jeudi 28 septembre 2006
Par Lagon,
jeudi 28 septembre 2006 à 13:16 :: Débat
L' intervention du Président devant les micros de RFO a été faite en langue tahitienne, certes. Et chacun sait la richesse sémantique de cette langue.
Malgré tout même les medias ne sont pas parvenus à faire dire aux mots le contraire de ce qu' ils signifient, c'est dire !
Je pense donc (j' en suis même persuadé ) m' exprimer au nom de mes collègues sur ce blog en soulignant combien les paroles tenues voici quelques jours à propos des métropolitains et de la France sont autrement plus importantes que nos réflexions actuelles ( ce qui ne signifie pas qu' il faille abandonner ces dernières ! ).
Il y a certainement urgence, et si les propos en question ont été tenus par un homme en pleine possession de ses moyens, ce qui est le cas ça va de soi, la transgression ne peut, en droit, rester impunie.
Sinon il y aurait danger.
La question est de savoir la réaction de l' Etat.
S' il se couche en se taisant, et c' est peut- être l' accélération d' un processus prévisible, mais imprévisible dans son cheminement.
L' absence de réaction signifierait que, la presse étant muselée et l' acceptant fort bien, l' opinion publique déboussolée voire anesthésiée, et les Représentants à l' Assemblée de Polynésie majoritairement acquis à sa cause, Monsieur Temaru a gagné la partie.
Il est toutefois permis d' espérer une réaction des uns et des autres, la plus crédible étant peut- être celle de quelques Représentants de l' actuelle majorité qui prendraient conscience de l' impasse dangereuse dans laquelle nous sommes engagés.
Je songe une fois de plus à ceux qui auraient le courage de Monsieur Hiro Tefarere, par exemple ( il est évident qu' en ce contexte il faut privilégier le présent et le futur proche, et ne pas se réfugier dans l' analyse stérile du passé ).
Avouons- le , une telle réaction, politique, concrète, en actes, pèserait autrement plus lourd que nos protestations légitimes.
Pensez- vous que les propos de Monsieur Temaru soient irresponsables, ou sciemment tenus ?
Vous apparaît- il possible que l' Assemblée de Polynésie puisse les désavouer sous une forme ou sous une autre ?
En fonction de votre connaissance des hommes et du terrain comment voyez- vous les semaines et mois à venir ?
Pensez- vous qu' après tout il convient tout simplement d' attendre l' échéance de 2009 ?
Dans ce cas j' aurais une fois encore brassé du vent !
Vos avis et réflexions seront les bienvenus.
Merci d' avance.
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mardi 26 septembre 2006
Par Noindep,
mardi 26 septembre 2006 à 16:37 :: General
RFO a lancé le débat. Peut-être est venu le moment d'éveiller la conscience des Polynésiens sur leur devenir.
Politita en a parlé à maintes reprises, et a tenté de mener le débat à la production de solutions concrètes. Le débat continue de drainer des solutions. Mais nous sommes encore loin de nous réjouir, les chiffres ne sont guères reluisants.
Regardez plutôt :
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chiffres ministère du tourisme
Après la lecture de tels chiffres, parler du tourisme comme notre secteur d'avenir se résume à une spéculation de pure forme. Le secteur certes, subit les aléas d'une conjoncture capricieuse, qui trouve relais dans les divers évenements géopolitiques troublants, mais peu de mesures drastiques pour combattre le fléau de la morosité ont été engagées. Nous avons continué de poursuivre une stratégie de croissance externe (accroissement du nombre de chambres), sans revoir notre stratégie marketing. Nous avons continué de promouvoir une destination à prix exorbitants à une clientèle de masse, alors qu'elle est spécifique, tout en nous isolant de toutes les réalités en place. A l'inverse, les îles Phillippines, l'Indonésie, Hawaii ont opté pour des stratégies plus rationnelles, en améliorant leur accessibilité touristique, donc leur rendement.
"Deux semaines et demi en Polynésie équivalent probablement à 3 mois en Asie sans compter le billet d'avion. Alors, faites vos comptes, les plages de Thaïlande sont aussi magnifiques'". Lise et Nicolas, deux touristes
Le vice-président se défend d'être aux commandes d'une machine rouillée et mal entretenue. Il préfère soutenir le prétexte conjoncturel, au lieu de faire l'aveu que la stratégie menée jadis par G. FLOSSE était gourmande en moyens, et timide en résultats. La même qu'il poursuit en fin de compte.
On a trop tendance à croire, que Air Tahiti Nui est la solution à tous nos maux. Elle guérira la plaie du 11 septembre 2001, soignera les blessures de toutes menaces terroristes, et le comble de tout cela, fera des bénéfices. Malgré ses diverses distinctions, preuve de son excellente performance, Air Tahiti Nui ne pourra pas continuer à être la béquille de notre tourisme qui tient sur deux jambes de bois.
J'espère que RFO vient de réactiver LE débat, que la journée mondiale du tourisme de demain ne restera pas l'exception, et donnera naissance à une véritable prise de conscience.
C'est notre affaire à tous.
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dimanche 24 septembre 2006
Par Noindep,
dimanche 24 septembre 2006 à 10:14 :: Brèves
« Catalogue de voeux pieux ». Voici ce que la majorité des parlementaires autonomistes et les patrons retiennent du discours du président TEMARU. Il a élogé durant près de 80 minutes, l'effort et le courage mis en oeuvre pour vaincre la pente rude du développement. Mais voilà, loin de cette récitation poétique d'un mythe freiné par les réalités, c'est un président handicapé par une majorité dissipée et indisciplinée à la fois, qui tente de sauver les derniers esprits encore intègres d'une cause qui ne les passionnent plus.
