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vendredi 30 juin 2006

Stèle commémorative et nuisance sonore

Par Noindep, vendredi 30 juin 2006 à 20:19 :: General

Cette stèle était censée représenter dignement le visage de l'autonomie dans la capitale du pays. Un signe marqué d'engagement et de conviction, mais dont l'imposition a manqué au préalable l'accord du ministère de l'équipement. Eh bien, si à chaque fois que l'on installe "un cailloux", il faut la signature du ministre je ne m'opposerai donc guère à ceux qui plébiscitent ce gouvernement comme attentif à toutes choses.

Le ministre en question, qui a appelé à la rescousse son compère du logement, a pris soin de marquer le manque aux règles administratives à notre député maire, mais n'a pas su vanter ses qualités de diplomate en dépéchant un groupe de gros bras et d'engins lourds pour déloger cette stèle. Ignore t-il que l'on ne réplique pas devant une illégalité par une autre ? Quel beau sens de la justice !

Néanmoins, Mr Buillard aurait pu éviter de mettre le ministre sur le flanc de la partialité, en respectant les règles de formes. Je doute que le ministre en aurait autant voulu à Oscar si il avait érigé une stèle en faveur de l'indépendance ? Il en existe bien une devant l'assemblée de la Polynésie française. Bref, un gros bruit pour si peu (de la nuisance sonore publique), le ministre devrait plutôt concentrer ses efforts sur les gros chantiers et calquer la parole du Taui sur les réalités en place, témoins encore aujourd'hui d'un statut quo général.

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Du Soft Révisionisme à la prise de conscience

Par Noindep, vendredi 30 juin 2006 à 12:37 :: General

Nos politiciens semblent depuis peu passionés par cette célébration de l'autonomie de 1884 pour certain, du début du cauchemar colonisateur pour d'autre. Qu'importe les deux camps jouent sur la rive glissante du "soft révisionisme".

Chacun milite depuis quelques semaines sur ce fameux 29 juin, date de la discorde pour la fête du pays. Comme à son habitude, l'autorité exécutive actuelle est en phase avec ce "néo-révisionnisme". A savoir blasphémer l'histoire de notre pays et négliger les décisions prises par nos rois et nos ancêtres, personnages clefs de la plaidoirie indépendantiste, dont on aurait forcé leur signature voilà plus d'un siècle.

Les autonomistes, en phase avec l'histoire, continue comme depuis des années à comémorer la fête de tous les polynésiens, sans verser dans la phobie colonialisatrice française, qui comme nous le rappel notre ami Hiro, hier indépendantiste de coeur, que nous ignorerons toujours si nous aurions pu faire mieux que Le roi Pomare à savoir être aujourd'hui l'un des pays les plus riches du pacifique sud. Mais encore Français malheureusement...

Hiro Tefarere a médité la dessus, il est aujourd'hui convaincu de raison, peut-être pas encore de coeur, des bienfais à long terme du régime autonomiste.

  • A quand la prise de conscience des autres ?

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mardi 27 juin 2006

Toto au Pays des Saucissons ?

Par Roland, mardi 27 juin 2006 à 08:54 :: Brèves

Depuis peu, les ondes critiquent à qui mieux mieux l'attitude du Président Oscar Temaru en Métropole. Ce matin, le journaliste de Taui FM n'y allait pas de main morte. Sa conclusion, "manque d'envergure et d'ambition". Les critiques sont sans doute fondées ; la conclusion, moins, ce me semble ! L'ambition du Président est réelle, orchestrée, planifiée...cela se voit partout. De plus, dans sa marche, le Président est conseillé, avec intelligence, par des Popa'a...Ironie ? Faire du Président un homme impoli, grotesque et sans idée pourait être dangereux. M. Temaru ne doit pas être sous-estimé, il heurte volontairement les protocoles et l'Etat...c'est que toute réponse ferme de Paris est à son avantage ! Qu'en pensez-vous ?

