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mercredi 31 mai 2006

A propos de la liste des produits et services indispensables

Par lebop, mercredi 31 mai 2006 à 17:50 :: Petite analyse

Je voudrais compléter les éclairages de Mana par d'autres éclairages en ce qui concerne cette fameuse liste de produits et services indispensables, car n'en doutons pas, la liste PSI va être LE sujet de discussion de ces prochains jours.

Partons du point de vue que nous sommes, en Polynésie, dans un pays à économie libérale. L'une des lois fondamentales d'une telle économie est la concurrence.

Elaborer et instituer une telle liste de produits et services, qui, je suppose, vont avoir une marge règlementée et plafonnée, c'est déjà reconnaitre que la concurrence n'est pas la règle dans de nombreux secteurs.

Mais a-t-on tout fait pour qu'elle fonctionne plus et mieux ?

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Le PSI arme contre l’inflation ou réforme communiste ?

Par Mana, mercredi 31 mai 2006 à 14:24 :: Petite analyse

Comme vous le savez, la liste des PPN (produit de première nécessité) a été changé pour une liste plus large appelé les PSI (produit et services indispensables). La politique du ministère de l’économie et des finances serait de pouvoir « contrôler » les prix de ces produits pour encore une fois « protéger les petites gens ». Essayons de déterminer ce que ce pouvoir de contrôle des prix aura comme influence et si les effets bénéfiques seront bien perçus. Parlons aussi, comme l’a annoncé Monsieur Jacques Drollet, de l’augmentation significative du prix du pétrole qui sera plus accentué sur le prix de l’électricité que sur le prix à la pompe. En gros, quel impact macro-économique la politique du Vice-président aura....

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mardi 30 mai 2006

BIS REPETITA

Par lebop, mardi 30 mai 2006 à 19:14 :: Petite analyse

Acte 2 dans le "désamorçage" de la manifestation de jeudi par la courroie de transmission du pouvoir -j'ai nommé les Nouvelles- : l'annonce de l'avant-projet de première liste de produits et services indispensables. Dans la plus pure tradition de la Pravda ou du Quotidien du peuple chers aux régimes communistes au faite de leur gloire, Muriel PONTAROLLO "a réussi à se procurer" ( entendez par là qu'un conseiller quelconque bien en cour lui a remis le dossier en ami...) l'avant-projet de liste de produits et services indispensables et titre ( au présent qui plus est) : " le taui écrase les prix". Ceci en réponse, comme en écho et comme par hasard, à l'une des revendications de l'intersyndicale de lutte contre la cherté de la vie... Nouveau tour de passe-passe de la revue officielle du gouvernement pour réduire à tout prix l'affluence de la manifestation de jeudi...

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lundi 29 mai 2006

Muriel PONTAROLLO, idéologue du Taui ?

Par lebop, lundi 29 mai 2006 à 19:15 :: Petite analyse

En découvrant la une des Nouvelles de ce matin, j’ai été surpris du monument de désinformation piloté par la rédactrice en chef de ce journal. En effet, à lire les gros titres, on a l’impression que le gouvernement Taui est la « victime » d’une instabilité politico-syndicale permanente, conduite par des « gens de l’ombre » qui tirent les ficelles et qui manipulent élus et dirigeants syndicalistes. Cette « victimisation », où les bons sont em….dés par les méchants, comme dirait Teina MARAEURA, occulte complètement les décisions à l’origine de ces mouvements politico-syndicaux.

Car, qu’on se le dise : il n’y a pas de fumée sans feu.

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dimanche 28 mai 2006

Le probable mouvement de grève.

Par Lagon, dimanche 28 mai 2006 à 22:16 :: Brèves

Supposons que le Président ne parvienne pas à désamorcer ce mouvement social. Dans ce cas il serait intéressant de noter son interprétation des choses. Il y a gros à parier qu' on entendrait parler de " la main de Gaston FLOSSE ". Dans cette hypothèse, reste à savoir si les medias se démarqueraient d' une affirmation aussi grossière et absurde, et si dans leur large majorité les Polynésiens la rejetteraient.

Si tel était le cas ( une inflexion médiatique sensible, et une prise de conscience plus forte de la population ), le signe serait très révélateur. On attend quelques jours ? D' ici là rien n' est impossible...et dans ce cas ce billet serait nul et non avenu.

