Sondage sur nos hommes politiques : les commanditaires du sondage noient le poisson
Par lebop, vendredi 9 juin 2006 à 09:02 :: Chroniques
Le groupuscule médiatique qui veut orienter nos esprits a commandité un sondage où l'amalgame des thèmes et des questions étaient roi. En général, dans un pays normal et dans ce genre de circonstances, les sondages sont plutôt commandés pour juger de l'action d'un gouvernement. Mais là, pour éviter la"bérézina" et faire apparaitre l'échec flagrant de la "nouvelle gouvernance", Les Nouvelles, RFO et les "politologues" qui les entourent, triés sur le volet pour tirer dans le même sens, ont décidé de "noyer le poisson" : il s'agissait, soit-disant, de juger l'ensemble de la classe politique. On a mélangé les "torchons et les serviettes", on a touillé....et il en est ressorti un résultat conforme aux présupposés des commentateurs : nous avons une classe politique minable, des incompétents, des inactifs, des "quinepensentqu'à leur intérêt personnel", des "quisenmettentpleinlesfouilles"et des"quinepensentpasàl'avenirde nosenfants".
"Le Domingo" et Philip SCHYLLE dans le même sac, la "vertueuse Nicole" et Teina Maraeura, Armelle MERCERON et Jean-Alain FREBAULT, Bruno SANDRAS et Temauri FOSTER, les îliens et les autres : "bonnet blanc et blanc bonnet", les incompétents et les compétents : tous pareils..., les gouvernants et l'opposition : pas de différence.
On est bien avancé maintenant : voilà toute la classe politique qu'on a réussi à déconsidérer par des questions sans queue ni tête et un mélange de thèmes. Que reste-t-il à faire après cet amalgame ? Se dire que les polynésiens ont la classe politique qu'ils méritent ? Mettre les journalistes et les politologues au pouvoir ? Mettre l'opposition à la place du gouvernement puisqu'ils sont tous pareils ? Imposer les hommes et les femmes politiques les plus populaires malgré le choix des électeurs ? Mettre un Le Pen polynésien au pouvoir ? Attendre la révolution de la rue ?
En fait, avec ce type de tactique médiatique, on veut créer et entretenir la confusion. On veut surtout faire oublier la seule question qui vaille : Polynésiens, que pensez-vous de l'action de votre gouvernement ?
Mais ces tactiques de diversion n'ont qu'un temps. Car il ne faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages.