de promouvoir la croissance ? Que fait-on avec les recettes de cet impôt.: accroitre l’assistanat, alourdir l’administration, augmenter le train de vie gouvernemental, faire plus de bureaucratie ?
Aux Etats-Unis, toutes proportions gardées, ils misent sur la croissance, car la croissance crée plus de richesses, de revenus, plus d’emplois…et donc réduit l’exclusion sociale.La dynamique capitaliste produit des résultats positifs, quoiqu’en dise. Il n’y a qu’à regarder les dizaines de millions d’emplois créés en Chine, en Inde….Les politiques collectivistes n’ont créé que de la pénurie et un nivellement par le bas. Les pays de l’est de l’Europe se sortent péniblement de ce système, mais elles s’en sortent
Ici, on copie souvent le “modéle français” ( de moins en moins un modèle d’ailleurs). On veut toujours redistribuer : prendre aux riches et donner aux pauvres. A force de faire celà, on ne fera que répartir la pénurie à la sortie.
Donc, promouvons la croissance plutôt que de parler redistribution ou partage de richesses. Car les créateurs de richesses risquent de se décourager et de se barrer d’ici. C’est aussi simple que celà.
Vous l’aurez compris : mon modèle, c’est plutôt les Etats-Unis que Cuba…
Je suis d’accord avec toi François lorsque tu dis que l’on plagie le modèle social français. Je pense que nous n’avons guère le choix tout de même, ne serait ce que pour une raison d’éthique. Nous sommes financés par la France, nous devons agir dans la même éthique économique, mais prendre ce qui est bien, et tenter d’adapter ce qui n’est pas réalisable en soi.
Je pense que nous devons réelement nous pencher sur tous ces dossiers. Que ce soit pour l’indexation ou l’impôt sur le revenu.
L’indexation nous en débattons actuallement, mais l’impôt sur le revenu, qu’en pensez-vous?
Es-ce déjà politiquement possible ? Pensez-vous que les polynésiens l’accepteront sans refus ? Pensez-vous qu’il s’agisse du meilleur tremplin vers la vraie justice sociale ?
Ou n’es ce qu’un moyen de payer à la France, ‘le loyer’ qu’on lui doit ?
Nous sommes toujours aussi heureux d’analyser avec vous notre quotidien pour tenter de faire avancer notre société.
Politita vous remercie pour votre participation active.
Je pense qu’il faut déjà faire un point de situation, car je trouve quand même que la situation économique et sociale de la Polynésie française est TRES enviable sur de nombreux points : santé accessible à tout le monde, couverture sociale généralisée( RS, RST, RNS), éducation quasiment gratuite pour tous, politique du logement social active pour les plus défavorisés d’entre nous ( même s’il faut encore aller plus loin), aides à l’emploi et à la formation professionnelle qui engloutissent 4 milliards de F par an, bourses et aides en tous genres pour les scolaires, les étudiants, aide sociales pour les plus démunis, minimum social pour les retraités, les handicapés…
A ce que je sache, aucune partie de notre population n’est véritablement laissée pour compte, à part les chomeurs. Je militerai pour un droit à la formation rpofessionnelle systématique pour les travailleurs qui perdent leur emploi. Il faut effectivement les aider à passer le cap difficile de la perte d’un emploi pour un temps à déterminer : un an me paraitrait un bon début.Il faut, là aussi, éviter les abus et les effets pervers constatés en Métropole avec les "chomeurs professionnels".
Si ce n’est pas un système social qui oeuvre pour la justice sociale, qu’on m’explique ce qu’est la justice sociale…
Combien de pays au monde ont-ils mis en place un tel système ? Il se compte en quelques dizaines. Nous sommes à mon avis, dans les 20 ou 30 pays ou collectivités les mieux lotis au monde.
On peut,bien sûr aller plus loin. Mais à un moment donné, il faut un équilibre entre l’assistance ( l’Etat-providence) et l’effort et la prise de risque.
Sinon, on va habituer des milliers de familles à attendre tout de la collectivité, c’est à dire de nous tous : aide pour que les gens s’en sortent et recherchent l’autonomie (encore et toujours l’AUTONOMIE !), oui, mais assistanat ad vitam, non.