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L7 : l'article de la discorde

Par Noindep, dimanche 28 mai 2006 à 04:51 :: Petite analyse

A l’heure où les hommes politiques continuent de tomber dans les filets de la Justice, les citoyens eux emplissent de nouvelles fonctions. Il réalise leur devoir de bon citoyen, jusqu’à s’opposer à une justice imparfaite à leur yeux.

Yves CONROY, notre citoyen exemplaire, continue de parfaire son discours face à une Justice qui lui répond par le silence. Notre citoyen modèle poursuit son combat contre une justice à géométrie variable et tente résoudre le vide juridique qui plane au dessus de ce fameux article L7 du code électoral. Le cas Emile VERNAUDON est directement visé. En réalité, ce vide juridique n’est pas nouveau. Il a alimenté toutes les polémiques qui ont accompagné l’affaire Juppé.

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Le jour d'après

Par Noindep, dimanche 28 mai 2006 à 02:31 :: General

Notre ministre de la famille est sur la pente glissante de la paresse réthorique, par l'emploi d'une critique gratuite et facile envers l'Etat. Elle entame grossièrement son déclin dans l’opinion, en accusant ouvertement l’Etat de complot (dû à la condamnation sévère qui guette Nicole BOUTEAU qui résulterait d'une action illégitime de l'Etat), et de crime contre la majorité. Il y va de soi, que nous devons condamner de telles paroles !

C’est ici que se joue le rôle du président, celui de pérenniser une action de raison, en agissant sous couvert de la morale Républicaine. Cependant, sans réagir, il cautionne un tel discours, et inscrit la cause gouvernementale dans une dérive morale.

Il arrivera un jour, où par fuituisme, l’Etat laissera flotter ce monologue stérile, et cosignera l’indépendance que cette fratrie réclame tant. C’est à ce jour précis, que la Polynésie française perdra une part de son histoire, mais aussi l’intégralité de son avenir.

Face à une opposition sclérosée et des centristes à l’action symbolique, c’est tout un peuple qui est réduit à la récidive gouvernementale, qui continue d’alimenter un pessimisme de circonstance. A la vue de tout cela, serons nous actif ou nous contenterons nous seulement d'être attentif ?

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samedi 27 mai 2006

PROFUSION DE SEM : ALTERNATIVE AU CAPITALISME POLYNESIEN ?

Par lebop, samedi 27 mai 2006 à 19:32 :: Petite analyse

Le statut de Société d'Economie Mixte a le vent en poupe dans nos cercles dirigeants : après la SEM "Maeva Nui", une SEM " investissements touristiques" a été créée sur proposition du Ministre du Tourisme, Jacqui DROLLET. Pourquoi cette profusion de SEM ? A-t-on besoin de ces béquilles du capital polynésien ( les sociétés de transports de truck en difficulté) ou multinational (la société de gestion du Star Clipper) ? Ne risque-t-on pas de créer des gouffres à subvention pour cause de gestion erratique et de déficits récurrents, à l'instar de la SEM "Tahiti Nui Ravaai" ?

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Dysfonctionnement ZEN au sommet

Par lebop, samedi 27 mai 2006 à 13:41 :: Chroniques

L'épisode de la "Loi Sommers" et du charivari politico-syndical qui en résulte nous a montré du doigt un dysfonctionnement au sommet que, même Jacqui DROLLET n'a pu masquer. Dans un des journaux de la place, il nous a avoué de manière presque candide : "la relation entre le Gouvernement et le groupe UPLD ne fonctionne pas". A tel point qu'il envisage des relations plus fréquentes entre composantes d'une même majorité. Rien que ça. Il faudra encore plus d'heures de réunion pourqu'ils se convainquent mutuellement du bien fondé des propositions qu'ils se font les uns aux autres. Et surtout pour éviter que l'épisode de la Loi Sommers, où les uns et les autres, notamment Pierre FREBAULT et Eugène SOMMERS, s'étripent en public, parce qu'ils ne sont pas du tout d'accord, ne fasse jurisprudence.

On a donc allègrement dépassé le stade de la cacophonie pour entrer dans l'étape, bien plus périlleuse, de la divergence publique et assumée benoîtement par un Président-voyageur-diplomate-qui rencontre- les grands- de ce monde, qui plus est, ZEN ( normal il est allé au Japon) et donc, bien au-dessus- de ces contingences locales. On est donc entré dans l'ère "de l'instabilité majoritaire endémique gérée Zénement".

Adopter, comme Jacqui DROLLET le fait, la méthode Coué, et dire qu'au moins, l'Assemblée n'est plus simplement une chambre d'enregistrement, est pour le moins loufoque. Car il "oublie" simplement qu'il s'agit là d'une divergence interne à sa majorité et que l'opposition existe bel et bien. Elle a d'ailleurs déjà fait savoir tout le mal qu'elle pensait de cette loi SOMMERS, mais l'UPLD, forte de sa majorité absolue, a passé outre.Il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

Le plus grave, c'est que toutes ces péripéties débordent largement la sphère politique. Les réactions syndicales risquent d'avoir une incidence très sérieuse sur la vie des entreprises et des citoyens. Car, la semaine prochaine, des perturbations très sérieuses pointent le bout de leur nez. Nous serons donc encore une fois les otages désemparés d'un rapport de forces provoqué par l'acte individuel et irresponsable d'un représentant qui souffle sur les braises et qui pousse toutes les centrales syndicales à aller au "clash".De celà, le pouvoir politique n'en a cure. Pauvres citoyens que nous sommes, condamnés à subir ces querelles qui nous dépassent.

A ce stade, je suis partisan d'une loi qui oblige un représentant à l'Assemblée à assumer les conséquences d'un comportement extrêmiste : qu'il indemnise les victimes des perturbations engendrées par son jusqu'auboutisme. Car ces perturbations - embouteillages monstres, dépenses de carburant, retards, journées de travail perdues, désorganisation du travail des entreprises, pertes de productivité... - seront très réelles dans la semaine qui s'annonce. N'est-il pas paradoxal que ce qui ne devait être qu'une goutte d'eau il y a quelques semaines risque de provoquer aujourd'hui un Tsunami ? N'incombe -t-il pas au Président de désamorcer sagement cette bombe plutôt que de provoquer gratuitement les syndicats en décrétant leur mouvement à venir comme étant "politique" ? Doit-on être encore les otages de ce "bombage de torse" mutuel ?

Vraiment, le jeu n'en vaut pas la chandelle.

Je demande à notre gouvernement d'imaginer des solutions à nos vrais problèmes. Pas de créer de faux problèmes.

Que le gouvernement retire la Loi SOMMERS et entame un vrai dialogue social pour résoudre nos problèmes économiques et sociaux, qui sont suffisamment nombreux comme celà. Et le plus tôt sera le mieux.

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jeudi 25 mai 2006

LA POLYNESIE CONTEMPORAINE : ELEMENTS DE CHRONOLOGIE ECONOMIQUE

Par Pépé Tama, jeudi 25 mai 2006 à 14:24 :: General

S'adressant plus particulièrement aux jeunes, politita se doit de revisiter régulièrement l'histoire de la Polynésie contemporaine. Devoir de mémoire,car n'a-t-on pas coutume de dire que, pour construire l'avenir, il faut connaitre l'histoire de son pays ? Aussi, j'ai identifié, parmi les données à notre disposition, quelques dates-clefs de notre histoire politique et économique de ces 15 dernières années. Je ne doute pas que les éléments ci-après ont un caractère arbitraire, car subjectif. Libre à vous donc de les contester, de les commenter, de les corriger ou de les compléter.

De quoi alimenter notre Wiki cher à Peter...

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Objet Politique Non Identifié : Ministre par procuration

Par lebop, jeudi 25 mai 2006 à 12:33 :: Chroniques

Ça y est, c’est fait ! Le Président du Pays a entériné le choix effectué par Monsieur Teina Maraeura de placer son homme de confiance, pour ne pas dire son homme de paille ou son pion, un illustre inconnu ( la preuve : je n’ai pas encore retenu son nom) en tant « qu’usufruitier » d’un Ministère, le ministère du développement des archipels, dont Monsieur le Maire de Rangiroa est le « propriétaire ». On se croirait revenu au temps de Louis XIV où l’on achetait sa charge auprès du « Monarque » en vue de bénéficier de tous les privilèges inhérents à cette charge !

