Du Franc Colonial à l’euro

Par Mana • 14 August 2006

Reprenons chaque hypothèse du début à la fin, faisons un petit historique du Franc Pacifique (XPF) ou encore “Franc des colonies françaises du Pacifique” (FCFP) et concentrons nous sur le deuxième terme. Dans ce schéma, nous ne sommes qu’une colonie de la France et non pas un pays, une collectivité, un territoire, ou tout autre appellation d’origine contrôlée de notre Fenua. C’est peut être pour cette raison même que notre cher Président du Pays ne veut plus entendre parler de FCFP et envisage l’euro. Car dans la logique “Oscar Manutahi Temaruiènne”, la seule conviction profonde de l’indépendance est la fierté rendue au peuple maohi sans autre forme de procès. Nous l’oublions souvent, mais pour que la Polynésie Française passe à l’Euro, il faut absolument l’accord des pays utilisant le FCFP, à savoir Wallis et Futuna et la Nouvelle Calédonie. Parlons de l’euro rationnellement et non politiquement !

  • Petit Historique :

Le FCFP a été crée le 26 décembre 1945 et depuis l’appellation de Franc des colonies du pacifique n’a jamais changé, le régime de taux fixe par rapport à l’ancien Franc Français a été décidé en 1949 à cette époque, 1FCFP=5.5FF et depuis l’installation du nouveau franc en 1958 1FCFP=0.055FF. Quarante année plus tard, lors de l’instauration de l’euro le premier janvier 1999, 1000FCFP=8.38€

  • Il faut savoir que :

-Lorsque la décision aura été prise et signée, il faudra environ deux ans pour un passage total et sans retenue.
-Il y aurait un remplacement de l’ IEOM par la BCE
-L’Etat a garanti de ne pas dévaluer la monnaie
-Il y aura un maintien des compétences de la PF (selon la loi statutaire du 27 février 2004)
-Il y aura un maintien du statut polynésien de pays et territoire d’outre mer (PTOM) vis-à-vis de l’union Européenne (=association, mais non appartenance)
-Il y aura un maintien de la neutralité des finances publiques polynésiennes (=pas d’application des critère de Maastricht : déficits publics limités à 3% du PIB, endettement public limité à 60% du PIB, taux d’inflation limité).
-Et surtout un maintien possible des transferts financiers de la France.

  • Voyons aussi les bons et les mauvais côtés :

(+)Diminution des primes de risque et des taux d’intérêt
(+)Accès direct aux marchés de capitaux internationaux
(+)Hausse des investissements et des entrées de capitaux
(+) convertibilité et crédibilité internationale de l’euro
(+)Réduction des coûts de transactions (=commissions de change)
(+)Augmentation du tourisme (=export de services).
(+)Simplification de la comptabilité pour le commerce extérieur

(-)Coûts publics (institutions) et privés (firmes) de transition.
(-) Possibilité de dérapage des prix lors de la transition à l’euro
(-) Impossibilité d’augmenter la compétitivité par une dévaluation

Personnellement, l’Euro n’est pas une priorité ou un nécessité. Plusieurs dangers existent et sont plus proches que le passage à une autre monnaie fiduciaire. Comme dirait l’autre ce ne sont que des bouts de papier en réalité. Alors vert ou jaune, la valeur du bien sera la même. Il faut se détacher de la dépendance économique des transferts de l’Etat, c’est une priorité

Source : Conférence de Vincent Dropsy

Commentaires

Par Teihotu le 14 August 2006 at 21:24

Mana, il me semble que CFP veut dire maintenant " change franc pacifique", mais c’est vrai que lorsqu’on va sur le site de l’Institut d’Emission d’Outre Mer pour y voir clair, il n’y a pas de définition du "CFP"!!!

A vérifier…

Par Daniel le 14 August 2006 at 21:28

Sur wikipédia, il est précisé ceci : "D’après une étude des services de l’Assemblée de Polynésie, légalement le Franc CFP signifie toujours «Franc des Colonies Françaises du Pacifique», appellation fixée par décret le 26 décembre 1945. Bien que l’appellation CFP ait évolué en «Communauté Financière du Pacifique» puis aujourd’hui en «Change Franc Pacifique», il n’existe aucun texte officiel modifiant l’appellation de 1945".

Par Daniel le 14 August 2006 at 21:28

Sur wikipédia, il est précisé ceci : "D’après une étude des services de l’Assemblée de Polynésie, légalement le Franc CFP signifie toujours «Franc des Colonies Françaises du Pacifique», appellation fixée par décret le 26 décembre 1945. Bien que l’appellation CFP ait évolué en «Communauté Financière du Pacifique» puis aujourd’hui en «Change Franc Pacifique», il n’existe aucun texte officiel modifiant l’appellation de 1945".

