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samedi 29 juillet 2006

OSCAR TEMARU LE PRECHEUR N'EST PAS UN LEADER POUR NOTRE PAYS

Par lebop, samedi 29 juillet 2006 à 17:28 :: General

L'affaire est entendue. Oscar TEMARU a définitivement décidé de se cantonner dans le rôle qui lui a réussi pour accéder au pouvoir : celui du "prêcheur maohi charismatique".Son cathéchisme, qu'il a décidé de nous enfoncer dans le crâne, en guise de "vulgarisation" est désormais bien rôdé : une pincée de justice sociale, une dose de messianisme teinté de mysticisme, une cuillérée d'identité culturelle et deux grosses louches d'indépendantisme forcené et d'antinucléarisme viscéral.

Le problème, c'est que ce discours, qui lui a si bien réussi dans l'opposition, puisqu'il a pu conquérir le pouvoir - avec, certes, une alliance politique hétéroclite et circonstancielle - ne peut plus seulement fonctionner comme discours depuis qu'il préside aux destinées du Pays. Notre prêcheur pense que le gouvernement du verbe suffit encore et peut se subsituer au gouvernement des hommes.

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jeudi 27 juillet 2006

A PROPOS DES MISSIONS OFFICIELLES BIDON D'OSCAR TEMARU

Par lebop, jeudi 27 juillet 2006 à 20:08 :: Chroniques

On a beaucoup glosé sur le voyage d'agrément habillé en mission officielle du Président du Pays, notamment en ce qui concerne son séjour en Suède qui, sans contestation possible, était un séjour privé. Mais il y en a un autre qui a retenu mon attention : c'est celui de Monsieur Keitapu MAAMAATUAIAHUTAPU.

Rappelons-nous il y a une ou deux semaines. Les médias de la place avaient rapporté que notre personnalité avait représenté le Tavini à une cérémonie d'anniversaire du Palika, parti indépendantiste Kanak, en Nouvelle-Calédonie. Il s'agissait clairement d'un acte militant et non officiel.

Et l'on lit aujourd'hui dans nos journaux une communication de notre personnalité en qualité de Ministre à propos des ....bourses australiennes, sujet largement connu de tous, car déjà largement médiatisé. On apprend ainsi qu'il aurait rencontré le Consul d'Australie à ce propos. Trois remarques : en premier lieu ce dossier est de la compétence du Ministre de l'éducation et ce dernier a largement communiqué sur ce point à l'occasion de la visite récente et habituelle de la Consul d'Australie à Papeete; en second lieu, pourquoi le Ministre de la Mer ne l'a-t-il pas rencontré ici à Papeete ? En troisième lieu, la question abordée ne pouvait-elle pas être réglée par un échange de courrier au regard de son intérêt tout relatif ?

Cette communication n'est-elle pas une justification à postériori du déplacement militant de Monsieur Keitapu MAAMAATUAIAHUTAPU ? Ce dernier est-il parti en "mission officielle" en Nouvelle-Calédonie sur les deniers publics ? Si c'est le cas, n'habille-t-il pas ainsi un voyage partisan "pour se couvrir" par une communication sans conséquence, et, surtout, sans importance aucune ?

Le nombre de missions-bidon des membres du gouvernement atteint, à ce rythme, un chiffre indécent. Et le coût global peut en devenir faramineux. Grosso modo, on estime qu'outre le coût du billet en classe affaires pris en charge par la collectivité, l'indemnité journalière versée aux Ministres en mission est de l'ordre de 40.000 F CFP par jour....Pour le Président du Pays, cette indemnité est largement supérieure et frôle les 100.000 F CFP par jour. Nous fluctuons donc, selon les cas de figure, entre un tiers et deux tiers du SMIG mensuel polynésien par jour d'indemnités, outre le salaire ! Rappelons que c'est le Président du Pays qui décide, de manière discrétionnaire, d'autoriser ou non les demandes de mission : il engage donc sa responsabilité en ce qui concerne leur opportunité.

Il sera toujours temps de faire un décompte exhaustif du nombre de ces missions le moment venu.A mon avis, on aura des surprises.

Dans les pays scandinaves, en Suède, par exemple, un Ministre qui abuse de ses fonctions ne serait-ce que de quelques milliers de francs, fait l'objet de l'opprobre publique et doit démissionner lorsque l'opinion l'apprend... Et en Polynésie ?