L'opposition quant à elle, se désaltère par des dénonciations pléthoriques d’une gouvernance presque indigne d’une démocratie. Un dépôt de plainte pour détournement de fonds publics dans l'affaire Morinda fait office de mauvaise blague. Peut-être oublient-ils que la gouvernance qu’ils ont exercé n’est pas exempte de tous reproches. La majorité, certes, vit dans une relative schizophrénie, mais les attaquer sur leur intégrité de gouvernance, risque de mettre la cause autonomiste en faillite, en proie à une désaffection populaire encore plus redoutable.
C’est sur des thèmes bien plus dénonciables qu’il faut leur porter le coup de grâce. Mais sur lesquels ?
La décentralisation en faveur des archipels insulaires reste l'ultime moyen de maintenir le coeur des îles dans l'âme du Taui. Une béquille indispensable pour soutenir un suffrage fragile. Un regret que les oranges n'oublient pas, un excès dans la gouvernance Temaru. 800 millions pour acheter des consciences, voilà une action politiquement politicienne. Rien de nouveau sous le soleil me direz-vous, sauf que l’opposition, elle, médiatisait moins fièrement ses actions informelles.
En revanche, l’excès médiatique des oranges les stigmatisent encore comme mauvais perdants par les électeurs. Ils quittent l’hémicycle pour un changement d’ordre du jour, comme les indépendantistes jadis, ils dénoncent chaque mauvaises actions, ils ne se donnent aucune chance d’affirmer leur singularité. Une fatale erreur qui réduit à néant l’espoir de reconquérir l’innoncence d’un peuple, vexé dans son plus grand égo le jour où celui de leur chef est devenu supérieur au leur. L’autonomie apparaît comme une famille aux jambes encore lourdes, et toujours la même. Le Taui autonomiste, c’est pour quand ?
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vendredi 22 septembre 2006
Par Lagon,
vendredi 22 septembre 2006 à 17:17 :: Débat
Quand un pouvoir cesse d' être légitime en démocratie tout est possible.
Ce pouvoir se fissure. Il est alors condamné à prouver sa fragilité en trouvant des expédients et en s' affirmant.
Ce qui se passe actuellement en Polynésie française semble présenter, osons cette hypothèse, quelque analogie avec ce cas de figure. On verra bien.
Si tel était le cas le pouvoir issu des urnes pourrait alors imploser. Cela n' aurait alors rien de surprenant.
Certains de ses éléments pourraient, pourquoi pas, tenter de s 'accrocher aux branches: la soif du pouvoir, on connaît.
Supposons donc que demain, en 2009 au plus tard, les Représentants à l' Assemblée de Polynésie française signifient démocratiquement son congé au Président du moment.
Supposons alors, hypothèse parmi d' autres, que ce dernier transgresse la règle démocratique, souvenir programmé de 1995 puis d' octobre à février 2005, ce qu' en toute logique on serait donc en droit d'imaginer.
Et si le problème de l' heure était là ?
En effet deux cas de figure sont à envisager en ce début de session budgétaire:
1) le pouvoir de Monsieur Temaru est conforté par un vote, n' en parlons plus.
2) Monsieur Temaru est renversé.
Intéressons- nous au second volet ( dans le premier cas, la politique actuelle est poursuivie, et s' accélère très probablement )
Alors, à nouveau, une alternative:
1) le pouvoir actuel cède sa place ( ce scénario a été vécu à deux reprises voici peu, en mai 2004 puis février 2005, ce qui a permis à Monsieur Temaru d' être là où il est pour l' heure ), et se range dans l' opposition démocratique.
2) il refuse de le faire.
Cette fois encore intéressons- nous exclusivement au second volet, et réfléchissons....
Sans nul doute les opposants à Monsieur Temaru ont intégré cette hypothèse susceptible qui sait de clignoter au vert un jour ou l' autre. Allez donc savoir.
A votre avis, est- il possible d' envisager un tel scénario, en l' occurrence un changement de majorité qui s' accompagnerait d' une résistance en actes à ce taui ?
Si non, pourquoi?
Si oui, pourquoi ? Auquel cas ?
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mercredi 20 septembre 2006
Par lebop,
mercredi 20 septembre 2006 à 22:56 :: General
L'étalage, dans nos journaux, du train de vie éhonté de nos institutions - Assemblée, Présidence,Gouvernement, Conseil Economique, Social et Culturel - devient, pour la société civile, insupportable. Je sens, en effet, monter un vent de fronde qui tient en quelques mots : en ces temps difficiles, nous n'acceptons pas que le pouvoir politique prélève encore plus d'impôts et de taxes pour entretenir un train de vie exorbitant pour une petite communauté de 250.000 habitants comme la nôtre.
L'association de consommateurs " te tia ara", la CGPME, certaines organisations syndicales dénoncent de plus en plus vivement cette situation : "nous nous serrons de plus en plus la ceinture pour boucler nos fins de mois en ces temps de forte inflation, et, en plus, le gouvernement veut nous en prendre encore plus dans nos poches pour des motifs peu clairs et des résultats peu visibles".Nous ne voyons pas d'amélioration de notre vie quotidienne. Mais que font-ils de notre argent ?