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vendredi 23 juin 2006

Oscar TEMARU rate Jacques CHIRAC

Par Peter, vendredi 23 juin 2006 à 08:32 :: Brèves

Rendez-vous manqué à l'Elysée : un problème de communication explique la présidence de la P.F. titre sobrement l'agence TahitiPresse. Amateurisme, basse manoeuvre ou incompétence? Soyons magnanime, supposons la simple gaffe comme il peut en survenir partout. Il est vrai que le climat franco-polynésien est tendu, avec un gouvernement en crise d'adolescence cherchant les limites de la France-mère, mais ne versons pas dans la pugnacité inutile.

Espérons que les partis oranges ne jettent pas inutilement de l'huile sur le feu. Espérons que l'on se mette enfin au travail. Espérons.

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Politita vous emmerde?

Par Peter, vendredi 23 juin 2006 à 02:56 :: General

Baisse de commentaire sur Politita, mais fréquentation constante... Nos billets sont-ils moins intéressant ou peut être moins polémique... Qu'en pensez-vous? De façon générale, que pensez-vous de Politita, de notre travail?

Toujours n'est-il pas que Politita va se mettre en veille, ralentir un peu le rythme, normal en période de vacances. Passez quand même au moins une fois par semaine, nous avons toujours quelque chose à dire. Et puis si vous souhaitez participer, n'hésitez pas à nous contacter :)

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lundi 19 juin 2006

Vacances politiques, vacance politique.

Par Lagon, lundi 19 juin 2006 à 13:33 :: Brèves

La tension qui se fait jour dans le Pays provient en partie de l'instillation d' une fausse alternative. Le Président est spécialiste de la chose, et pourrait jouer avec succès de cette tension, contrairement aux idées reçues. Cette alternative serait entre le choix des particularismes de toutes sortes, cultuel, économique , social, synonyme d' indépendance, et la disparition de ces spécificités, synonyme d' autonomie. Elle est fallacieuse.

La seule alternative réaliste est le choix entre la rupture radicale et l' autonomie dans le respect des spécificités, ce que prévoit l' actuel statut. La grande majorité des Polynésiens semblent souhaiter cette seconde voie, les dangers et les incohérences de la première étant facteur de régression fatale. Ces quelques lignes n' ont rien de novateur, d' original, mais il est important de renvoyer à l' essentiel lorsque l' essentiel est en jeu. Donner la parole au Peuple signifie lui donner d' abord tous les moyens de se déterminer en bonne connaissance de cause. Telle est la tâche à laquelle tous les autonomiste doivent s' atteler: c'est un travail systématique d' explication, un travail de terrain. Le problème du militantisme actif est posée.

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vendredi 16 juin 2006

Citation du Jour

Par Noindep, vendredi 16 juin 2006 à 19:25 :: General

  • "Il serait effectivement temps d'arrêter cette "parenthèse" funeste pour le pays et pour les polynésiens"

De Heiarii dans Taui : mythe d'une cause perdue

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lundi 12 juin 2006

Le Taui : Mythe d’une cause perdue

Par Noindep, lundi 12 juin 2006 à 15:06 :: General

Nicole l’a dit clairement : « Le Taui n’est pas arrivée ». A l’allure où le pouvoir exécutif local effrite la confiance des investisseurs, on peut penser que ce Taui Roa, n’arrivera certainement jamais à destination. Poésie d’une cause perdue, d’un mythe, ou d’un espoir trahi, le Taui n’est rien d’autre qu’un rêve électoral pour bon idéologues dénaturés. Une sorte de politique de grand bon en avant, qui n’a jamais permis de lever la croissance économique et sociale, sur deux jambes solides, la société de confiance et des finances seines et pérennes.

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dimanche 11 juin 2006

Un exemple de question secondaire : Oscar ira-t-il à Paris ?