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mercredi 26 juillet 2006

ALERTE AU TRAIN DE VIE EXCESSIF DE NOS INSTITUTIONS

Par lebop, mercredi 26 juillet 2006 à 19:05 :: General

Le gouvernement pléthorique de Monsieur oscar TEMARU commence à donner toute sa puissance ... BUDGETIVORE.Pour que celà passe plus inaperçu, tout n'a pas été inscrit dans le budget initial de l'exercice 2006. Et on apprend ainsi, par nos journaux préférés, que près de 15 milliards de francs de dépenses supplémentaires devraient être votés à l'occasion du TROISIEME collectif budgétaire de l'année.

Trois collectifs budgétaires : ce nombre reflète déjà la gestion approximative de nos gouvernants actuels.

Quinze milliards : c'est plus de 10 % du montant du budget initial du Pays. En termes de gestion budgétaire, un écart de prévision de plus de 10 % en quelques mois est aussi la traduction d'un sérieux amateurisme, pour ne pas dire plus.

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mardi 25 juillet 2006

AUTO DETERMINATION : ACTION DE SE DECIDER PAR SOI MEME

Par lebop, mardi 25 juillet 2006 à 23:38 :: General

Ces temps ci, j'ai eu la nette impression que certains de nos élus politiques utilisaient des termes à la place d'autres, ceci pour créer délibérément une confusion dans l'esprit de nos concitoyens. Il en est ainsi des termes "indépendance " et "droit à l'autodétermination". Le Président du Pays est allé jusqu'à dire que le Président de la République partageait son souhait d'indépendance ! Faut-il lui rappeler les propos du Président de la République, à l'occasion du sommet France-Océanie, lorsqu'il lui a répondu que le droit à l'autodétermination était un principe inscrit dans la Constitution française, et qu'il n'avait pas l'impression que la majorité de la population souhaitait l'indépendance ?

Qu'est ce, au fait, ce droit à l'autodétermination ?

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Air Tahiti Nui dans les turbulences

Par lebop, mardi 25 juillet 2006 à 21:07 :: Chroniques

Opération vérité du nouveau PDG d'ATN, Monsieur Eric POMMIER : notre compagnie va mal. La faute au pétrole ( seulement au pétrole ?), la faute aux erreurs stratégiques du gouvernement actuel et du Directeur Général remercié. L'ouverture de la ligne Papeete-New York est bien sûr la principale de ces erreurs. Des révisions drastiques s'imposent, les économies devront encore être plus importantes, le Pays et les actionnaires privés sont conviés à mettre encore la main à la poche.

ATN est donc devenue au fil des années doublement notre compagnie : en qualité, en premier lieu, de clients et, en second lieu, de contribuables. Les montants annoncés pour renflouer notre compagnie nationale sont assez vertigineux. Aussi, il faudra - et c'est bien la moindre des choses- que la direction de la compagnie communique à l'avenir dans la plus totale transparence et ne se contente pas de demi-vérités, car elle nous devra de plus en plus des comptes. Nous sommes en effet devenus, malgré nous, des actionnaires contraints et forcés de la compagnie au Tiare. Ne serait-il d'ailleurs pas normal qu'un représentant des citoyens-contribuables siège au Conseil d'administration de la Compagnie ?

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lundi 24 juillet 2006

Les jeunes néo zélandais instrumentalisés par Oscar TEMARU

Par lebop, lundi 24 juillet 2006 à 19:19 :: Chroniques

Le droit à l'auto-détermination, reconnu, rappelons-le, par la Constitution française, a donc été débattu avec l'activisme, semble-t-il, de jeunes néo zélandais instrumentalisés par le pouvoir actuel. Il n'y avait qu'à voir, à la télé, les leaders du Tavini "noyauter" l'atelier consacré à ce thème pour comprendre la tactique adoptée après le coup de force d'Oscar Temaru sur l'ordre du jour du Festival. A écouter certains jeunes présents lors de cet atelier, les "vieux" (du Tavini) ont alors monopolisé la parole pour endoctriner l'assistance.

Il est vrai que ces jeunes néo zélandais ont la reconnaissance du ventre, car si la Polynésie n'avait pas payé le billet de nombre de ces jeunes, ces derniers n'auraient pas pu venir pour cause de finances chancelantes au sein de leurs micro-Etats insulaires.