Par François le 14 August 2006 at 21:56

L’euro permettra une meilleure attraction et une meilleure insertion de la Polynésie française dans son environnement régional.De toute évidence, c’est l’intérêt des polynésiens d’y attirer non seulement des touristes, mais aussi des investisseurs. Or il est clair que la circulation, dans ces territoires, d’une monnaie mondialement connue et reconnue telle que l’euro, qui a toutes chances de devenir un jour une monnaie mondiale de paiement et de réserve comme l’est déjà le dollar US, ne peut être qu’un atout dans cette perspective. Qui connaît aujourd’hui, dans le monde, l’existence du franc CFP? Et même s’il est vaguement connu, qui connaît sa valeur en euro ou en dollar US ?
Au moment où même les pays voisins de la Polynésie française dans le Pacifique Sud connaissent et pratiquent l’euro, ne serait-il pas bien étrange et paradoxal que nous restions accrochés à une unité monétaire qui n’a jamais été vouée - et ne peut être destinée - à une audience mondiale?….
Enfin, quelle susceptibilité pourrait-elle retenir les polynésiens d’adopter l’euro, alors que de nombreux Etats d’Afrique ne l’ont pas eue (en intégrant la zone euro par le biais du CFA), et que de nombreux Etats (grands et petits) du Pacifique (sans parler des Caraïbes) ne connaissent aucun état d’âme à conserver une monnaie « nationale » qui s’appelle « dollar » ou qui est même plus ou moins rattachée au dollar US – ou à le faire circuler chez eux ? Serait-il plus vexatoire d’être les usagers d’une monnaie européenne que d’une monnaie américaine ?

Par Sismondi le 14 August 2006 at 22:05

En commentaire au billet de Noindep sur la “Polynésie européenne”, je rappelais les propos de Benjamin ANGEL, à savoir que l’euro pourrait devenir une réalité à moyen terme en Polynésie mais, en cas d’indépendance du pays, si la balance des paiements n’était pas équilibrée, il s’apparenterait, selon Benjamin Angel, plus “à un fardeau qu’à un atout”. “Pour que l’euro soit viable dans une Polynésie indépendante il faut un effort considérable au préalable pour rééquilibrer la balance des paiements. Si vous introduisiez, aujourd’hui, l’euro et, qu’aujourd’hui aussi, la Polynésie devenait indépendante, en 24 heures ce serait une crise économique épouvantable”, avait-il estimé. De ce fait, si l’indépendance du pays avait lieu dans 10 ou 15 ans, comme l’avait évoqué Oscar Temaru, au début de sa mandature, il faudrait mettre à profit cette période “pour rééquilibrer les comptes de la Polynésie” en ajustant notamment les rémunérations des actifs. “Dans cette l’hypothèse, il faudrait une chute brutale des salaires pour que l’euro soit viable dans une Polynésie indépendante”, a conclu Benjamin Angel.
De plus, selon une enquête de la Chambre de commerce, des industries, des services et des métiers (CCISM) de Polynésie, 65% des patrons se disaient “très favorables” à l’application de la monnaie européenne.

Par Gilbert le 14 August 2006 at 23:02

Après y avoir été opposé par crainte de voir Bruxelles revenir sur l’autonomie fiscale de la Polynésie française, Gaston Flosse était favorable à l’euro à condition d’avoir des assurances plus précises en matière fiscale. Oscar Temaru est favorable et veut même l’instaurer rapidement. Il y voit la possibilité d’accroître l’autonomie monétaire de la Polynésie. A Wallis-et-Futuna, les discussions actuellement en cours entre les différents partenaires semblent également devoir dégager un large consensus en faveur du passage à l’euro.
En Nouvelle-Calédonie, les choses sont un peu moins nettes. Les partis non indépendantistes, le Rassemblement en tête, ont très clairement affiché leur désir d’abandonner le franc CFP au profit de l’euro. Ce souhait est largement repris par les milieux économiques, relayés par la Chambre de commerce et d’industrie, qui n’y voient également que des avantages. En revanche, craignant sans doute d’accentuer le rapprochement avec l’Europe, les partis indépendantistes semblent moins enthousiastes. Sans pour autant s’être farouchement déclarés hostiles à la mesure.
Sur le long terme, l’introduction de la monnaie unique européenne serait susceptible d’avoir des effets plutôt positifs sur l’économie polynésienne. D’abord en terme d’image et de simplification des échanges extérieurs, avec l’Europe bien entendu, mais aussi avec les Etats du Pacifique plus enclins à accepter l’euro que le CFP.
Autre intérêt, la simplification des tenues de comptes pour les filiales de sociétés métropolitaines et très certainement un effet bénéfique sur l’inflation puisque la politique monétaire appliquée sera celle de la Banque Européenne.
Sans effet dans le domaine bancaire et financier puisque les collectivités françaises du Pacifique ont déjà adopté l’essentiel des normes européennes, ni susceptible de modifier leurs compétences fiscales et budgétaires, le passage à l’euro ne présenterait en fait que des inconvénients limités.
Ainsi, l’Institut d’Emission d’outre-mer devra renoncer au privilège de l’émission monétaire et au système du réescompte. Ce système permet actuellement plusieurs centaines d’entreprises polynésiennes de bénéficier de taux de crédit très avantageux.
Ce handicap pourrait néanmoins être en partie compensé par la convergence avec les taux de crédit pratiqués en Europe et de meilleures offres des banques de la place qui verront pour leur part leurs charges diminuer par l’allègement de leurs réserves obligatoires.

