La Polynésie Européenne
La Polynésie française continue de poursuivre la quête vers sa véritable identité économique. Le gouvernement actuel continue de chercher ses marques dans cette économie insubmersible et tout à la fois fragile. Un paradoxe qui facilite la dérive décisionnelle, et fige le progrès sur notre immobilité.
Le Taui a souvent fait, rappelez-vous, l’éloge de la plate forme européenne, et de leur symbole identitaire : L’Euro.
Mais, loin d’entériner le projet Européen, dans le coma depuis un an, le gouvernement de la Polynésie française entend gagner sa place sous le soleil européen, en adoptant son enfant unique : l’Euro. Socle de garantie des équilibres monétaires, muraille freinant les anticipations négatives, l’Euro semble être un moyen unanimement reconnu pour garantir notre avenir et solder notre image de paradis fiscal.
- Qu’est ce que l’Europe est capable de nous apporter, en dehors de son patronyme monétaire ?
Depuis près de 25 ans, dans un contexte de contraction de nos richesses, la Polynésie française aurait tout bonnement ignoré les diverses propositions de croissance externe, en tentant uniquement de suralimenter la perfusion qui provenait de l’Elysée. Et depuis, l’Europe s’est construite, et la Polynésie serait restée sur la touche.
Oui, nous avons,semble t-il, beaucoup raté en hypothéquant un potentiel avenir Européen pour un avenir à la Française. Aujourd’hui, la France retire sa collaboration fondatrice à la construction Européenne, alors même que notre présidence s’embrase d’une âme européenne. L’Europe solution à tous nos maux, n’est-ce pas un peu illusoire ?
La Polynésie Européenne aurait tous ses charmes. Elle bénéficierait d’un statut de pays membre associé, ferait partie de la première zone monétaire du monde, et servirait de relais Européen dans le Pacifique. Car voici ce qu’il manque à notre pays, un repère identitaire que la France a du mal à nous offrir. La sienne est actuellement en déficit de valeurs.
Adopter l’Euro ce serait donc adopter les valeurs européennes, adopter les défis d’une intégration mondiale, et l’abandon d’un Etat providence colonisateur des libertés individuelles. A voir la poussée d’inflation sociale en Polynésie, la présence plus que poussée de notre Etat Léviathan, il me parait difficile d’intégrer un marché de 380 millions de personnes orienté par une destinée libérale ?
Mettons un frein à cette idéologie : sans la France, l’Europe ne peut rien nous apporter. Et sans l’Europe, la France nous apportera toujours autant.
* Qu’en pensez-vous ?
« Oscar Temaru "en pince" pour Ségolène | Home | COUT DE LA VIE : JACQUI DROLLET VA PARTIR A L’ATTAQUE DES MONOPOLES »
Commentaires
fin du franc pacifique/arrivée de l’euro=Polynésie indéfectiblement française(l’économie n’est pas locale mais française)
car
Polynésie indépendante avec monnaie euro=l’économie locale est rejetée par l’Europe.(Quelles sont les rentrées locales réelles? 80 milliards,40?20?)
L’indépendance et l’euro? Antinomie pure..
Ce discours sera pété, répété et rerépété, là n’est pas la question.. la clé du succès pour la PF c’est de s’ouvrir au monde, personellement nous sommes trop nombriliste et réservé, timide, invisible même…
Européen ou pas cela ne changera rien.
le FCP est lié à l’euro (indirectement)par le biais du franc : indépendance = fin de cette liaison et alors que vaudra le FCP ou tout autre appellaton le remplaçant; et comment obtenir l’euro sans passer par la France ?
A propos de l’Euro,rappelez-vous, le Président avait décidé d’instaurer l’Euro il y plus d’un an, lors de la venue d’experts européens.
Depuis, que s’est-il passé ? Rien.
Qui s’occupe de ce dossier : on sait pas.
Qui sensibilise les particuliers ? Personne.
Qui informe les entreprises et leur donne des conseils judicieux ? Personne.
Voilà encore une preuve que ce gouvernement est le gouvernement du verbe : on parle, on parle, mais l’intendance ne suit pas.
Notre appareil politico-administratif tourne sur lui-même.
Oscar TEMARU s’imagine peut être que l’instauration de l’Euro se fera par un coup de baguette magique.
Ou alors, il attend un miracle dans la foulée de son dialogue avec Dieu…
Alors, cher Noindep, c’est pas demain la veille que l’on verra la monnaie européenne en Polynésie.
Parti comme on est parti, on va plutôt vers l’instauration du tara.. ou du taro des Australes.
A propos de l’Euro,rappelez-vous, le Président avait décidé d’instaurer l’Euro il y plus d’un an, lors de la venue d’experts européens.
Depuis, que s’est-il passé ? Rien.
Qui s’occupe de ce dossier : on sait pas.
Qui sensibilise les particuliers ? Personne.
Qui informe les entreprises et leur donne des conseils judicieux ? Personne.
Voilà encore une preuve que ce gouvernement est le gouvernement du verbe : on parle, on parle, mais l’intendance ne suit pas.
Notre appareil politico-administratif tourne sur lui-même.
Oscar TEMARU s’imagine peut être que l’instauration de l’Euro se fera par un coup de baguette magique.
Ou alors, il attend un miracle dans la foulée de son dialogue avec Dieu…
Alors, cher Noindep, c’est pas demain la veille que l’on verra la monnaie européenne en Polynésie.
Parti comme on est parti, on va plutôt vers l’instauration du tara.. ou du taro des Australes.