Et on a entendu à RFO une jeune samoane nous donner des leçons d'indépendance. UN témoignage et un seul : vive les sondages selon RFO ! Il est vrai que les Samoa sont une démocratie indépendante exemplaire avec les pouvoirs exorbitants des chefs coutumiers par rapport au commun des samoans...et un niveau de vie largement inférieur aux samoas américaines voisines... peuplés des mêmes samaoans, mais désireux de rester avec l'oncle Sam. Il s'agit pas de confondre "démocratie censitaire" et démocratie tout court, quand même...

Mais on a beau être "jeune" du Pacifique ou "vieux " du Pacifique, il est particulièrement mal venu et indécent de s'immiscer dans les affaires intérieures d'un pays qu'on ne connait pas et de parler d'une réalité, la réalité politique, économique, sociale et culturelle de la Polynésie que l'on ne maitrise assurément pas. Nous viendrait-il à l'esprit d'aller, à l'occasion d'un festival de la jeunesse en Nouvelle-Zélande, porter des jugements sur la colonisation néo zélandaise qui a spolié les maoris de leurs terres du fait de la non-application du traité de Waitangi ? Ou aux Fidji, dans trois ans, aller dénoncer l'apartheid subi par les indo-fidjiens par le pouvoir mélanésien ?

Que les jeunes polynésiens débattent de ce thème en ayant en mains tous les tenants et tous les aboutissants du problème : quoi de plus normal ? Eux sont tout à fait fondés à en parler, car ils vivent cette réalité et vont peut être la subir en cas de mauvais choix.

Mais, s'il vout plait, respectons-les. Au lieu de l'imposer, laissons les maitriser leur ordre du jour avant qu'ils ne maitrisent un jour leur destin.C'est le moindre des respects qu'on leur doit, car c'est LEUR festival après tout.

Endoctriner les jeunes ou les instrumentaliser, c'est aller à l'encontre des principes que l'on prêche. Le Président du Tavini n'a pas respecté l'indépendance... individuelle des jeunes.Le Tavini est encore une fois surpris en flagrant délit de : "faites ce que je dis, mais je ne fais pas ce que je dis". Il a encore réussi à "vicier" un débat prometteur à des fins de propagande à visée externe. Quel gâchis !

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UN PEU DE RECUL : POUR SORTIR DU NOMBRILISME POLYNESIEN

Par lebop, lundi 24 juillet 2006 à 14:00 :: General

Le Monde est en train de basculer. Le centre de gravité de la production de richesses se déplace à vive allure vers l’est et l’Orient. Les anciens pays communistes se développent, et la Russie redevient un grand mondial grâce au prix du pétrole. Aux portes de l’Europe, le poids économique de la Turquie s’impose année après année. Non loin de là, Israël est désormais l’un des leaders mondiaux des hautes technologies. Le moyen-orient reste une zone ambivalente, où la pauvreté des uns côtoie les pays qui bénéficient de manne pétrolière (dont l’Iran !), et en conséquence de masses de liquidités à réinvestir.

Encore plus à l’est, la Chine et I’Inde constituent désormais avec les dragons d’Asie et le Japon le nouvel épicentre industriel mondial. En Amérique Latine, le Brésil a retrouvé un dynamisme qui confirme son futur rôle de grande nation économique.

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dimanche 23 juillet 2006

LECTURE D’ETE A MEDITER…

Par lebop, dimanche 23 juillet 2006 à 11:53 :: General

Sylvie Brunel, Professeur de géographie à l’Université Paul Valéry de Montpellier, consacre dans son dernier livre « la Planète dysneylandisée » (chroniques d’un tour du monde), un chapitre à « Bora-Bora, paradis sous perfusion ». Après les premières pages, relativement positives, la description se corse les dernières pages.

Page 151 : « chez le chinois, tout, absolument tout est importé. ». Le coût est évidemment prohibitif, principale caractéristique de Tahiti ».

Mais c’est surtout les pages 156 et 157 qui valent leur pesant d’or. Je cite : « l’horizon lui-même est rétréci par le manque total de perspective qui semble avoir paralysé la population : le milieu polynésien s’étiole, société sans avenir soutenue à bout de bras par une métropole aussi vilipendée que convoitée. L’assistanat français dissuade tout effort productif, hormis la mise en avant d’un certain folklore destiné à entretenir le touriste dans l’illusion du paradis tahitien : perles noires, chemises à fleurs, colliers de coquillages et vahinés. Mais la vahiné se mue très vite en une vieille femme fatiguée et obèse ».