De plus en plus de partis politiques se font le relais de cette opinion de plus en plus générale et dénoncent cette gabegie. Dans ce sens, ils commencent même à réclamer un "redimensionnement" de nos institutions : fixer par la loi un nombre maximal de Ministres, réduire le nombre de représentants à l'Assemblée, fixer un effectif maximal de membres de cabinet, plafonner les rémunérations des élus et de leurs équipes de techniciens......
J'y rajouterais, en ce qui me concerne, la gratuité du mandat de membre du conseil économique, social et culturel. Car, voilà des notables déjà bien lôtis, qui "s'auto-arrondissent" honteusement leurs fins de mois et, qui plus est, en l'étalant sur la place publique, de l'équivalent d'un SMIG par mois. Et, cerise, sur la gateau, "se palpent" des indemnités de repas ou des indemnités de déplacement... Coût pour la collectivité, annoncé par le Président de cette institution lui-même : 120 millions de F CFP par an. Tout çà, pourquoi ? Pour des rapports très généraux, assortis de recommandations tout aussi générales, que personne ou presque ne lit et que le gouvernement n'est pas tenu d'examiner...
Ce coût de nos institutions, qu'il serait souhaitable de chiffrer précisément, tant il y a un rideau de fumée autour, nous avons déjà essayé de l'évaluer. On peut l'évaluer approximativement à 7 milliards de F CFP. C'est trop, beaucoup trop. La moitié de cette somme suffirait amplement, car le rapport coût-rendement de ces institutions est actuellement particulièrement médiocre. Nous l'avons abondamment démontré dans nos précédents billets.
Le ras le bol de nos concitoyens monte : à nous les difficultés croissantes, à "eux" la vie facile. Ce n'est plus supportable.Ce n'est plus acceptable. Ce n'est plus possible. Il faut d'abord que tous ces élus donnent l'exemple. Car les citoyens-contribuables ne perçoivent pas, dans leur vie quotidienne, les résultats tangibles de leur contribution fiscale à la collectivité.
Il en résulte et il en résultera de plus en plus une réaction épidermique de refus de l'impôt.Nous en avons vu un signe avant-coureur dans les déclarations des professionnels de la perliculture qui ne comprennent pas les projets de taxation gouvernementale, alors que ce secteur est à peine au début de sa convalescence.
Nous sommes proches d'un point de non retour. Et un surcroit de communication gouvernementale ne suffira pas à désamorcer ce ras le bol qui se lève. La session budgétaire sera pour ce gouvernement une véritable épreuve du feu.
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dimanche 17 septembre 2006
Par lebop,
dimanche 17 septembre 2006 à 17:57 :: General
TNTV a invité, tout ce que le Taui comptait d'idéologues et d'intellectuels, toujours les mêmes, et, perdus dans la masse, quelques personnalités de l'opposition et une ou deux personnes non inféodées au pouvoir local actuel. Résultat : on a assisté à une succession de monologues visant à affirmer, grosso modo, que la colonisation, c'est le mal absolu et un "crime contre l'humanité".Jean-Paul BARRAL n'était d'ailleurs, pas peu fier de sa trouvaille "citationnesque" : faire parler le Président de la République française en personne dans cette dénonciation de la colonisation. Sans discernement, aucun, sur la réalité coloniale spécifique qu'a connu la Polynésie.
Certes, le colonisateur a apporté la santé, l'éducation, des règles de vie en société, un début d'institutions, mais celà ne comptait pas face à la "décimation" de la population (dixit Barral), la perte d'identité, la dépossession de soi et le fait d'être un étranger dans son propre pays (dixit Simone GRAND), la violence institutionnalisée (dixit Jacky BRYANT) et la découverte d'une colonisation "très violente" (dixit Jean-Marius RAAPOTO).
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samedi 16 septembre 2006
Par lebop,
samedi 16 septembre 2006 à 16:30 :: General
La nouvelle gouvernance "Taui" a bien du mal à imprégner sa nouvelle marque à la société polynésienne, à tel point que ce changement n'est resté qu'au stade de la promesse aux lendemains qui déchantent. Voilà un gouvernement pléthorique, dont une bonne moitié de ministres n'éprouvent même pas le besoin de communiquer pour, ne serait-ce que nous énoncer leurs objectifs - des ministricules muets en quelque sorte - un "Président pigeon voyageur" et friand de déclarations fracassantes, un "Vice-Président, Président" qui détient toutes les manettes pour cause de tourisme permanent du Président en titre, une majorité somnolente à l'Assemblée qui a bien du mal à se définir un plan de charges utile pour le Pays, une logorrhée idéologique anti-colonialiste, anti-nucléaire, anti-française exacerbée, ressassée jusqu'à plus soif,pour faire diversion, masquer l'impuissance opérationnelle et l'incapacité à gérer notre société...
Car, asseyons- nous un peu et essayons de faire un bilan objectif de cette gouvernance taui. Que constatons- nous ?
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mercredi 13 septembre 2006
Par Noindep,
mercredi 13 septembre 2006 à 20:47 :: Petite analyse
L’indemnisation des fonctionnaires a souvent fait débat en Polynésie française. De part sa particularité (des fonctionnaires de même niveau payés plus), son impact (ciment de la consommation locale), et de sa convoitise (1,84 fois le salaire métropolitain de base), le statut des fonctionnaires est un dossier chaud, un dossier que notre Peretiteni no te ’Apo’ora’a Rahi s’est promis de défendre lors de sa rencontre avec François Baroin.