Par Gilbert le 14 August 2006 at 23:02

Après y avoir été opposé par crainte de voir Bruxelles revenir sur l’autonomie fiscale de la Polynésie française, Gaston Flosse était favorable à l’euro à condition d’avoir des assurances plus précises en matière fiscale. Oscar Temaru est favorable et veut même l’instaurer rapidement. Il y voit la possibilité d’accroître l’autonomie monétaire de la Polynésie. A Wallis-et-Futuna, les discussions actuellement en cours entre les différents partenaires semblent également devoir dégager un large consensus en faveur du passage à l’euro.
En Nouvelle-Calédonie, les choses sont un peu moins nettes. Les partis non indépendantistes, le Rassemblement en tête, ont très clairement affiché leur désir d’abandonner le franc CFP au profit de l’euro. Ce souhait est largement repris par les milieux économiques, relayés par la Chambre de commerce et d’industrie, qui n’y voient également que des avantages. En revanche, craignant sans doute d’accentuer le rapprochement avec l’Europe, les partis indépendantistes semblent moins enthousiastes. Sans pour autant s’être farouchement déclarés hostiles à la mesure.
Sur le long terme, l’introduction de la monnaie unique européenne serait susceptible d’avoir des effets plutôt positifs sur l’économie polynésienne. D’abord en terme d’image et de simplification des échanges extérieurs, avec l’Europe bien entendu, mais aussi avec les Etats du Pacifique plus enclins à accepter l’euro que le CFP.
Autre intérêt, la simplification des tenues de comptes pour les filiales de sociétés métropolitaines et très certainement un effet bénéfique sur l’inflation puisque la politique monétaire appliquée sera celle de la Banque Européenne.
Sans effet dans le domaine bancaire et financier puisque les collectivités françaises du Pacifique ont déjà adopté l’essentiel des normes européennes, ni susceptible de modifier leurs compétences fiscales et budgétaires, le passage à l’euro ne présenterait en fait que des inconvénients limités.
Ainsi, l’Institut d’Emission d’outre-mer devra renoncer au privilège de l’émission monétaire et au système du réescompte. Ce système permet actuellement plusieurs centaines d’entreprises polynésiennes de bénéficier de taux de crédit très avantageux.
Ce handicap pourrait néanmoins être en partie compensé par la convergence avec les taux de crédit pratiqués en Europe et de meilleures offres des banques de la place qui verront pour leur part leurs charges diminuer par l’allègement de leurs réserves obligatoires.

Pour rester plus terre à terre :
- pour le consommateur de base, les prix seront arrondis à l’euro comme actuellement aux 100 FCP…
- pour le touriste de base venant d’Europe, cela lui permettrait de comparer les prix et pas sur que ce soit à l’avantage de la Polynésie…

Par Herenui le 15 August 2006 at 13:53

A Iakito : il y a effectivement l’effet d’affichage et l’effet de comparaison des prix en euros qui peut choquer notamment les touristes européens, mais je pense, quand même que, lorsque ces mêmes touristes font leur conversion euro-franc CFP, ils savent très bien avoir des références de conversion. La preuve : même avec le Franc CFP, ils disent tous que la Polynésie, c’est cher !
Au contraire, je pense justement que, si l’on instaure l’Euro, tous les professionnels locaux s’attacheront à mieux maitriser leur prix et à faire des efforts. Sinon, de toutes les façons, on est cuit ! On ne peut pas indéfiniment vivre dans notre bulle avec notre coût de la vie affolant. Et on plus vite on redescendra sur terre, mieux celà vaudra… Celà tombe bien, puisque tu tenais justement à rester “terre à terre” ( ha, ha, ha).

1) CFP veut dire Comptoir Français du Pacifique et il n’y avait qu’une seule banque à l’époque:la Banque de l’indochine qui servait de comptoir d’échange de monnaie.Elle a été chargée d’émettre des billets de banque circulant à l’époque.Le franc CFP a été créé en raison de l’évolution divergente des prix entre les territoires français du pacifique et la Métropole durant la 2e guerre mondiale afin de ne pas pertuber l’économie et les échanges des possessions de pacifique qui,en l’absence de liaison avec l’Europe,avaient développé des relations privilégiées avec les voisins anglo-saxons.
2)L’introduction de l’euro en Polynésie contribuerai inévitablement à une augmentation radicale du coût de la vie comme dans la plupart des pays d’europe et surtout en France.Pour mémoire 1 euro=119,33 F.cfp et la conversion se fera toujours au franc supérieur.
3)Pourquoi l’euro et non pas le dollar américain( monnaie d’échange internationale) puisque nous sommes entourés de pays utilisant cette monnaie,si un jour cette Polynésie devenait indépendante?L’Europe est si loin.A méditer…De toute évidence,l’euro dans une Polynésie indépendante serait une catastrophe économique pour nous.Alors vive le dollar…

Par Le rapporteur le 16 August 2006 at 20:19

Le 28 aout 2004, Monsieur Georges PUCHON, alors Ministre de l’Economie du gouvernement FLOSSE répondait à un interview et déclarait ceci :