Par lebop, dimanche 11 juin 2006 à 18:22 :: General

Oscar ira-t-il à Paris pour le sommet de l'Océanie ? Telle est la question qui a agité "les Nouvelles gouvernementales" vendredi dernier. Le type même de question particulièrement secondaire par les temps qui courent. Car la vraie question n'est pas tant : Oscar va-t-il participer au sommet de Paris ? Mais plutôt : pourquoi Oscar irait-il à Paris ? Va-t-il enfin effectuer un voyage utile pour la Polynésie et les Polynésiens ? Emportera-t-il dans sa besace des dossiers particulièrement importants pour notre avenir : projet de Loi d'orientation, contrat de développement, renouvellement de Conventions ( Education, Santé, Logement, Environnement...) ? S'il se déplace dans ce but, je dirais "bravo" en applaudissant des deux mains.

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samedi 10 juin 2006

Accords de Tahiti Nui : une diversion inutile

Par lebop, samedi 10 juin 2006 à 15:27 :: General

Dans l'ordre des thèmes de diversion véhiculés par le pouvoir en place avec le relais complaisant d'un journal de la place, "on" nous représente un plat mal servi la dernière fois : les fameux accords de Tahiti Nui auxquels tiennent tant les idéologues du Taui qui gravitent autour du Président du Pays.

On nous avait fait "deviner" la version "hard" des accords, avec publication de certaines bribes dans le journal officiel du Gouvernement, les Nouvelles. Vu le tollé provoqué par cette initiative qui venait en droite ligne après les déclarations indépendantistes incendiaires du Président du Pays à l'extérieur, ce projet d'accords avait été mis sous le boisseau.

Le même journal nous remet le couvert, avec peut être à la clé, une version "soft" qui recueillerait le consensus.L'espoir de cette nomenklatura risque d'être déçu.

Car qui a "intérêt" a voir de tels accords signés entre l'Etat et le Pays ? Pourquoi tant d'empressement à remettre le couvert ? Le Président Temaru voudrait-il s'envoler à Paris avec un document à présenter en audience au Président de la République ?

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vendredi 9 juin 2006

Sondage sur nos hommes politiques : les commanditaires du sondage noient le poisson

Par lebop, vendredi 9 juin 2006 à 09:02 :: Chroniques

Le groupuscule médiatique qui veut orienter nos esprits a commandité un sondage où l'amalgame des thèmes et des questions étaient roi. En général, dans un pays normal et dans ce genre de circonstances, les sondages sont plutôt commandés pour juger de l'action d'un gouvernement. Mais là, pour éviter la"bérézina" et faire apparaitre l'échec flagrant de la "nouvelle gouvernance", Les Nouvelles, RFO et les "politologues" qui les entourent, triés sur le volet pour tirer dans le même sens, ont décidé de "noyer le poisson" : il s'agissait, soit-disant, de juger l'ensemble de la classe politique. On a mélangé les "torchons et les serviettes", on a touillé....et il en est ressorti un résultat conforme aux présupposés des commentateurs : nous avons une classe politique minable, des incompétents, des inactifs, des "quinepensentqu'à leur intérêt personnel", des "quisenmettentpleinlesfouilles"et des"quinepensentpasàl'avenirde nosenfants".

"Le Domingo" et Philip SCHYLLE dans le même sac, la "vertueuse Nicole" et Teina Maraeura, Armelle MERCERON et Jean-Alain FREBAULT, Bruno SANDRAS et Temauri FOSTER, les îliens et les autres : "bonnet blanc et blanc bonnet", les incompétents et les compétents : tous pareils..., les gouvernants et l'opposition : pas de différence.

On est bien avancé maintenant : voilà toute la classe politique qu'on a réussi à déconsidérer par des questions sans queue ni tête et un mélange de thèmes. Que reste-t-il à faire après cet amalgame ? Se dire que les polynésiens ont la classe politique qu'ils méritent ? Mettre les journalistes et les politologues au pouvoir ? Mettre l'opposition à la place du gouvernement puisqu'ils sont tous pareils ? Imposer les hommes et les femmes politiques les plus populaires malgré le choix des électeurs ? Mettre un Le Pen polynésien au pouvoir ? Attendre la révolution de la rue ?

En fait, avec ce type de tactique médiatique, on veut créer et entretenir la confusion. On veut surtout faire oublier la seule question qui vaille : Polynésiens, que pensez-vous de l'action de votre gouvernement ?