C’est pourquoi je me méfie des idées du type : allocation de la femme au foyer, indemnisation chômage…
On prend toujours plus dans la poche de ceux qui travaillent, se démènent et font des efforts pour donner aux pauvres, dont certains, il faut bien le dire,sont des professionnels de l’assistance.
Ma question est plutôt : impôt sur le revenu : celà n’existe-t-il pas déjà avec la CST ? Est-ce nécessaire d’aller plus loin ? si oui, quoi faire de ces nouvelles ressources ? Quels objectifs atteindre ?
Je propose qu’on puisse aller légèrement plus loin avec la CST( l’augmenter de 2 à 3 %), mais en affectant les ressources supplémentaires à la formation ou l’aide à la mobilité ( ou à la reconversion individuelle) pour faire accéder ceux qui perdent leur emploi à une formation professionnelle sur un an. Pourquoi pas ?
Bon point de vue Henri. L’idée d’augmenter la CST est bonne, mais voilà, les partenaires sociaux voient en cette augmentation une dégradation singulière du pouvoir d’achat.
Pourquoi ?
Parce que personne n’a pour l’instant confiance en ce gouvernement et dans les projets qu’ils comptent mettre en oeuvre. La réforme solidarité par exemple n’était pas mauvaise en soi, mais les syndicats ont peur que cette manne financière ne soit pas correctement utilisé et alloué.
D’où le problème.
L’impôt sur le revenu, je ne juge pas qu’il s’agisse d’une mesure obligatoire à mettre en place, mais à y penser. Peut-être rempacé la CST qui n’est pas juste socialement, et qu’une partie soit reversé au gouvernement locale. Nous ne serions peut-être pas aussi hué à l’assemblée nationale comme une collectivité qui vit sur le dos des autres.
Nous sommes un pays riche, mais à quel prix ? Au prix d’être classé comme un paradis fiscal, d’avoir des insuffisances de résultats en matières d’autonomie financière. Lisez le dernier rapport de Standards & Poor’s, nous sommes en régressiond d’après cette éminente agence, et l’on a un B++ alors que nous étions constamment à A !
Noindep, la notation de S and P est une notation conjoncturelle dont la dégradation à B ++ est liée à la mauvaise gouvernance actuelle.
Comme tu le dis si justement, elle a été jusqu’à récemment de A+ à A–. C’est donc bien la preuve que nous étions un pays parmi les mieux notés.
Nous sommes effectivement un pays riche avec de nombreux avantages sociaux que nous envieraient 90 % des pays de la planète.
Parler de paradis fiscal… Il fut un temps où, effectivement, nous étions classés comme tel, parce que nous n’avions pas d’impôt sur le revenu. Mais depuis la CST et la TVA sont passés par là.
L’impôt sur les sociétés, quant à lui, n’est pas parmi les plus avantageux du monde, bien au contraire. Je suis partisan de le baisser au moins à 30 %, taux qui est de plus en plus la norme dans les pays développés.
Ce dont la Polynésie a besoin c’est de l’esprit d’entreprise. Il faut donc un environnement très favorable à la création d’entreprises. C’est la priorité des priorités.
Mais avec le train de taxations qui est en cours avec ce gouvernement, j’ai bien peur qu’on en prend pas le chemin…
Noindep, la notation de S and P est une notation conjoncturelle dont la dégradation à B ++ est liée à la mauvaise gouvernance actuelle.
Comme tu le dis si justement, elle a été jusqu’à récemment de A+ à A–. C’est donc bien la preuve que nous étions un pays parmi les mieux notés.
Nous sommes effectivement un pays riche avec de nombreux avantages sociaux que nous envieraient 90 % des pays de la planète.
Parler de paradis fiscal… Il fut un temps où, effectivement, nous étions classés comme tel, parce que nous n’avions pas d’impôt sur le revenu. Mais depuis la CST et la TVA sont passés par là.
L’impôt sur les sociétés, quant à lui, n’est pas parmi les plus avantageux du monde, bien au contraire. Je suis partisan de le baisser au moins à 30 %, taux qui est de plus en plus la norme dans les pays développés.
Ce dont la Polynésie a besoin c’est de l’esprit d’entreprise. Il faut donc un environnement très favorable à la création d’entreprises. C’est la priorité des priorités.
Mais avec le train de taxations qui est en cours avec ce gouvernement, j’ai bien peur qu’on en prend pas le chemin…
c’est bien
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