Emile Vernier l’économiste
« L’inflation de 2.3% est fausse » : il avoue lui-même que cette affirmation n’est qu’a « vue de nez » sans preuve tangible, mais il estime l’inflation à un taux supérieur, tout en ne donnant pas sa fourchette…Ceci nous rappelle qu’il faut bien comprendre le calcul de l’IPC avant d’en parler. Alors parlons-en
Lorsqu’’il est dit que l’indice des prix à la consommation a augmenté de 2.3% en 2005, cela veut simplement dire que le prix du panier constitué par l’ ISPF a augmenté mais il n’y a aucune indication sur les proportions de cette augmentation à l’intérieur même du panier. Le problème de l’IPC, c’est qu’il mélange les choux et le bœuf, les bikinis et les voitures. En proportion, cela ne veut quasiment rien dire. Un exemple que les statisticiens aiment: les ordinateurs. Le prix d’un ordinateur diminue chaque jour, et, en un an, il vaut moins que la moitié du prix du départ. En même temps, des ordinateurs beaucoup plus puissants voient le jour. Aprix égal, le rapport qualité/prix augmente plus que proportionnellement et on l’oublie souvent.
L’inflation constatée est une tendance. Il peut y avoir d’énormes différences entre les variables.
Que veut dire Emile Vernier lorsqu’il pense que les prix auraient plus augmenté que ce que l’ISPF a calculé ? C’est simple, les produits qui augmentent le plus chaque année sont les produits alimentaires et les produits de première nécessité. Ce sont des produits qui ont un prix « rigide », ce qui veut dire que, malgré l’augmentation des prix, il n’y a pas de baisse significative de la demande et ce sont des biens obligatoires à consommer. Et comme ce sont ces produits de tous les jours qui passent de 150FCFP à 200FCFP (le casse croûte par exemple), alors on pense que l’inflation réelle, celle constatée par les ménages, s’élève à 33% par an ! Imaginez une inflation de 2.3% pour tous les produits alimentaires : payer 102FCFP sa barquette de riz ne poserait aucun problème.
Il faut savoir qu’une inflation de 2 à 3% est considérée comme normale, surtout en Polynésie. Et c’est un bon indicateur de croissance lorsqu’il se situe dans cet intervalle. Les outils de la statistique descriptive sont très pointus, et ce ne sont pas des affirmations à la va-vite entre deux télévisions, qui vont changer cela.
« Et si on pariait davantage sur l’éducation ? | Home | Oui à Monsieur DURIGNEUX »
Commentaires
Voici la décomposition de l’inflation 2005 par grands postes de dépenses identifiés par L’ISPF (avril 2006) :
Produits alimentaires: + 3,6%
boulangerie:+4,6%
céréales et dérivés:+11,1%
viandes de boucherie:-0,2%
volaille et gibiers:+13,3%
produits de la pêche:+12,7%
oeufs:-0,3%
légumes:+5,4%
boissons alcoolisées:+ 2,1%
cafés et thés:-1,8%
boissons non alcoolisées:-0,7%
Produits manufacturés: + 0,4%
lingerie, bonneterie pour hommes: -4,4%
lingerie, bonneterie pour femmes:+1,3%
vêtements de sports: -1,2%
accessoires de vêtements:-12%
gros appareils ménagers:-0,1%
véhicules:-0,4%
articles électro accoustiques:-11,1%
combustibles, énergie:+0,2%
tabacs:-1,6%
Services : + 3,3%
services santé:+2,7%
transports publics:+15,2%
PTT:-3%
frais d’enseignement:+3%
spectacles:-1,2%
restaurants, cantines:+1,7%
consommation dans les bars:+1,1%
services de vacances:+4%
Je veux bien qu’il y ait de l’inflation importée, mais je suis quand même étonné de l’évolution des postes de services (qui augmentent plus que le moyenne)dont le contenu en importations est faible.
Je suis sûr, d’ailleurs, que si on étudie l’inflation des services stricto sensu sur les dernières années, on sera désagréablement surpris…
A noter d’ailleurs que la hausse de l’alimentaire doit beaucoup à la réforme des PPN.
Quant aux services, il faut rappeller que les hausses sont homologuées par le ministre de l’économie himself!
Pour le transport public, en effet, la hausse doit beaucoup aux augmentation de tarifs d’Air Tahiti et d’Air Tahiti Nui.
A mon avis,il n’est pas "normal" que la Polynésie continue à avoir une inflation de 2 à 3 % par an, vu notre niveau des prix ( notre coût de la vie) anoramelement élevé.
Bien au contraire, la situation "normale" serait une désinflation de -2 à -3 % par an, ceci pour rejoindre les pays à niveau des prix "normal".
Actuellement, nous sommes plutôt au niveau de la Suisse ou du Japon qui ont un PIB par habitant nettement supérieur au nôtre ( facilement 2 à 3 fois supérieur).
