Jean-Marius RAAPOTO expose les lignes directrices de son pilotage du système éducatif polynésien
Dans un entretien au magazine Tahiti Business, Monsieur Jean-Marius RAAPOTO, ministre de l’éducation expose les lignes directrices de son pilotage du sytème éducatif polynésien.Nous avons analysé ses propos, et, dans un but de clarté, nous vous en faisons un résumé réagencé en identifiant le diagnostic qu’il énonce, les objectifs et orientations qui lui tiennent à coeur et quelques éléments de son programme d’actions tel qu’il le définit.
Nous nous livrerons, dans une seconde étape, à une analyse critique, que vous pourrez prolonger, je l’espère,par vos commentaires.
Voici, donc, notre résumé du discours ministériel.
1) Le diagnostic
-La mauvaise cohabitation entre la langue maternelle (le reo maohi dans ses diverses aires linguistiques par archipel) et la langue étrangère (le français), celle-ci étant considérée comme la langue de la réussite. Le “bichelamar” obtenu par une mauvaise articulation entre ces deux langues est une cause fondamentale, à ses yeux,d’illettrisme et d’échec soclaire;
-l’éclatement des infrastructures éducatives sur une très grande surface ;
-l’état déplorable de certaines infrastructures scolaires ( collèges et internats);
- la pauvreté, les inégalités sociales et les difficultés familiales ( structure familiale disloquée par la disparition progressive de la famille élargie, drogue, délinquance) sont aussi des facteurs d’échec;
- le rendement du système est particulièrement faible : alors qu’en métropole, 75 à 80 % des élèves d’une classe d’âge parviennent au baccaluaréat, en Polynésie, c’est 33 % des élèves seulement. Et ici, parmi ces élèves arrivant au bac, beaucoup ont un baccalauréat professionnel. A leur entrée à l’Université, ils enregistrent un énorme taux d’échec car leur bac n’est pas adapté à des formations universitaires. Il faut donc réformer notre système éducatif pour en améliorer l’efficacité.
- Budget : 90 % du fonctionnement est garanti par l’Etat et 5 milliards par le Pays qui doit prévoir l’assise foncière nécessaire à la construction de nouveaux établissements. Mais, actuellement,l”investissement de 55 milliards de l’Etat et des 5 milliards du Pays n’est pas à la hauteur des résultats obtenus.
2) Les principes d’actions
Consolider le partenariat Etat-Pays.
Assurer un meilleur développement économique et un meilleur partage de la richesse.
Redonner l’amour de la langue maohi : par la maitrise de la langue, on fera du maohi “quelqu’un de véritablement ouvert à la modernité et avec un esprit critique suffisamment fort pour faire le tri entre les valeurs positives et négatives de cette modernité”.
Le parent est le premier maitre de l’élève.
Il faut protéger l’enfant dans sa scolarité.
Il faut réduire les inégalités par une politique économique et sociale d’ensemble.
Il faut poursuivre l’océanisation des enseignants tout en faisant confiance aux enseignants métropolitains. Actuellement, sur 2500 postes de professeurs, 1000 sont des résidents du pays. Sur 680 postes de non enseignants, 640 postes occupés par des résidents.
Il faut “remettre à plat” le financement de l’Etat dans une logique de partenariat respectueux.
Il faut poursuivre les expérimentations pour maitriser la question du plurilinguisme et de la cohabitation des langues au sein des familles polynésianophones ( qui constituent d’après lui la majeure partie de la population).
Il n’est pas question de remettre en cause, “pour le moment”, l’indexation des salaires.
3) Les priorités
Lutter contre l’illettrisme.
Rattraper le retard de financement de l’Etat et le réinstaurer sur de nouvelles bases, car il y a une rupture depuis 2003-2004. En 2007, la dotation globale de compensation de 3 milliards de francs De plus, il y a un arriéré de 1,2 milliard de francs par an à verser.
Intensifier l’assimilation des langues entre 0 et 7-8 ans, mais une personne, une langue ( stucturation dans la langue maternelle).
Augmenter le nombre d’orientations vers le bac général.
Encourager à la poursuite de la scolarité” le plus loin possible”.
Maitriser l’anglais pour nous replacer dans le contexte du pacifique anglophone.
Améliorer les conditions de scolarité dans la presqu’ile de Tahiti.
Revaloriser la place du livre.
