mercredi 30 août 2006
Par Pépé Tama,
mercredi 30 août 2006 à 13:53 :: General
Je suis étonné de l'absence ou de l'arrêt de toute stratégie volontariste du Pays dans le domaine des T.I.C. Il y a quelques années, le gouvernement d'alors avait lancé le projet "Metua" pour diffuser ce qu'on appelait, à l'époque, les "nouvelles technologies de l'information et des communications". Divers programmes avaient été lancés : développement de Mana, installation de l'ADSL, "fare Metua", ouverture de mastères spécialisés à l'Université de Polynésie française, cyberbus....
On nous avait même fait miroiter l'installation d'une mini-technopole, appelée " Village Metua". Une esquisse avait été élaborée et une localisation avait été envisagée, notamment sur les hauteurs de Super-Mahina, après que le précédent gouvernement ait envisagé une implantation à Outumaoro ou à Moorea.Cette idée me semblait - et me semble toujours être- très pertinente, car on pouvait créer un petit gisement de "matière grise" et à haute valeur ajoutée au bénéfice des jeunes polynésiens qui,comme d'autres jeunes de par le monde, sont férus des T.I.C..
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samedi 26 août 2006
Par lebop,
samedi 26 août 2006 à 23:40 :: Chroniques
Les descendants des révoltés du « Bounty », isolés sur l'île Norfolk, voulaient rester à part : une autonomie, loin de l'Australie souveraine. Malheureusement, après huit mois de négociations, les 2 000 insulaires rentrent dans le rang et renoncent à leurs velléités d'indépendance. La raison en est la faillite. Dépourvue de revenus et d'impôts, l'île (longue de 8 kilomètres et large de 5) est en pleine banqueroute, ne vivant que sur de maigres taxes, dont le paiement d'un dollar australien, l'équivalent de 0,60 euro, par jour et par touriste, et sur le contrôle des ventes d'alcool, abondantes sur ces récifs battus par les vents.
Si l'Australie reprend possession de Norfolk, c'est, certes, par consentement mutuel. Mais, en hissant de nouveau le pavillon sur l'île, Canberra pose aussi ses conditions : cette fois-ci, les héritiers du « Bounty », frondeurs ou pas, devront payer des impôts.
Comme quoi, même un régime d'autonomie est exigeant. Il n'exclue ni la maturité, ni la responsabilité. Car la question de base est toujours la même : comment assurer la viabilité d'une petite communauté dans l'intérêt bien compris de ses habitants ? En réponse à cette question de survie, les habitants de Norfolk ont préféré le réalisme à l'idéologie, la sécurité à la faillite et à l'aventure.En faisant ce choix, les descendants des révoltés du Bounty ont tourné à l'esprit "d'aventure" de leurs ancêtres et se donnent un avenir. Pour leur plus grand bien.
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vendredi 25 août 2006
Par lebop,
vendredi 25 août 2006 à 20:10 :: General
Ai-je rêvé ? N'est-ce pas Oscar la vertu qui, au faite de sa popularité pré-présidentielle, nous déclarait celà ?
Finies, les aides pour "acheter" l'électeur. Finies les distributions de cadeaux dans les îles. Finis les travaux opportunistes pour rallier les municipalités dans le giron majoritaire ! Finies les subventions aux associations "bien en cour" ! Fini le népotisme ! Fini l'achat de voix !
Arrivé au pouvoir, le Sieur BARRAL, grand idéologue du Taui devant le grand architecte laïc, qui nous déclarait : vous allez voir, nous allons faire preuve de scientificité dans l'aide aux communes. Nous allons réformer la Dotation au Développement des Communes, la fameuse DDC. Nous allons fixer des critères, nous allons faire des règles de trois mathématiques. Nous allons "moraliser" tout celà.Tous ces beaux principes pour la galerie sont jetés aux orties pour cause de pêche aux élus en vue de conforter une majorité politique branlante.
Et que voit-on ? Tous les Ministres, bien dôtés par le grand argentier Jacqui DROLLET (il l'a même annoncé à la télé lors du collectif budgétaire), font leurs tournées électorales dans les îles. Le Tavini qui, à Tahaa, monte des dossiers pour ses militants comme l'a relaté la presse locale : aide sociale, logements, affaires foncières, interventions en tous genres...
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Par Lagon,
vendredi 25 août 2006 à 19:58 :: Brèves
" Jamais plus " , aurait dit Monsieur Emile Vernaudon à propos de Monsieur Flosse, tout en envisageant un front commun avec les autres partis autonomistes, dont le Tahoeraa (source " Les Nouvelles " en date du 25 août ).
Le propos, purement performatif, conforte au fond la démarche chère au pouvoir actuel, que précisément dénonce Monsieur Vernaudon, à moins que ce " jamais plus " n' ait été isolé de son contexte.
Cette démarche consiste à nier la réalité des faits.
Ici, M.Vernaudon aurait opèré une double négation, la seconde étant la conséquence de la première:
négation d' une part du lien charnel qui existe entre le Tahoeraa et son fondateur, rendant du même coup plus difficile l'alliance à laquelle il dit aspirer.
Force est pourtant de constater que le nombre de Représentants Orange à L' Assemblée est stable, et qu' un éventuel changement passera nécessairement par la constitution d' une nouvelle majorité, ce qui rend Monsieur Flosse incontournable pour l' heure en tant que partenaire majoritaire ( il existe, c'est ainsi ).
En un moment où le dialogue constructif gagnerait à prévaloir sur l' anathème, fût-il lapidaire, la maîtrise du langage est indispensable, même s' il convient de relativiser, pré-campagnes électorales obligent.
A moins bien entendu qu'on n'ait pas atteint le stade de la sereine maturité politique, seule à même de favoriser les rassemblements durables.
Ce serait étonnant de la part d' un homme d'expériences.
Excluons donc cette hypothèse.
Tous les commentaires sur le rôle de Monsieur Vernaudon et de son parti dans la construction éventuelle d' une nouvelle majorité, ainsi que sur sa stratégie, seront les bienvenus.
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jeudi 24 août 2006
Par Lagon,
jeudi 24 août 2006 à 13:21 :: Brèves
Le jour où la Polynésie s'éveillera, les Polynésiens seront majoritairement à même de s'interroger sur les raisons qui ont favorisé l'arrivée, et surtout, le maintien de ce Pays dans le concert des nations modernes, et sur les raisons qui suscitent les inquiétudes de certains observateurs, d'économistes,et, depuis peu, des autochtones, semble-t-il.
Ce jour-là, une majorité de Polynésiens sera capable, directement ou par l'intermédiaire de leurs Représentants, de dépasser les vieilles querelles de clans et de personnes, au profit d'une comparaison, celle des politiques et des modes de gestion suivis hier et aujourd'hui.
Ils pourront alors juger en meilleure connaissance de cause ceux qui furent ou sont aux affaires.