Je ne pose pas les termes de la même façon que toi, Noindep. Je ne pense pas qu’il faille choisir entre la France ou l’Europe, mais bien au contraire la France et l’Europe.
Car, au-delà des péripéties du référendum, la France s’intègre progressivement à l’Europe. Si la France poursuit sa politique de solidarité avec l’Outre-Mer français, l’Europe vient compléter cette solidarité française par sa propre solidarité. Et celle-ci devient de plus en plus importante.
Quand on voit ce que reçoivent les régions ultrapériphérique de l’Europe, c’est impressionnant. Toutes ces régions Outre-Mer, notamment les Antilles, la Réunion… ont pu construire des infrastructures avec les milliards d’euros des divers fonds européens qui ont été injectés dans leurs économies.
Même la Polynésie, avec le FED, bénéficie de la solidarité européenne. Le problème, c’est que le FED n’est pas assez généreux, d’où la revendication de la Polynésie française de changer la donne en militant pour la création d’un fonds spécifique aux PTOM et qui soit substantiellement augmenté.
L’euro, dans ces conditions, pourquoi pas ? On s’adosse à la deuxième monnaie d’échange et de réserve du monde, qui est elle-même la monnaie nationale.Je ne reviendrai pas sur les avantages de l’Euro que les spécialistes européens nous ont abondamment démontré l’année dernière.
Donc, pour moi, la Polynésie française, pays de l’Outre-Mer français et européen, celà me va très bien. Car on sera adossé à une puissance double, la France et l’Europe. Qui peut faire mieux pour les Polynésiens ? Je ne vois pas.
Je ne sais si l’euro arrivera ici, mais une légère appréhension poind. Le passage à l’euro en france s’est accompagné d’une belle hausse des prix, qu’en serait-il sur notre territoire ?
J’avoue, c’est là une remarque triviale, mais…le ventre a lui aussi sa conscience et ses doutes !
Rappelons-nous : deux spécialistes de la monnaie européenne étaient à Tahiti, il y un an, afin de rencontrer les autorités du pays dans le but d’apporter un éclairage sur une éventuelle application de l’euro en Polynésie française.
“Je suis venu faire part des conditions et des modalités de ce passage à l’euro de façon à ce qu’il se fasse de la manière la plus douce possible”, avait expliqué Benjamin Angel, membre du cabinet du Commissaire européen chargé des affaires économiques et monétaires.
Pour ce spécialiste de la monnaie européenne, qui avait en charge la mise en circulation de cette monnaie de 1999 à 2002, il s’agissait d’éclairer les autorités du pays sur les “avantages et les inconvénients” d’un éventuel passage à l’Euro.
Celui-ci nécessiterait, en effet, la modification de nombreux textes concernant la fiscalité ou la législation bancaire et financière même si “la Polynésie a la chance que la majeure partie” de ceux-ci soient déjà appliqués.
Concernant le calendrier: à partir du moment où les trois pays et territoires d’outre-mer français du Pacifique, à savoir la Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna et la Polynésie française, s’engageraient dans ce changement de monnaie, celui-ci pourrait avoir lieu dans un délai de trois à cinq ans.
“Il faut laisser du temps aux entreprises qui ont de lourds investissements à effectuer mais il est également nécessaire de préparer les gens à ce changement et tout ceci ne se fait pas du jour au lendemain”, avait justifié Benjamin Angel.
Après avoir rencontré, le Président oscar TEMARU, il avait précisé que le gouvernement serait d’ailleurs décidé à aller dans ce sens et, après une longue réflexion, il pourrait prochainement activer les choses.
“Monsieur Vanfasse – le ministre de l’Economie et des finances de l’époque- m’a dit qu’il voulait aller, dans les semaines qui viennent, devant l’Assemblée pour présenter un texte sur ce sujet”, avait ainsi expliqué Benjamin Angel.
L’euro pourrait donc devenir une réalité à moyen terme en Polynésie mais en cas d’indépendance du pays, si la balance des paiements n’était pas équilibrée, il s’apparenterait, selon Benjamin Angel, plus “à un fardeau qu’à un atout”.
“Pour que l’euro soit viable dans une Polynésie indépendante il faut un effort considérable au préalable pour rééquilibrer la balance des paiements. Si vous introduisiez, aujourd’hui, l’euro et, qu’aujourd’hui aussi, la Polynésie devenait indépendante, en 24 heures ce serait une crise économique épouvantable”, avait-il estimé.
De ce fait, si l’indépendance du pays avait lieu dans 10 ou 15 ans, comme l’avait évoqué Oscar Temaru, au début de sa mandature, il faudrait mettre à profit cette période “pour rééquilibrer les comptes de la Polynésie” en ajustant notamment les rémunérations des actifs.
“Dans cette l’hypothèse, il faudrait une chute brutale des salaires pour que l’euro soit viable dans une Polynésie indépendante”, a conclu Benjamin Angel.
Selon une enquête de la Chambre de commerce, des industries, des services et des métiers (CCISM) de Polynésie, 65% des patrons se disaient “très favorables” à l’application de la monnaie européenne.
D’après les spécialistes l’arrivée de l’euro en PF s’accompagnera d’une transparence des prix entre l’Europe et la PF, donc une baisse des prix pour "stabiliser" et "étalonner par rapport aux prix européen, laissez moi en douter..
D’après les spécialistes l’arrivée de l’euro en PF s’accompagnera d’une transparence des prix entre l’Europe et la PF, donc une baisse des prix pour "stabiliser" et "étalonner par rapport aux prix européen, laissez moi en douter..
Qu'en pensez-vous ?