Parlons donc de ce que certains politiciens appellent un « privilège d’ancien régime ».
Depuis le Décret n° 51-511 du 5 mai 1951, les fonctionnaires d’Etat expatriés bénéficient d’un coefficient de majoration de leur salaire, relatif à l’éloignement qu’ils subissent. Il s’est ajouté à cela, des indemnités d’éloignement, de résidence, de supplément familial… Des mesures qui ont certes selon certains politiciens nationaux plus aucune raison d’être, étant donné que les collectivités d’Outre-mer (tout particulièrement la Polynésie française) jouissent d’un niveau de vie bien supérieur à celui de la métropole.
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Par Lagon,
mercredi 13 septembre 2006 à 20:20 :: Débat
En Polynésie ce qui s' est joué au lendemain du premier taui, celui de mai 2004, est digne d' intérêt.
En continuant à occuper les lieux dont il était locataire, Monsieur Temaru savait ce qu' il faisait.
Il avait senti que l' opinion publique lui était majoritairement acquise, et qu' il ne risquait rien, dans tous les cas de figure.
Il a bien joué, ce qui s' est passé en février 2005 l' a montré.
Supposons que demain pour telle ou telle raison Monsieur Temaru soit désavoué : la question alors est de savoir ce qu' il ferait, et l' on est en droit de penser que cette fois encore l' état de l' opinion sera déterminant.
Si Monsieur Temaru sentait cette opinion favorable à son maintien ou simplement frileuse et indécise, on pourrait assister au même scénario.
Oublions cette hypothèse puisqu' il s' agit d' une hypothèse, mais constatons l' importance, pour les partis d' opposition qui aspirent à prendre le pouvoir ( c'est leur rôle ), de bien maîtriser ce paramètre.
Il est bien possible que la reconquête des esprits, au nom d' un constat même accablant, ne suffise pas.
Ce sont les coeurs qu' il s' agit de conquérir parallèlement.
La dégradation en cours, soulignée par quelques indicateurs dignes de foi, et par la surprise croissante du panier de la ménagère, correspond -elle parallèlement à un véritable ralliement aux partis qui s' affichent d' opposition ?
Apparemment tout se passe comme si, après avoir fait rêvé le Peuple polynésien alors qu' il était dans l' opposition, puis au début de son mandat, Monsieur Temaru le désenchante chaque jour davantage.
S' agit-il d' une mauvaise approche de ma part ?
Ensuite l' image reste assez brouillée.
Qu' en pensez- vous ?
Nous ne sommes certes pas un institut de sondage, mais en fonction de vos contacts, et de préférence (ce serait bien !) en faisant une relative abstraction de vos sentiments propres, quel est selon vous l' état des lieux, et celui des forces en présence ?
Comment lisez- vous le présent ?
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lundi 11 septembre 2006
Par lebop,
lundi 11 septembre 2006 à 20:52 :: General
J'ai regardé attentivement Jean-Christophe BOUISSOU, hier soir, sur TNTV et j'avoue avoir été séduit par ses propos toujours argumentés et circonstanciés tout en étant modérés sur la forme. L'une des journalistes a bien tenté timidement de le déstabiliser par des questions hors de propos ou visant à le détourner de l'objet du jour, à savoir les gros défauts de l'édifice du collectif budgétaire n° 3 concocté par le gouvernement, mais rien n'y a fait : Monsieur BOUISSOU a eu des réparties intelligentes et démonstratives.
Je crois bien que nous avons assisté à l'émergence d'une opposition qu'attendait la nouvelle société polynésienne : une opposition qui travaille ses dossiers, qui est en contact permanent avec la population, qui critique, certes ( c'est sa fonction puisqu'elle n'est pas en situation de "gouvernance" : il ne faut pas inverser les rôles, Mademoiselle la journaliste !), mais qui propose aussi des solutions alternatives. A charge pour le Gouvernement d'écouter et d'infléchir éventuellement ses choix à l'éclairage du débat démocratique.
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dimanche 10 septembre 2006
Par Noindep,
dimanche 10 septembre 2006 à 16:09 :: Election présidentielle 2007
Mai 2007 approche à grand pas : l'heure où la nation entière élira son nouveau président. Heure du changement, de l'alternance, ce sera en tous cas, l'heure du bilan pour les années chiraquiennes, déjà formalisées comme "une tragédie présidentielle".
Politita ne manquera pas de lancer un débat sur les attentes des Polynésiens pour 2007, et d'analyser leurs opinions.
En Polynésie française, comme dans toutes les collectivités d'outre-mer, l'élection de mai prochain aura forcément un impact significatif. Le prochain président donnera t-il plus d'impulsion à l'outre-mer, ou améliorera t-il leur intégration régionale ? Ce sont des questions auxquelles les formations politiques locales devront y répondre. Les partis en lice n'ont pas encore déterminé leur stratégie pour l'outre-mer, mais il serait déjà intéressant de connaître ce que les Polynésiens pensent des années Chirac et ainsi élaborer de nouveaux souhaits pour son successeur.
- Quel bilan pour les années Chirac en Polynésie française ?
- Qu'attendons-nous du prochain président de la République ?
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samedi 9 septembre 2006
Par Noindep,
samedi 9 septembre 2006 à 20:21 :: Petite analyse
"Une crise ? Mais de quelle crise me parlez-vous ?"