Est-il normal que le prix du kg de thon rouge frais soit aussi cher à Tahiti qu’à Tokyo, avec toutes les subventions dont ont bénéficié nos thoniers ?
Est-il normal que le prix des boissons ou des repas dans les hôtels soit au niveau que nous constatons tous, alors qu’ils bénéficient d’exonérations diverses ?
Est-il normal que le prix des voitures importées soit 50 à 60 % plus élevé qu’en Nouvelle-Zélande ?
Est-il normal que le prix d’un plat dans un restaurant de la place soit aussi cher qu’à Paris ?
Est-il normal que le prix d’une coupe de coiffure soit plus élevée qu’aux Etats-Unis ?
que le coût horaire des réparations automobiles soit aussi démentiel ? (sans compter le coût exorbitant des pièces détachées).
Comme on dit en bourse, les arbres ne peuvent monter jusq’au ciel. C’est vrai aussi de l’inflation en Polynésie : les prix ne peuvent monter jusqu’au ciel.
Il est temps de s’attaquer sérieusement à ce problème de coût de la vie, car il conditionne la compétitivité de nombre de nos activités économiques.
Je pense même que la baisse du coût de la vie doit être l’objectif n° 1 de notre gouvernement au plan économique.
Je ne suis pas du tout d’accord avec Mana lorsqu’il affirme qu’un taux d’inflation de 2 à 3 % est un "bon indicateur de croissance".
Ces deux agrégats (l’inflation, mesuré par la hausse des prix et la croissance, mesuré par le taux d’accroissement du PIB)sont deux agrégats complètement différents et déconnectés.
En Chine, la croissance "réelle" est de 8 à 9 % par an et l’inflation est de l’ordre de 5 à 6 %. Et le gouvernement chinois souhaite limiter cette inflation car elle renchérit les coûts. Toujours est-il que la croissance est toujours très forte.
Non : une faible inflation n’est pas un indicateur de croissance.
Pour la Polynésie, une faible inflation est tout simplement liée au fait que notre niveau des prix est déjà très élevé.Il est même étonnant que l’on ait pas une décroissance des prix ( comme dans le textile ou le vêtement : et encore, j’estime que la baisse devrait être plus importante, vu la compétitivité actuelle de la Chine).
Plus de concurrence, moins d’indexation des salaires sur les prix, stabilité de la fiscalité… seraient déjà des facteurs de désinflation. En fait, il faudrait mener en Polynésie, une politique dite de "désinflation compétitive" (comme du temps de Barre ou de Delors, toutes proportions gardées, bien sûr..).
Car, si l’on veut retrouver la croissance, notamment dans le domaine du tourisme, l’heure de vérité a sonné.
Joseph >> Il ne faut pas confondre inflation et hausse du coût de la vie ! Si l’on considère l’augmentation de 6000FCFP du SMIC cela fait une augmentation du salaire net de 4.56%, avec une inflation de 2.3% cela fait un gain de pouvoir d’achat en variable réel
Oui une inflation est « normale » car elle est constatée dans le monde entier dans cette fourchette. Je ne nie pas que le coût de la vie soit élevé en PF, mais par contre il ne l’est pas pour ces résidents ! Mais pour ses touristes, il ne faut pas confondre inflation et valeur de la monnaie encore une fois.
Comme je l’ai dit dans un autre article,
« PIB de la France par habitant 21700$, soit le 15ème mondiale, PIB de la PF par habitant, environ 2000000FCFP soit à peu près 20 000$, le triple ? »,
Je recommence : PIB de la Suisse et du Japon par habitant, successivement, 34000, 32800$… Facilement le double ou le triple ?
Notre fort coût est du à l’implantation du CEP en Polynésie qui a produit une hyperinflation dans les année 60 et une déflation est impossible sans récession !
Cependant je suis tout à fait d’accord avec tout les exemples que tu cite, mais existe-il une solution sans baisser le niveau de vie ? Difficile à dire…
Pascal >> Faux ! Toute les variables et les marchés sont interactifs. Comment l’inflation mesure une croissance ?
L’inflation est une hausse de prix globale. Lorsque le prix d’équilibre augmente, il faut une augmentation de la demande et de l’offre pour atteindre le même équilibre à prix plus élevée. L’inflation est bonne pour les emprunteurs à taux d’intérêt fixe.
Il y a un lien encore plus directe entre inflation et PIB c’est lorsque l’on parle de PIB nominal car il n’est pas déflaté du prix, il n’est pas ramené à prix constant, donc il augmente nominalement.
Je le répète la solution n’est pas une désinflation (ou plutôt déflation) mais une baisse du prix de la monnaie sur le marché des changes ! Le problème c’est que l’inflation sera encore pire car tout ce qui viendra de l’extérieur augmentera fortement ! Est-ce que le poids de nos exportations avec une baisse sur le marché des taux de change réussira à avaler la baisse de la consommation et des investissements locaux ? Telle est la vraie question !