"Le passage à l’Euro en Polynésie a été un sujet d’actualité lors de la visite du Président de la République française au mois de juillet 2003. Le Gouvernement de la Polynésie, par la voix de son président, s’est prononcé favorablement pour un passage total à l’euro en substitution au Franc CFP, concrétisé par une lettre du 05 août 2003 adressée au Président de la République précisant également les protections de compétences statutaires que nous souhaitons préservées. Le Président de la République a répondu à cette lettre le 05 novembre 2003 en précisant l’intérêt de mener des études techniques et d’examiner les conséquences dans différents domaines. Ce passage total à l’euro ne peut se concevoir que si la Nouvelle- Calédonie, Wallis et Futuna, et la Polynésie s’accordent d’un même élan pour cela. Par ailleurs, l’introduction de l’euro ne devrait pas se traduire par un amoindrissement des compétences de la Polynésie. Le ministère de l’économie, des finances et de l’industrie, et le ministère de l’outre mer sont chargés de mener ces études. Les groupes de travail ont été mis en place aussi au sein de l’IEOM et qui doit pouvoir bientôt délivrer les premiers résultats de leurs travaux.

Quelle a été la position du gouvernement polynésien antérieurement ?

Le Gouvernement de la Polynésie en 1999, au moment de la décision de l’union européenne de faire de l’Euro la monnaie unique européenne, s’est prononcé pour le maintien du franc cfp pour des raisons économiques, de protection de compétences statutaires et de stabilité monétaire qui sont les suivantes :

- l’Euro n’est pas étendu à la Polynésie dans le traité de Maastricht, annexe protocole n°13 ;
- le franc cfp continue à bénéficier de la garantie de l’Etat de sa valeur légale et de sa convertibilité par rapport à l’euro avec une parité fixe garantie ;
- convertibilité du franc cfp à l’euro sans possibilité d’opposabilité par la banque de France ;
- dans la zone franc cfp, possibilité de bénéficier de taux de crédit bonifié en faveur des secteurs économiques productifs, de tous secteurs d’activité dans les archipels et pour les petites entreprises dans le secteur des métiers ;
- pas d’interférence de la politique monétaire franc cfp dans le domaine des compétences statutaires.
- un représentant du gouvernement polynésien siège dans le conseil de surveillance de l’IEOM où se prennent les décisions concernant la politique monétaire de la zone franc cfp ;
- le comité territorial consultatif du crédit est présidé par un membre du gouvernement polynésien ;
- la monnaie fiduciaire est frappée sous les identifiants polynésiens comme un signe distinctif de notre zone monétaire autonome ;
- pas d’empêchement d’utiliser l’euro en monnaie scripturale depuis le 1er janvier 1999 dans toutes les transactions avec l’extérieur pour effectuer ou recevoir des paiements.

Les faiblesses qui sont reprochées au franc cfp, c’est le risque de dévaluation de cette monnaie par simple décret, le manque de reconnaissance en tant que monnaie à valeur internationale et des hésitations de confiance de la part des investisseurs étrangers.

Pourquoi le gouvernement Flosse a évolué dans sa position vis-à-vis de l’Euro ?

Lorsque l’UEM (union économique et monétaire) a été mise en place, trois pays des quinze membres de l’union européenne que sont la Grande Bretagne, la Suède et le Danemark, ont décidé de ne pas adhérer à l’UEM. Ces pays n’ont pas souhaité abandonner leurs compétences monétaires au profit de la banque centrale européenne (BCE) tout en émettant des doutes sur la stabilité monétaire.

Le gouvernement de la Polynésie a préféré maintenir le franc cfp et attendre de voir l’évolution en force et stabilité de cette nouvelle monnaie unique qu’est l’euro avant de revendiquer un quelconque passage à cette nouvelle monnaie tout en recherchant la protection de nos compétences. Souvenons nous au début de l’euro, cette monnaie avait vocation à se comporter à parité avec le dollar US, mais elle s’est affaiblie pendant les deux premières années très rapidement.

Après avoir observé le passage total à l’euro en France depuis le 17 février 2002 date à laquelle le franc français a perdu sa valeur légale et retiré de sa circulation, nous avons pu constater favorablement l’accoutumance des polynésiens à cette nouvelle monnaie qui pourrait être adopté sans rejet, ainsi que la pratique des banques locales dans la fixation du prix du crédit en adossement sur les taux directeurs du marché de l’euro.

Les calédoniens poussent également au passage total à l’euro pour favoriser la confiance de leurs investisseurs étrangers dans le nickel, cependant les deux provinces présidées par les partis kanaks ne se sont pas encore prononcées sur ce sujet.

Le passage à l’euro dans notre zone franc pacifique ne peut s’envisager que pour tous les PTOM français du Pacifique, ensemble et en même temps.

C’est pourquoi, lors de la visite du Président de la République en Polynésie, notre président Gaston Flosse s’est prononcé favorablement au passage à l’euro en substitution au franc cfp si des garanties de protection de nos compétences statutaires puissent être apportées.