"Tout va bien en Polynésie française", nous disait fièrement il y a quelques mois de cela, le directeur de l'IEOM. Les comptes sont au vert, il parait ! Bien Mr l'économiste, nous ne vous contredirons pas. Pour une et une seule raison, il ne pourra jamais y avoir de crise, au sens économique du terme. Jamais de récession, les investissements ne se tariront jamais. Dette nucléaire oblige, 145 milliards de denrée financière tombent chaque année avec ou sans effort.
Mais parlons à proprement dit de "la crise" : celle ci est plus virulente, plus béante, plus gourmande. Elle avale tous nos progrès réalisés jadis, tout nos investissements collectifs, toute notre avancée politique. Elle jubile à chaque moment où nos concitoyens manifestent, à chaque fois que les institutions sont bloquées, à chaque fois qu'un touriste repart mécontent. Cette crise, chacun de nous l'entretient dans son quotidien répétitif, en cautionnant l'irrationalité d'un pouvoir qui néglige la chose publique, et préfère satisfaire à des idéologies primaires, précaires et calcaires.
Indépendance, Autonomie, Démocratie participative : Trois idées qui encadrent le terrain de jeu sur lequel chaque ténor de parti affronte la portée de sa voix. Chacun gagne lorsque l'opposant perd de la représentativité. La politique serait un jeu à somme nulle. Je propose que l'on rend ce jeu gagnant pour tous, que la population autant que les politiques retrouvent leurs gains dans une démocratie devenue de plus en plus méritante.
Comment ? Commençons par rendre le travail politique payant.
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Par Roland,
samedi 9 septembre 2006 à 15:58 :: Chroniques
A force de se voir, on ne se reconnaît plus, on s’oublie. Le regard de l’autre devient salutaire, l’on se souviendra des yeux perçants de Montesquieu ! Voici ce que m’a raconté un ami qui avait rencontré, dans un hôtel de l’île sœur, un couple cherchant à investir ici.
Fabien et Patricia ont la quarantaine, en dispo pour trois ans, avec environ 600 000 euros à investir, fruits de la vente heureuse de biens immobiliers. Ils décident de venir en Polynésie ; pour prospecter ; prêts à foncer. Une semaine à Moorea, puis un séjour dans les îles et les atolls programmé sur six semaines. Ils ont vu, vécu et ont été vaincus : au bout de quatre semaines, ils ont pris l’avion.
Leur bilan nous éclaire, nous qui sommes trop proches de notre île pour la bien voir. Dans les îles, ils ont été surpris et affligés par la consommation d’alcool, par le manque de conscience écologique, par la mentalité d’assistés. De retour à Tahiti, la pollution les a fait halluciner, ne parlons pas des embouteillages, et puis le niveau de vie, au regard du confort de vie, leur a paru surdimensionné. Au final, ils ont définitivement pensé que ce n’était pas ici que l’on pouvait investir…et le paysage politique n’y fut pas pour rien !
Ce n’est qu’un témoignage, un exemple, il vaut pour lui-même, sans valeur de vérité générale. Mais enfin, il serait intéressant de connaître le nombre de création de PME depuis le second Taui. Ce qui est certain, c’est que la Polynésie offre un triste visage en dehors des circuits touristiques balisés.
La politique du chaos de la Présidence ne peut que refroidir les investisseurs. A moins que ce ne soit le fruit d'une volonté établie afin de chasser les éléments étrangers. Qu'en pensez-vous ?
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vendredi 8 septembre 2006
Par lebop,
vendredi 8 septembre 2006 à 22:27 :: Chroniques
Jean Marius RAAPOTO a prononcé cette semaine, et les journaux s’en sont faits l’écho, une phrase surprenante : « parmi le peu d’élèves qui réussissent, on ne voit que très peu de polynésiens. » Qu'est ce à dire ? Qu'entend-il par là ? Pourrait-on avoir sa définition du "polynésien" ? Qui l'est et qui ne l'est pas ?
Cette expression de "polynésiens" est bien étrange. Jusqu'à présent, le discours politique commun de tous les partis polynésiens était de dire : la société polynésienne est pluritehnique. Traduction : les polynésiens sont de diverses ethnies, mais ils sont tous polynésiens.
Sur cette base, une énorme majorité de ces polynésiens vont à l'école, au collège, au lycée et à l'Université, si l'on excepte les jeunes métropolitains scolarisés du fait du séjour temporaire de leurs parents en Polynésie française.En conséquence, comment peut-on distinguer des polynésiens d'autres polynésiens parmi cette masse de polynésiens scolarisés ?
Expression étrange, en effet : certains jeunes polynésiens seraient-ils plus polynésiens que d'autres polynésiens ?
En fait, la pensée du Ministre se devine : il veut dire par là que les "jeunes maohis de pure souche" , si on peut les qualifier comme tels dans une société largement métissée comme la société polynésienne contemporaine, réussissent peu dans le système éducatif tel qu'il est. Il introduit donc un critère de distinction entre polynésiens basé sur le critère ethnique, en employant, qui plus est, l'expression malencontreuse de "polynésiens".De plus,fort de la rigueur méthodologique qu'il se plait tant à mettre en valeur dans ses fonctions, il aurait donc réalisé des statistiques sur cette base. Peut-on connaitre sa méthodologie ? Ses définitions ? Ces critères de répartition ethnique sont-ils permis par la loi ? En a t-il informé la CNIL ?
