Le faux pas de Jean-Marius RAAPOTO, Ministre de l’éducation "polynésien"
Jean Marius RAAPOTO a prononcé cette semaine, et les journaux s’en sont faits l’écho, une phrase surprenante : « parmi le peu d’élèves qui réussissent, on ne voit que très peu de polynésiens. » Qu’est ce à dire ? Qu’entend-il par là ? Pourrait-on avoir sa définition du “polynésien” ? Qui l’est et qui ne l’est pas ?
Cette expression de “polynésiens” est bien étrange. Jusqu’à présent, le discours politique commun de tous les partis polynésiens était de dire : la société polynésienne est pluritehnique. Traduction : les polynésiens sont de diverses ethnies, mais ils sont tous polynésiens.
Sur cette base, une énorme majorité de ces polynésiens vont à l’école, au collège, au lycée et à l’Université, si l’on excepte les jeunes métropolitains scolarisés du fait du séjour temporaire de leurs parents en Polynésie française.En conséquence, comment peut-on distinguer des polynésiens d’autres polynésiens parmi cette masse de polynésiens scolarisés ?
Expression étrange, en effet : certains jeunes polynésiens seraient-ils plus polynésiens que d’autres polynésiens ?
En fait, la pensée du Ministre se devine : il veut dire par là que les “jeunes maohis de pure souche” , si on peut les qualifier comme tels dans une société largement métissée comme la société polynésienne contemporaine, réussissent peu dans le système éducatif tel qu’il est. Il introduit donc un critère de distinction entre polynésiens basé sur le critère ethnique, en employant, qui plus est, l’expression malencontreuse de “polynésiens”.De plus,fort de la rigueur méthodologique qu’il se plait tant à mettre en valeur dans ses fonctions, il aurait donc réalisé des statistiques sur cette base. Peut-on connaitre sa méthodologie ? Ses définitions ? Ces critères de répartition ethnique sont-ils permis par la loi ? En a t-il informé la CNIL ?
A supposer que c’est le fond de sa pensée, il s’engage, par là même, sur une pente dangereuse, qui pourrait laisser croire qu’il n’agit pas en faveur de tous les jeunes polynésiens, sans exclusive, mais seulement pour une certaine partie d’entre eux et qu’il se préoccupe de ceux-là seulement.Est-ce normal pour un ministre de l’éducation “polynésien” ?
Encore un penchant idéologique, qui, morceau par morceau, dessine une vision extrêmement réductrice de la société polynésienne contemporaine, basée sur une partition ethnique, ferment de division artificielle entre polynésiens. Glisserait-il insidieusement de la vision pluriethnique vers une vision “monoethnique” de notre société ? Quelle est sa motivation à agir ainsi ?
Il serait utile que le ministre de l’éducation lève cette ambiguïté, car elle ne semble pas être, dans son esprit, que sémantique. On en revient à l’interrogation première : qu’entend-il par ” jeunes polynésiens” ?
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Commentaires
"certains jeunes polynésiens seraient-ils plus polynésiens que d’autres polynésiens ?"
C’est une évidence. Refuser de le reconnaître, là est le vrai racisme. Parce qu’une société est "pluriethnique", il faudrait oublier les composantes distinctes de cette diversité ? Il ne faudrait retenir qu’un brouhahah café-crême ? Pourtant, elle existe bien la superposition des ensembles ethniques et socio-économiques ! J’ai pas beaucoup vu de fils et filles d’immigrés français de première ou deuxième génération dans les lotissements sociaux des fonds de vallée. On en voit plus sur les hauteurs de Temaruata, Lotus, Taina …
Et tu crois que ces deux ensembles forment un groupe diffus ? Mais non, mais non ! Chacun chez soi !