Ce jour-là, la Polynésie française sera probablement mûre pour un nouveau taui et aspirera ( c'est une impression ), non pas à un retour mythique aux sources, gadget idéologique, mais à un développement harmonieux qui se fera dans le respect de sa spécificité, certes, mais en concertation confiante avec la métropole, sous le signe de l' ouverture.
La stabilité du Pays est probablement à ce prix, et rien ne dit (c'est l' affaire répétons - le des Polynésiens et d' eux seuls ) que l'échéance soit très éloignée.
Ce propos peut sembler angélique, certes, mais au nom de quoi serait- il interdit d' envisager que la sagesse l'emporte ?
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mercredi 23 août 2006
Par lebop,
mercredi 23 août 2006 à 22:13 :: Débat
Le débat sur ce sujet s'étant avéré animé au vu des commentaires intéressants ci-dessous, et Jean ayant fait une proposition de réforme intéressante en faveur de tous les étudiants âgés de 17 à 25 ans ou moins, je me permet de repositionner ce billet à la rubrique "débat" pour que nos apprentis-juristes à l'Université de Polynésie française nous proposent un projet de texte sur les bases énoncées dans le dernier commentaire de Jean ci-dessous. Etes-vous prêts à effectuer ce TD ?
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mardi 22 août 2006
Par lebop,
mardi 22 août 2006 à 20:57 :: General
Jean-Marius RAAPOTO l'a dit : l'élève polynésien doit maitriser au moins trois langues. C'est, selon lui, le prix d'une ouverture sur le monde et de l'excellence.
Quelles langues, au fait ? Le français, l'anglais et le reo maohi, selon le Ministre.
Et le français, l'anglais et l'espagnol ( largement diffusé en qualité de seconde langue dans le secondaire) ?
Et le français, le reo maohi et l'espagnol ?
Et le français, l'anglais et l'allemand ?
Et le français, l'anglais et le mandarin ?
Et le français, l'anglais, le reo maohi et l'espagnol ? Celà ne fait-il pas 4 langues ?
Etc, etc...
On nage en pleine confusion.
Actuellement, avec le français et l'anglais, ou avec le français et le reo maohi, nos élèves sont-ils réellement bilingues à la fin de leur scolarité ?
Croit-on vraiment qu'en rajoutant une ou deux heures, par ci-par là, d'anglais ou de reo maohi, le trilinguisme de nos jeunes sera effectif ?
Le Ministre de l'Education croit-il ce qu'il dit ? S'il y croit, ne s'illusionne-t-il pas ou ne nous berce-t-il pas d'illusions en décrétant le trilinguisme ?
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Par Mana,
mardi 22 août 2006 à 11:18 :: Brèves
O’Tahiti, la nouvelle Cythère, anciennement synonyme de paradis sur terre, de havre de paix, de plénitude, n’est plus rien aujourd’hui. Le tourisme marche sur la psychologie, sur l’idée ou l’image que celui-ci rend forme en dormant. S’il n’y a plus de rêve, alors le tourisme n’existe plus ou n’a pas lieu d’être en Polynésie. Nous ne savons pas travailler les rêves des gens et c’est pour cela que nous sombrons. Pessimisme ou Réalisme, chacun aura sa propre vue de ce message. Les faits sont là : au lieu d’être des marchands de rêve, comme notre ami Corneille le dit, nous nous occupons que de notre politique intérieure. Sortez de chez vous et regardez autour de vous. Quelques érudits on entendu une ou deux fois parler de Bora Bora, mais personne ne connaît vraiment Tahiti de nos jours. C’est triste à dire, alors que Hawaï atteint ses plus hauts chiffres touristiques, nous stagnons.
Peut-être ne sommes nous pas fait pour être un paradis, ou peut-être qu’il faudra y travailler davantage. Gardons espoir…
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lundi 21 août 2006
Par Pépé Tama,
lundi 21 août 2006 à 14:06 :: Chroniques
Etonnante, la tribune médiatique accordée par les Nouvelles, samedi dernier - une grosse page de couverture quand même - à Madame Nicole BOUTEAU : aucune conférence de presse, pourtant, aucune information substantielle de livrée aux lecteurs que nous sommes tous. Non, après les larmes de Nicole qui avaient, là aussi, fait la une : plutôt des confidences "intimistes" sur son compagnon, son fils qui fera de la politique avant 18 ans ( tellement sa culture politique est déjà grande) et pour qui le "Taui" n'a plus de secret, sa maman qui la soutient très activement et son père qui s'est beaucoup sacrifié pour qu'elle fasse des études. Certes, connaitre la vie familiale de nos élus n'est pas inintéressant, mais ce type de confidences méritait-il une page de couverture ?
Bien sûr que non, mais on sait depuis lontemps que la rédactrice des Nouvelles a décidé de promouvoir les personnalités politiques qui sont chères à son coeur, question de "reconfigurer" à sa manière, pour ne pas dire à sa sauce, le paysage politique. Et il est clair que madame Nicole BOUTEAU récolte tous ses suffrages, vue la couverture médiatique qu'elle lui consacre. Une revue de presse de ces deux dernières années serait très révélatrice à cet égard.
Mais que les Nouvelles prennent garde : communiquer sur du vide pour vouloir formater et influencer le lecteur avant l'électeur peut atteindre le but inverse de celui recherché. A savoir lasser ce même lecteur qui se rendra progressivement compte du peu de contenu opérationnel des discours du parti politique de madame Nicole BOUTEAU. Tiens, n'avez-vous pas remarqué qu'elle n'a pas commenté son vôte négatif à propos du récent collectif budgétaire du gouvernement qu'elle a contribué à mettre au pouvoir ? Nous aurions pourtant été très intéressés par ces arguments...
Aujourd'hui, on nous annonce des actions de communication "innovantes" : tour de l'île en bus... Comme dit la chanson : il faut bouger, bouger ! Et puis dire que l'on fait confiance aux jeunes n'est pas très innovant. Je dirais même que c'est le type de discours démagogique "pro-jeune" que l'on entend de la bouche de toutes nos personnalités politiques. La tarte à la crème habituelle, quoi !
A quand la page de couverture pour Antonio PEREZ, Jean-Christophe BOUISSOU, Jean TANSEAU ou Reynald TEMARII ?
Il ne faudrait pas que le favoritisme soit trop flagrant, quand même ...
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samedi 19 août 2006
Par lebop,
samedi 19 août 2006 à 13:01 :: General
"Identité est un terme ambigu. En lui convergent deux notions. L’identité est le fait pour deux ou plus de deux réalités, personnes, entités, etc. d’être identiques, de se ressembler ou d’être équivalentes. Ce sens correspond à celui de l’indéfini latin, idem. C’est ce sens qui fonde l’identité culturelle ou nationale ou les réflexes identitaires. Il en est ainsi dans la vision holiste du monde, des sociétés, des groupes humains, des civilisations. Les hommes qui sont dans cette culture ou qui expriment un « réflexe identitaire » non seulement sont supposés identiques (leur identité est celle du groupe, de la tribu, de la nation, de la « culture », etc.), mais encore sont enfermés, qu’ils le veuillent ou non, du berceau au tombeau, dans cette identité, sans possibilité de s’en libérer.