Gérer l’abondance des diplômés par rapport à un marché du travail restreint par une limitation, notamment, de la filière du bac professionnel
4) Les programmes d’actions
-augmenter le volume horaire du reo maohi dans le primaire;
- mieux utiliser les moyens télévisuels pour l’apprentissage du reo maohi dès les plus jeune âge ( dessins animés…) ;
- mettre en place des internats supplémentaires;
- créer des postes d’éducateurs dans les internats , “substituts parentaux”. Mais celà implique une formation adaptée ;
- améliorer le service des transports scolaires;
- améliorer les moyens d’information des parents;
- rénover les infrastructures en mauvais état par des dotations de fonctionnement de l’Etat ( subventions) à la hausse;
- fixer des priorités en matière de construction ou derénovation d’infrastructures soclaires : reconstruction du collège de Bora-Bora et rénovation du collège de Taravao, construction d’un collège à Mataeia, internat à Taravao; fermer le collège de Faaa et construire deux nouveaux collèges de 500 élèves et le transformer en centre d’hébergement pour étudiants ou élèves en difficulté;
- aider les familles nécessiteuses par une réévaluation des bourses d’enseignement secondaires, la mise en place de bourses d’études en Nouvelle-Zélande. Les bourses, y compris les bourses majorées, doivent prendre en considération le niveau de revenus des familles;
- introduire l’expérimentation de l’apprentissage de l’anglais par ordinateur ( 6 classes);
- mener les travaux de la Commission d’enquête de l’Assemblée sur le système scolaire qui devra faire une évaluation et un état des lieux des structures actuelles.
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Commentaires
Bien, bien…
Rappelons toutefois que la langue officielle des examens et concours est le français.
On pourrait s’ interroger sur les difficultés rencontrées par les élèves dans l’ apprentissage de cette langue…
Bien, bien…
Rappelons toutefois que la langue officielle des examens et concours est le français.
On pourrait s’ interroger sur les difficultés rencontrées par les élèves dans l’ apprentissage de cette langue…
Je précises que la langue officiel est le français! Le français est la langue officiel pour tous les actes de la vie courante et pour l’administration et pas uniquement pour les examens et il est temps de le rappeller, même si cela ne plaît pas à tous!
C’est d’ailleurs scandaleux d’assister à des émissions tv sur une chaine public comme RFO entiérement en tahitien sans sous-titrage en français! Dans les régions françaises de métropole les émissions en breton, basque, gascon, occitan, alsaciens,etc, sont sous titrés en français! Ou allons-nous par démagogie!
Si la pauvreté était un facteur d’échec scolaire, je me demande comment les pays développés maintenant ont pu former leurs élites lorsqu’ils étaient pauvres !
De nombreux pays sous-développés dans les années 60 reviennent de loin et ont construit un systéme éducatif performant. Et les jeunes de ces pays savent que c’est la clé de leur bonne insertion sociale : Corée du sud, Singapour…
Maintenant, de grands pays émergent aussi et forment des jeunes à très grande vitesse : Chine, Inde…
Sur le plan des familles, combien de familles pauvres réussissent-elles à suivre leurs enfants et à faire en sorte qu’ils réussissent à l’école.
En d’autres termes, il n’y a pas de relation mécanique entre pauvreté et échec scolaire. C’est aussi une question d’état d’esprit et d’investissement des familles dans l’accompagnement de leurs enfants.
Il n’y a pas une cause unique, mais bien plutôt une combinaison de causes qui peuvent expliquer l’échec scolaire.
Si la pauvreté était un facteur d’échec scolaire, je me demande comment les pays développés maintenant ont pu former leurs élites lorsqu’ils étaient pauvres !
De nombreux pays sous-développés dans les années 60 reviennent de loin et ont construit un systéme éducatif performant. Et les jeunes de ces pays savent que c’est la clé de leur bonne insertion sociale : Corée du sud, Singapour…
Maintenant, de grands pays émergent aussi et forment des jeunes à très grande vitesse : Chine, Inde…
Sur le plan des familles, combien de familles pauvres réussissent-elles à suivre leurs enfants et à faire en sorte qu’ils réussissent à l’école.
En d’autres termes, il n’y a pas de relation mécanique entre pauvreté et échec scolaire. C’est aussi une question d’état d’esprit et d’investissement des familles dans l’accompagnement de leurs enfants.