Ah enfin, Mahaeanuu, un tauiste convaincu se lève ! On va enfin avoir du débat ! Je constate déjà dans ton raisonnement que ton premier réflexe est d”opposer plutôt que de rassembler.L’archétype de l’opposition est celui qui oppose le polynésien qui habite dans un logement social et celui (polynésien ? ) qui habite le Lotus. Que fais-tu de l’immense classe moyenne qui compose la Polynésie moderne ? Celle qui travaille durement pour s’acheter un terrain, puis construire un logement et éduquer ses enfants tout en n’étant pas découragée par les propos présidentiels sur la fabrique à crétins ? Cette classe moyenne ne serait pas polynésienne ? Comment fais-tu le tri “ethnique” ? Elle n’attend pas, elle, un logement social qui “tombe du ciel” ( de moins en moins ces temps ci) sans, en plus, payer son loyer.
Tu nies le métissage ? Tu exclues le mélange ? Tu défend la pureté de la race ? Si tu as rencontré la race pure, peux-tu nous la définir, car je ne vois pas …
En fait, je pense que tu tombes un peu dans la caricature et le simplisme douteux…. Certes, il y a un quart monde en Polynésie. Les observateurs l’estiment justement aux alentours d’un cinquième de la population. C’est beaucoup trop et il faut réduire cette proportion. A part la croissance économique, je ne vois pas d’autres solutions durables. Mais n’oublies pas dans ton raisonnement les 4/5 è qui restent…
Première remarque : il y a donc, pour toi, les polynésiens et les autres. Définis le polynésien et définis les autres.
Tu acceptes la catégorisation ethnique : définis tes catégories “ethniques”.
Ce sera déjà intéressant.
Puisque tu as décidé de t’engager sur cette voie hasardeuse, précises ta pensée. On continuera à “dialoguer” à partir de tes postulats.
Le problème est plus social que racial. A la base se pose le problème de l’accès à l’Education pour sauver les nouvelles générations et relancer l’ascenseur social. Je me rappelle mes cours de sociologie, où on nous expliquait que tu avais beaucoup plus de chances de devenir cadres si tu étais fils de cadre plutôt que fils d’ouvrier ou de chômeur. C’est lié à l’environnement de l’enfant, dont les conditions matériels facilitent l’apprentissage (pas de promiscuité, par exemple, comme au fond de vallées), mais pas uniquement. Il est certain que pour des parents illetrés, il est plus difficile de suivre leurs enfants. En plus, il faut rajouter que la violence familiale et la pratique du faamu fragilisent les liens (il n’est ainsi pas rare de voir une famille biologique qui récupére son enfant placé en faamu l’utiliser comme aide ménagère et le père la violer. Dans ce contexte, la scolarisation de l’enfant ne devient plus une priorité. La priorité, c’est les tâches à accomplir. L’actualité judiciaire est féconde en exemples, dont le plus médiatisé reste celui de la jeune TEAMO).
Finalement, pour assurer l’avenir de ces enfants, la solution serait de généraliser les internats où ils seraient entièrement pris en charge. Dans les îles, c’est déjà une réalité, plus pour des questiosn géographiques. Mais les conditions d’accueil et de suivi psycho-social des enfants font défaut. La supervision des surveillants au contact des enfantss aussi. Avec l’isolement, le risque de maltraitance n’est donc pas forcément diminué (cf affaire de Hao).
Fondamentalement donc, le problème est social. Pour maheanuu, on lui fera noter que quasiment tous les chefs de services du Territoire et tous les élus sont des Polynésiens de souche. Quand aux Popaa, rappelons que si on en trouve beaucoup dans la catégorie des cadres, c’est parce que l’immigration des européens est lié à un besoin de compétence qui fait défaut. Bref, comme on importe des cadres blancs, c’est normal qu’on constate après qu’il y a plus de cadres chez les Européens que chez les Polynésiens (c’est un peu "neuneu" comme conclusion).
Et pourquoi faut il venir des cadres de l’extérieur???? Parce que nous ne sommes pas capables d’avoir un système éducatif qui produit des cadres en nombre suffisant.
Or l’Education est de compétence locale.