L’identité culturelle est souvent frelatée, comme toute construction idéologique. Elle dénie à tout homme le droit d’avoir un destin : il est celui que les autres (la communauté, le groupe, le pouvoir, le tyran) ont décidé qu’il serait. Elle refuse la conception de l’homme comme être unique, sans pareil, unique comme une oeuvre d’art : un tableau de Van Gogh n’est pas identique à un autre tableau de Van Gogh ou à un tableau de Renoir, et qui n’a que des semblables, uniques comme lui.
Le deuxième sens d’identité est proche de celui de l’indéfini latin ipse : c’est être soi-même. Tout homme est singulier. Cette identité n’est pas donnée ou, ce qui est donné, ce sont quelques éléments (lieu et temps) à partir desquels l’identité se construit et surtout évolue. Il y a en chacun des invariants, qui font qu’il est lui-même, être unique et singulier, et des traits qui évoluent, changent, se transforment : nous ne sommes pas à quarante ans ce que nous étions à vingt ; je ne suis pas le lundi ce que je suis le dimanche. L’identité est plastique, comme une oeuvre d’art : je regarde un tableau de loin ou de très près, je ne vois pas la même chose".
Extrait d'une contribution de Jean-Gérard Lapacherie, professeur de langue française à l‘Université de Pau.
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vendredi 18 août 2006
Par lebop,
vendredi 18 août 2006 à 22:07 :: Chroniques
La réaction du service des postes et télécommunications face à la baisse phénoménale du prix des communications et à la variété des offres permises par les évolutions technologiques ( internet, skype, call back....) traduit un combat d'arrière garde où le consommateur polynésien est considéré comme la cinquième roue de la charrette.
Monsieur Moetai BROTHERSON s'est mis dans la tête, en fonctionnaire dévoué à la cause du monopole public, de faire la chasse aux divers champions du téléphone pas cher en Polynésie. Il a décidé, pour ce faire, de dégainer son arme fatale : tout ce qui existe est illégal et tout ce qui ne l'est pas encore sera déclaré illégal, car c'est moi qui propose les lois à mes décideurs qui m'ont placé là où je suis ! Et, pour faire sérieux, il se réfugie derrière un état de fait, qui n'est pourtant pas l'état de nature : le MONOPOLE.
Si les consommateurs polynésiens ne sont pas contents et vôtent avec leurs pieds en allant vers ces nouvelles offres à bas prix,ce n'est pas la faute au MONOPOLE, mais de leur faute à eux, consommateurs. Mais pourquoi ne voulez-vous plus payer 100 F CFP la minute de téléphone vers la France ? Vous rendez-vous compte qu'en faisant de moins en moins appel aux services de l'Office des Postes, vous allez mettre progressivement au chômage des centaines de salariés aux rémunérations très confortables qui ronronnent tranquillement dans leur coin ? Que le smigard continue à engraisser ce monopole aux marges (de moins en moins) plantureuses ( à qui la faute ?), n'est-ce pas la chose la plus naturelle au monde ? Que ce monopole ait interrompu ces baisses de prix depuis quelque temps n'est pas le problème. La question du faible dynamisme de cet office est hors sujet, pour ne pas dire saugrenue.De même que celle de la démagogie de nos hommes politiques qui, par clientélisme, se sont fixés l'objectif d'ouvrir des agences dans les moindres vallées et les moindres atolls et de faire recruter à tirelarigo leur progéniture ou celle des syndicalistes de cette "superbe" corporation publique.
Et l'on nous parle d'infrastructures qui ont coûté cher, de cabines téléphonique dont l'entretien coûte plusieurs millions de F CFP à l'année... Dites-moi, Monsieur BROTHERSON, nous, les humains, vivons-nous pour faire vivre des infrastructures ? Sommes-nous au service des infrastructures ou les infrastructures sont-elles au service des hommes ?
Non, Monsieur BROTHERSON : vous marchez sur la tête. Vous n'aurez pas raison contre cette vague technologique qui submerge tout. Nous ne sommes pas en Chine où un régime dictatorial peut bâtir des barrières entre les chinois et le monde avec la complicité de Google. Il serait temps de vous adapter à la réalité du monde, plutôt que de croire que le monde va s'adapter à votre conception étriquée de l'économie moderne qui se borne à la défense à tout prix d'un monopole OPT-Tikiphone. Preuve, encore une fois, que la soit disant ouverture à la concurrence était une belle hypocrisie. Personne n'en était dupe d'ailleurs avec la fixation d'un coût d'entrée prohibitif pour un éventuel nouvel opérateur.
Un conseil : mettez-vous au service du citoyen-usager-consommateur que vous êtes censé servir plutôt que de dire à ce même citoyen de se mettre à votre service. Combat d'arrière-garde, vous dis-je.
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Par lebop,
vendredi 18 août 2006 à 15:33 :: General
Nous vous avions annoncé un examen critique de la réflexion et de l'action de notre Ministre de l'éducation : une semaine de rentrée "progressive" des classes nous ont laissé le loisir d'observer la "réflexion en acte" de Jean-Marius RAAPOTO. Ma foi : il n'y a pas eu discordance entre le discours et les actes, bien au contraire.
Le Ministre a pu chaque jour décliner divers aspects de sa stratégie avec un bon sens de la communication, malgré quelques "couacs", ici et là, qu'il n'a pas masqué d'ailleurs : retards de certaines constructions scolaires et rentrée retardée de quelques centaines d'élèves, dortoirs et classes surchargées,programmes de rénovations d'infrastructures à enclencher d'urgence vu l'état de délabrement avancé de certaines infrastructures, désorganisation du transport scolaire, retard de programmation de nouveaux collèges et écoles, insuffisance de réserves foncières pour de nouveaux projets de constructions scolaires...
Bref, rien de bien rédhibitoire ou de non soluble pour un intellectuel qui sait être pragmatique quand il faut. Rien, s'il n'y avait pas ce "tronc commun idéologique" qu'il partage avec les dirigeants les plus en vue de l'UPLD (ou ce qu'il en reste) et du gouvernement. Une idéologie qui l'oblige à faire des grands écarts et qui l'empêche d'exprimer la totalité de ses atouts. Jugeons-en...
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lundi 14 août 2006
Par Mana,
lundi 14 août 2006 à 14:23 :: Petite analyse
Reprenons chaque hypothèse du début à la fin, faisons un petit historique du Franc Pacifique (XPF) ou encore "Franc des colonies françaises du Pacifique" (FCFP) et concentrons nous sur le deuxième terme. Dans ce schéma, nous ne sommes qu’une colonie de la France et non pas un pays, une collectivité, un territoire, ou tout autre appellation d’origine contrôlée de notre Fenua. C’est peut être pour cette raison même que notre cher Président du Pays ne veut plus entendre parler de FCFP et envisage l’euro. Car dans la logique "Oscar Manutahi Temaruiènne", la seule conviction profonde de l’indépendance est la fierté rendue au peuple maohi sans autre forme de procès. Nous l’oublions souvent, mais pour que la Polynésie Française passe à l’Euro, il faut absolument l’accord des pays utilisant le FCFP, à savoir Wallis et Futuna et la Nouvelle Calédonie.