Il faut souffrir pour être beau…
Tu ne peux avoir de dépréciation du FCP sur le marché des changes, car cela ne dépend pas de nous mais de la BCE (banque centrale européene ) dans la mesure ou nous sommes rataché par un taux de change fixe à l’euro.
Il est de plus bien entendu qu’une déflation serait néfaste pour les effets économiques indésirable qu’elle génère. Dès lors la solution raisonnable serait d’avoir une inflation la plus faible possible afin de limiter l’augmentation du cout de la vie (car l’inflation représente la hausse du cout de la vie , pas le niveaux de ce cout mais sa hausse) qui est néfaste pour nous dans les secteurs tels que le tourisme. Notre inflation devrait ainsi etre inférieure à celle des Etats-unis par exemple pour qu’a terme le sejour d’un américain à tahiti lui revienne moins cher. Ce serait ainsi dans ce cas de figure une politique de désinflation compétitive ( et non de déflation) qui serait positive à terme à l’économie sans créer de chocs brutaux avec dépréciations ou déflations.
Conclusion une faible inflation ne pourra que nous etre bénéfique à long terme en nous permettant de tirer profit de l’ouverture extérieure.
Dès lors il est préférable de favoriser cette faible inflation plutot qu’une forte inflation permettant la croissance à court terme, mais générant d’avantage d’inflation à moyen terme et donc mettant en danger notre compétitivité, à long terme. Raisonner en terme d’inflation permettant de la croissance revient à se priver des chances et opportunités économiques de l’ouverture extérieure, pour se replier sur notre economie en la faisant tourner de manière completement artificielle. Pour assurer l’avenur ce n’est pas le meilleur chemin à prendre.
Plus l’inflation est faible , mieux nous nous porterons.
Je n’ai pas dit que l’inflation était bonne pour la croissance j’ai juste dit que c’est un indicateur de croissance. Et je suis d’accord avec toi pépé tam’s
Le FCFP est lié à l’euro donc justement, même si l’on arrive à équilibrer notre balance commerciale un jour, nous n’aurons qu’un gain minime en touriste car notre franc est constant. Le taux de change est mesuré par rapport au Investissement net à l’étranger, sauf dans le cas particulier de la Polynésie, alors comment voudrais-tu limiter justement l’inflation ?
Une politique de désinflation compétitive oui, mais comment ? J’ai donné l’idée d’une dépréciation au niveau du marché des changes sachant que c’est impossible, maintenant je ne vois pas de façon de combattre l’inflation. Répétons-le, une inflation de 2.3% n’est pas catastrophique, surtout avec une hausse du revenu de 4.58%.
Certains économistes affirment que le dollar va chuter fortement dans quelques temps. Si c’est le cas, nous serons encore moins compétitif, même avec une faible inflation à long terme. Espérons le contraire…
Ia orana,
notre économie vit sous perfusion depuis bien longtemps et cela grâce aux transferts de l’ETAT.
Jamais la polynésie ne pourra s’autosuffire, pourquoi car trop habituer à être subventionner, l’esprit d’entreprendre n’existe pas, il suffit de voir le nombre de candidat qui se présente au concours administratif (boulot sur, salaire élevé, etc…)
L’exemple du thon est le plus flagrant, cela fait + de 10 ans que l’on subventionne l’activité de pêche hauturière et comme préciser par un des intervenants nous avons un thon aussi cher ici qu’au Japon, est ce normal ???
Quant à Mr VERNIER qui essaye d’analyse l’inflation et qui ose dire qu’il s’en fout de l’inflation conjoncturelle mondiale que c’est ici que c’est important, c’est qu’il ne connait pas les rouages économiques. Il n’a prendre ce que lui aurait couter un tour de l’ile avec les patriotes il y a dix ans (en terme d’essence) et le comparez à aujourd’hui et qu’il redise que l’inflation conjoncturelle n’a pas d’impact sur l’inflation locale…
PPN = modification de la façon de s’alimenter des polynésiens, auparavant, tout le monde avait son fa’apu, depuis la mise en place des PPN, tout le monde mange du riz, du sucre, de la Farine…
On peut faire des petites économies, en cultivant, en allant à la pêche par contre il y a des postes incourtounables (EDT, OPT, ASSURANCES, BANQUES, FRAIS DE SCOLARISATION, FRAIS MEDICAUX).
Pourquoi dans les archipels, ils continuent à vivre paisiblement loin de nos débats sur l’inflation et autres, parce qu’il s’autosuffise…
A +
Ce qui fausse toutes les études, de plus en terme de croissance économique, elle est plutôt "Flat" p
La part de notre inflation due à des chocs externes mondiaux (hausse du pétrole etc etc) n’a que peu d’importance. En effet tous les pays sont touchés de la meme manière, dès lors cela ne nuit pas à notre compétitivité.