Il n’y a pas une cause unique, mais bien plutôt une combinaison de causes qui peuvent expliquer l’échec scolaire.
pas de réponse sturcturée aujourd’hui mais juste des bribes :
- en réponse à Philippe, j’ai toujours aimé suivre l’émission en provençal du samedi et ce n’était jamais sous-titré ! je ne comprenais rien mais j’adorais. défaut de la Provence ?
- connaissez-vous la méthode d’apprentissage du hawaiien ? il est aussi sur internet et j’adore ! il s’agit de Kamehameha schools, distance learnings. Si on faisait le 1/1000ème de cela, on progresserait nettement mieux car cela s’adresserait à toute la famille et c’est bien plus stimulant que seul devant sa copie.
L’idéal étant d’avoir des émissions radio et tv à visée familiale. Restructurer les familles, je crois que cela fait partie de son programme …
- oui, c’est vrai que pauvreté ne rime pas avec échec scolaire mais il y a un autre aspect à combattre au fenua : le ha’ama et ça plombe tout.
désolée d’être brouillon et incomplète …
pas de réponse sturcturée aujourd’hui mais juste des bribes :
- en réponse à Philippe, j’ai toujours aimé suivre l’émission en provençal du samedi et ce n’était jamais sous-titré ! je ne comprenais rien mais j’adorais. défaut de la Provence ?
- connaissez-vous la méthode d’apprentissage du hawaiien ? il est aussi sur internet et j’adore ! il s’agit de Kamehameha schools, distance learnings. Si on faisait le 1/1000ème de cela, on progresserait nettement mieux car cela s’adresserait à toute la famille et c’est bien plus stimulant que seul devant sa copie.
L’idéal étant d’avoir des émissions radio et tv à visée familiale. Restructurer les familles, je crois que cela fait partie de son programme …
- oui, c’est vrai que pauvreté ne rime pas avec échec scolaire mais il y a un autre aspect à combattre au fenua : le ha’ama et ça plombe tout.
désolée d’être brouillon et incomplète …
Lors des débats sur la mise en place de la préférence locale à l’embauche, c’est un argument que je mettais systématiquement en avance.
A savoir, que par démagogie on confondait cause et conséquence.
En effet, le Gouvernement considérait que les cadres popa’a prenaient la place des maohi (qu’ils soient tinto, demi ou polynésien, alors que le problème était justement que nous n’avions pas de cadres locaux et que c’est la raison pour laquelle les entreprises (et le Gouvernement) allaient chercher des cadres à l’extérieur.
Comme argument, je mettais en avant l’échec de la déscolarisation. 30% seulement d’une classe d’âge arrive au bac en Polynésie contre plus de 80 % sur le Continent.
Forcément, l’Education étant de compétence locale depuis 20 ans, c’était reconnaître que l’origine du problème témoignait d’un des plus grands échecs de la décentralisation en Polynésie (càd de "l’autonomie", qui réclame toujours plus de compétences en laissant en friche ces compétences une fois acquises) et remettait en cause la crédibilité et la compétence des élus locaux.
Il était en effet plus simple de dire que c’était la faute aux étrangers. Le concept est plus porteur et évite les remises en cause…
Aujourd’hui, le Ministre de l’Education reconnaît que le fonctionnement de ses services n’est pas au point ou mal adapté malgré les sommes faramineuses dépensées chaque année par l’Etat (50 milliards F, l’essentiel sous forme de salaires) et le Territoire (5 milliards F).
Cette réflexion, il aurait fallu l’avoir avant de mettre en place le système très compliqué de préférence à l’embauche (qui passe par une publication préalable au SEFI pendant 2 mois avant de recourir à un cadre popa’a).
Il est vrai que l’emploi dépend d’un autre ministre qui voulait marquer son territoire.
Encore une fois, le Gouvernement a mis la charrue avant les boeufs.
Conclusion : Les hôpitaux d’Uturoa ou de Taihoae risquent d’attendre longtemps avant de voir arriver les médecins et infirmiers remplaçants.
Bravo pour l’approche global des problèmes !(c’est de l’ironie)
Pour rajouter un commentaire.
Il me semble qu’il aurait fallu mettre à plat tout le système scolaire. Ce travail coupler avec une analyse de l’echec scolaire et de la réussite scolaire en évitant de tomber dans les clichés, entendus depuis 30 ans.
Cette d’analyse suivi d’un travail de recherche permettrai de trouver des piste pour des solutions à moyens et longs termes.