Parlons de l’euro rationnellement et non politiquement !
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samedi 12 août 2006
Par Roland,
samedi 12 août 2006 à 14:39 :: Brèves
La raison d’être du discours indépendantiste et des propos racistes anti-popa’a, c’est bien entendu, l’idée que la France est un état colonialiste. Certes, les africains, les algériens ou les marocains ont vécu les heures de la colonisation, avec plus ou moins de malheur, de vexations, d’iniquités et de violence. Il ne s’agit pas nier que la Polynésie a été annexée à la France ni que les français se sont installés en Polynésie, mais peut-être conviendrait-il de souligner l’exception polynésienne en matière de politique coloniale française.
1. Les français sont arrivés à Tahiti avec une tout autre idée des natifs que lorsqu’ils ont débarqué en Afrique. Les écrivains des Lumières avaient déjà construit le mythe de la nouvelle Cythère, aucun peuple colonisé n’a eu cette auréole de mythe ailleurs qu’ici.
2. La ségrégation en vigueur dans les colonies françaises a toujours été moindre chez nous du fait de l’apparition rapide des Demis, groupe social actif, tant politiquement qu’économiquement : les acteurs de l’histoire de la Polynésie ne sont pas les agents de Paris mais les grandes familles locales.
3. L’intrusion de la France dans le cadre politique polynésien s’est fait à la demande de la Reine Pomare IV dont le pouvoir était affaibli par les chefs.
4.Le plus important, le 30 décembre 1880, la France annexe la Polynésie, mais la loi d’annexion donne la nationalité française aux polynésiens. C’est là un fait plutôt important, un fait à nul autre pareil. De fait, depuis 1880, la Polynésie est autonome au sein de la République, avec son Assemblée de notables locaux.
Cependant certains continuent de préférer se souvenir des 3 ans de combats entre 1844 et 1847, des morts tahitiens tombés sous les balles françaises, ceci donne du poids aux propos indépendantistes. On le voit, les discours actuels, non seulement exhortent à la haine et au racisme, mais en plus, réécrivent l’histoire, mensongèrement. Ainsi est-il dommage que certains utilisent ce mensonge à des fins politiques et que nombre de nos popa’a, au nom du sanglot de l’homme blanc, soient les premiers à fustiger la France en opinant du bonnet face aux propos tenus.
Entre contre vérité des uns, mauvaise conscience des autres, le paysage mental de nos tropiques est plutôt triste !
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Par lebop,
samedi 12 août 2006 à 12:58 :: General
Dans un entretien au magazine Tahiti Business, Monsieur Jean-Marius RAAPOTO, ministre de l'éducation expose les lignes directrices de son pilotage du sytème éducatif polynésien.Nous avons analysé ses propos, et, dans un but de clarté, nous vous en faisons un résumé réagencé en identifiant le diagnostic qu'il énonce, les objectifs et orientations qui lui tiennent à coeur et quelques éléments de son programme d'actions tel qu'il le définit.
Nous nous livrerons, dans une seconde étape, à une analyse critique, que vous pourrez prolonger, je l'espère,par vos commentaires.
Voici, donc, notre résumé du discours ministériel.
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jeudi 10 août 2006
Par Noindep,
jeudi 10 août 2006 à 20:14 :: General
"Nous aurons tous le destin que nous aurons mérité"
Notre ami Albert Einstein nous le disait déjà il y a quelques siècles, sans penser un seul moment que c'est un Polynésien qui donnerait le plus de sens à son discours.
Il n'a pas manqué à son devoir, celui de rappeler à tous et à toutes, que notre régime vit au rythme de l'excès qui nous prédestine vers un suicide collectif.
Son discours empli de promesses a cependant manqué de recul. Travail inachevé d'un poète en manque d'inspiration, il ne cesse de parapher ses vers sur une dénonciation pléthorique des intrusions françaises. Bien entendu en marge de toute réalité et de toute vérité.
Notre président est à l’apogée de sa schizophrénie.
Loin de s'enliser dans cet engouffrement général, l'opposition, elle, ricane, fonde, et prophétise une nouvelle approche de l'âme sociale. Ils connaissent désormais les raisons de leur échec, comme ceux de leurs adversaires, il ne reste plus qu’à corriger le tir. Sauront ils redonner un sens au débat social sans trahir les réalités ?
Aujourd’hui, la raison doit nous ramener à un constat logique et simple : Le Taui trahit nos espoirs, brade notre histoire et hypothèque notre avenir. Nos enfants seront les contribuables de cette entreprise de l’échec.
Demain, Air Tahiti est bradé pour sa réussite, le président bat les records de déplacements, et les comptes virent au rouge. Voilà votre quotidien de demain, et celui de vos enfants si personne ne réagit. Certains diront que ce n’est point grave, d’autres diront qu’il est déjà trop tard.
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Par Lagon,
jeudi 10 août 2006 à 12:28 :: Brèves
Un coup d' oeil sur le site du Te' Avei'a, rubrique éducation.
Le point numéro 1 du programme est consacré à " La lutte contre l' échec scolaire ".
Il est indispensable en effet de tout mettre en oeuvre pour lutter contre l' échec scolaire.
Toutefois, je constate que les propositions faites, si elles étaient appliquées, tant en métropole qu' en Polynésie française, initieraient pour une large part les voies de la réussite scolaire chez la plupart des enfants.
L' échec scolaire bien entendu serait alors envisagé et traité, autant que faire se peut.
Chacun sait en effet que la maîtrise de la langue est la condition majeure de l' intégration sociale, professionnelle et civique.
Pourquoi ne pas substituer un " Les conditions de la réussite scolaire " ( par exemple ), porteur d' espoir, à cette " lutte contre..." ?
Il ne s' agit pas ici de critiquer le programme éducatif de ce jeune parti politique, bien au contraire, mais de faire une remarque amicale, qui se voudrait positive, tout simplement .En effet les mesures proposées n' ont rien d' un palliatif: elles constituent les éléments d' un programme politique ambitieux.
Les mots ont leur importance, ce qu' il fallait démontrer.
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mercredi 9 août 2006
Par lebop,
mercredi 9 août 2006 à 20:27 :: General
Dimanche soir, sur RFO, Jacqui DROLLET, notre Vice-Président aux multiples porte-feuilles mais une seule paye, a déclaré, d'un air gourmand, qu'il allait s'occuper des MONOPOLES qui pullulent dans notre Pays. Et il nous annonce une énième fois un droit de la concurrence qu'il a bien du mal à faire accoucher. On lui souhaite bien du plaisir !