Il faut ainsi se concentrer sur l’inflation endogène à l’activité économique européene. Bien sur 3% d’inflation c’est pas énorme néanmoins nous devons raisonné en terme relatif : est ce supérieur à l’inflation dans d’autres pays lesquelles alimente notre tourisme?
Si oui, il faut mettre en place des mesures pour limiter cette inflation endogène. Tout d’abord en arretant les augmentation de salaires, cercle vicieux de l’inflation. Ensuite en mettant en place des mesures pour inciter à la concurrence dans les divers secteurs d’activités à commencer par la grande distribution qui auront deux effets : une baisse (peu probable) ou une stabilisation du cout de la vie et donc une moindre inflation.
Ensuite si d’autres facteurs exopgène style baisse du taux de change du Dollar vienne nuire à notre compétitivité à ce moment la il faut jouer sur un autre facteur : la qualité pour améliorer la qualité prix (cf tourisme et cout de la vie). Ces mesures sont les meilleurs que nous puissions prendre etant donné les contraintes qui pèse sur nous. Le but n’est donc pas de se débarrasser des contraintes qui pèse sur nous mais de faire au mieux étant donné ces dernières.
Ensuite dernier point concernant la balance commercial. Pourquoi rechercher un équilibre de la balance commercial? Une amélioration de la Balance commerciale est elle forcement un bon indicateur de santé économique? Augmentera t’elle notre niveaux de vie ? Non pas forcement et surement pas. Dès lors pourquoi cette obséssion de l’équilibre de la balance commerciale ?
En effet il convient ici de cerner ce que signifie une balance commerciale déficitaire : cela signifi une balance des capitaux exédentaire ! ( Balance des paiements courants = Balances des capitaux + Balance commerciale = 0 car la balance des paiements courants est toujours en équilibre)
Dès lors si notre balance commerciale est déficitaire cela s’explique fait meme de notre régime d’autonomie car notre balance des capitaux exédentaire résulte en grande partie des divers transfers de l’état. Or est ce une mauvaise chose pour l’économie ?
Dès lors la question pertinente n’est pas de se demander si l’on pourra atteindre un jour un équilibre commerciale, non cela n’a que peu d’importance.
L’important est donc uniquement de se demander simplement si nos exportations augmente en valeur au fur et à mesure et non de se soucier de la quantité d’importation que nous faisons.
Or sur nos exportations de poisson par exemple, la compétitivité prix est importante et dès lors que nous ne pouvons pas baisser notre taux de change, la nécéssité est de favoriser une faible inflation (désinflation compétitive). La boucle est bouclée.
Comme le dit Pépé Tama, il faut raisonner en relatif :
A-t-on un niveau des prix comparable aux pays développés ? Par exemple,nous avons à peu près le même PIB par habitant que la Nouvelle Zélande, mais la Nouvelle Zélande a un niveau de prix inférieur d’au moins 40 % à notre niveau des prix (ua grand bonheur des touristes polynésiens qui y vont nombreux). Pourquoi ?
A-t-on un taux d’inflation comparable aux taux d’inflation d’autres pays développés ? Si c’est le cas, la situation est effectivement neutralisée en dynamique.
Est-ce suffisant ? Je dis non.
Car, je me pose vraiement la question des causes fondamentales de notre coût de la vie. On peut très bien avoir le même taux d’inflation que la Nouvelle-Zélande, les Etats-Unis, la Suisse, la France… et avoir un coût de la vie nettement supérieur à ces pays. N’aura-t-on pas un problème structurel de compétitivité? Bien sûr que oui. Et c’est le drame que nous vivons dans le tourisme et les exportations de produits.
Un exemple : notre SMIG est supérieur au SMIC des Etats-Unis ou de la Grande-Bretagne. Et pourtant, on sait qu’on ne peut pas vivre décemment avec notre SMIG, car notre coût de la vie est excessif.
Je dis donc qu’il ne faut pas se contenter d’un faible taux d’inflation. Il faut analyser et décomposer nos structures de prix sur divers produits de la vie courante et comparer avec les structures de prix de ces mêmes produits dans d’autres pays. Je pense que celà sera très instructif.
La piste de la désinflation compétitive est très intéressante. Mais il faudra un vrai pacte social entre syndicats, employeurs et gouvernement. Mais ce gouvernement aura-t-il le courage et la compétence pour mener à bien un tel chantier, pourtant décisif pour notre avenir économique ?
Je suis d’accord avec pépé Tama : le déséquilibre de notre balance commerciale n’est pas un vrai problème car nous avons un système économique particulier. C’est un système dérivé du système économique métropolitain.
Nous achetons beaucoup à l’étranger, car nous avons les moyens d’acheter à l’étranger sans nous endetter. Comment se produit ce miracle ? Toujours les fameux transferts publics de l’Etat (voir le billet de Lebop et les excellents commentaires à ce sujet.)
Le vrai outil d’analyse est bien la balance des paiements.Et, sur ce plan,il n’y a pas de déséquilibre majeur à observer en ce qui concerne notre balance des paiement de ces dernières années.