Monsieur le Président du Pays a donc inventé un Objet Politique jusque là Non Identifié, le « Ministre par procuration ». On connaissait la délégation de pouvoir, mais on ne connaissait pas encore l’OPNI. Voilà un directeur bientôt à la retraite, parait-il, qui pourra, heureux homme, cumuler sa retraite ET sa rémunération de Ministre. Car je n’ose imaginer, bien sûr, qu’un « deal » sous forme de partage de rémunération, ait été passé entre hommes de Rangiroa, loin des yeux et des oreilles de Papeete : on est des gentlemen maohi ou on ne l’est pas. Et puis, même s’il vient à l’esprit de Teina de reprendre sa procuration pour cause d’intérêts urgents à défendre, notre directeur d’école à la retraite pourra toujours toucher une indemnité de chômage, portée assez récemment à 6 mois, soit pas loin de 6 millions de F CFP, ce qui permet largement de subvenir aux besoins superflus. Car une retraite de directeur d’école, comme on sait, couvre largement les besoins « primaires » et « secondaires ».

Mais, ce qui est particulièrement remarquable, comme l’a dit notre Vice-Président, c’est qu’en à peine quelques heures de connaissance, lors d’un Conseil des Ministres, notre vénérable directeur d’école, dont je ne doute pas qu’il ait peut être des qualités ( on le verra à l’œuvre), a déjà la CONFIANCE du Gouvernement. En un temps éclair, il a donc ébloui ses collègues Ministres et le Vice Président : quel Maître dans la plus pure tradition de l’éducation républicaine avons-nous là ! Car, Dieu sait s’il faut se lever de bonne heure pour « épater » à ce point notre Vice-Président. Il n’y a pas à dire : ce Monsieur le ministre par procuration, « ex iamaniste », gagne à être connu. Vivement demain !

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mercredi 24 mai 2006

Du bon usage du syndicalisme

Par lebop, mercredi 24 mai 2006 à 19:40 :: Débat

En ces temps de bras de fer politico-syndical, j'ai estimé qu'il était d'actualité de revenir sur notre billet relatif au syndicalisme polynésien. Je suis, bien sûr, opposé,aussi bien sur la forme que sur le fond à la loi "Sommers", mais, en même temps, je voudrais réaffirmer que les grandes centrales syndicales n'ont pas à imposer leurs vues à l'ensemble de la société sous prétexte qu'elles peuvent mobiliser quelques bataillons et occuper la rue. La démocratie, ce n'est pas le pouvoir de la rue. Les syndicats sont, certes, des interlocuteurs incontournables, mais ils n'ont pas la même légitimité que confèrent aux politiques les urnes. Ils n'ont pas raison sur tout. Bien au contraire, ils peuvent, par des revendications "maximalistes", conduire l'ensemble de la société polynésienne vers une impasse. Un bon syndicalisme doit savoir jusqu'où il peut aller sans casser le dynamisme économique du Pays.

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Conseil économique, social et culturel : un "machin" coûteux

Par lebop, mercredi 24 mai 2006 à 19:02 :: Chroniques

En parcourant, ce matin, les journaux, je suis resté interloqué à la lecture de l'article relatif aux débats du conseil économique, social et culturel du Pays.J'ai été particulièrement convaincu par le dépit du journaliste face à la légèreté, voire le manque d'intérêt de l'essentiel des débats de cette "institution". Des socio-professionnels très enclins à donner des leçons aux politiques, mais que l'on découvre plus préoccupés par les aspects alimentaires et pécuniaires de leur fonction que de l'intérêt général de la Polynésie française. On y a ainsi débattu du nombre de billets d'avion pris en charge par le conseil pour les membres résidant dans les îles, de réunion de bureau une demie heure après constat de l'absence de quorum ( pourquoi maintenir un quorum dans ce cas là ? Tant qu'à faire, pourquoi le Président ne se réunirait-il pas tout seul dans son bureau ?) et autres questions d'une même importance stratégique. Il ne manquait plus au programme qu'une discussion sur le sexe des anges...