Surtout que l'article des Nouvelles nous démontrant que nous avons l'une des électricités les plus chères au monde semble lui donner raison sur cette priorité et on a hâte de savoir ce que le gouvernement va décider sur cette question très électrique ! Peut être qu'une reconversion de nos millions de fourmis électriques en productrices d'électricité, première centrale de ce type au monde, sera à l'ordre du jour ? On ne sait jamais, car on nous a bien parlé d'hydrogène il y a quelques mois !
Aussi, une fois n'est pas coutume, j'ai décidé de laisser parler nos fidèles blogueurs pour éclairer la lanterne de notre grand argentier. Car les remarques et réflexions sur ce thème du coût de la vie ont foisonné ces derniers mois sur Politita. Aussi, retour sur une toute petite sélection de vos réflexions. Très intéressant, très intéressant ! Merci encore à vous pour tous vos commentaires, car vous nous encouragez à aller encore plus loin dans nos réflexions. Amis blogueurs, lisez la suite !
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Par Noindep,
mercredi 9 août 2006 à 17:56 :: General
La Polynésie française continue de poursuivre la quête vers sa véritable identité économique. Le gouvernement actuel continue de chercher ses marques dans cette économie insubmersible et tout à la fois fragile. Un paradoxe qui facilite la dérive décisionnelle, et fige le progrès sur notre immobilité.
Le Taui a souvent fait, rappelez-vous, l’éloge de la plate forme européenne, et de leur symbole identitaire : L’Euro.
Mais, loin d'entériner le projet Européen, dans le coma depuis un an, le gouvernement de la Polynésie française entend gagner sa place sous le soleil européen, en adoptant son enfant unique : l'Euro. Socle de garantie des équilibres monétaires, muraille freinant les anticipations négatives, l'Euro semble être un moyen unanimement reconnu pour garantir notre avenir et solder notre image de paradis fiscal.
- Qu'est ce que l'Europe est capable de nous apporter, en dehors de son patronyme monétaire ?
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Par Pépé Tama,
mercredi 9 août 2006 à 16:14 :: Chroniques
Après avoir "serré la pince" des grands de ce monde et fait la bise à Ségolène en son fief de Poitou-Charentes, Oscar TEMARU est revenu de son périple, tout émoustillé, et continue à en "pincer" pour la favorite... des sondages.
Il faut dire qu'il était venu de son «petit patelin à 20 000 kilomètres», comme il l'a dit, pour soutenir Ségolène Royal dans la course présidentielle. Pour lui et notre gouvernement, l'affaire est entendue : «Personne d'autre que Ségolène Royal ne pourra rassembler le peuple français.» «Vous êtes la personne capable de toucher le coeur des Français de gauche et de droite», lui a-t-il déclaré.
Ségolène Royal était ravie. Un peu gênée quand même quand Oscar Temaru l'a invitée à Tahiti «avec François» pour les marier dans sa mairie de Faaa. «Un événement planétaire», pronostique-t-il. Ségolène, rougissante : «On verra...».
En attendant ces hypothétiques noces «planétaires», Ségolène Royal a affirmé à Oscar TEMARU «croire profondément que, sous nos latitudes respectives, nous partageons l'essentiel : le rejet de l'arrogance dans l'exercice des responsabilités publiques, une certaine idée de la morale publique, le refus de la soumission aux conformismes de la pensée». Et de plaider pour le «Taui Roa», le grand changement. Et tout celà, sans rire.
Oscar Temaru, dont le parti est allié au Parti socialiste, s'était prononcé en faveur de Ségolène Royal dès le 28 avril. Il expliquait avoir pris sa décision au moment du référendum sur l'Europe, estimant qu'elle seule était capable de réconcilier les socialistes.
Avec du recul, il est pour le moins touchant de constater le décalage permanent entre la France et la Polynésie française : Ségolène croit encore au Taui Roa. Ne lui a-t-on pas tenu au courant que le Taui Roa était passé de mode ici ? Et que c'est Oscar TEMARU lui-même qui l'a jeté par dessus bord ?
Mais il est vrai qu'oscar TEMARU continue à être un supporter inconditionnel de Ségolène. A un point tel qu'il se dit que durant sa tournée aux Tuamotus, il y en a que pour Ségolène, alors que François ne l'a pas encore investi candidate socialiste ! A mon avis, si j'étais à la place de François, je devrais me méfier : peut être qu'en fin de compte Ségolène viendra-t-elle se marier à Tahiti un jour, qui sait ? La vraie question sera peut être : avec qui ?
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mardi 8 août 2006
Par lebop,
mardi 8 août 2006 à 20:09 :: Chroniques
Une information circule à la vitesse de la lumière sur l'internet polynésien : Oscar Temaru aurait décidé de laisser la place à Air new Zealand au détriment d'Air Tahiti Nui sur la desserte Papeete-Auckland ! L'agitation gagnerait déjà la direction et le personnel de la Compagnie au Tiare...
Ce choix, s'il se confirme, n'est qu'une demi-surprise, tellement le Président va systématiquement à l'encontre de l'intérêt économique et commercial de la Polynésie française dans ses relations avec la Nouvelle-Zélande : encouragement à la sortie de devises polynésiennes par une incitation aux études en Nouvelle-Zélande,déplacement en grande pompe de notre ministre de l'éducation pour concrétiser cette "coopération" fort coûteuse pour les familles polynésiennes intéressées, encouragement aux évacuations sanitaires de polynésiens en Nouvelle-Zélande au détriment de la Métropole, réception en grande pompe des missions commerciales néo-zélandaises qui viennent nous vendre encore plus de produits et services de leur pays, alors que notre balance commerciale avec ce Pays est outrageusement déficitaire. Ne parlons pas de l'acquisition d'une bâtisse d'un coût de plusieurs centaines de millions de F CFP, à rénover drastiquement, en guise de "représentation diplomatique"...
Qu'avons-nous en contre-partie de la part de la Nouvelle Zélande, si ce n'est l'octroi "généreux" de quelques malheureuses bourses chaque année à grand renfort de communication tapageuse lors de la venue régulière de la consule de Nouvelle-Zélande en Polynésie ? Soit un équivalent financier de quelques millions de F CFP chaque année... Quelle générosité kiwie en matière de coopération !
Pourquoi une telle logique ? Est-elle dictée par l'intérêt supérieur de la Polynésie française ou est-elle dictée par des intérêts particuliers ?
Il est légitime de se poser la question, tant la constance du Président dans sa bienveillance à l'égard de la Nouvelle-Zélande est flagrante.
On suivra attentivement cette affaire de desserte aérienne demain dans nos journaux préférés.
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Par lebop,
mardi 8 août 2006 à 19:23 :: General
La réponse de Monsieur Jacqui DROLLET à Monsieur Patrick PONS, dimanche soir, à RFO, à propos des transferts financiers de l'Etat ( "Ces transferts sont de 150 milliards de F CFP, mais il faut savoir qu'ils servent à payer Madame le Haut Commissaire, la justice, l'armée, la gendarmerie...") traduisent une grave méconnaissance de la réalité économique de la Polynésie française.