Système mal adapté et problèmes sociaux mal appréciés. Voilà pourquoi demain dans les fonds de vallée TETUANUI fils risque fort de ne pas savoir plus lire et écrire que son père et d’habiter dans une masure au plancher de terre, sans eau courante et sans électricité, sans autre perspective qu’un CPIA à 50.000 F/mois
Le problème est plus social que racial. A la base se pose le problème de l’accès à l’Education pour sauver les nouvelles générations et relancer l’ascenseur social. Je me rappelle mes cours de sociologie, où on nous expliquait que tu avais beaucoup plus de chances de devenir cadres si tu étais fils de cadre plutôt que fils d’ouvrier ou de chômeur. C’est lié à l’environnement de l’enfant, dont les conditions matériels facilitent l’apprentissage (pas de promiscuité, par exemple, comme au fond de vallées), mais pas uniquement. Il est certain que pour des parents illetrés, il est plus difficile de suivre leurs enfants. En plus, il faut rajouter que la violence familiale et la pratique du faamu fragilisent les liens (il n’est ainsi pas rare de voir une famille biologique qui récupére son enfant placé en faamu l’utiliser comme aide ménagère et le père la violer. Dans ce contexte, la scolarisation de l’enfant ne devient plus une priorité. La priorité, c’est les tâches à accomplir. L’actualité judiciaire est féconde en exemples, dont le plus médiatisé reste celui de la jeune TEAMO).
Finalement, pour assurer l’avenir de ces enfants, la solution serait de généraliser les internats où ils seraient entièrement pris en charge. Dans les îles, c’est déjà une réalité, plus pour des questiosn géographiques. Mais les conditions d’accueil et de suivi psycho-social des enfants font défaut. La supervision des surveillants au contact des enfantss aussi. Avec l’isolement, le risque de maltraitance n’est donc pas forcément diminué (cf affaire de Hao).
Fondamentalement donc, le problème est social. Pour maheanuu, on lui fera noter que quasiment tous les chefs de services du Territoire et tous les élus sont des Polynésiens de souche. Quand aux Popaa, rappelons que si on en trouve beaucoup dans la catégorie des cadres, c’est parce que l’immigration des européens est lié à un besoin de compétence qui fait défaut. Bref, comme on importe des cadres blancs, c’est normal qu’on constate après qu’il y a plus de cadres chez les Européens que chez les Polynésiens (c’est un peu "neuneu" comme conclusion).
Et pourquoi faut il venir des cadres de l’extérieur???? Parce que nous ne sommes pas capables d’avoir un système éducatif qui produit des cadres en nombre suffisant.
Or l’Education est de compétence locale.
Système mal adapté et problèmes sociaux mal appréciés. Voilà pourquoi demain dans les fonds de vallée TETUANUI fils risque fort de ne pas savoir plus lire et écrire que son père et d’habiter dans une masure au plancher de terre, sans eau courante et sans électricité, sans autre perspective qu’un CPIA à 50.000 F/mois
Tinorua, tu es bête ou tu le fais exprès ?
Jean est un peu plus intelligent que toi quand il dit : "Le problème est plus social que racial."
Mais il s’arrête en cours de route, puisque comme je le disais, il y a chez nous une superposition de la segmentation sociale et de la segmentation "raciale".
Je ne suis pas venu m’exprimer ici pour qu’on me somme de : "Définis le polynésien et définis les autres."
Demis ce que tu veux et autres faranis présents ici depuis des générations et qui aiment ce pays sont Polynésiens au plan philosophique. Parce qu’il faut rappeler qu’au plan légal, Polynésien ça n’existe PAS ! Nous avons tous un passeport FARANI et on ne nous a pas demandé notre avis. La République une et indivisible prétend être égalitaire. Mais en niant la diversité des origines et des situations, elle impose un système bien adapté à une MINORITE nantie et Oh coïncidence, bien blanche.
Il faut être de mauvaise foi comme Tinorua pour vouloir faire de l’exception la règle. Ne t’en déplaise, les derniers recensemements montrent que l’immense majorité des polynésiens n’est pas de classe moyenne.
