Nicole l’a dit clairement : « Le Taui n’est pas arrivée ». A l’allure où le pouvoir exécutif local effrite la confiance des investisseurs, on peut penser que ce Taui Roa, n’arrivera certainement jamais à destination. Poésie d’une cause perdue, d’un mythe, ou d’un espoir trahi, le Taui n’est rien d’autre qu’un rêve électoral pour bon idéologues dénaturés. Une sorte de politique de grand bon en avant, qui n’a jamais permis de lever la croissance économique et sociale, sur deux jambes solides, la société de confiance et des finances seines et pérennes.

  • Un projet

C’est un fait, et non plus un point de vue, le Taui est une cause perdue. L’idée était en elle-même flatteuse, puisqu’elle se revendiquait d’un changement drastique des méthodes de gouvernance, plus fondée sur une participation active de la population, et sur un panel plus concertée des pouvoirs en place. Objectif commun : Faire avancer le pays. Rappelez-vous des beaux discours des outsiders d’hier, rempli de promesses dans le but d’asseoir en plus d’une meilleure justice sociale, une véritable croissance sociale. Rappelez-vous de la prime à la femme au foyer, du SMIG à 150 000 frs, et d’une réévaluation de l’équité sociale. Plus de justice sociale, et moins de pression fiscale. Idée d’une nature contradictoire. Ce fut certainement le plus beau projet électoral, chacun y reconnaissait sa nécessité, et il était en cela flatteur. Les minorités ainsi que les majorités sociales y ont cru. Seules les réalités en place lui ont fait défaut.

  • Une réalité

L’économie était avant le 23 mai équilibrement instable, et fondamentalement inéquilibrée. Les secteurs dominants vivaient toujours aux rythmes des conjonctures internationales, notamment le tourisme, ou réduient à celui des fatalités naturelles, comme le secteur de la pêche. Il y va de soi que le Taui n’est pas fondamentalement responsable de la réalité économique actuelle. Seule sa profonde absence à inciter une action collective et encadrée doit lui être attribué. En effet, le Taui a manqué de faire naître un véritable cadre de confiance. Les déclarations du président provoquent à chaque paragraphe un coup de massue à la confiance des investisseurs. La gestion du risque a semble t-il était oubliée dans la stratégie présidentielle. C’est un reproche qui trouve écho dans le délitement actuel des électeurs de la logique Tauiste. Déçu par une trop grande dissociation du social et de l’économique durant trois décénnies de gouvernance, le peuple espérait enfin être inclus sur la liste des bénéficiaires de la croissance économique. Fin du clientélisme, des abus de biens, et des enrichissements personnels.

  • Aujourd’hui

Aujourd’hui même les membres fondateurs n’y croient plus, à l’image de Nicole BOUTEAU, qui constate un gel du statut quo, qui prédomine le secteur marchand, et stérilise les relations Etat-Territoire. Il est certain que lorsque les première rames du train quittent la locomotive, c’est la locomotive qui avance toute seule, et plus vite.

En effet, allégé par le départ de Emile VERNAUDON et de son parti, et de la rupture prononcée de Nicole BOUTEAU et de son parti, la machine Taui perd de son poids politique et son soutien populaire dans la donne sociale, et améliore son rendement décroissant. La croissance populaire du Taui est depuis des mois négatives, et est alourdie par de sévères anticipations rationnelles négatives.

C’est pour tout dire, un mythe qui est réduit à une croyance, plus qu’une confiance, et qui ne permet pas aux prophètes du Taui de prêcher la bonne parole. En attendant, le pays continue de garder espoir…