Parti comme une prétendante aux présidentielles dernières, Mme Nicole BOUTEAU ne se revêt aujourd’hui que d’une situation politique précaire : c’est le chômage de longue durée qui l’attend. Longue de part sa condamnation par l’article L7, qui l’exclue de facto de la sphère politique, à laquelle elle assiste désormais en tant que spectatrice, comme nous tous d’ailleurs. Parachutée du côté banal de la reine démocratie, peut-être, qu’avec du recul, prendra t-elle conscience de la gravité de son geste, du moins de ces paroles à militer pour une cause opposée à ses convictions politiques.

Indice même d’une précarité politique qui explose, elle tente de ne pas s’exclure, faute de pouvoir s’inclure dans la joute quotidienne des “real politics”. Car aujourd’hui, aucun personnage, ni même les reliques du monde politique prennent le risque de se handicaper de toutes charges, en soutenant Mme BOUTEAU, reléguée comme une victime sans droits. C’est une immigrée du politique, qui après lui avoir retiré ses droits d’entrée, se voit privé d’un droit de séjour place Tarahoi.

Qu’importe, qu’elle intervienne par voie de presse, pour appeler à des rassemblements civiques, son flambeau n’enflamme plus personne, même ses membres commencent à douter de toute cette mascarade politique. Admettez le tout de même, son combat s’est résumé à un conflit de personnes, et au lieu de profiter d’enraciner sa valeur politique, elle a préféré empiéter sur celle des autres, et la voilà désormais assise sur le bord de la route, à attendre que le prochain bus de la providence surgisse. Encore faut-il qu’elle aie droit à y monter. Sur ceci, nul ne sait ce que sera demain.