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vendredi 21 juillet 2006

Petit coup de peinture

Par Peter, vendredi 21 juillet 2006 à 19:11 :: General

Politita change de robe et va à l'essentiel. Un habillage sobre, nous refondons notre charte graphique en vue de projets prochains. Ceux qui nous classent dans la catégorie des beaux-parleurs pourront bientôt nous laisser tranquille. Bien évidemment, toutes vos remarques sont la bienvenue. Au passage, nous tenons à vous remercier de venir alimenter des discussions très souvent intéressantes, malgré les dérapages occasionnels.

Merci à toutes et à tous.

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Tahiti : champion du monde du coût de la vie

Par lebop, vendredi 21 juillet 2006 à 13:54 :: Chroniques

Le Vice-Président est content : Tahiti est "champion" dans la faible hausse des prix constatés ces derniers mois. Mais ne dit-on pas que les arbres ne montent pas jusqu'au ciel ? Traduction de bon sens : nos prix sont déjà tellement élevés qu'ils ne peuvent pas monter beaucoup plus ! CQFD...

Le coût de la vie se réfère à un niveau de prix, l'inflation se réfère à une évolution de ce niveau, à la hausse ou à la baisse. La question primordiale est donc notre coût de la vie très élevé, car les résidents ou les touristes ne contatent pas, au premier abord, une évolution de prix dans les magasins, mais le prix d'un produit en valeur absolue. Et là, assurément, Tahiti est le champion du monde du coût de la vie, car tout est très cher. C'est souvent la première réflexion qui vient à l'esprit de nos visiteurs étrangers lorsqu'on discute un peu en profondeur avec eux ( du style : Tahiti, c'est très beau, mais....). Mais nous aussi, lorsqu'on compare avec la Nouvelle-Zélande, la Californie, etc... on est souvent estomaqué !

Autement dit, comme disent les économistes, cette question des prix n'est pas une question conjonturelle ( inflation), mais structurelle ( niveau des prix). Quelle est donc la politique structurelle du gouvernement sur ce sujet très sensible pour les ménages polynésiens ? Car beaucoup de choses sont conditionnées par cette question critique pour notre développement futur.

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jeudi 20 juillet 2006

LES ORIENTATIONS ECONOMIQUES DE L'UMP POUR L'OUTRE-MER

Par lebop, jeudi 20 juillet 2006 à 19:46 :: General

C'est aussi la vocation de POLITITA "d'éplucher" les idées des partis politiques nationaux pour l'Outre-Mer. Nous n'hésiterons donc pas à les analyser dès qu'elles seront portées à notre connaissance. L'UMP a "ouvert le bal" : nous vous en faisons part en y apportant nos premiers commentaires.

Idée-force énoncée par Nicolas SARKOZY, le "champion" de l'UMP : "l'enjeu fondamental est de donner à nos économies d'outre-mer une forme d'AUTONOMIE". Une démarche qui devrait "tourner le dos à un assistanat qui a touché ses limites" et à "toute considération clientéliste" et ne pas se traduire par une simple accumulation d'aides publiques.

Nous ne pouvons qu'être d'accord, puisque tous nos billets sur ce thème économique vont dans ce sens. Nous avons toujours affirmé que les transferts de l'Etat dans notre régime d'autonomie politique, sont le socle qui nous permettent de diversifier notre tissu économique par une politique de développement "intelligente et efficace".Quoiqu'on dise, cette politique a été menée ces 15 dernières années, mais il convient de la rédéfinir pour les 10 prochaines années en concertation avec toutes les forces vives du Pays.

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mercredi 19 juillet 2006

"La sagesse BOUISSOUISTE"

Par Noindep, mercredi 19 juillet 2006 à 18:49 :: General

Jean Christophe BOUISSOU l'a déclaré hier, "la classe politique n'est plus crédible". Derrière ce mea culpa de sage, une stratégie buissonnière se cache. Rautahi avait déjà fait le pari d'être le parti non de l'alternance, mais du nouveau bord autonomiste. Plus de justice, de transparence, d'équité et de raison. Fin du monopole de l'homme, début de la concurrence des idées.