A supposer que c'est le fond de sa pensée, il s'engage, par là même, sur une pente dangereuse, qui pourrait laisser croire qu'il n'agit pas en faveur de tous les jeunes polynésiens, sans exclusive, mais seulement pour une certaine partie d'entre eux et qu'il se préoccupe de ceux-là seulement.Est-ce normal pour un ministre de l'éducation "polynésien" ?
Encore un penchant idéologique, qui, morceau par morceau, dessine une vision extrêmement réductrice de la société polynésienne contemporaine, basée sur une partition ethnique, ferment de division artificielle entre polynésiens. Glisserait-il insidieusement de la vision pluriethnique vers une vision "monoethnique" de notre société ? Quelle est sa motivation à agir ainsi ?
Il serait utile que le ministre de l'éducation lève cette ambiguïté, car elle ne semble pas être, dans son esprit, que sémantique. On en revient à l'interrogation première : qu'entend-il par " jeunes polynésiens" ?
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jeudi 7 septembre 2006
Par lebop,
jeudi 7 septembre 2006 à 20:16 :: Chroniques
L'une de nos sociétés d'économie mixtes, Tahiti Nui Rava'ai vient d'être gâtée par le Vice-Président, grand admirateur de cette forme sociale qui lui rappelle le bon vieux temps. En effet, à une certaine époque, on voulait "nationaliser". Maintenant on crée des sociétés d'économie mixte : c'est plus "soft".
TNR, donc, vient d'être renflouée par une subvention bienvenue de plus d'une centaine de millions de F CFP. Mais une chose dans la communication du gouvernement a attiré mon attention : une partie de cette subvention servirait à payer à la place de certains armateurs les impayés de loyer dus à TNR. Je suppose que le fait, pour TNR, de prendre en charge les loyers à la place de quelques armateurs "fautifs" ou oublieux de leurs engagements juridiques, est lié à la préoccupation, pour TNR,de ne pas perdre le bénéfice de la défiscalisation nationale avec toutes les conséquences en chaine défavorables que celà pourrait provoquer auprès de la Direction Générale des Impôts nationale ( retrait d'agrément...).
Une question de bon sens me vient alors à l'esprit : quid des armateurs qui payaient "rubis" sur l'ongle" leurs loyers à TNR ? Ne sont-ils pas sanctionnés d'avoir été vertueux par rapport aux petits malins qui ne payaient pas leurs loyers ?
Si je comprend bien , une société d'économie mixte comme TNR punit les vertueux et récompense les "petits malins" en payant à leur place leurs loyers. Ou est l'équité dans cette affaire, car TNR n'indemnise pas pour autant les vertueux ?
La thèse qui visait à dire que les sociétés d'économie mixte sont les "vaches à lait" des profiteurs qui savent que les pouvoirs publics vont passer l'éponge sur leurs manquements semble bien se vérifier.A moins que des informations essentielles ne nous aient pas été communiquées ( y a -t-il eu, par exemple, une procédure du type "saisie conservatoire" préalable des navires concernés ?) c'est là un stratagème particulièrement scandaleux. Car cette SEM paye, partiellement, deux fois les thoniers construits en Chine et en Polynésie : une fois au titre du financement de la construction et, une autre fois, au titre de la prise en charge de loyers normalement dus par certains armements qui deviendront propriétaires de navires de près de 200 millions de F CFP dans quelques années en y ayant mis quelques millions ou quelques centaines de milliers de francs. C'est mieux que le Loto !
Tout celà, pour ne pas se mettre à dos les investisseurs métropolitains qui ont bénéficié de la défiscalisation...
Alors que les montages financiers initiaux étaient déjà particulièrement avantageux pour les armements, ces derniers obtiennent encore un "rab" particulièrement intéressant grâce à cette mansuétude couverte par les pouvoirs publics. Le commun des mortels ne devraient plus placer leurs modestes économies à la caisse d'épargne, mais devraient investir dans les thoniers, tellement le rendement de l'investissement est intéressant dans ces conditions...
Je ne suis pas un spécialiste en droit, mais j'estime qu'il y a là l'équivalent d'un abus de biens sociaux et une rupture d'égalité entre actionnaires de la SEM ou armements redevables vis à vis de cette société.Tellement ce procédé ressemble à une prime "aux coquins et aux faillis". Pas très vertueux tout çà !
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Par lebop,
jeudi 7 septembre 2006 à 19:43 :: Chroniques
Depuis qu'elle est au chômage forcé, Nicole BOUTEAU essaie tant bien que mal d'occuper ses loisirs provisoires par de la propagande qui se veut originale. Car il faut bien exister après les feux de la rampe de l'Assemblée. Alors, avec son groupe communautaire, elle imagine de nouvelles formes de "communication politique"... Et elle n'a rien trouvé de mieux que d'inviter la population à venir " baigner la mer", selon l'expression bichelamaro-polynésienne tellement savoureuse de nos jeunes maohis trilingues.
Alors, bonnes gens, si vous voulez "baigner la mer" et vous remplir en même temps la tête de bonnes idées politiques, rejoignez Nicole et ses groupies à Mataiea. Non, ce n'est pas masochiste. C'est bon pour les neurones, pour le cas où il n'auraient pas assez "travaillé" la semaine. Comme on dit,"ne bronzez pas idiot, secouez-vous les neurones et sportez-vous bien". Et ce, durablement.