En effet, comme nous vous l'avons détaillé dans nos deux plus récents billets ( "Autonomie économique de la Polynésie : nous avons des marges de manoeuvre" et "transferts publics de l'Etat : 148,6 milliards de F CFP en 2005") , Monsieur Jacqui DROLLET, Ministre de l'économie et des finances, ne sait pas que plus la moitié des transferts financiers de l'Etat servent à financer des domaines qui sont de la compétence propre du Pays :
1) l'éducation, l'enseignement supérieur, la recherche et la culture qui ont bénéficié en 2005 de 52,5 milliards Fcfp (environ 437 millions d'euros), soit 35,3% du montant total des dépenses réalisées ;
2) les sommes allouées à la dotation globale de développement économique (DGDE) et au fonds d'investissement au développement économique et social (FIDES), dont l'objectif est "le renforcement de l'autonomie économique de la Polynésie française", ont quant à elles atteint 23,2 milliards Fcfp (environ 193 millions d'euros);
3) un montant de 5,4 milliards Fcfp (environ 45 millions d'euros) a été consacré à "la cohésion sociale" et à la santé.
En outre, un montant de 26,5 milliards Fcfp (environ 221 millions d'euros) "d'investissement en Polynésie française ont fait l'objet (...) d'une demande de défiscalisation", disposition qu'offre la "Loi Girardin".
Sans prendre en considération la défiscalisation nationale ( Loi Girardin), c'est pourtant un montant de de 81,1 milliards de F CFP que l'Etat finance à la place du pays dans des domaines de compétence du Pays. En d'autres termes, même dans un régime politique d'autonomie, nous devrions normalement financer nous- mêmes ce montant de plus de 80 milliards de F CFP (pour l'éducation de nos enfants, notre protection sociale, notre santé...), ce qui représente - rappelons-le - plus d'une fois et demie ce que nous rapporte le tourisme, notre première source de devises.
Plus grave : il ne sait pas que, par l'effet du multiplicateur dit keynésien, ce montant de 148,6 milliards de F CFP injecté dans l'économie polynésienne -soit près de 10 fois le montant du collectif budgétaire "injecté" récemment dans notre économie, comme l'a dit le Vice-Président lui-même - a des retombées économiques très importantes, puisqu'il contribue à former au moins 3/ 5 è de notre PIB ( la richesse que nous produisons dans l'année), soit au moins 300 milliards de F CFP !
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Par lebop,
mardi 8 août 2006 à 18:27 :: General
Nous retiendrons, cette semaine, deux propos que le Vice-Président Jacqui DROLLET a tenu dimanche soir sur RFO.
Premier propos en réponse à une question de Patrick PONS relatif au dialogue récent d'Oscar TEMARU avec Dieu. Jacqui DROLLET a répondu : "Chacun fait ce qu'il peut, quand il le peut et là où il peut. Les idées philosophiques des uns et des autres sont des affaires personnelles".
Second propos en réponse à une question sur les transferts financiers de l'Etat. Jacqui DROLLET a précisé :" Ces transferts sont de 150 milliards de F CFP, mais il faut savoir qu'ils servent à payer Madame le Haut Commissaire, la justice, l'armée, la gendarmerie. On pourrait d'ailleurs engager un débat sur cette question. Il y aurait beaucoup à dire".
Fin de citations.
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Par lebop,
mardi 8 août 2006 à 18:16 :: Chroniques
Dans son numéro de lundi, le quotidien "les Nouvelles" a fait sa première sur les comportements de "girouettes politiques" abordé au sein de notre billet " instabilité politique chronique en Océanie : des retombées aussi en Pays maohi". Nous avons donc la fierté de penser que leur rédactrice en chef fréquente assidûment notre blog et nous lui souhaitons, bien sûr, la bienvenue.
Cependant, je me rappelle que, sur ce thème, lorsqu'il y a eu la première motion de censure, en 2005, divers commentateurs, l'alliance alors au pouvoir qui subissait cette censure et divers petits partis autonomistes avaient crié "au scandale", au déni de démocratie, et tutti quanti.... Ils prenaient même pour exemple, à l'époque, le Vanuatu, pour dire qu'il fallait vôter une loi pour interdire toute motion de censure et les "retournements de veste", par exemple, pendant un an. Sans compter que cette affirmation était fausse, puisque cette loi n'a jamais été adoptée au Vanuatu et qu'il ne s'agissait que de velléités de certains ( ceux, bien sûr, qui subissaient cette motion de censure ; pas ceux au pouvoir grâce à ces motions de censure...), on peut s'interroger sur le changement à 360 ° opéré par ces mêmes commentateurs.
Car maintenant, on nous explique doctement que la "LOI" ne le permet pas. On nous parle de "mandat impératif". Ah bon...
On nous dit même que tous les partis politiques s'opposent maintenant à une "loi anti-girouettes", notamment le président du groupe UPLD à l'Assemblée. On comprend aisément ce dernier, puisque c'est son groupe qui a bénéficié du dernier tour de girouette : il ne peut donc s'auto critiquer ! Mais que va dire ce même responsable si son groupe est, à son tour, pénalisé par un autre tour de girouette dans les prochaines semaines ou les prochains mois ? Tiendra-t-il le même discours ? Nous postulons, pour l'instant, qu'il a tenu des propos responsables et qu'il aura, pour l'avenir, une attitude constante et cohérente.
En tous les cas, on peut prendre acte des prises de position des uns et des autres relatées par ce quotidien. C'est là un point plus important qu'on ne l'imagine. Merci donc aux Nouvelles d'avoir clarifié cette question.Les uns et les autres pourront s'en servir pour la suite...
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Par Roland,
mardi 8 août 2006 à 13:08 :: Brèves
Le ministre, M. Raapoto, évoquait la rentrée et l’accueil aux nouveaux professeurs. Il insistait sur deux point.
1. Les élèves arrivent en sixième sans maîtriser les fondamentaux (lire, écrire, compter).
2. Il ne s’agit pas de blâmer les écoles primaires mais de prendre les élèves comme ils sont pour les faire progresser.
Il a raison ; mais on peut tout de même se demander pourquoi les jeunes, à l’entrée au collège, ont de telles lacunes. Les réponses sont d’autant plus délicates à poser que lorsque l’on n'appartient pas au corps enseignant, on ne maîtrise pas tout. La dernière fois que j’ai évoqué l’enseignement, je fus tancé. Je parlerai donc en citant mes sources cette fois-ci, et en évoquant le bon sens, n’ayant que cette ressource pour parler d’éducation et de pédagogie. Pour le reste, j’espère surtout ouvrir le débat.
Une grande dame de la philosophie, Hannah Arendt, dans un article, la crise de l’éducation, pointe un danger du système actuel. L’éducation, pour elle, doit apprendre l’enfant à n’être plus un enfant, à le faire entrer dans le monde des adultes, conscient et responsable. Elle dénonce l’apprentissage sur le mode ludique qui enferme l’enfant dans le monde de l’enfance et lui épargne de se heurter à l’effort, à l’autorité, à la sanction.