Pour rajouter un commentaire.
Il me semble qu’il aurait fallu mettre à plat tout le système scolaire. Ce travail coupler avec une analyse de l’echec scolaire et de la réussite scolaire en évitant de tomber dans les clichés, entendus depuis 30 ans.
Cette d’analyse suivi d’un travail de recherche permettrai de trouver des piste pour des solutions à moyens et longs termes.
2ans pour en arriver là.
Raapoto aime trop faire parler de lui, ce serait bien s’il prenait quelques cours de civisme, comme par exemple, apprendre que le racisme n’a pas sa place dans le système éducatif.
Cette réflexion peut vous sembler étrange, mais elle ne l’est pas. Raapoto prend trop à la légère les réflexions RACISTES de sa chargée de com qui n’hésite même pas à envoyer ses emails anti blanc DIRECTEMENT DU MINISTERE DE L’EDUCATION; pas très futé.
ce ministre a une vision trop egoethnique de l’éducation;
la réalité est que la plupart des budgets des écoles sont votés à l’assemblée, augmentés et toujours pas de clim, des conditions de travail déplorables, des étudiants de l’université OBLIGES de commander leurs livres en métropole (?)
beaucoup trop d’affichage, toujours là entouré de journalistes pendant les inaugurations ou ouvertures,
mais franchement, rien n’a changé: ses discours sont toujours les memes depuis 2 ans.
au lieu d’aller en NZ pour "voir" comment une université anglosaxonne fonctionnait, il aurait mieux fait d’aller faire un tour à l’université de PF.
Un ministre démagogue, rien de plus. Le programme educatif du secondaire français est un des meilleurs du monde. Le problème se situe au tertiaire.
cette obsession du reo maohi est
demesuree: il faut axer sur
l’anglais americain
le chinois
le japonais
mal conçue plus que démesurée. Déracinés ou mal enracinés, des générations qui ne se comprennent presque pas, ce n’est pas fait pour améliorer les choses non plus.
en arriver à avoir honte d’être maohi ou d’avoir des parents qui s’expriment mal en français parce que maohi, je ne pense pas que cela fasse de bons professionnels.
il y a moyen de faire simple, à l’image des pays du nord tant vantés sur le blog : garder ses langues maternelles avec des programmes en vo sous-titrés, quelques soient les films en vo anglais, américain, japonais …). Mais il faut que cela soit bien structuré aussi à l’école …
J’ai entendu dire qu’une classe expérimentale “Pacifique” va fonctionner au Lycée du Taaone avec plus d’anglais, de reo maohi et d’histoire de l’Océanie. Un question me vient à l’esprit. Comment celà va fonctionner ? Ces élèves vont-ils suivre le programme en plus des particularités Pacifique de cette classe ? Et après cette classe, que feront-ils ? Ils vont encore expérimenter autre chose ?
Vont-ils être destinés à être des cobayes pendant plusieurs années ?
Je pensais que les expérimentations étaient réservés à la physique, mais, à priori, notre ministre de l’éducationa décidé de nous utiliser aussi comme objets d’expérimentation. A quel service ? Au service d’une idéologie “culturaliste maohiste” ou d’un thèse de recherche qu’il n’aurait pas pu mener à bien ?
Car il fait de plus en plus d’expérimentations…Ne mélange-t-il pas son ancienne fonction de chercheur avec sa nouvelle fonction de ministre de l’éducation de tous les polynésiens, SANS EXCEPTION ?
J’ai entendu dire qu’une classe expérimentale “Pacifique” va fonctionner au Lycée du Taaone avec plus d’anglais, de reo maohi et d’histoire de l’Océanie. Un question me vient à l’esprit. Comment celà va fonctionner ? Ces élèves vont-ils suivre le programme en plus des particularités Pacifique de cette classe ? Et après cette classe, que feront-ils ? Ils vont encore expérimenter autre chose ?
Vont-ils être destinés à être des cobayes pendant plusieurs années ?
Je pensais que les expérimentations étaient réservés à la physique, mais, à priori, notre ministre de l’éducationa décidé de nous utiliser aussi comme objets d’expérimentation. A quel service ? Au service d’une idéologie “culturaliste maohiste” ou d’un thèse de recherche qu’il n’aurait pas pu mener à bien ?
