Cette stèle était censée représenter dignement le visage de l’autonomie dans la capitale du pays. Un signe marqué d’engagement et de conviction, mais dont l’imposition a manqué au préalable l’accord du ministère de l’équipement. Eh bien, si à chaque fois que l’on installe “un cailloux”, il faut la signature du ministre je ne m’opposerai donc guère à ceux qui plébiscitent ce gouvernement comme attentif à toutes choses.

Le ministre en question, qui a appelé à la rescousse son compère du logement, a pris soin de marquer le manque aux règles administratives à notre député maire, mais n’a pas su vanter ses qualités de diplomate en dépéchant un groupe de gros bras et d’engins lourds pour déloger cette stèle. Ignore t-il que l’on ne réplique pas devant une illégalité par une autre ? Quel beau sens de la justice !

Néanmoins, Mr Buillard aurait pu éviter de mettre le ministre sur le flanc de la partialité, en respectant les règles de formes. Je doute que le ministre en aurait autant voulu à Oscar si il avait érigé une stèle en faveur de l’indépendance ? Il en existe bien une devant l’assemblée de la Polynésie française. Bref, un gros bruit pour si peu (de la nuisance sonore publique), le ministre devrait plutôt concentrer ses efforts sur les gros chantiers et calquer la parole du Taui sur les réalités en place, témoins encore aujourd’hui d’un statut quo général.