Mais ces tactiques de diversion n'ont qu'un temps. Car il ne faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages.

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jeudi 8 juin 2006

Une dangereuse stratégie.

Par Lagon, jeudi 8 juin 2006 à 14:08 :: Petite analyse

Il y a peut - être un lien entre le pouvoir actuel, un courant religieux majoritaire et le fait que l' apprentissage de la langue française depuis trente ans soit de moins en moins rigoureux. Or la maîtrise de la langue française est et reste pour les jeunes Polynésiens la voie de l' accès au monde moderne et à un emploi. Le sujet est peut -être tabou mais la liberté d' expression n' interdit pas d' énoncer des hypothèses et de jeter un regard sur le réel.

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mercredi 7 juin 2006

Université de Polynésie française: malaise dans les Sciences Humaines

Par Roland, mercredi 7 juin 2006 à 21:28 :: Brèves

L’UPF forme les jeunes polynésiens sans qu’ils ne soient obligés de quitter l’ Ile, la Terre, les Racines. Les formations englobent quatre domaines, les Sciences, le Droit, l’Economie et les Sciences Humaines. Ces dernières nous intéressent.

Je ne vais pas souvent en librairie, mais là, on me presse, on m’oblige, je dois y aller, pour voir, un beau rayon…à celle du Vaima. A priori, les universités, la recherche, j’ai rien contre. L’Institut Malardé, la recherche océanographique, l’archéologie, je reconnais un but, une utilité. Mais là, je tombe sur la production des Sciences Humaines… Du coup, je deviens plus attentif.

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Cherté de la vie : le gouvernement calédonien plus cohérent que le gouvernement polynésien

Par lebop, mercredi 7 juin 2006 à 19:03 :: General

Le gouvernement calédonien a réagi positivement après la marche qui a mobilisé entre 8 000 et 12 000 personnes le 20 avril dans les rues de Nouméa pour protester contre la baisse du pouvoir d’achat des Calédoniens. Une manifestation qui avait été organisée par une intersyndicale Usoenc, Fédération des fonctionnaires, UTFO, CFE-CGC et Cogetra.

Il vient en effet d'annoncer 10 mesures après une concertation approfondie avec l'intersyndicale.

Comme vous le constaterez, le panel des mesures annoncées est beaucoup plus diversifié que celui envisagé par le gouvernement polynésien.En ce sens, le gouvernement calédonien est beaucoup plus cohérent que le nôtre. Car ce problème de cherté de la vie comporte de multiples facettes et il faut agir dans de multiples directions. En fait, c'est tout un système qu'il s'agit de mettre à plat avec le consensus de toutes les forces vives du Pays.

Nous vous avions dit la semaine dernière que c'était un sujet central pour notre avenir et nous allons donc y revenir souvent dans les prochains jours et les prochaines semaines.

Voici donc les mesures calédoniennes, qui, bien qu'elles aillent dans la bonne direction, ne sont pas encore la panacée, car elles évacuent bien d'autres pistes que nous développerons ultérieurement.

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mardi 6 juin 2006

Une réaction tardive

Par Noindep, mardi 6 juin 2006 à 05:25 :: No comment

Nicole BOUTEAU n’est pas seulement une femme politique, c’est un personnage rempli de passions et de contradictions. Son existence politique se fonde, on pourra bientôt dire, se fondait, sur une coexistence jouissive du passé et de la haine, au service d’une même cause, la mort politique de G. Flosse. L’article L-7 appelle sa raison à contrôler ses passions. Il va sans dire que la démocratie polynésienne s’est sentie plus menacée dans le passé qu’avec ce léger incident administratif de Nicole BOUTEAU. Son émeute émotionnelle se joue donc ici et là.

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dimanche 4 juin 2006

Grève silencieuse et innovation périlleuse

Par Noindep, dimanche 4 juin 2006 à 22:06 :: General

Malgré une faible représentativité physique, la grève générale regroupe autour d’elle, un ensemble de pôle stratégique capable d’amputer les deux jambes de bois de cette économie à bascule, et qui bascule dans les abîmes du suicide économique. Les syndicalistes parlaient déjà d’une paralysie des transactions marchandes, avec l’immobilisation du poumon régulateur des échanges du territoire. Le port autonome était déjà menacé d’un blocage statutaire, mais en vain.