Vanté des qualités politiques aussi neuves à l'époque débouchait forcément sur le rassemblement. Rautahi, parti du rassemblement et de l'armistice politique. Aujourd'hui, son leader continue de scotcher son électorat dans la lignée d'une autonomie ouverte sur l'extérieur et réformer à l'intérieur. Et aujourd'hui, le statut quo actuel sclérose notre belle autonomie. L’urgence serait une dissolution pure et simple de l’assemblée et un retour au scrutin proportionnel pour rationaliser la gouvernance polynésienne.

La dissolution semble donc le seul jeu de réponse que Rautahi est prêt à proposer, en implorant la sagesse temariste ou la pitié de l'Elysée. Quoi qu'il en soit, les piliers qui soutiendront la cathédrale de ses idées devront s'armer de l'assentiment populaire, et du lobbying politique. Le but étant de rationner la crise qui jubile, pour stopper l'hémorragie économique de notre pays par l'apport de sang neuf. Mais les donneurs sont rares, peut-être JC BOUISSOU pense qu’il en fait parti.

  • Qu'en pensez-vous ?

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Un geste inamical

Par Noindep, mercredi 19 juillet 2006 à 05:49 :: General

Le service de la communication de la présidence continue de pervertir le débat inamical qui gèle les relations entre l’Etat et le territoire, par la publication d’un nouveau communiqué, qui fait état de la pensée actuelle de la Rue Bruat, toujours plus en marge d’une réalité qu’elle ignore.

La fracture politique qui menace les longues relations de confiances territoire/Elysée des vingt dernières années, s’est construite sur un dialogue de sourd nourri de messages écrits puériles et versatiles que l’Etat et le territoire prennent plaisir à se renvoyer.

Derrière cette mascarade que la Presse noirci avec gratuité, les électeurs s’esclaffent d’être pris en bouc émissaire d’un jeu de rôle enfantin et résolument stérile de progrès. Les Polynésiens désirent que l’on s’adresse à eux, que le débat soit centré sur leur avenir, et que les politiciens mettent en congé leurs querelles politiques.

Résolument obstiné à conserver le monopole du révisionnisme politique, le président continuera de subir la pression de Mme Boquet gardienne du temple républicain. Aujourd’hui le président a réussi à tourner le débat à son avantage (en évoquant la néfaste présence française), et s’acquière de la partie vulnérable de l’électorat qui troque leur idées pour de l’émotion.

L’émotion, en voici en voilà. On ne jugera pas leur conscience, ni leur liberté de vote, mais pourvu que leurs enfants lisent la même émotion dans leurs yeux dans vingt ans, et que eux-mêmes puissent lire le même espoir dans les leurs.

Lire le communiqué

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mardi 18 juillet 2006

La ritournelle d'Oscar TEMARU

Par lebop, mardi 18 juillet 2006 à 19:43 :: General

Les déclarations d'Oscar TEMARU au festival de la jeunesse du Pacifique, sur le thème de l'émancipation, ont fait grand bruit et tel était bien l'objectif recherché. Bientôt, à cette allure et dans le même genre répétitif, je m'attend à ce que le Président Oscar 1er donne l'ordre au Ministre de l'Education, d'enseigner, dès la prochaine rentrée, aux enfants de toutes les maternelles de la Polynésie, une ritournelle ( sur un rythme de "maohika" très entrainant) dont les paroles pourraient être celles-ci :

kicékiva me donner un emploi : c'est l'indépendance, mon petit ; -kicékiva payer mon papa : c'est l'indépendance, mon petit maohi ; -kicékiva payer mon médecin demain : c'est l'indépendance, mon petit demi, mais maohi quand même ; -kicékiva payer la retraite de mon papy : c'est l'indépendance, mon petit tinito, mais maohi quand même ;

Tous en choeur pour le refrain : -kicékiva payer les impôts : c'est la France qui paye, qui paye ! -Kicékiva payer pour les essais nucléaires : c'est la france qui paye, qui paye ! -Kicékiva payer le Président : c'est la France qui paye, qui paye ! -Kicékiva payer les Ministres : c'est la france qui paye, qui paye ! -kicé qui paye le festival de la jeunesse : c'est la France qui paye, qui paye !

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Si jeunesse pouvait, si vieillesse savait !

