Une réaction tardive
Nicole BOUTEAU n’est pas seulement une femme politique, c’est un personnage rempli de passions et de contradictions. Son existence politique se fonde, on pourra bientôt dire, se fondait, sur une coexistence jouissive du passé et de la haine, au service d’une même cause, la mort politique de G. Flosse. L’article L-7 appelle sa raison à contrôler ses passions. Il va sans dire que la démocratie polynésienne s’est sentie plus menacée dans le passé qu’avec ce léger incident administratif de Nicole BOUTEAU. Son émeute émotionnelle se joue donc ici et là.
Elle a d’ailleurs dû à cet égard, tronquer ses convictions politiques, pour ses crimes passionnels, en tentant de surfer sur la vague du Taui. Mais voilà : la houle, tout comme le vent, sont tombés depuis bien longtemps, et condamne son petit radeau à l’immobilisme. Aujourd’hui, elle peut se féliciter de sa participation active ou passive à la faillite du pays et aurait tort aujourd’hui de se flatter de sa première réflexion raisonnée et raisonnable. Ce n’est pas en imputant à une presse – en quête de scandales – qu’elle fera oublier l’essentiel de ses déboires, qui suffisent à ruiner toute sa carrière, et rend de facto le personnage pathétique.
La justice lui donne une chance de repartir sur de nouvelles bases.
On admire cependant la longue tolérance joviale de son électorat, hochant la tête aveuglement, sans discordance d’intérêt. Aujourd’hui, le premier noyau pourrisseur de sa ruine politique est sa participation à la naissance du Taui, syndicat politique pour les nostalgiques des ères staliniennes et léninistes, et à l’exploitation abusive et dépravée des circuits financiers du régime autonomiste. Il va de soi qu’elle a dérogé à son statut de mandataire autonomiste.
Ce qui intrigue et passionne avant tout chez cette dame d’exception, c’est bien ce changement radical de ton aujourd’hui, d’une rhétorique à géométrie variable, en dilemme constant entre paresse active et haine passive. Elle a insulté son électorat comme cela n’est pas permis, et a elle-même financé les funérailles de sa mort politique.
Des optimistes la revoient sur l’estrade politique dans un an, promise à une revanche sans hargne, dans l’espoir d’un regard nouveau.
Un regard qui devra se nourrir de rupture, de remise en cause et d’humilité.
Aujourd’hui, l’opinion ignore sur ce qu’elle sera demain, mais récite avec espoir, un chant d’au-revoir à la dame de fer du centre opposé.
- En attendant, le pays continue d’avancer, sans savoir où il va. Mais qu’importe : le gouvernement n’a semble t-il pas envie de faire les mêmes erreurs du passé. C’est un retour à l’errance et à la poursuite, sans doute, d’une nouvelle colonisation idéologique, cette fois-ci sans Nicole.
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Commentaires
Nicole doit voir cette sanction, comme Noindep le dit, comme une chance!! Un laps de temps pour lui permettre de faire état de son bilan, à la fois mitigé et incompris.
Jones Kenneth - kafirserious.freewebpage…. ; 2024ef20871d23a3 [URL=depth15.xoompages.com/bla… ;
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