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Rififi à Air Tahiti Nui

Par lebop, dimanche 4 juin 2006 à 12:07 :: General

Le Président Directeur Général, Monsieur Eric POMMIER a décidé de mettre de l'ordre dans la compagnie au Tiare, devenue un acteur incontournable de notre développement économique et touristique avec plus de 30 milliards de F CFP de chiffre d'affaires par an.

Fruit d'une volonté politique, celle de Monsieur Gaston Flosse, cette compagnie, a été fondée en 1996.

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samedi 3 juin 2006

Idéologie indépendantiste primaire

Par lebop, samedi 3 juin 2006 à 20:45 :: Chroniques

Mon attention a été attirée par une intervention de Madame Emma ALGAN, représentante à l'Assemblée, sur les dérives idéologiques de l'UPLD sur un thème à priori très technique : un projet d'ordonnance portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques.

Emma ALGAN déclare notamment :

"L'UPLD reproche à l'Etat de traiter de manière inégalitaire les polynésiens et, sournoisement, d’empêcher les polynésiens d’accéder à la professions d’avocat. A demi mots on dit qu’il s’agit d’un plan pour empêcher les polynésiens d’être informé sur leurs droits.

Il sous-entend que l’Etat est colonial et que les polynésiens sont des français de seconde zone éternellement dupés et maintenus dans la servitude de leur ignorance.

Les questions liées à l’appartenance ethnique des avocats du barreau de Papeete posées en commission montrent qu’au sein de l’Assemblée on banalise le discours de division entre races, on tente déjà de préparer les esprits à, bientôt, légitimer le tri entre les « vrais » polynésiens et les autres.

C’est une dérive contre laquelle RAUTAHI entend lutter car elle porte en elle le ferment de la haine et bafoue les valeurs universelles qui fondent notre engagement politique.

Il est d’ailleurs tout à l’honneur du bâtonnier d’avoir refusé de répondre à ces questions ethniques appliquant ainsi les principes républicains.

Sachez cependant, puisque vous y êtes tellement attaché, que sur les 15 derniers inscrits, nous avons 10 enfants du Pays…les 5 autres sont des polynésiens !

Evidemment les réponses précises, empreintes de bon sens et fondées sur la réalité, tant des techniciens que de l’ordre des avocats, et qui naturellement démentent la propagande indépendantiste ne plaisent pas à ces théoriciens du polynésien écrasé par l’empire colonial et dépossédé de ses droits.

Outre qu’il est fondé sur du vent, le discours indépendantiste est en l’occurrence incohérent.

Il prétend que l’Etat ne fait pas assez pour les polynésiens et, de ce fait réclame encore moins d’Etat au lieu, en toute logique d’exiger, beaucoup plus d’Etat !! Voilà comment un avis technique sur un projet d’ordonnance portant simple adaptation de la réglementation en vigueur devient un instrument politique d’opposition à l’Etat et de propagande indépendantiste.

Cette instrumentalisation d’un avis de l’Assemblée est dommage et montre que la majorité n’entend pas en fait, rétablir un dialogue serein avec l’Etat et ce, ne le cachons pas, au détriment à terme de la population".

Fin de citation.

Diantre ! J'estime que, si ces propos reflètent les débats sur cette question, il y a, de la part de l'UPLD, un dérapage xénophobe et "ethniciste" qui flirte avec les thèses lepénistes en France métropolitaine.On s'éloigne effectivement de l'esprit républicain et de concorde qui a toujours existé dans notre société pluriethnique. J'espère que les personnalités modérées de l'UPLD, car il y en a, se désolidariseront de ce type de thèse et de discours, ferment d'opposition fratricide entre polynésiens et qui augure mal de l'avenir.