Par Noindep, mardi 18 juillet 2006 à 04:43 :: No comment

De retour d’Europe, le président n’a pas manqué de faire une réapparition grandiose ! Déclarations stériles, discours prosaïque, rhétorique pathétique, bref un intellectualisme politique absent. Il continue de réciter avec ferveur, un discours que l’on connaît tous parfaitement. A savoir, l’éloge des principes de la démocratie (liberté), et l’indépendance à laquelle on nous refuse tant le droit.

Un étudiant adresse ce message au président :

"L’indépendance, oui Mr le Président est une possibilité. Oui Mr le Président, les plus grand pays du monde le sont. Oui Mr le Président, l’Histoire a fait couler du sang, et en fera couler encore. Oui encore Mr le Président, personne n’est parfait, vous incarnez la règle qui infirme l’exception.

Mais non Mr le Président, l’indépendance n’est pas un droit, c’est un souhait. Un souhait exprimé par plus de 70% de la population votante ou non votante, vous l’avez constaté aujourd’hui, la jeunesse reste sceptique quant à votre démarche, qui manque de visibilité et d’arguments tangibles. Non Mr le président, le pays n’est sûrement pas prêt à assumer le soutien financier que la France exerce jusqu’à présent, et ne le sera pas avant beaucoup d’années. Bernard Poirine, économiste vous le démontre. Non Mr le président, votre parole sonne faux et ne prend acte des réalités en place que vous ignorez volontairement. Non Mr le président, vous ne pouvez constamment déléguer vos responsabilités à vos collègues, et nourrir votre mandat d’un absentéisme stérile d’explications et de raisons. Non Mr le président, vous le savez comme nous, que le développement de la Polynésie française passe automatiquement dans une conservation des prestations françaises. Vous-même retraité de la fonction d’Etat, vous le savez bien. La fonction publique d’Etat est le poumon économique de notre pays, les économistes vous le rappellent aujourd’hui.

Mais Oui Mr le président, vous avez le droit de vous exprimer, tout comme moi, je le fais, mais mes paroles ne retentissent pas à chaque fois comme des menaces envers la France, et 250 000 personnes n’ont pas fondé tant d’espoir en moi. Je vous le demande sincèrement, agissez dans l’intérêt du pays, non comme vous le voulez, mais comme il vous le demande".

  • La jeunesse s'exprime. Je n'ai rien à ajouter !

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lundi 17 juillet 2006

TRANSFERTS PUBLICS DE L'ETAT: 148,6 MILLIARDS DE F CFP EN 2005

Par lebop, lundi 17 juillet 2006 à 19:17 :: General

Dans un communiqué en date du 13 juillet 2006, les services du haut-commissariat indiquent que l'Etat a dépensé 148,6 milliards Fcfp (environ 1,2 milliard d'euros), en 2005, en Polynésie française, "la collectivité de la République la mieux dotée financièrement". Ces dépenses représentent "595 000 Fcfp" (environ 5000 euros) par habitant pour l'année.

L'éducation, l'enseignement supérieur, la recherche et la culture ont bénéficié en 2005 de 52,5 milliards Fcfp (environ 437 millions d'euros), "soit 35,3% du montant total des dépenses réalisées", alors que les missions régaliennes (justice, police, armée et circulation aérienne) ont coûté pour leur part 31,2 milliards Fcfp (environ 260 millions d'euros).

Les sommes allouées à la dotation globale de développement économique (DGDE) et au fonds d'investissement au développement économique et social (FIDES), dont l'objectif est "le renforcement de l'autonomie économique de la Polynésie française", ont quant à elles atteint 23,2 milliards Fcfp (environ 193 millions d'euros).

Les communes, au travers de la dotation globale de fonctionnement (DGF) et du fonds intercommunal de péréquation (FIP), ont bénéficié de 8,5 milliards Fcfp (environ 71 millions d'euros).

Un montant de 5,4 milliards Fcfp (environ 45 millions d'euros) a été consacré à "la cohésion sociale et à la santé".

Enfin, le versement des pensions civiles et militaires mais également le fonctionnement des services du haut-commissariat ainsi que des douanes et du trésor, représentent 27,81 milliards Fcfp (environ 232 millions d'euros).

L'Etat rappelle également que pour l'année 2005, 26,5 milliards Fcfp (environ 221 millions d'euros) "d'investissement en Polynésie française ont fait l'objet (...) d'une demande de défiscalisation", disposition qu'offre la "Loi Girardin".