Quand JEAN nous affirme que "quasiment tous les chefs de service … sont des polynésiens de souche", il se moque de nous. Plus d’un chef de service sur 5 est métro.
Et venir nous dire qu’il n’y pas de farani chez nos élus , j’aimerai qu’il me sorte la liste des élus maohi de la creuse ou de bretagne…
Mais le pompon c’est de dédouaner d’une phrase l’Etat, et l’éducation nationale par rapport aux carences de notre système éducatif.
"Or l’Education est de compétence locale"…
Mais de qui te moques-tu JEAN ?
Notre système éducatif, même si nous avons quelques latitudes d’action est par essence ALIGNE sur celui de la métropole, compatibilité des diplômes oblige.
Les méthodes, les référentiels de compétences, les évaluations, TOUT CA EST FORMATE au niveau national, alors s’il te plaît, évite de dire des âneries pareilles.
Et avant que j’oublie, à l’adresse de Tinorua le sentencieux : pourquoi je serais un "Tauiste" ?
D’ailleurs, toi qui aime les définitions, c’est quoi un TAUISTE ?
Je suis un TAHOERAA à l’origine. J’ai voté TAHOERAA aux deux élections de 2004 et 2005. Mais après deux ans de Taui, je commence sérieusement à me poser des questions. Parce que l’autonomisme à tout crin, je m’aperçois que c’est finalement refuser de se prendre en main et de regarder les réalités EN FACE.
Tinorua, tu es bête ou tu le fais exprès ?
Jean est un peu plus intelligent que toi quand il dit : "Le problème est plus social que racial."
Mais il s’arrête en cours de route, puisque comme je le disais, il y a chez nous une superposition de la segmentation sociale et de la segmentation "raciale".
Je ne suis pas venu m’exprimer ici pour qu’on me somme de : "Définis le polynésien et définis les autres."
Demis ce que tu veux et autres faranis présents ici depuis des générations et qui aiment ce pays sont Polynésiens au plan philosophique. Parce qu’il faut rappeler qu’au plan légal, Polynésien ça n’existe PAS ! Nous avons tous un passeport FARANI et on ne nous a pas demandé notre avis. La République une et indivisible prétend être égalitaire. Mais en niant la diversité des origines et des situations, elle impose un système bien adapté à une MINORITE nantie et Oh coïncidence, bien blanche.
Il faut être de mauvaise foi comme Tinorua pour vouloir faire de l’exception la règle. Ne t’en déplaise, les derniers recensemements montrent que l’immense majorité des polynésiens n’est pas de classe moyenne.
Quand JEAN nous affirme que "quasiment tous les chefs de service … sont des polynésiens de souche", il se moque de nous. Plus d’un chef de service sur 5 est métro.
Et venir nous dire qu’il n’y pas de farani chez nos élus , j’aimerai qu’il me sorte la liste des élus maohi de la creuse ou de bretagne…
Mais le pompon c’est de dédouaner d’une phrase l’Etat, et l’éducation nationale par rapport aux carences de notre système éducatif.
"Or l’Education est de compétence locale"…
Mais de qui te moques-tu JEAN ?
Notre système éducatif, même si nous avons quelques latitudes d’action est par essence ALIGNE sur celui de la métropole, compatibilité des diplômes oblige.
Les méthodes, les référentiels de compétences, les évaluations, TOUT CA EST FORMATE au niveau national, alors s’il te plaît, évite de dire des âneries pareilles.
Et avant que j’oublie, à l’adresse de Tinorua le sentencieux : pourquoi je serais un "Tauiste" ?
D’ailleurs, toi qui aime les définitions, c’est quoi un TAUISTE ?
Je suis un TAHOERAA à l’origine. J’ai voté TAHOERAA aux deux élections de 2004 et 2005. Mais après deux ans de Taui, je commence sérieusement à me poser des questions. Parce que l’autonomisme à tout crin, je m’aperçois que c’est finalement refuser de se prendre en main et de regarder les réalités EN FACE.