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Nicole BOUTEAU se fâche après l'UPLD

Par lebop, samedi 3 juin 2006 à 16:45 :: Chroniques

Le bureau exécutif de No Oe Te Nunaa vient d'envoyer une volée de bois vert à l'UPLD et au gouvernement. Loi SOMMERS, "incident diplomatique" ( sic) de Jacqui DROLLET à Paris et liste des PSI : rien de ce qu'a annoncé ou fait récemment la majorité actuelle n'a trouvé grâce auprès de Nicole BOUTEAU. Est-ce le début d'une inflexion majeure dans la ligne pour le moins confuse de ce parti ? Est-ce, encore une fois, une critique qui vise à contre-balancer la perception "bizarre" de l'opinion face au concert de louanges récent de l'UPLD sur Nicole BOUTEAU ( à propos du risque d'inéligibilité) ? Est-ce un "coup de gueule" sans lendemain, du style, "pan à droite, pan à gauche" pour paraitre être encore "Ni-Ni" ?

Ce qui me réconforte, c'est que, sur ces trois sujets, le bureau de No Oe te Nunaa est en phase avec le contenu de mes derniers billets et chroniques :démagogie, autoritarisme, arbitraire et absence de concertation sur la liste des PSI alors qu'un renforcement de la concurrence s'avère être indispensable, affront inutile fait à l'Etat par Jacqui DROLLET qui resque de nuire au peuple polynésien, nécessité d'avoir un dialogue sérieux et constuctif avec l'Etat-partenaire; absence de dialogue et passage en force en ce qui concerne la Loi "SOMMERS"...Accumulées de cette manière, ces critiques sont "hard". Alors, de deux choses l'une : soit Nicole BOUTEAU lit nos billets et s'en inspire, soit les bons esprits se rencontrent. Je pencherai, par modestie et humilité, pour la seconde option.

Au regard de la "pesanteur" de l'offensive et des mots particulièrement durs utilisés pour qualifier la politique gouvernementale, il faut espérer que No oe te Nunaa, "humant" peut être opportunément le vent de mécontentement qui monte de la population, ne fasse plus preuve de complaisance et tire toutes les conséquences à propos de la "malgouvernance" qu'elle observe de plus en plus chez ce gouvernement qu'elle a pourtant appelé de ses voeux. Mais, comme le dicton populaire l'énonce : "seuls les imbéciles ne changent pas d'avis".

L'avenir proche nous le dira.Wait and See.

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vendredi 2 juin 2006

Jacqui DROLLET exige !

Par lebop, vendredi 2 juin 2006 à 19:53 :: Chroniques

Nous avons appris que Jacqui DROLLET a exigé que l'Etat "paye ses dettes" au Pays : c'est un peu le monde à l'envers ! Car voilà qu'après plus de 140 milliards de F CFP de transferts de l'Etat par an injectés dans l'économie polynésienne, 18 milliards de F CFP de dotation globale de développement économique "octroyés " au Pays sur des programmes qu'il est libre de définir, quelques autres milliards de F CFP de subvention au budget du Pays dans son domaine de compétences, le Pays VEUT que l'Etat paye rubis sur l'ongle l'argent qu'il nous donne. C'est comme si un quémandeur disait au donateur :je vais me fâcher, car tu ne me verses pas assez vite l'argent que tu gagnes peut être durement mais qui est nécessaire à mon train de vie... Quel est ce comportement agressif ? Est-on bien placé pour faire la leçon à l'Etat alors que notre dépendance financière vis-à-vis de ce dernier est encore très importante ?

Qui plus est, ce "coup de sang" est très surprenant de la part d'un homme politique qui se réclame ouvertement d'une idéologie indépendantiste. Sa logique ne voudrait-elle pas qu'il puisse se passer progressivement de l'argent de "l'Etat colonial" et réduire ainsi cette dépendance financière ? N'y a-t-il pas là une réaction pour le moins paradoxale, si ce n'est pas contradictoire avec la "volonté d'émancipation" affichée par ce gouvernement ?