Car il fait de plus en plus d’expérimentations…Ne mélange-t-il pas son ancienne fonction de chercheur avec sa nouvelle fonction de ministre de l’éducation de tous les polynésiens, SANS EXCEPTION ?
Le Ministre de l’éducation a dit, en substance, aux professeurs que leurs élèves arrivent comme ils sont dans le secondaire. Ils n’ont pas à chercher pourquoi, s’ils ont des carences. Il faut faire avec, sans chercher les responsabilités. Je trouve que c’est une drôle de conception de l’évaluation. Les instituteurs du primaire sont donc dédouanés avec ce type de discours un peu démagogique.
Si je comprend bien, aux instituteurs maohis la déresponsabilisation ou l’irresponsabilité, aux enseignants popaa du secondaire, le boulot de remise à nouveau.
Du colonialisme à l’envers, en quelque sorte…C’est vrai que les profs popaa ne font que passer, alors que les instituteurs polynésiens vôtent ici. Aux enseignants popaa de s’adapter aussi à cette réalité culturelle. Messieurs et mesdames les popaa, vous n’êtes que des soutiers du Ministre : à vous d’aller au charbon pendant que d’autres pourront se dorer tranquillement la pilule…
Le Ministre de l’éducation a dit, en substance, aux professeurs que leurs élèves arrivent comme ils sont dans le secondaire. Ils n’ont pas à chercher pourquoi, s’ils ont des carences. Il faut faire avec, sans chercher les responsabilités. Je trouve que c’est une drôle de conception de l’évaluation. Les instituteurs du primaire sont donc dédouanés avec ce type de discours un peu démagogique.
Si je comprend bien, aux instituteurs maohis la déresponsabilisation ou l’irresponsabilité, aux enseignants popaa du secondaire, le boulot de remise à nouveau.
Du colonialisme à l’envers, en quelque sorte…C’est vrai que les profs popaa ne font que passer, alors que les instituteurs polynésiens vôtent ici. Aux enseignants popaa de s’adapter aussi à cette réalité culturelle. Messieurs et mesdames les popaa, vous n’êtes que des soutiers du Ministre : à vous d’aller au charbon pendant que d’autres pourront se dorer tranquillement la pilule…
Moi, je trouve que les discours, c’est bien beau, mais je constate que des problèmes très concrets ne sont pas résolus :
- la rentrée est commencée, mais beaucoup d’écoles sont encore en travaux;
- le probléme des transports soclaires, très important pour des milliers de familles, n’est toujours pas résolu, surtout sur la côte Ouest.
Moi, j’ai un enfant qui prend le truck à Punaauia et, depuis des années, c’est la galère.
Et j’ai lu le Ministre aujourd’hui : il dit grosso modo qu’il est impuissant, car il s’il dit quelque chose, une société de trucks pourrait bloquer la route. C’est incroyable !
En plus, cette société va être aidée par le Gouvernement. Je me demande qui commande : celui qui paye ou celui qui est subventionné ? Je trouve que c’est le monde à l’envers !
Qu’on résolve d’abord ces questions très importantes pour les familles. Le Ministre de l’éducation philosophera après .
Le Ministre de l’Education se démène beaucoup ces derniers jours: c’est normal, c’est aussi sa rentrée.
Et en l’observant, je me dis qu’il ne manque pas de panache. Il va au contact des parents d’élèves, des enseignants et des élèves, même si c’est pour recevoir une volée de bois vert du fait : de retards de travaux, de dortoirs surchargés, de classes surchargées, de travaux de rénovation non réalisés, d’approximations diverses et vairées, de transports scolaires déficients…etc…etc…
La réponse du Ministre est de dire : tout çà, je le sais, mais la France ? , l’Etat français ? ou l’Etat tout court, ne m’a pas donné les sous nécessaires.
Mais ne vous inquiétez pas. Je retourne en octobre en France ? en Métropole ? pour leur demander les sous qu’ils nous ( ? ) doivent( ?) ou des rallonges.
Il y en a, je crois, pour un montant de 3 milliards, rien que çà !
Je suis étonné par sa réponse. Lui, un indépendantiste convaincu, il devrait dire : je vais voir avec mon gouvernement et on va commencer à financer nous-même notre système éducatif. C’est la voie de la dignité, de la maturité et de l’émancipation. Non, non, j’ai tout faux, il ne dit pas çà. A moins que je n’ai rien compris …
Qu'en pensez-vous ?
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