Au contraire, il y a eu grand plus avec la création, par Gaston FLOSSE, (rendons à César ce qui appartient à César…) de la compagnie Air Tahiti Nui : cette compagnie nous rapporte des devises grâce aux touristes qu’elle transporte. Avant, ces devises repartaient en France ( avec Air France) ou à l’étranger ( avec Qantas, Air new Zealand…).Maintenant,il est aussi clair qu’il serait mieux que cette compagnie devienne rentable une fois pour toute (cf les billets de Noindep à ce sujet).
PoltititaMan, bien sur qu’il n’y à pas de déséquilibre majeur de la balance des paiements : c’est un équilibre comptable! De plus la création d’air tahiti nui ne vas pas forcement avec l’apport d’autre devise, les compagnie privées pouvaient aussi l’éffectuer. Patrick je suis d’accord avec toi.
Si je parle de balance commerciale c’est pour dire qu’elle même est un bon indicateur du taux de change (dans des pays normaux), il est certains que ce n’est pas une priorité du gouvernement vue les transferts.
Balance commerciale équilibré signifierai que notre franc CFP est dévalué par rapport au dollars (tout en supposons que nous ne sommes pas lié avec l’euro) et donc qu’il est plus avantageux d’investir sur le territoire qu’aux Etats-Unis, Il est plus avantageux de venir passer ses vacances en PF que dans les autres pays. MAIS Notre franc étant lié à l’euro, même si un jour nous arrivons à équilibré notre balance commerciale, que nos exportations sont assez grandes, donc qu’il serait moins chère de passer ses vacances en PF, Notre gain en touriste ne sera que MOINS que proportionnelle à ce qu’il serait si notre taux de change était variable. C’est simplement sur ça que j’insiste.
C’est ce que je pense, vous avez le droit de ne pas être d’accord.
Je ne demande pas la rupture entre le FCFP et l’euro, car si il y a rupture, notre franc ne vaudra plus rien. Ce ne sont que des suppositions pour expliquer que nous ne somme pas maître de nos touristes. Pour moi c’est un fait
Pour ce qui est de l’augmentation de salaire, il est directement fournis par le territoire donc n’est pas sensé influé sur les prix à court terme. Maintenant le problème réside dans le fait qu’il n’y a pas de déficit budgétaire en Polynésie, donc cette augmentation ne peut être financé qu’en partie. Pour ou contre un déficit budgétaire, cela est un autre débat.
A mon sens une qualité supérieure des hôtels touristique n’influe que peu sur le nombre de touriste, c’est les prix qui les intéressent. Nous savons que la Polynésie est un pays qui a un « rêve » constant, tout le monde a envie de venir ici, ce qui les en empêchent, c’est encore les prix. Si le dollars part en chute libre (je ne parle pas de 2% -comme l’inflation- par ans mais de 10% ! voir plus !), même avec une inflation compétitive, nous serrions encore plus chère en terme relatif pour un Américain.
Voilà
PS : Pour ce qui est du pétrole, si nous comparons la valeur nominal du pétrole, il est clair qu’elle n’a jamais été aussi forte, mais lorsqu’il faut comparer le prix d’aujourd’hui à l’IPC de notre année, donc avoir un valeur réel du pétrole à dollars constant, par rapport à l’IPC de 1973 et le prix de 73, La valeur réel du pétrole était plus forte en 1973.
Bref Vive les énergies renouvelable !
D’accord mais nous sommes obligés de faire avec ces contraintes, car enlevé ce qui nous genes pourrait conduire a une situation économique bien pire. Dès lors le mieux que nous puissions faire c’est bien avoir une inflation compétitive et améliorer notre qualité. Pour déterminer si la qualité à une forte importance sur le nombre de touriste en polynésie il faudrait connaitre l’élasticité de la demande de tourisme. C’est faisable par statistique. A ce moment nous serons fixé sur la possibilité ou non d’une amélioration de la dde touristique avec une hausse de la qualité.
Un consommateur choqué nous a fait part d’un triste constat. Dans dans une grande surface de la place, on pouvait, nous a-t-il dit, acheter "une seule salade" pour environ 60 Frs, désormais elles sont mises sous sachet par deux au prix de 1280 Frs le kilo au lieu de 695 Frs jusqu’à hier. Au poids les deux salades reviennent à 285 Frs ( Ce qui fait 11 euros la salade !)
Cette confidence m’a incité à acheter ce matin une salade - une laitue - au magasin de mon quartier "Ed l’Epicier" (moyenne surface), je l’ai payée un prix fou ! Zéro euros et 75 centimes (0.75 E) !
Et dire que dans votre paradis vous payez deux salades 11 (onze) euros !
Voilà une comparaison bien concrète qui en dit long sur l’ENORME problème de la polynésie : son coût de la vie exorbitant.
Un de ces jours, ça va pêter !
A propos de lutte pour une baisse du coût de la vie, l’association Te Tia Ara a transmis une lettre au Président du Pays.
En voici les extraits :
"Te Tia Ara est satisfaite de constater que son combat pour l’augmentation du pouvoir d’achat des familles par la baisse des prix et la lutte contre la vie chère est repris par le Gouvernement, les représentants de l’assemblée, les syndicats de salariés, les employeurs et certaines associations.
Notre crédo : « Tous unis contre la vie chère » pour l’intérêt économique et social du Pays.
Toutefois, nous sommes persuadés qu’une marche de protestation et la mise en place d’une liste de Produits de Première Nécessité rebaptisée liste de produits et services indispensables ne seront pas suffisantes pour lutter contre la vie chère.
Dommage que le Gouvernement n’ai pas entendu Te Tia Ara, par exemple pour ne pas augmenter le prix du pain, le prix des médecins, ne pas libérer les prix de certains PPN comme le poulet, le sucre, le pâté armour, d’avoir cassé le système d’appels d’offres pour le riz, d’avoir mal planifié l’arrivée des PPN comme la farine dans le pays, de n’avoir pas négocié les prix des hydrocarbures notamment pour la mise en place du nouveau gazole, de n’avoir toujours pas négocié la structure des prix de l’électricité, et du transport de l’énergie électrique, de n’avoir pas soumis pour avis aux associations de consommateurs et aux syndicats de salariés le texte sur la concurrence, la concentration et les abus de position dominante alors que les professionnels ont été consultés …
L’avenir, la construction de notre Pays, de nos familles et l’intérêt général sont nos objectifs et Te Tia Ara propose en premier lieu pour lutter contre la vie chère :
* de réunir rapidement la commission de révision des prix des PPN,
* de lutter en urgence contre les conséquences de la hausse des prix des hydrocarbures notamment au niveau de la structure des prix de l’électricité et du transport de l’énergie électrique et des gazoles destinés à la production d’électricité, du gazole utilisé par les goélettes, les pêcheurs, (montant de stabilisation trop élevé, marge trop importante, fiscalité directe à revoir…),
* de baisser les prix des transports aussi bien aériens par une réorganisation des sociétés Air Tahiti et Air Moorea, que les prix des transport maritimes et terrestres,
* de bloquer les prix à l’importation de tous les produits alimentaires et les Produits de Grande Consommation (PGC),
* de baisser les prix des produits et des services dans les îles, qui subissent des hausses trop importantes,
* de baisser les taxes, la TVA et les marges des produits et services,
* de lancer une large campagne pour promouvoir la consommation des produits locaux : consommer local et préférer le poisson à la viande importée pour relancer la pêche lagonaire et aider les pêcheurs, consommer la viande de porc local, les oeufs et le poulet local à tous les produits importés similaires pour relancer cette activité, préférer les légumes frais et les féculents locaux (taro, igname, banane, fei…) aux produits importés surgelés, frais et en boîtes pour aider les agriculteurs, préférer le jus de citron et de pamplemousse local et les jus locaux au détriment des sodas et des sirops, …,
* de baisser les prix des matériaux de construction, de la construction immobilière et les prix des logements intermédiaires (prix au m2 éligible à baisser tout en préservant la qualité des logements et avec accession à la propriété certaine),
* de revoir à la baisse le prix de l’eau délivré par les communes et la SPEA,
* de revoir à la baisse les prix des cantines scolaires et d’améliorer la composition des repas,
* de baisser les prix des prestations bancaires,
* de baisser les prix des médecins, des dentistes, des spécialistes, des cliniques privées et de l’hôpital,
* de baisser les dépenses de l’administration et du gouvernement
* de relancer la concurrence.
Te Tia Ara est pour la baisse des prix, la lutte contre la vie chère, pour le respect de notre santé, pour la fin des monopoles pour un meilleur pouvoir d’achat et pour le respect de la dignité des consommateurs ».
Je suis content de voir que le combat de notre association est relayé par de plus en plus de personnes et c’est tant mieux.
Contrairement à ce que pense MANA, le budget du territoire affiche bien un déficit budgétaire.
Souvent les lecteurs confondent équilibre comptable et autofinancement à 100%
Pour boucler son budget en équilibre, le territoire a voté 14 milliards de F CFP d’emprunts.
Voilà la valeur du déficit.
Il ne s’agit que de la maison mère, bien sûr. Pour les satellites (établissements publics, sociétés d’économies mixtes), on n’a quasiment aucune idée, puisque que ne sont publiés au JOPF que des chiffres globaux. Notons juste que ATN affiche un résultat négatif de + de 2 milliards F en 2005, sans qu’on sache comment ont été financées ces pertes (crédit de trésorerie? Augmentation de capital? prêt du territoire?)
En fait, on manque de chiffres consolidés sur le déficit budgétaire global du "groupe" territoire.