Lors de l’entretien de Oscar TEMARU avec la ministre Brigitte GIRARDIN sur le passage à l’euro, cette dernière a précisé qu’il n’est pas envisageable avant 2007, pourquoi ?

C’est tout à fait normal et logique. Un tel dossier nécessite un travail technique préalable pour examiner les effets dans les domaines politiques, économiques et sociaux y compris dans toute la zone franc pacifique actuelle. Il convient également de voir les contraintes qui seront rencontrées par les entreprises et la population, ainsi que les ajustements de notre réglementation.

Ensuite, fort d’un dossier conséquent établi, il faut négocier avec les instances européennes avec à nos cotés l’Etat français qui est un des douze membres de l’UEM qui suppose un amendement du traité de Maastricht qui a fait l’objet d’un référendum en France. Or, la nouvelle constitution de l’UNION EUROPEENNE vient d’être adoptée par le conseil européen dans le prolongement du traité de Nice et ne sera en vigueur qu’après validation par tous les états membres.

La Polynésie Française n’est pas membre, mais associé en tant que PTOM à travers la France. Notre statut d’association relève du traité d’Amsterdam qui va échoir en 2007. C’est donc pour 2007 qu’il faut dès maintenant travailler sur la révision de notre statut d’association et introduire les clauses concernant la monnaie et la reconnaissance des statuts d’autonomie des PTOM à l’intérieur des statuts constitutionnels des membres auxquels ils appartiennent. Cette reconnaissance doit l’être à l’échelon de l’union européenne.

Dès lors que cette étape accomplie, il convient de consulter la population pour valider légitimement le passage à l’euro et fixer un calendrier pratique pour la période transitoire sur le plan juridique, économique et sur le plan de la formation". Fin de citation

Dans le passage à l’euro, ce n’est pas "un possible " maintient des transferts mais un "nécessaire" maintient des transferts.
Comment envisager le remplacement des 150/200 Milliards de la balance commerciale?C’est la question péalable à laquelle il faudrait
répondre avec la plus grande précision

Dans le passage à l’euro, ce n’est pas "un possible " maintient des transferts mais un "nécessaire" maintient des transferts.
Comment envisager le remplacement des 150/200 Milliards de la balance commerciale?C’est la question péalable à laquelle il faudrait
répondre avec la plus grande précision

Léo, c’est encore le tropisme pro-américain qui frappe: je suppose que tu fais partie des amoureux inconditionnels de l’oncle SAM…

Mais dis-moi : que font les Etats-Unis pour nous ? Les intéresse-t-on, d’ailleurs ?

Au cas où tu ne le saurais pas : Outre la France qui injecte dans ce pays 140 milliards de F CFP par an et qui a choisi comme monnaie l’Euro, l’Union Européenne nous aide aussi grâce au Fonds Européen de Développement ( il y a eu là aussi quelques dizaines de milliards de F CFP de déversés dans notre Pays depuis que le FED intervient ici ). Plus les prêts de la Banque européenne d’investissement, via la SOCREDO.

Il est quand même logique que l’on pense en premier lieu à l’Euro, tu ne penses pas ?

Les Etats-Unis nous donne "peanuts".

Ah oui, autre chose : les vicissitudes de l’Histoire ont fait qu’ici on parle français. On ne parle pas l’américain… A ton grand regret peut être mais, c’est comme celà.

Tu auras compris que je ne pense pas que les Etats-Unis soient de grands philanthropes.Souvent, d’ailleurs, les pays ne choisissent pas le dollar, mais leur monnaie devient tellement dévalorisée dans leur propre pays, que le dollar s’impose de fait.. C’est donc en désespoir de cause que le dollar s’installe (pays d’amérique latine…).

Au fait, ne pas confondre "zone dollar" et "monnaie-dollar".

Mais c’est vrai qu’il y en a plein ici qui veulent se mettre sous le parapluie de l’oncle Sam. Je ne sais vraiment pas pourquoi… Les grosses 4,4 peut être ( et encore elles sont de plus en plus japonaises !!!) ?

Léo, c’est encore le tropisme pro-américain qui frappe: je suppose que tu fais partie des amoureux inconditionnels de l’oncle SAM…

Mais dis-moi : que font les Etats-Unis pour nous ? Les intéresse-t-on, d’ailleurs ?

Au cas où tu ne le saurais pas : Outre la France qui injecte dans ce pays 140 milliards de F CFP par an et qui a choisi comme monnaie l’Euro, l’Union Européenne nous aide aussi grâce au Fonds Européen de Développement ( il y a eu là aussi quelques dizaines de milliards de F CFP de déversés dans notre Pays depuis que le FED intervient ici ). Plus les prêts de la Banque européenne d’investissement, via la SOCREDO.

Il est quand même logique que l’on pense en premier lieu à l’Euro, tu ne penses pas ?

Les Etats-Unis nous donne "peanuts".

Ah oui, autre chose : les vicissitudes de l’Histoire ont fait qu’ici on parle français. On ne parle pas l’américain… A ton grand regret peut être mais, c’est comme celà.