Vouloir s'émanciper et ne pas être capable de boucler ses fins de mois sans l'argent de l'Etat veut tout simplement dire que ce gouvernement n'a pas les moyens de ses ambitions. Aussi, quand on est dans cette situation peu exemplaire, peut-on se payer le luxe d'élever la voix ? Bien sûr que non.

Il est temps de bâtir un partenariat Etat-Pays qui s'affranchisse de toute considération partisane ou politicienne. Dans ce sens, il incombe à nos dirigeants d'être exemplaires, par exemple en définissant une vraie stratégie de développement économique en concertation avec les forces vives du Pays, en identifiant les programmes qui nécessitent un co-financement Etat-Pays, même s'ils sont dans notre champ de compétences, en élaborant des dossiers techniques structurés et irréprochables et en allant les négocier patiemment avec l'Etat partenaire.

Il est clair que ce gouvernement a décidé de ne pas suivre cette voie, puisque le Président ne veut pas "aller au charbon" et "mouiller sa chemise" auprès des Ministères centraux. C'est là une grosse différence avec son prédécesseur à l'avantage, bien sûr de ce dernier. Résultat : c'est le Pays tout entier qui perd du fait de cette absence de discussion sérieuse avec l'Etat.

Alors, quand on est si peu exemplaire, ce "coup de gueule" est particulièrement déplacé. Pire, c'est un affront.

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A toi de jouer !

Par Lagon, vendredi 2 juin 2006 à 15:55 :: Petite analyse

Apprentissage = rigueur.

Roland a montré récemment l' importance de l' apprentissage de la langue. Il a bien fait. En quittant le cycle primaire bon nombre de petits français ne maîtrisent pas les apprentissages de base ( qui devraient être acquis au cours préparatoire ), pas plus que les règles qui fondent la vie en société. Pourtant chacun sait la nécessité absolue d' un travail fait de répétition, de rigueur, de mémorisation systématique, de valorisation de l' effort.

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jeudi 1 juin 2006

PSI : dommages collatéraux d'une annonce précipitée

Par lebop, jeudi 1 juin 2006 à 20:25 :: Chroniques

Dans sa hâte à relayer une "fuite bienveillante" du pouvoir politique relatif à la liste des produits et services indispensable, le quotidien du peuple "les Nouvelles" n'avait pas prévu que cette annonce précipitée et prématurée allait provoquer des dommages collatéraux auprès des représentants de la société civile. Comme nous l'avions dénoncé dans notre billet "bis repetita", l'absence avérée de concertation -reconnue aujourd'hui par le gouvernement et les Nouvelles- revient comme un boomerang à la figure du gouvernement : les commerçants,les chefs d'entreprise, les prestataires de services.... ont été interloqués devant l'annonce de cette liste, et, surtout, du contenu de celle-ci.Ils refusent ce procédé de "mise devant le fait accompli". Qui plus est, le travail technocratique de composition de cette liste est basé, parait-il, sur une enquête sur la consommation des ménages qui date quelque peu.

Cettre première réaction risque de faire long feu, car le parcours gouvernemental est semé de sacrées embûches : organisations syndicales, associations de consommateurs, responsables patronaux,membres du CESC, représentants de l'Assemblée... n'ont pas encore participé à cette "concertation à postériori". Et aux premières réactions, il va y avoir du "sport".

Pourtant, la logique aurait voulu que les représentants de la société civile discutent du principe de l'intauration de la liste de PSI et "planchent" sur le contenu et l'amplitude de cette liste en toute transparence et en toute connaissance de cause : analyse des mécanismes concurrentiels, analyse des enquêtes de consommation, identification des produits les plus appropriés par un processus itératif, difficultés méthodologiques éventuelles à insérer les activités de services, pondération entre produits importés et produits locaux, analyse comparative de prix au sein d'un panel de pays, dispositions règlementaires les plus pertinentes....

De plus, le mépris avec lequel le pouvoir prend la manifestation syndicale d'aujourd'hui augure mal du "dialogue social" futur, alors qu'il sera pourtant incontournable.

Des intentions pour le moins improvisées et lâchées en pâture à l'opinion pour "désamorcer" les ardeurs syndicales à la concrétisation, le processus sera long...

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