Maintenant, avoir un déficit n’est pas signe de mauvaise santé. Le recours à l’emprunt possède un effet de levier important, si les sommes sont investies dans des équipements structurants, bien sûr, et non pour acheter de somptueux hôtels particuliers à l’étranger.
Heureusement, la dette du territoire semble plutôt bien gérée. C’est en effet une des rares activités qui n’a pas eu le droit à des remarques acerbes de la presse, de la Chambre territoriale, des auditeurs de DELOITE ou de Standard and Poor’s.
Il y aurait au moins une chose qui est bien gérée dans l’Administration?
Non je ne pense pas avoir confondue. Ils sont obligés de l’équilibrer avec des prêts, mais si le budget pouvait être déficitaire, dans le sens qu’il pourrait rester déficitaire pendant un certains temps, tant que le territoire a un plan pour redresser la barre (par exemple que l’investissement public au départ sera vite remboursé par l’effet du multiplicateur) alors l’économie du pays ira mieux.
Le déficit s’affiche dans l’écriture comptable en tant que passif alors que l’emprunt en actif, il me semble. Donc dans les deux cas, l’écriture comptable respect le principe de la partie double.
Ce que tu appelles "déficit" est en fait le déficit comptable, déficit d’exploitation, ou résultat net négatif si tu prends le compte administratif (équivalent du compte de résultat du privé).
Le raisonnement par actif/passif ne présente pas d’intérêt car ici on raisonne en flux.
Il est vrai que le Territoire doit équilibrer son budget des dépenses courantes et celui de ses investissements.
Pour les dépenses d’investissement (mais c’est vrai aussi pour les dépenses courantes, dites de fonctionnement), l’équilibre permet de tenir compte du déficit de recettes propres en intégrant le recours à l’emprunt.
Mana, toi tu te me dis :"ce serait bien qu’il y ait possT d’avoit un déficit même après prise en compte des flux d’emprunts nouveaux."
Et bien, c’est possible. L’équilibre en comptabilité publique permet d’avoir des dépenses supérieures aux recettes, emprunts compris… En fait, on prélève sur les excédents des années antérieures (reports à nouveau) pour financer l’écart.
On le fait aussi pour le fonctionnement.
Bien sûr, pour que ça marche, encore faut il avoir eu des exercices excédentaires les années précédentes.
Pour le Pays, c’est le cas quasiment tous les ans.
Je te rasssure, ce n’est pas lié à une bonne gestion mais à une surrestimation systématique des besoins de crédits.
Comme les ressources fiscales sont calées sur les dépenses prévisionnelles annoncées, on se retrouve ainsi à prélever, un peu inutilement il faut bien l’avouer, des ressources fiscales qui vont alimenter l’excédent.
Donc, oui, un déficit au sens où tu l’entends est possible.
Et il est même sûrement utilisé. Les reports sont connus à mi-année et le Gouvernement tape dedand pour financer ses besoins budgétaires nouveaux en cours d’année.
Je n’ai pas lu le budget cette année, mais il n’est pas impossible que le gouvernement actuel ait déjà pompé sur ces réserves.
Quant au multiplicateur, on sent l’étudiant avide de partager ses connaissances. Comme elle doivent être fraiches dans ta tête, Mana, tu n’es pas sans savoir qu’en économie ouverte, si tu n’as pas de production locale, ton effet multiplicateur joue au profit des économies en provenance desquelles tu importes…
En l’occurence, une politique budgétaire explansionniste en PF ne fera que stimuler l’économie NZ, US et AU via une hausse de nos importations.
Il n’y aura qu’un effet local résiduel du multiplicateur. Par contre, si tu n’auras qu’un effet réel minime, l’impact sur les prix, lui, sera baucoup plus important.
Le cours est fini.
Bon, plus sérieusement, se focaliser sur la balance commerciale est vain. Nos exports, c’est quasi-zéro et Tahiti ne sera jamais une économie agricole.
Pour l’industrie, on est pénalisé par l’importance de la main d’oeuvre peu qualifiée (18% d’illetrés tout de même!) qui rend illusoire tout développement d’une industrie créatrice de valeur ajoutée suffisante pour assurer des niveaux de salaires relativement élevés (élevés à l’aune des autres pays en voie de développement, j’entends). Le textile n’est pas l’avenir du pays, qu’on se le dise!
Par contre, le tourisme, c’est 40 mlds F par an. Sur les services, il y a de quoi faire. Notamment grâce aux nouvelles technologies, on pourrait faire de Tahiti un centre de services HT en informatique, compta, expertise, grâce aux accords PTOM avec l’UE. La potentialisation de cet accord d’association devrait être un objectif pour les autorités, car c’est un véritable atout!
Ces activités joueraient un rôle d’entraînement sur le reste de l’économie, essentiellement en terme de services assurés par les personnes à faibles qualification (crêches, restauration, grande distribution).