Si je peux me permettre de glisser cette info, j’ai lu hier que les derniers recensement effectués en Polynésie contenaient la mention des origines ethniques de chaque individu, contrairement à ce qu’il est d’usage en métropole où cela est interdit par la loi.
*
NANCY, je vérifierai , mais je ne pense pas que dans le recensement, cette mention y figure.
TINORUA, L’Education est de compétence locale depuis 1988 (pour le secondaire, ‘84 pour le primaire). Le Territoire n’est pas obligé de s’aligner sur les formats nationaux. Il peut faire ses propres diplômes territoriaux, adaptés à son contexte. L’a t’il fait? Non. Ce n’est pas de la faute de l’Educ Nat.
Il n’y a que cette année que le Territoire a relancé la formation d’aide soignant, avec un diplôme territorial. Itou pour les diplômes du CFPA.
Quant aux postes de Chef de Service, je maintiens qu’ils sont des locaux et que les seuls Popaa que tu voies sont des expat’ commandés par le Gouvernement (par ex, le dir du Port Autonome, Ingénieur naval; La Directrice du Budget, fonctionnaire du Trésor; Le Directeur du CHT, issu de la formation de directeur de l’Ecole National de Santé Publique,…)
Des postes qui seraient occupés par des locaux s’il existait un tel vivier de personnel qualifié dans ces métiers.
Il n’y en a pas. Et c’est pourquoi Tauistes comme Orangistes font appel à des cadres popaa pour occuper ces postes techniques à haute responsabilité.
Maintenant, Mahaenu, des élus noirs et arabes, il y en a en France.
Mais ici où il y a 8% d’Européens, il n’y a aucun élu blanc dans les Conseils municipaux ou territoriaux… Tous les décideurs publics sont Polynésiens de naissance (ou de souche).
Je ne te suis pas quand tu dis que la réalité sociale recouvre une segmentation raciale. Dans les catégories socio-pro moyennes ou élevé, tu comptes autant ou plus de demi, de tinito que d’européens.
Quant aux européens, je le répéte, s’ils sont quasiment tous dans les CSP + ou ++, c’est qu’on les a fait venir car ils avaient des qualifications introuvables sur place. Si on avait fait venir que des salariés européens non qualifié, on les retrouverait tous en CSP - et logés au fonds des vallées.
Sur ce point, Mahaenuu, tu confonds cause et conséquence.
Sur le fonds, je préfère qu’on fasse venir des immigrés qualifiés dont on manque plutôt que des non qualifiés qui feront concurrence aux tahitiens sur les chantiers.
Mais ce n’est que mon point de vue.
TINORUA, désolé, ma réponse s’adressait à MAHAENUU et non à toi.
A +
TINORUA, désolé, ma réponse s’adressait à MAHAENUU et non à toi.
A +
Maheanuu, as-tu déjà observé les écoles, les collèges et les lycées polynésiens ? Vois-tu beaucoup de "blancs" ?
Parmi une population scolaire de plus de 72.000 jeunes, les "blancs nantis" ne constituent qu’une infime minorité.
Parmi les 2900 étudiants de l’Université, tu crois que les "blancs" sont majoritaires ? Moi, j’ai vu l’amphi de 1ère année à la télé récemment, j’ai vu beaucoup de "polynésiens bronzés".
Parmi les 600 ou 700 étudiants polynésiens en France, il y a une très grosse majorité de polynésiens. Il n’y a qu’à voir quand ils se rassemblent chaque année dans une grande ville française.
As-tu déjà circulé au sein d’entreprises comme la Socredo, l’EDT, l’OPT, les services administratifs, les établissements publics, l’hôpital… Tu vois beaucoup de "faranis", toi ?
Analyses les résultats des recensements récents et tu verras que tu te fourvoies complètement sur tes critères raciaux …
A l’Assemblée, je ne vois pas beaucoup de "blancs nantis".
Parmi les 500 membres de cabinet Taui, il y a certes beaucoup de blancs ( ce qui est paradoxal, tu l’avoueras, car nos élus et ministres sont libres de choisir qui ils veulent), mais il y a aussi beaucoup de polynésiens.