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samedi 15 juillet 2006

Autonomie économique de la Polynésie : nous avons des marges de manoeuvre

Par lebop, samedi 15 juillet 2006 à 17:05 :: General

Monsieur Bernard POIRINE, professeur d’économie à l’Université de Polynésie française, a été interviewé par la rédaction de la revue « Tahiti Business », dans son numéro de juillet 2006.

Si nous partageons l’essentiel de son argumentation sur la caractérisation de notre système économique, ainsi que le montrent nos nombreux billets passés sur ce sujet, notamment en ce qui concerne le poids décisif du moteur principal que constituent actuellement les transferts publics de l’Etat, nous ne reprenons pas à notre compte la tonalité globale de son propos tel que résumé par les journalistes : « l’économie polynésienne est insubmersible ( quoique l’on fasse) ».

En effet, à écouter notre professeur émérite, nos gouvernants n’auraient selon lui, aucune marge de manœuvre en matière de politique économique. Pire,en schématisant un peu les propos de notre professeur, il ne faut pas qu’ils agissent, car, lorsqu’ils agissent, ils font des « bêtises »….Tout interventionnisme des pouvoirs publics serait contre-productif et donc inutile.C’est ainsi qu’il en déduit que l’économie polynésienne est insubmersible, quel que soit les décisions économiques internes, et qu’il vaut mieux « laisser faire ».

C’est là un raisonnement « mécaniciste » qui ne reflète pas totalement notre réalité économique. Dire que notre « superstructure politique » ne doit pas interférer sur l’infrastructure économique, pour reprendre une terminologie marxiste, c’est cautionner la passivité, voire l’irresponsabilité des acteurs politiques et économiques dans le pilotage de notre avenir économique. C’est décourager à l’avance toute initiative de nos entrepreneurs dans de multiples activités viables, y compris pour l’exportation, alors que ces derniers ont obtenu et obtiennent des résultats, malgré le contexte fiscal et social défavorable rappelé avec raison par Monsieur POIRINE.Faut-il rappeler que des milliers de familles vivent de la perle, de la nacre, du noni, de la vanille, du coprah, du tiare, du tamanu... dans nos archipels ? Peut-on considérer les revenus créés par ces activités comme négligeables ?

Il est donc bon de rappeler, en premier lieu, que si le volume des transferts publics, d’un montant approximatif de 150 milliards de F CFP, est le moteur principal qui engendre des effets directs et indirects très importants dans le reste de l’économie, il n’en demeure pas moins que nos ressources propres représentent un montant de l’ordre de 80 milliards de F CFP par an : exportation de services touristiques, exportations de perles, exportation de services de transport aérien ( grâce à la création de la compagnie Air Tahiti Nui) et exportations d’autres biens et services ( noni, poissons, bijouterie, vanille, monoï, coprah, nacre, poissons d’aquarium, bière, tamanu….). Ces ressources propres, hors le tourisme, sont quasi-considérées par Monsieur POIRINE comme quantité négligeable.

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vendredi 14 juillet 2006

Où est passée Nicole ?

Par Noindep, vendredi 14 juillet 2006 à 20:43 :: General

Que s’est-il passé dans le parti No Oe Te Nunaa ? Son chef de file semble avoir été absorbé par son déclin, et sombre aujourd’hui dans un absentéisme rigoureux et mystérieux. Certes, la trahison de sa ligne de conduite ressentie par tous, a précipité sa faillite populaire, et réjouit l’ego de ses adversaires.

Peut-être fallait-il en effet qu’elle batte en retrait avec ses troupes et fasse la synthèse de son programme ambitieux ? Ou peut-être fallait-il qu’elle milite avec plus de ferveur et mène au-delà même des préjudices qui l’absorbent son triste combat pour sa nouvelle autonomie ?

  • Elle apparaît être partie par la petite porte. Reste à savoir si elle la garde entre ouverte ou si elle l'a clos définitivement ?

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La croissance avant tout

Par lebop, vendredi 14 juillet 2006 à 12:25 :: General

La campagne électorale de 2004 et de 2005 a été l’occasion, pour les partis politiques de faire assaut de surenchères d’engagements pour capter les voix de l’électorat polynésien. Cependant, les propositions énoncées dans les domaines politiques, économiques, sociaux et culturels ne peuvent se concrétiser que s’il y a croissance.