Pour qu’il n’y ait pas trop de tensions sociales, il faudrait asoscier cette stratégie de développement avec une politique volontariste en faveur des couches sociales les plus défavorisées (20 % des ménages en dessous du seuil de pauvreté en PF)en terme de logement, mais surtot d’aducation, avec bourses, suivi personnalisé, avec en contrepartie pour les bénéficaires passage obligé dans l’Administration pendant une durée (4 ans est raisonnable) à l’issue des études pour permettre à ces "pupilles" du Pays de se forger une idée forte et positive du rôle du secteur public et de croire en l’existence d’un ascenceur social. Cette expérience de 4 ans leur permettrait de potentialiser leur valeur sur le marché du travail privé (diplôme + expérience + carnet d’adresses constitué pendant les années dans un service public spécialisé).
Ce que je viens de vous donner là, rapidement et succinctement, ca s’appelle un projet de société.
On y adhére ou on n’y adhère pas.
Mais celui-là a le mérite d’exister.
Nos décideurs, quelqu’ils soient, ont ils des projets alternatifs à nous proposer?
Pour l’instant, non. On ne nous sert que des slogans à l’emporte-pièce aussi creux qu’un bol sans soupe.
On est plus à l’époque Keynésienne…ton déficit budgétaire créera de l’inflation si c’est pour une relance. De plus l’effet multiplicateur réel sur l’économie sera amoindri car nous sommes en économie ouverte. C’est au constructeurs de mitsubishi et autre que ça profitera. Et puis a t’on réellement besoin de ce deficit budgétaire pour avoir des sommes investissables ?
Merci pour toute ces précision cher Jean. L’étudiant n’a pas qu’envie de partager sa connaissance fraîche, il a aussi soif de nouveaux savoir…
D’accord avec toi jean; c’est pas loin de se qu’on encourage au travers de nos billets.
Ca sent le sapin! Notre Vice-président vient de reconnaître qu’il faudrait subventionner le FRPH de 3,5 Mlds F en 2006 pour équilibrer les dépenses du fonds!
Sans surprise, le premier poste de dépense est celui du fioul destiné à EDT. Que propose notre super ministre??? D’extraire la péréquation d’EDT du FRPH pour instaurer "une vérité des prix".
Sauf que les prix du kwh sont fonctions du prix de la tonne de fioul facturée à EDT. Plus de péréquation => explosion du prix de l’électricité…
La renégociation de la cv Pays/EDT va promettre…
D’autant que le Vice président à embaucher un expert :… un ingénieur halyeuthe!
L’association TE TIA ARA avait donc raison : le maintien du prix à la pompe n’est pas crédible. Tant que des mesures structurelles n’ont été prises pour réduire la consommation ou diversifier les sources d’énergie, toute annonce de maintien ou de faible hausse des prix à la pompe est pure démagogie.
La solution du ministre de l’Economie ne relève ni de l’une, ni de l’autre.
Il s’agit que d’une mesure amdinistrative, puisqu’en sortant le fioul pour les centrales de la péréquation, il n’aura agi ni sur la demande, ni sur l’offre.
Quand à l’impact sur l’indice des prix, sûr qu’on va avoir droit dans un an au même cinéma que cette année. Je le vois d’ici :"l’inflation est de l’inflation importée. Le Gouvernement ne peut pas agir dessus."
Bravo et merci pour la politique d’amélioration du pouvoir d’achat!
Il est assez marrant de constater que tout d’un coup les nouvelles fasse un grand article sur les associations de consommateurs.
En fait, c’était pour mettre sur un pied d’égalité l’association de consommateurs Te Tia Ara et l’association de consommateurs de la principale centrale syndicale du Pays, la CSTP-FO.
C’est un peu gonflé, car la deuxième structure n’est qu’une boite aux lettres pas du tout active, comme il y en a eu dans le passé.
Et puis, il faudrait se méfier : le responsable de la CSTP-FO est "bien" avec le pouvoir actuel. Alors que penser de l’indépendance d’une telle association de consommateurs ?
Non : il faudrait plutôt aider financièrement l’assocation Te Tia Ara qui a montré sa pugnacité et son indépendance. Pourquoi pas lui donner un peu du budget octroyé à l’Institut territorial de la consommation (plusieurs dizaines de millions par an), simple organisme administratif qui ronronne dans son coin ?
Qu'en pensez-vous ?
Ami lecteur, amie lectrice, un petite information à votre intention pour vous faciliter la rédaction de votre réaction. Politita modère a posteriori les commentaires. Un nouveau filtre permet de mettre en ligne immédiatement les commentaires qui ne semblent pas injurieux.
Ce filtre n'est en aucun cas parfait et certains commentaires déplacés seront rectifiés après coup ou, plus embêtant, certains commentaires très corrects peuvent ne pas passer de suite. Nous les validerons peu de temps après.
Votre participation à cette discussion implique vous soyez poli envers tous, même ceux que vous n'aimez pas ;) Nous vous remercions pour votre compréhension et vous souhaitons un agréable commentaire.