Au Lotus, la population est beaucoup plus diversifiée que tu ne le crois, car je vais souvent chez des amis par là-bas. Il faut être aveugle pour dire le contraire.
Tu ne connais pas toi, des riches polynésiens ? De gros propriétaires fonciers, de gros perliculteurs, de gros agriculteurs, de gros entrepreneurs ( dans l’agrégat et le bâtiment, par exemple…)?
Dans les îles, aux ISLV, aux Australes, aux Marquises, aux Tuamotus…je ne vois pas beaucoup de "blancs" propriétaires fonciers…
Dans les 4,4, qui circulent en ville, je ne vois pas beaucoup de "blancs", moi.
Non, ton analyse "socio-raciale" est complètement caricaturale.Opposer le prolétariat Maohi à la grande bourgeoisie blanche, c’est faire du marxisme un peu primaire et complètement faux. Tu vois, à mon avis, la réalité avec des oeillères… idéologiques.
En tous les cas, je ne vois pas la même réalité polynésienne que toi. Moi, je vois de plus en plus d’enseignants "polynésiens" ( dans ma définition, à savoir quelqu’un qui est né ici ou qui y vit depuis longtemps et qui a décidé de rester ici), de plus en plus d’infirmières polynésiennes, d’instits polynésiens, d’avocats, docteurs, d’ingénieurs,de cadres de l’administration et du privé polynésiens…
Regardes notre compagnie aérienne Air Tahiti Nui. L’arc en ciel polynésien qui la compose est beau à regarder…Et une majorité de pilotes sont polynésiens.
Et puis, par définition, les très riches ne constituent qu’une infime minorité de la population.
Je suis d’accord avec Tinorua , la société polynésienne est constituée d’une immense classe moyenne. Il suffit d’examiner les statistiques de l’ISPF pour s’en convaincre… Ou simplement de circuler en ville.
Maheanuu, un conseil : n’adaptes pas la réalité à ton idéologie, mais analyse bien la réalité et adaptes ta recherche de solutions en conséquence. Car entre les deux,l’idéologie et la réalité, c’est toujours la réalité qui gagne.
A propos du recensement de la population évoqué plus tôt et de ses critères etnhiques, voici une copie de ce que j’en ai lu sur www;conflits.org
"Le recensement de 1988 distinguait ainsi trois principales « ethnies » : les Polynésiens qui forment 82,7% de la population ; les Européens (ou « Popa’a ») 11,9%, et les Chinois, 4,7%38. Depuis, l’Institut territorial de la statistique devenu en 1999 l’Institut de la Statistique de la Polynésie française (ISPF), a mené les recensements de la population sous la houlette de l’INSEE. Les recensements de 1996 et de 2002 n’ont donc pas inclus de questions « relatives à l’origine raciale » des personnes. L’hebdomadaire indépendantiste Toere s’interrogeait sur l’absence de tels critères, se moquant de l’Institut « qui arborait encore fièrement son T pour territoire » en 1988, alors que désormais « le gouvernement local s’en remet totalement aux statisticiens de l’Etat » et qualifiant de « surprenante » cette attitude « de la part d’un territoire qui se proclame autonome »39. Il demandait que les autorités du Territoire imitent celles de Nouvelle-Calédonie qui « veulent avoir une image plus précise de ce qu’est la kanaky de 2003 »40. Un recensement suivant des critères d’appartenance ethnique avait été effectué en 1988, cependant le gouvernement autonomiste n’avait pas l’intention de demander une dérogation en 2007."
NANCY, c’est en effet ce que j’avais à l’esprit.
La part des européens a fortement baissé avec la fin des essais. Selon les éléments dont je me souviens, seuls 8 % environ d’européens, dont la moitié sont des expat’ en CDD et donc appelés à quitter le territoire au bout de 2 ans (ou 4 ans en cas de renouvellement). Il s’agit essentiellement de profs et de militaires.
