Il y a quelques temps, Peter se heurtait à un lecteur sur la question de la culture et des références. Il avait eu les mots justes. De fait, notre époque a tant valorisé l'opinion personnelle que beaucoup en sont arrivés à croire que l'on pouvait penser par soi-même...quelle ironie ! Les philosophes qui ont revendiqué cette maxime sont justement abreuvés de références ! Mais passons. Il y a chez les anciens des passages qui peuvent éclairer notre présent ; ainsi lisons-nous Tocqueville : "Il y a un passage très périlleux dans la vie des peuples démocratiques. Lorsque le goût des jouissances matérielles se développe chez un de ces peuples plus rapidement que les lumières et que les habitudes de liberté, il vient un moment où les hommes sont emportés et comme hors d'eux-mêmes, à la vue de ces biens nouveaux qu'ils sont prêts à saisir. Si, à ce moment critique, un ambitieux habile vient à s'emparer du pouvoir, il trouve que la voie à toutes les usurpations est ouverte."



Etonnant, non ? Pensez-vous que ceci puisse s'adapter à notre réalité polynésienne ? Je vous laisse lister "toutes ces usurpations" ; il me semble qu'elles soient d'ordres divers. De fait, la Polynésie est en péril ; il est temps de retourner aux urnes, id est de revenir au respect des institutions démocratiques dont nous nous éloignons chaque jour davantage.