C’est d’autant plus criant aujourd’hui avec la « gouvernance tauiste » : le programme annoncé, que les observateurs considéraient comme particulièrement maximaliste, voire démagogique, ne peut se réaliser que s’il y a une croissance forte.

Car il y a une donnée fondamentale que devront intégrer nos gouvernants : tout procède de la croissance. On ne peut pas se soustraire à cette réalité. Définir une stratégie de croissance crédible est un impératif absolu pour pouvoir entrainer notre pays sur le chemin d’une ambition collective.

Sans croissance, pas d’insertion professionnelle des milliers de jeunes qui arrivent sur le marché du travail chaque année, car le chomage de masse continuera à obscurcir l’horizon de notre jeunesse . Sans croissance, la protection de l’emploi local sera vouée à sombrer encore plus dans la logique malthusienne.

De même, sans croissance, inutile d’espérer rompre avec la dépendance financière vis-à-vis des transferts publics de l’Etat ou renforcer notre autonomie économique. L’alternative est donc simple : soit la Polynésie française renoue avec une croissance forte, soit elle sombre dans le déclin rapide.

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lundi 10 juillet 2006

Encore faut-il en avoir conscience !

Par Noindep, lundi 10 juillet 2006 à 17:01 :: General

On me l’a dit il y a quelques jours : le débat politique en Polynésie est cimenté dans la dalle du statut quo, et de facto, notre réflexion s’enlise dans une errance intellectuelle.

Au fil des jours qui passent, notre croyance en l’avenir perd de son essence. Le plus grand ennemi de la démocratie assassine notre débat politique, et c’est avec un ridicule de plus en plus humiliant que le pouvoir instruit la démagogie à tout un peuple.

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dimanche 9 juillet 2006

Alex DUPREL ouvre enfin les yeux !

Par lebop, dimanche 9 juillet 2006 à 15:07 :: General

L'éditorial de Monsieur Alex DUPREL, dans son numéro du magazine "Tahiti pacifique" de juillet 2006, vaut son pesant d'or. Voilà un directeur de publication, qui, à longueur de numéros, pour ne pas trop critiquer le gouvernement actuel, continuait à dénoncer les errements du gouvernement FLOSSE et avait toujours l'oeil rivé au rétroviseur. Tout d'un coup, virage à 180°, le voilà qui titre : "Oscar doit démissionner" et d'utiliser un argumentaire qui ressemble étrangement aux arguments avancés dans nos différents billets depuis plusieurs mois. Comme dirait l'autre, seuls les imbéciles ne changent pas d'avis...

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samedi 1 juillet 2006

Stratégie pétrolière et poison économique

Par Noindep, samedi 1 juillet 2006 à 04:56 :: General

Demain, 1er Juillet 2006, votre litre d'essence vous coûtera 15frs plus cher. Etiez-vous au courant ? Pas sure.

En tous cas, la majorité des stations de la côte ouest ont été pris d'assault par ces consommateurs, extenués de courir après leur pouvoir d'achat qui régresse sans cesse. Après les taxes sur les alcools et les tabacs, le gouvernement continue de brader nos pouvoirs d'achats, alors que l'Electricité de Tahiti continue de bénéficier de mesures fiscales pour réguler sa facture énergétique. De toute manière, taxer le producteur (EDT) ou le consommateur (nous tous) ne change rien, nous hériterons chacun, ceritus paribus, de la sanction fiscale. L'analyse micro économique le prouve.

Peut-être faudrait t-il rétablir la TIPP flottante, ou renflouer le fond de péréquation des hydrocarbures ? Le dilemme se trouve ici et là. Avec une TIPP fixe on évite de subir les fébrilités des marchés, et l'envolée de 240% de l'or noir depuis deux ans. Avec une TIPP flottante, on subirait de plein fouet les aléas des marchés et notre facture pétrolière risque d'exploser en situation d'inflation pétrolière, et se réduire au cas où le cours du baril chute. Pour l'instant, il ne cesse de croître, et la TIPP fixe nous a permis de réguler la volatilité du cours du pétrole.

Dans une moindre mesure, le gouvernement épargne aux entreprises cette inflation énergétique. Il apparaît donc certains que le gouvernement se soucie de la situation économique du pays. Mais tous les efforts qu'ils tentent en vain de mettre en oeuvre partent chaque fois en fumée lorsque le président prononce une phrase. A quoi bon !

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