Il existe une façon indirecte pour évaluer la part de Popaa. C’est de demander le lieu de naissance, ce qui n’est pas interdit par la la Loi. La durée de résidence est aussi souvent demandée dans les enquêtes pour séparer les Polynésiens (c’est à dire, ceux qui sont nés ici et ont assimilés l’environnement culturel et social. Il ne s’agit pas d’une lecture ethnique) des immigrés (dont les référents culturels sont différents). La raison est que les analystes craignent souvent que les immigrés européens ,n’ayant pas le même référentiel socio-culturel, répondent différemment aux enquêtes que les personnes qui sont nées en PF. Ils n’abordent pas les problèmes de la même façon, donc cela pourrait biaiser les réponses moyennes du groupe. Mais avec l’urbanisation,le développement de la classe moyenne et l’uniformisation du mode d’habitat (la maison dans un lotissement), je ne serais pas surpris que les écarts entre les deux groupes se réduisent dans les réponses lors des enquêtes.
Il n’y a pas eu d’études sur cette question à am connaissance. Pourtant, il suffirait de reprendre les études faites sur 10 ans et de comparer les répponses des deux groupes pour voir si elles convergent avec le temps.
Si vous connaissez un sociologue amateur pour s’y coller…ça ferait un bon sujet de mémoire.
"J’ai pas beaucoup vu de fils et filles d’immigrés français de première ou deuxième génération dans les lotissements sociaux des fonds de vallée. On en voit plus sur les hauteurs de Temaruata, Lotus, Taina …" (Maheanuu)
Voici le discours réducteur qui a mis aujourd’hui toute la petite aristocratie demie au pouvoir: elle se fait porteuse de tels discours, alors que s’il y a eu usurpations de terres ou de pouvoirs, c’est bien cette classe qui en a profité: Temaru, Hirshon, Géros, Carlson, Bryant, Lévi, Bopp Dupont, Fritch, Merceron, Coppenrath, etc.
Tout le petit gratin bien aisé qui se dit Ma’ohi et porte parole d’une classe sociale "lésée".
Pour ma part, j’ai vu pas mal de Ma’ohi "bien foncés" vivre dans des villas résidentielles à la Mission ou à Mahina, ou ailleurs.
Le nuna’a n’est pas si "pauvre" que ça! il a des terres, ne l’oubliont pas.
"J’ai pas beaucoup vu de fils et filles d’immigrés français de première ou deuxième génération dans les lotissements sociaux des fonds de vallée. On en voit plus sur les hauteurs de Temaruata, Lotus, Taina …" (Maheanuu)
Voici le discours réducteur qui a mis aujourd’hui toute la petite aristocratie demie au pouvoir: elle se fait porteuse de tels discours, alors que s’il y a eu usurpations de terres ou de pouvoirs, c’est bien cette classe qui en a profité: Temaru, Hirshon, Géros, Carlson, Bryant, Lévi, Bopp Dupont, Fritch, Merceron, Coppenrath, etc.
Tout le petit gratin bien aisé qui se dit Ma’ohi et porte parole d’une classe sociale "lésée".
Pour ma part, j’ai vu pas mal de Ma’ohi "bien foncés" vivre dans des villas résidentielles à la Mission ou à Mahina, ou ailleurs.
Le nuna’a n’est pas si "pauvre" que ça! il a des terres, ne l’oubliont pas.
Des "bons" fils et petit-fils de colons, auxquels ils doivent leurs terres d’aujourd’hui…
A Pirae, nous avons un conseiller municipal popaa et très actif dans la vie de notre commune
A Pirae, nous avons un conseiller municipal popaa et très actif dans la vie de notre commune
Rien n’empeche le petit Tetuanui d’aller faire de grande etudes en france ou ailleurs. Faut arreter de dire qu’il y a discrimination dans l’education. Non, si le petit polynesien ne va pas loin dans ses etudes, c’est la faute des parents ou de l’eleve. On a de la chance ici. L’ecole est gratuit, l’universite egalement. Des bourses sont offertes au plus demunis. Alors, arretons cette demagogie de dire que l’education nationale fait de la discrimination.
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