Peut être, d'ailleurs, qu'elle vous réserve la primeur de ses commentaires sur la fameuse sortie d'Oscar TEMARU sur la "fabrique de crétins et de chômeurs" en pleine baignade. Car pour l'instant, silence sur la ligne. A mon avis, elle n'a pas dû l'entendre : elle devait être en ville en train d'acheter son maillot de bain pour cet évènement mondain très "in" et qui créera, à n'en pas douter, la tendance.
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Par Noindep,
jeudi 7 septembre 2006 à 14:59 :: General
Mr TEMARU l'a déjà dit, Mme ROYAL sera sa favorite à l'élection de mai prochain. Bref, tout cela pour dire qu'il votera socialiste, malgré que ses convictions soient bien étrangères à la diatribe que le PS déverse. Le but de ces derniers est d'alléger la « locomotive France » de ces wagons lourds, Polynésie française en tête. On se demande bien comment Mr TEMARU se situe dans le projet socialiste pour la présidentielle, le même projet que Mme ROYAL défendra peut-être d'ici quelques semaines.
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Par Noindep,
jeudi 7 septembre 2006 à 13:38 :: General
Parti comme une prétendante aux présidentielles dernières, Mme Nicole BOUTEAU ne se revêt aujourd'hui que d'une situation politique précaire : c'est le chômage de longue durée qui l'attend. Longue de part sa condamnation par l'article L7, qui l'exclue de facto de la sphère politique, à laquelle elle assiste désormais en tant que spectatrice, comme nous tous d'ailleurs. Parachutée du côté banal de la reine démocratie, peut-être, qu'avec du recul, prendra t-elle conscience de la gravité de son geste, du moins de ces paroles à militer pour une cause opposée à ses convictions politiques.
Indice même d'une précarité politique qui explose, elle tente de ne pas s'exclure, faute de pouvoir s'inclure dans la joute quotidienne des "real politics". Car aujourd'hui, aucun personnage, ni même les reliques du monde politique prennent le risque de se handicaper de toutes charges, en soutenant Mme BOUTEAU, reléguée comme une victime sans droits. C'est une immigrée du politique, qui après lui avoir retiré ses droits d'entrée, se voit privé d'un droit de séjour place Tarahoi.
Qu'importe, qu'elle intervienne par voie de presse, pour appeler à des rassemblements civiques, son flambeau n'enflamme plus personne, même ses membres commencent à douter de toute cette mascarade politique. Admettez le tout de même, son combat s'est résumé à un conflit de personnes, et au lieu de profiter d'enraciner sa valeur politique, elle a préféré empiéter sur celle des autres, et la voilà désormais assise sur le bord de la route, à attendre que le prochain bus de la providence surgisse. Encore faut-il qu'elle aie droit à y monter. Sur ceci, nul ne sait ce que sera demain.
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mercredi 6 septembre 2006
Par lebop,
mercredi 6 septembre 2006 à 19:08 :: General
Je m'ennuyais un peu hier. Aussi, je me suis amusé, pendant une heure, à analyser l'entretien de Jacqui DROLLET, Vice-Président, à la Dépêche Eco.
Un petit trait d'humour en ce qui concerne le titre : "il n'est pas sain (sans T, car cette fonction est réservée à Oscar TEMARU depuis son dialogue avec Dieu...) de tout attendre du Pays". Cette affirmation est assez risible de la part d'un ex-socialiste auto-gestionnaire marxisant reconverti sur le tard. En effet, pour tout marxiste digne de ce nom, le peuple attend tout du Pays et vice-versa... Notre Vice-Président a donc pris un virage idéologique à 360 ° assez extraordinaire.
Il est maintenant pour une troisième voie entre l'économie libérale et l'économie centralisée ou planifiée ( cette dernière n'existe plus dans aucun pays d'ailleurs, si ce n'est peut être en Corée du Nord : les ouvrages de référence de Monsieur DROLLET datent un peu : la fabrique à crétins fait décidément des dégâts même en haut lieu). C'est ce qu'il appelle "l'économie de marché socialement équitable qui lie le principe de la liberté de marché à celui de la compensation sociale". Belle formule qui traduit ce qu'on appelle tout simplement ailleurs, la "social-démocratie" (mais celà fait moins classe que la phrase de Jacqui DROLLET). Il a donc mis de l'eau dans son vin socialiste. Comme beaucoup d'autres, Jacqui DROLLET s'est recentré et c'est tout à son honneur, car "seuls les imbéciles ne changent pas d'avis"... Et il faut bien que jeunesse se passe !
Mieux même : Jacqui DROLLET apprécie la concurrence, principe cardinal du capitalisme dans sa pureté originelle.Il va donc l'intensifier sur 59.900 positions tarifaires, puisque seule une centaine de positions tarifaires seront concernés par les PSI. C'est bien et je lui souhaite bien du plaisir...
Il reste quand même, et Jacqui DROLLET n'a pas été disert sur cette question, un résidu de dirigisme : la création intense ces derniers temps, de sociétés d'économie mixte, entités hybrides maitrisées par les pouvoirs publics, capitaux publics dominants obligent, et inspirées directement par le Vice-Président selon des sources bien informées.Comme quoi, on ne change pas complètement...
Son principe d'action : décider après un "processus démocratique collégial". Traduction en économie polynésienne : ne jamais rien faire sans se concerter avec les employeurs et les syndicats de salariés. On peut citer, par exemple, les PSI, résultat d'un bel exercice de concertation que les employeurs et la Fédération Générale du Commerce ont "vachement" apprécié... Ou la solidarité "autaeaeraa" qu'apprécient beaucoup de syndicats de salariés.