Or, si on regarde les textes de l’Education Nationale, ils sont sur le site du ministère, on voit que les sanctions sont de plus en plus évacuées, le zéro est banni, les colles ont disparu. Les enfants ne découvrent plus le monde des adultes sous l’axe du réalisme utile à ce que la société demeure en son ordre. L’adolescent est souvent sans repère face à ce qui est nécessaire : la loi.
Sur le plan des connaissances, en privilégiant le mode ludique, en adoucissant la notation, on ne permet plus à tous les enfants de comprendre qu’ apprendre peut-être pénible, qu’il faille fournir un effort. Je défie tout étudiant qui réussit de dire qu’il travaille sans contrainte, sans effort, et parfois sans peine.
Peut-être est-il temps de redonner aux jeunes professeurs le goût de l’autorité et la force de montrer aux enfants le goût de l’effort. Mais je sais que l’école n’est pas seule responsable, je le sais ; qu’on ne me lise pas comme un pourfendeur des professeurs, je voudrais juste proposer le débat.
Il demeure certain que si l’école ne réagit pas, seuls ceux qui sont aidés chez eux réussiront, et de plus en plus d’adolescents sortiront du collège sans bases et sans conscience des contraintes liées à la vie en société…ceci se voit déjà en métropole, pourquoi attendre en Polynésie ?
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dimanche 6 août 2006
Par lebop,
dimanche 6 août 2006 à 16:30 :: General
Selon l'Agence France Presse ( AFP), les "journées internationales" organisées chaque année par le mouvement nationaliste corse se sont ouvertes samedi à Corte (Haute-Corse), après une nuit marquée par quatre attentats et une tentative contre des bâtiments publics....
Pilier du rassemblement de Corte, le parti indépendantiste Corsica Nazione soutient ouvertement "la lutte armée d'émancipation du peuple corse", contrairement à la branche modérée du mouvement - dont le Partitu di a Nazione Corsa, PNC - qui réclame une "trêve immédiate et illimitée des actions violentes".
Face à un public très clairsemé composé de 150 à 200 militants ou sympathisants rassemblés dans des locaux de l'Université de Corse, les représentants des partis indépendantistes et autonomistes sardes, catalans, bretons, basques et polynésiens ont présenté une "déclaration commune et solennelle des peuples sans Etat sous domination française".
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Par Lagon,
dimanche 6 août 2006 à 10:18 :: Brèves
Les récents propos de Monsieur le Président de la Polynésie française, relatifs à son dialogue avec Dieu, engagent la question de la légitimité politique.
Tel un bon séminariste, le Président nous rappelle l' adage de Saint - Paul selon lequel " tout pouvoir vient de Dieu ".
Pourquoi pas ?
Mais un regard sur l' histoire montre que l' adage en question a souvent permis de légitimer :
1- la monarchie de droit divin
2- l' alliance entre la monarchie et l' église.
En l' occurrence le Président du Pays, par ailleurs président à vie de son parti, allié des pasteurs et de leurs pouvoirs, affiche clairement ( c' est son mérite ) une position farouchement anti - républicaine.
Soit, mais la Polynésie française fait partie intégrante de la République française jusqu' à nouvel ordre.
La position du Président, sans ambiguïté aucune, signifie bel et bien la rupture dans les plus brefs délais, et l' instauration d' un régime dont le présent n' offre qu' un avant - goût.
Or, par leurs votes, la majorité des Représentants à l' Assemblée de Polynésie continuent à soutenir le Président, soit directement soit indirectement.
Sans doute aspirent - ils eux aussi à la création d' un état polynésien indépendant sous le signe de la régression, de la misère, du marteau et du goupillon tout à la fois ?
Dans ce cas, c'est parfait.
Sinon, à condition qu' ils s' intéressent à l' avenir de leurs enfants et non à la satisfaction de leurs intérêts mercantiles personnels, à eux de réagir.
Quoi qu' il en soit, les Polynésiens dans leur ensemble ne manqueront pas, si l' occasion leur en est donnée, de faire connaître leur avis.
Lagon.
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vendredi 4 août 2006
Par lebop,
vendredi 4 août 2006 à 23:05 :: Chroniques
La nouvelle est tombée comme un couperet : le Conseil d'Etat a déclaré Nicole BOUTEAU inéligible pour un an. Rien n'y a fait. Ni les pressions diverses et variées, ni les déclarations amicales, ni les explications visant à minimiser la "peccadille", ni les campagnes de presse en sa faveur,ni les sondages, ni les comparaisons avec divers coquins ( les noms ne sont pas cités, mais on nous fait deviner lesquels), ni les mémoires complémentaires, ni les soutiens de dernière minute. Les juges ont appliqué la loi, rien que la loi. A tel manquement correspond telle sanction. Un point, c'est tout.
Nicole a fauté. Nicole a pleuré parce que Nicole a été sanctionnée pour cette faute.
Nicole BOUTEAU se souviendra longtemps encore de cette erreur de débutante. Il faut croire qu'après avoir été pendant de longues années présidente des jeunes du Tahoeraa, elle était encore inexpérimentée. Encore "jeune" comme on dit.
Les commentaires sur la "force injuste de la loi" vont bon train, car selon l'expression consacrée, on ne commente jamais une décision de justice. Et le Président de l'Assemblée en premier. Et - surprise - l'UPLD y va de sa partition dans ce concert de récriminations à l'encontre de cette décision de justice en soutenant Nicole BOUTEAU.Mais rassurons-nous : ce n'est pas un retour d'ascenseur, aussi modeste soit-il.
De toutes les manières, forte du soutien de l'UPLD après cette sanction, elle pourra aisément rebondir et faire preuve de ses compétences dans l'Administration du Pays qu'elle a intégré dans les conditions que l'on sait.Le Président du Pays se fera un plaisir de lui confier des responsabilités à la hauteur de ses ambitions de servir son Pays avec intégrité, honnêteté et loyauté. Peut-être même réussira-t-elle a redorer le blason d'un Président qu'elle a contribué à porter au pouvoir. Qui sait ?
Nicole, ne pleures plus. Oscar est là. Il ne ne te laissera pas tomber.
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Par lebop,
vendredi 4 août 2006 à 20:29 :: General
La Présidence du Pays a tenté de justifier la communication directe d'Oscar TEMARU avec Dieu.S'agissant d'un texte destiné à la population,nous le publions in extenso :
« A propos de Dieu et des diables »
« L’art et le sacré sont des manifestations propres à l’humanité et sont présentes dans toutes les cultures et civilisations.
En ce qui concerne le sacré, de tous temps, l’être humain a entretenu un lien avec le divin. La prière est le moyen de s’adresser à Dieu, et parfois de lui demander une faveur. Ainsi, le croyant prie le Seigneur pour la santé d’un être aimé.