Tu auras compris que je ne pense pas que les Etats-Unis soient de grands philanthropes.Souvent, d’ailleurs, les pays ne choisissent pas le dollar, mais leur monnaie devient tellement dévalorisée dans leur propre pays, que le dollar s’impose de fait.. C’est donc en désespoir de cause que le dollar s’installe (pays d’amérique latine…).

Au fait, ne pas confondre "zone dollar" et "monnaie-dollar".

Mais c’est vrai qu’il y en a plein ici qui veulent se mettre sous le parapluie de l’oncle Sam. Je ne sais vraiment pas pourquoi… Les grosses 4,4 peut être ( et encore elles sont de plus en plus japonaises !!!) ?

Par fennec le 17 August 2006 at 2:42

Léo, tu te trompes / l’euro = 119,33…et des poussières, c’est ce qu’utilise les banques pour ganer (ou perdre) par l’arrondissement (voir vos réglements de carte bleue qui ne correspondent pas toujours à votre dépense). en fait le vrai coefficient est de 0,00838 en multiplicateur ou diviseur (Fcp x 0.00838 = €)mais il y a toujours un arrondi !

Par fennec le 17 August 2006 at 2:42

Léo, tu te trompes / l’euro = 119,33…et des poussières, c’est ce qu’utilise les banques pour ganer (ou perdre) par l’arrondissement (voir vos réglements de carte bleue qui ne correspondent pas toujours à votre dépense). en fait le vrai coefficient est de 0,00838 en multiplicateur ou diviseur (Fcp x 0.00838 = €)mais il y a toujours un arrondi !

Par fennec le 17 August 2006 at 2:42

Léo, tu te trompes / l’euro = 119,33…et des poussières, c’est ce qu’utilise les banques pour ganer (ou perdre) par l’arrondissement (voir vos réglements de carte bleue qui ne correspondent pas toujours à votre dépense). en fait le vrai coefficient est de 0,00838 en multiplicateur ou diviseur (Fcp x 0.00838 = €)mais il y a toujours un arrondi !

Par fennec le 17 August 2006 at 2:42

Léo, tu te trompes / l’euro = 119,33…et des poussières, c’est ce qu’utilise les banques pour ganer (ou perdre) par l’arrondissement (voir vos réglements de carte bleue qui ne correspondent pas toujours à votre dépense). en fait le vrai coefficient est de 0,00838 en multiplicateur ou diviseur (Fcp x 0.00838 = €)mais il y a toujours un arrondi !

LEA —> LEO dit des choses sensées. Rien ne justifie plus le passage à l’EURO qu’à l’US DOLLAR.

Ce n’est pas une question de main tendue ou de reconnaissance pour l’argent donné, mais la conséquence des flux économiques entre la PF et le reste du monde.

Nos importations sont majoritairement faites hors UE (seules 48 % de nos importations sont en EUROS) et principalement libellé en DOLLAR US (En fait pour tous les pays hors Australie et Nouvelle-Zélande, la monnaie de référence est le DOLLAR US, notamment pour nos hydrocarbures importés de SINGAPOUR).

Quant à nos exportations, elles se font trés majoritairement en YEN (90% de la valeur des exports correpondent aux produits perliers)et résiduellement en US DOLLAR (pour le nono, 2è source d’exportation et le poisson, en grande partie exportée aux USA).

Enfin, pour le tourisme, LEA, nous comptons plus de touristes nord-américains (au moins 68.200 en 2005) que de touristes originaires de la zone euro (64.100 environ en 2005).

Dans ce contexte, le propos de LEO est fondé. Pourquoi choisir l’EURO plutôt que le DOLLAR US???

Pour ce qui est du Franc CFP, Je me souviens lors d’une conférence de Monsieur Louis Savoie, que la définition de Franc des colonies françaises du Pacifique avait été citée et expliquée, wikipédia aussi le dit et rajoute qu’aucun texte officielle n’a changé l’appellation. Mais peu être aussi que c’est faux, Dieu seul le sait…

Les marchés des financements et des aides sont clairement européens (français), mais pour ce qui est des marchés des biens et services quasiment tous passent par les EU et le Japon, Des perles aux Tourismes jusqu’aux poissons. En gros TOUTE notre économie.

Essayons justement de se défaire des aides et élevons-nous dans un pays prospère économiquement, et pour cela il faut des clients ! Alors si nous parlons le même langage économique (Dollars) les échanges seraient plus faciles. Comme on le dit plus haut, il n’y a pas plus de raison de passer à l’euro que de passer aux dollars que de rester sur notre franc pacifique…

A Jean et Mana, la moitié de nos importations se font avec l’Union Européenne : c’est donc la zone Euro qui est majoritaire, car tous les autres pays ne sont pas en zone dollar….

ça me fait penser à l’histoire du verre à moitié vide ou à moitié plein.

Il faut veiller quand même à ne pas trop relativiser.

Idem pour les touristes qui nous laissent leurs devises ( avec les français, les italiens, les espagnols….).

Je pense quand même qu’il est normal de renvoyer l’ascenseur aux français et aux européens. On contribuera à notre niveazu, certes, modeste, à ce que l’euro concurrence véritablement le dollar en qualité de monnnaie de réserve intrernationale., etc.