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Par lebop,
mercredi 6 septembre 2006 à 16:50 :: General
La volée de bois vert suite aux déclarations, qui se voulaient fracassantes du Président Oscar TEMARU, ne s'est pas faite attendre. Et le gouvernement, ses courroies de transmission et ses organes de presse de "relativiser" les propos présidentiels : il ne fait que reprendre le titre d'un ouvrage, il l'a dit pour "nous interpeller", nous "faire réfléchir", il faut "resituer ses propos dans leur contexte"...
Et alors ? Parce qu'il reprend le titre accrocheur (pour vendre) d'un pamphlet sur l'Education nationale, parmi des dizaines d'autres sur le même sujet, il aurait raison et aurait révélé une vérité d'évangile ? L'a-t-il lu au moins ? En partage-t-il le contenu ? Si oui, peut-il nous l'expliquer en substance ? Et que compte-t-il faire pour remédier aux éventuelles carences constatées de ce système éducatif ? Quelles directives a-t-il donné à son Ministre de l'Education ?
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lundi 4 septembre 2006
Par lebop,
lundi 4 septembre 2006 à 23:00 :: Chroniques
Le ministre du logement, Monsieur Gilles TEFAATAU est passé une énième fois sur RFO, et beau parleur comme toujours, a encore réussi à noyer le poisson. Car, voilà un Ministre qui, depuis 2 exercices budgétaires et après des états généraux sur le logement social, en est à mouliner dans le vide. Il retournera une troisième ou une quatrième fois en Métropole pour essayer d'obtenir ce qu'il n'a pas encore obtenu : un partenariat contractuel "sonnant et trébuchant" avec son homologue métropolitain.
Ses résultats quantitatifs en 2004 et en 2005, en termes de construction de logements sociaux, sont les plus bas atteints ces dernières années en Polynésie française, et ce, alors que les besoins identifiés, actualisés par lui-même à l'occasion de ces états généraux, sont très importants. Qui plus est, il se retrouve dans la situation de "l'arroseur arrosé" : des promesses de campagne pour le non-paiement des loyers se transforment en loyers effectivement impayés ( 1,4 milliards de F CFP de loyers en retard à recouvrer). Ce non-recouvrement trop important induit lui-même le refus des organismes prêteurs métropolitains habituels de lui accorder des prêts en vue de réaliser un programme minimal de logements sociaux. Il se retrouve au milieu d'un cercle vicieux qu'il a lui-même contribué à créer au grand désespoir des familles qui attendent depuis 5 ans, 6 ans, 7 ans, 8 ans un logement social.
Alors, pour amuser la galerie, il nous parle ( ça, pour parler, il parle !) de "fare taui" en dur à un prix révolutionnaire ( non chiffré pour l'instant) en provenance d'où ? Je vous le donne en mille, de Nouvelle-Zélande ! Les kiwis à la rescousse du Taui, ça ne nous étonne qu'à moitié. La Nouvelle-Zélande n'est-elle pas la patrie affective de Monsieur Oscar TEMARU ?
Mais pendant ce temps là, le programme de logements sociaux est au point mort. Le fare Taui n'est qu'une maigre diversion face à ce piètre résultat.
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Par lebop,
lundi 4 septembre 2006 à 20:47 :: General
Monsieur Gilles TEFAATAU, dans son intervention hier soir sur RFO, a répété deux fois la même erreur grossière. Dans son enthousiasme à entrainer nos jeunes vers l'agriculture (ce qui, en soi, n'est pas une mauvaise idée), il s'est complètement "planté" sur les chiffres de répartition de la population active entre les secteurs d'activité. En effet, il a dit et répété que sur 54.000 salariés polynésiens, seulement 2000 travaillaient dans l'agriculture et 52.000 travaillaient dans le "secteur public".
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samedi 2 septembre 2006
Par Lagon,
samedi 2 septembre 2006 à 14:14 :: Petite analyse
L' ouverture autour d' idées partagées est la condition de la survie.
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vendredi 1 septembre 2006
Par lebop,
vendredi 1 septembre 2006 à 19:59 :: General
Je m'étais déjà arrêté sur le gouvernement du verbe du Président du Pays. Ce dernier nous a, en effet, asséné des prêches répétitifs aux divers évènements qui rythment la vie de notre communauté: discours à l'Assemblée, séminaires, inaugurations, entretiens, déplacements, visites de courtoisie, cérémonies...
La liste des déclarations intempestives, inexactes, infondées, exagérées, populistes et anti-françaises était déjà longue.Mais il faut croire que notre Président souhaite rallonger cet inventaire à la Prévert.Peut être pour que nos écoliers, collégiens et lycéens le récite dans nos salles de classe.
En effet, nous avons tous lu, médusés, ses nouvelles et récentes déclarations à la Foire Agricole. Déclarations qui, sous le prétexte d'honorer le secteur primaire, nous renvoient tout droit vers le néolithique et l'obscurantisme.
Ainsi, selon Oscar Temaru, l’éducation « fabrique des crétins et des chômeurs ». Dans la foulée, il a aussi affirmé que l’année scolaire prochaine, on commencera l’école à 9 heures pour permettre aux parents d’apprendre à leurs enfants à pêcher et à planter. Vous vous rendez compte, ces chers bambins ne savent même plus grimper aux cocotiers ! Si, si, il l'a dit !
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