« J’ai demandé à Dieu de me garder en vie suffisamment longtemps pour conduire notre pays à l’indépendance a dit le président Temaru en reo tahiti. C’est une belle prière. Elle implique que cette accession à l’indépendance souhaitée par le président de la Polynésie française se réalisera dans le respect des principes chrétiens.
L’histoire nous montre que régulièrement les églises ont soutenu les mouvements d’émancipation des peuples. Il en sera de même pour la Polynésie française.
On ne comprend pas que des polynésiens, en principe bons chrétiens, qui fréquentent régulièrement leurs lieux de culte, puissent moquer une telle attitude.
En particulier, les élus de l’ancienne gouvernance qui sont bien mal placés à donner des leçons. Pour avoir oublié le sens du partage, de la modestie, et trop flirté avec les démons qui les ont conduits devant les juges, ils ont été punis par le peuple et sans doute par Dieu lui-même. »
C'est ce que j'appelle un communiqué d'anthologie : notre billet intitulé "Oscar Temaru le prêcheur n'est pas un leader pour notre pays", bien que précurseur, était encore en-deçà de la réalité. Aussi, une fois n'est pas coutume, je ne ferai pas de commentaires...Je vous laisse réagir, car il y a tant à dire !
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Par Noindep,
vendredi 4 août 2006 à 16:08 :: General
"Être populaire, c'est essayer de changer et d'améliorer la vie quotidienne des gens. Être populaire, c'est refuser les codes.
Être populiste, c'est penser qu'une opinion est une vérité simplement parce qu'elle est répandue. Être populiste, c'est penser que les élites et les corps intermédiaires sont toujours disqualifiés pour parler au nom du peuple. Être populiste, c'est chercher le soutien populaire sans prendre les moyens de résoudre une crise. C'est scander sans réformer. C'est amalgamer sans proposer. Je suis à l'opposé de cette attitude."
Nicolas Sarkozy, in Témoignages, XO éditions, 2006
Cinq lignes qui récitent l'espoir d'un peuple en attente d'un miracle maohi.
* Que pensez-vous d'un tel discours ?
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jeudi 3 août 2006
Par Roland,
jeudi 3 août 2006 à 10:02 :: Brèves
Il y a quelques temps, Peter se heurtait à un lecteur sur la question de la culture et des références. Il avait eu les mots justes. De fait, notre époque a tant valorisé l'opinion personnelle que beaucoup en sont arrivés à croire que l'on pouvait penser par soi-même...quelle ironie ! Les philosophes qui ont revendiqué cette maxime sont justement abreuvés de références ! Mais passons.
Il y a chez les anciens des passages qui peuvent éclairer notre présent ; ainsi lisons-nous Tocqueville :
"Il y a un passage très périlleux dans la vie des peuples démocratiques.
Lorsque le goût des jouissances matérielles se développe chez un de ces peuples plus rapidement que les lumières et que les habitudes de liberté, il vient un moment où les hommes sont emportés et comme hors d'eux-mêmes, à la vue de ces biens nouveaux qu'ils sont prêts à saisir.
Si, à ce moment critique, un ambitieux habile vient à s'emparer du pouvoir, il trouve que la voie à toutes les usurpations est ouverte."
Etonnant, non ? Pensez-vous que ceci puisse s'adapter à notre réalité polynésienne ? Je vous laisse lister "toutes ces usurpations" ; il me semble qu'elles soient d'ordres divers. De fait, la Polynésie est en péril ; il est temps de retourner aux urnes, id est de revenir au respect des institutions démocratiques dont nous nous éloignons chaque jour davantage.
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mercredi 2 août 2006
Par lebop,
mercredi 2 août 2006 à 20:28 :: General
Il ne se passe pas une semaine sans que l'on apprenne un changement de majorité politique au Vanuatu, aux Cook,en Papouasie Nouvelle-Guinée, aux Salomon, à Nauru...Et, "à chaud" ou "à froid", les gouvernants du moment envisagent de légiférer pour stopper ce type de pratique politique faite de changement d'alliance pour des motifs souvent obscurs, mais qui ne relèvent assurément pas de l'intérêt général.Ces projets visant à stabiliser les majorités politiques élues selon des modalités variées ( pas de motion de censure pendant un an,augmentation des indemnités des élus en vue de les prémunir contre d'éventuelles tentatives de corruption...) ne restent qu'à l'état de projets, car on n'hésite à sauter le pas et s'enlever ainsi des marges de manoeuvre pour le cas où....
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mardi 1 août 2006
Par lebop,
mardi 1 août 2006 à 21:05 :: General
J'ai suivi attentivement la prestation télévisée de Monsieur Pierre FREBAULT, Ministre du travail, dimanche soir, sur RFO. J'avoue que j'ai été dubitatif par les propos tenus.
En premier lieu, le discours sur les créations d'emplois, dont le nombre et, surtout la nature, mériterait une évaluation approfondie, a été tenu sans référence à la croissance économique ou à une quelconque stratégie misant sur des activités économiques porteuses et qui serait accompagné par le très important dispositif d'emplois aidés mis en place par le Pays : un montant de l'ordre de 3 milliards de F CFP par an, je crois.
J'avais l'impression d'un discours qui ne faisait que constater une réalité - la création d'emplois - sans que l'on sache en quoi ce Ministère y avait contribué. Il faut aussi dire que les questions-bateau, très générales, du journaliste, permettait au Ministre de faire un exercice de style à bon compte. On a donc eu droit à un discours ministériel général complètement muet sur les actions menées concrètement. Un verbiage sans substance, en somme.
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Par lebop,
mardi 1 août 2006 à 20:14 :: General
Arrêtons-nous sur la taxe de développement local, car si l'Assemblée de Polynésie française a passé une journée sur ce dossier, pour un coût à la jounée que l'on peut évaluer à plus de 8 millions de F CFP, on peut considérer que la question est importante.
Voilà une taxe qui est prélevée sur les produits importés qui concurrencent directement des produits fabriqués localement et qui rapporte, selon le Vice-Président, plus de 2 milliards de F CFP au budget du Pays.
Formellement, ce sont les importateurs qui la payent, mais ils la répercutent illico presto sur les consommateurs que nous sommes.
Rappelons-nous l'affaire des eaux minérales importées qui étaient injustement taxées pour protéger les eaux de source locales : le tribunal administratif a d'ailleurs donné raison aux importateurs. Mais pendant le prélèvement de la taxe, les importateurs d'eaux minérales - pas fous- avaient répercuté la taxe sur les prix à la consommation finale. C'est donc une taxe inflationniste qui hausse le prix des produits importés, qui maintient élevés les prix des produits locaux équivalents et qui permet aux producteurs locaux de vivre tranquillement à l'abri d'une concurrence trop forte grâce à cette protection octroyée par la communauté, c'est à dire nous tous.
Mais cette taxe sert-elle au développement économique ? Mérite-t-elle son appellation ?
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