Il y a quand même une lutte d’influence stratégique, car l’euro veut contester l’hégémonie du dollar, car les Etats-Unis ont un immense privilège vis à vis des autres pays du monde, à savoir de payer leurs dettes avec leur propre monnaie qu’ils "fabriquent" comme ils veulent !

Ayons un peu la reconnaissance du ventre quand même… Ne nous comportons pas en enfant prodigue et ingrat…

Ce qu’on essaie de dire, TEVA, c’est qu’en effet, ce n’est pas un choix économique, dans la mesure où nous sommes déjà dans la zone euro via la réglementation bancaire et le change fixe.

Et qu’il y a des arguments objectifs qui font pencher la balance tant vers l’US DOLLAR que l’EURO, si l’on souhaitait vraiment changer de devise. Dans les deux cas, il y aura des coûts de transition.

Mais comme tu l’indiques, le passage à l’euro est pour nos dirigeants, comme d’ailleurs pour un certains nombre d’entre nous, plus un acte de foi politique (aux fondements contradictoires d’ailleurs : pour certains, c’est pour acter le rattachement à la France et pour d’autres c’est pour éloigner la prise de décision de Paris vers une entité indifférente à notre évolution vers l’indépendance) que le fruit d’un raisonnement.

En marketing, on appelle ça un achat "Emotion".

Ce qu’on essaie de dire, TEVA, c’est qu’en effet, ce n’est pas un choix économique, dans la mesure où nous sommes déjà dans la zone euro via la réglementation bancaire et le change fixe.

Et qu’il y a des arguments objectifs qui font pencher la balance tant vers l’US DOLLAR que l’EURO, si l’on souhaitait vraiment changer de devise. Dans les deux cas, il y aura des coûts de transition.

Mais comme tu l’indiques, le passage à l’euro est pour nos dirigeants, comme d’ailleurs pour un certains nombre d’entre nous, plus un acte de foi politique (aux fondements contradictoires d’ailleurs : pour certains, c’est pour acter le rattachement à la France et pour d’autres c’est pour éloigner la prise de décision de Paris vers une entité indifférente à notre évolution vers l’indépendance) que le fruit d’un raisonnement.

En marketing, on appelle ça un achat "Emotion".

Je suis la même logique que Jean.Par ailleurs,je parlais de l’US Dollar dans une logique où ce pays devenait indépendant,surtout que le Président du Pays n’arrête pas de vanter et de prendre exemple sur ces pays anglos-saxons nos voisins du Pacifique(sa devise:Time is money…)
Je ne suis pas contre l’Euro,au contraire;mais une bonne réflexion à ce sujet mérite son pesant d’or…L’europe est si loin…

On ne fabrique pas comme on veut de l’argent, faire tourner les planches à billet créées de l’inflation c’est la base de l’économie, Bref ce billet n’était pas censé être un débat pro ou anti-américain, il essaye juste de montrer ce que l’euro nous apportera de plus ou de moins

On ne fabrique pas comme on veut de l’argent, faire tourner les planches à billet créées de l’inflation c’est la base de l’économie, Bref ce billet n’était pas censé être un débat pro ou anti-américain, il essaye juste de montrer ce que l’euro nous apportera de plus ou de moins

J’estime, Jean, Léo et Mana, vos conclusions comme particulièrement étonnantes : nous sommes “de facto” comme vous le savez déjà, lié à la zone Euro, puisqu’il y a une parité fixe avec le F CFP ( qui n’a mais été, de toutes façons une monnaie ” nationale” ou “indépendante” : son inconvertibilité en est l’illustration…) et que les banques de la place ont déjà intégré cette donnée.
Aussi, je pense qu’un rapport “coût-avantages” plus complet et exhaustif, nous permettra, je pense, de ne pas arriver à votre conclusion, à savoir, ” FCFP, Dollar ou Euro”, c’est “Kif-Kif bourricot”. Le passage à l’Euro est l’aboutissement logique d’un processus déjà bien entamé au niveau bancaire, financier et je dirais, même, marchand.
Que vous le vouliez ou non, nous sommes bien dans une zone d’influence franco ( vu le poids des transferts financiers de l’Etat, le rôle central de l’IEOM…) européenne.Tant pis pour les indépendantistes s’ils n’ont rien compris ! Le passage à l’Euro va simplement “officialiser” une situation de fait et va justement permettre la suppression de certains “surcoûts de transaction” existants du fait d’une relation encore indirecte avec l’Euro.
A Léo : la distance de nos jours n’est plus une donnée physique, mais une donnée géostratégique. Les Etats-Unis n’ont aucune influence ici (veulent-ils en avoir, d’ailleurs, vue l’absence de coopération formelle avec la Polynésie française ?), contrairement à la France et donc à l’Europe. Et puis, à l’heure des Technologies de l’information et des communication, facteur de simultanéité des communications et donc de proximité, 8000 kms ou 18.000 Kms, celà ne change pas grand chose pour le sujet qui nous concerne, à savoir la monnaie. Les flux monétaires circulent en quelques secondes d’un bout à l’autre de la planète. Il n’y a vraiment plus de barrières de distance à ce niveau là.

