Dysfonctionnement ZEN au sommet
L’épisode de la “Loi Sommers” et du charivari politico-syndical qui en résulte nous a montré du doigt un dysfonctionnement au sommet que, même Jacqui DROLLET n’a pu masquer. Dans un des journaux de la place, il nous a avoué de manière presque candide : “la relation entre le Gouvernement et le groupe UPLD ne fonctionne pas”. A tel point qu’il envisage des relations plus fréquentes entre composantes d’une même majorité. Rien que ça. Il faudra encore plus d’heures de réunion pourqu’ils se convainquent mutuellement du bien fondé des propositions qu’ils se font les uns aux autres. Et surtout pour éviter que l’épisode de la Loi Sommers, où les uns et les autres, notamment Pierre FREBAULT et Eugène SOMMERS, s’étripent en public, parce qu’ils ne sont pas du tout d’accord, ne fasse jurisprudence.
On a donc allègrement dépassé le stade de la cacophonie pour entrer dans l’étape, bien plus périlleuse, de la divergence publique et assumée benoîtement par un Président-voyageur-diplomate-qui rencontre- les grands- de ce monde, qui plus est, ZEN ( normal il est allé au Japon) et donc, bien au-dessus- de ces contingences locales. On est donc entré dans l’ère “de l’instabilité majoritaire endémique gérée Zénement”.
Adopter, comme Jacqui DROLLET le fait, la méthode Coué, et dire qu’au moins, l’Assemblée n’est plus simplement une chambre d’enregistrement, est pour le moins loufoque. Car il “oublie” simplement qu’il s’agit là d’une divergence interne à sa majorité et que l’opposition existe bel et bien. Elle a d’ailleurs déjà fait savoir tout le mal qu’elle pensait de cette loi SOMMERS, mais l’UPLD, forte de sa majorité absolue, a passé outre.Il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.
Le plus grave, c’est que toutes ces péripéties débordent largement la sphère politique. Les réactions syndicales risquent d’avoir une incidence très sérieuse sur la vie des entreprises et des citoyens. Car, la semaine prochaine, des perturbations très sérieuses pointent le bout de leur nez. Nous serons donc encore une fois les otages désemparés d’un rapport de forces provoqué par l’acte individuel et irresponsable d’un représentant qui souffle sur les braises et qui pousse toutes les centrales syndicales à aller au “clash”.De celà, le pouvoir politique n’en a cure. Pauvres citoyens que nous sommes, condamnés à subir ces querelles qui nous dépassent.
A ce stade, je suis partisan d’une loi qui oblige un représentant à l’Assemblée à assumer les conséquences d’un comportement extrêmiste : qu’il indemnise les victimes des perturbations engendrées par son jusqu’auboutisme. Car ces perturbations - embouteillages monstres, dépenses de carburant, retards, journées de travail perdues, désorganisation du travail des entreprises, pertes de productivité… - seront très réelles dans la semaine qui s’annonce. N’est-il pas paradoxal que ce qui ne devait être qu’une goutte d’eau il y a quelques semaines risque de provoquer aujourd’hui un Tsunami ? N’incombe -t-il pas au Président de désamorcer sagement cette bombe plutôt que de provoquer gratuitement les syndicats en décrétant leur mouvement à venir comme étant “politique” ? Doit-on être encore les otages de ce “bombage de torse” mutuel ?
Vraiment, le jeu n’en vaut pas la chandelle.
Je demande à notre gouvernement d’imaginer des solutions à nos vrais problèmes. Pas de créer de faux problèmes.
Que le gouvernement retire la Loi SOMMERS et entame un vrai dialogue social pour résoudre nos problèmes économiques et sociaux, qui sont suffisamment nombreux comme celà. Et le plus tôt sera le mieux.
« LA POLYNESIE CONTEMPORAINE : ELEMENTS DE CHRONOLOGIE ECONOMIQUE | Home | PROFUSION DE SEM : ALTERNATIVE AU CAPITALISME POLYNESIEN ? »
Qu'en pensez-vous ?
Ami lecteur, amie lectrice, un petite information à votre intention pour vous faciliter la rédaction de votre réaction. Politita modère a posteriori les commentaires. Un nouveau filtre permet de mettre en ligne immédiatement les commentaires qui ne semblent pas injurieux.
Ce filtre n'est en aucun cas parfait et certains commentaires déplacés seront rectifiés après coup ou, plus embêtant, certains commentaires très corrects peuvent ne pas passer de suite. Nous les validerons peu de temps après.
Votre participation à cette discussion implique vous soyez poli envers tous, même ceux que vous n'aimez pas ;) Nous vous remercions pour votre compréhension et vous souhaitons un agréable commentaire.