J’estime, Jean, Léo et Mana, vos conclusions comme particulièrement étonnantes : nous sommes “de facto” comme vous le savez déjà, lié à la zone Euro, puisqu’il y a une parité fixe avec le F CFP ( qui n’a mais été, de toutes façons une monnaie ” nationale” ou “indépendante” : son inconvertibilité en est l’illustration…) et que les banques de la place ont déjà intégré cette donnée.
Aussi, je pense qu’un rapport “coût-avantages” plus complet et exhaustif, nous permettra, je pense, de ne pas arriver à votre conclusion, à savoir, ” FCFP, Dollar ou Euro”, c’est “Kif-Kif bourricot”. Le passage à l’Euro est l’aboutissement logique d’un processus déjà bien entamé au niveau bancaire, financier et je dirais, même, marchand.
Que vous le vouliez ou non, nous sommes bien dans une zone d’influence franco ( vu le poids des transferts financiers de l’Etat, le rôle central de l’IEOM…) européenne.Tant pis pour les indépendantistes s’ils n’ont rien compris ! Le passage à l’Euro va simplement “officialiser” une situation de fait et va justement permettre la suppression de certains “surcoûts de transaction” existants du fait d’une relation encore indirecte avec l’Euro.
A Léo : la distance de nos jours n’est plus une donnée physique, mais une donnée géostratégique. Les Etats-Unis n’ont aucune influence ici (veulent-ils en avoir, d’ailleurs, vue l’absence de coopération formelle avec la Polynésie française ?), contrairement à la France et donc à l’Europe. Et puis, à l’heure des Technologies de l’information et des communication, facteur de simultanéité des communications et donc de proximité, 8000 kms ou 18.000 Kms, celà ne change pas grand chose pour le sujet qui nous concerne, à savoir la monnaie. Les flux monétaires circulent en quelques secondes d’un bout à l’autre de la planète. Il n’y a vraiment plus de barrières de distance à ce niveau là.

TEVA, ton raisonnement n’est pas faux. Mais l’EURO n’est pas la devise de la zone pacifique. C’ets au choix, le dollar US ou le dollar AU.

Certes, aujourd’hui les transferts publics, essentiellement composés de salaires indexés (80 Mlds F) et de pensions(20 Mlds F) justifie ton raisonnement.

Mais le changement de monnaie se veut le moteur du développement de nos ressources propres, selon nos décideurs.

Dans ce cas, il faut raisonner sur la base des échanges de biens et de services, dans lesquels l’euro n’est pas forcément la devise qui tient la corde. D’autant que pour notre insertion dans la zone et éviter l’impact de change, il vaut mieux choisir une devise qui pèse lourd dans nos échanges.

Enfin, sur les coûts de transation, à quoi fais tu référence? S’il s’agit des frais bancaires, le passage à l’euro ne les fera pas disparaître, tu sais.

TEVA, ton raisonnement n’est pas faux. Mais l’EURO n’est pas la devise de la zone pacifique. C’ets au choix, le dollar US ou le dollar AU.

Certes, aujourd’hui les transferts publics, essentiellement composés de salaires indexés (80 Mlds F) et de pensions(20 Mlds F) justifie ton raisonnement.

Mais le changement de monnaie se veut le moteur du développement de nos ressources propres, selon nos décideurs.

Dans ce cas, il faut raisonner sur la base des échanges de biens et de services, dans lesquels l’euro n’est pas forcément la devise qui tient la corde. D’autant que pour notre insertion dans la zone et éviter l’impact de change, il vaut mieux choisir une devise qui pèse lourd dans nos échanges.

Enfin, sur les coûts de transation, à quoi fais tu référence? S’il s’agit des frais bancaires, le passage à l’euro ne les fera pas disparaître, tu sais.

 

Qu'en pensez-vous ?

Ami lecteur, amie lectrice, un petite information à votre intention pour vous faciliter la rédaction de votre réaction. Politita modère a posteriori les commentaires. Un nouveau filtre permet de mettre en ligne immédiatement les commentaires qui ne semblent pas injurieux.

Ce filtre n'est en aucun cas parfait et certains commentaires déplacés seront rectifiés après coup ou, plus embêtant, certains commentaires très corrects peuvent ne pas passer de suite. Nous les validerons peu de temps après.

Votre participation à cette discussion implique vous soyez poli envers tous, même ceux que vous n'aimez pas ;) Nous vous remercions pour votre compréhension et vous souhaitons un agréable commentaire.

« La France coloniale, ici comme ailleurs ? | Home | Jean Marius RAAPOTO : une combinaison étonnante et "détonnante" de pragmatisme et d’idéologie »

+ commentés

Instrumentalisation et gain de temps

125 commentaire(s)

"Scandaleux !"

110 commentaire(s)

VIVE LA DEMOCRATIE POLYNESIENNE !

108 commentaire(s)

Pétition de J.C. BOUISSOU, l'Espoir ?

104 commentaire(s)

Ouvrons les yeux .

103 commentaire(s)