Selon le journaliste, après 2 à 3 heures de discussions sur des sujets "majeurs" pour notre avenir du même acabit, 45 minutes ont été consacrés par les "représentants de la société civile" au dossier très important du régime de solidarité territorial... pour conclure à la nécessité d'un réexamen total de notre protection sociale !!! Pourquoi ces représentants n'ont-ils pas procédé à ce réexamen ? Mystère et boule de gomme... Ou du moins, ils ne s'étaient pas autosaisis, c'est à dire qu'ils ne s'étaient pas demandés à eux-mêmes la permission de réfléchir plus en profondeur à la question ! Plus procédurier, tu meurs...A moins qu'il ne s'agisse encore d'une histoire de sous, c'est à dire d'indemnités de présence pour "réfléchir".

Dire que ce "machin" coûte chaque année, à nous, contribuables, 80 millions de F CFP en indemnités de "présence", frais de déplacements, frais de mission, frais de représentation, indemnités du Président...N'est ce pas là un jeu de "notables" en mal de notoriété dont nous pourrions nous passer le "luxe" ? N'y a-t-il rien de plus utile à faire avec une telle somme ?

A moins que ce Conseil ne se "resaisisse" enfin pour nous produire des rapports de qualité, documentés et qui fassent référence dans le débat public. Oui, que ce conseil devienne enfin "productif" et producteur d'idées nouvelles bienvenues en ces temps de marasme intellectuel.

Pour avoir une idée de la qualité des rapports, vous pouvez les télécharger ( du moins les plus récents) à l'adresse suivante : www.cesc.pf

Bonne lecture ( a déconseiller aux insomniaques...) !

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mardi 23 mai 2006

Parler durablement du développement durable : ça suffit !

Par lebop, mardi 23 mai 2006 à 20:49 :: Débat

Il ne se passe pas une semaine sans que le Ministre du développement durable...et son concurrent, Président de la Commission de l'environnement de l'Assemblée, Monsieur Jacky BRYANT, ne nous fassent des séminaires ou forums où les discussions vont bon train : le "yfautquon et le "yaka" se rencontrent, blablatent et se donnent rendez-vous ...au prochain séminaire.Oui,définitivement, la "parole verbale" s'est libérée sur des thèmes prospectifs particulièrement porteurs pour nos arrières petits enfants. Le dernier en date : l"hydrogène, car voilà une source d'énergie réaliste... pour dans 25 ans !

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lundi 22 mai 2006

Conférence de Marcel Jurien de la Gravière

Par Mana, lundi 22 mai 2006 à 22:23 :: News

Monsieur le DSND a fait une conférence sur les essais nucléaires en Polynésie à l’hôtel Shératon. Politita était présent. La différence entre les chiffres et la compréhension c’est de relativiser l’information par rapport à des échelles, sinon les nombres ne veulent rien dire. Et Monsieur de la Gravière à remédié à notre manque d’échelle. Il nous présente ainsi les chiffres trouvés sur le terrain, mais surtout, il nous précise dans quelle proportion les doses sont dangereuses. Et si ces chiffres et ces échelles sont véridiques, alors pourquoi s’être inquiété du nucléaire en Polynésie ? Nous pourrions même dire que la France a été la plus propre des puissances nucléaires. Je vous laisse jouir de la connaissance…

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samedi 20 mai 2006

La fausse couche politique

Par Noindep, samedi 20 mai 2006 à 15:37 :: General

La donne politique semble se redessiner. La possible éviction de Nicole risque de remettre en cause l’establishment. L’estacade qui protégeait la baie politique d’un raz de marée risque de céder. Le parti de Nicole risque de décaniller du paysage politique.

Bien qu’elle se soit évertuée à paraître comme un modèle de bonne mère politicienne, Nicole sera évincée demain, de la donne politique. Etonnant pour une élève qui se dit exempte de tous reproches, et pour une licenciée de droit.

Aujourd’hui la soi disant opposition centriste perd sa dame de fer. Ses raisonnements manquaient parfois de discernement, son bilan semble maigre. De plus Nicole semblait depuis quelque temps en exode de la patrie autonomiste, sur la promenade de l’errance. Elle se voulait au dessus de la politique politicienne, mais en réalité y participait pleinement. Son bilan est celui d’une opposante à l’opposition, pour certains, et pour d’autres, d'une alliée de la majorité.

  • Objectivement, qu’en pensez-vous ?

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mercredi 17 mai 2006

Quelle est la politique sociale du gouvernement ?

Par lebop, mercredi 17 mai 2006 à 21:02 :: Brèves

Le gouvernement du Pays, par l'intermédiaire d'au moins trois Ministres (santé, solidarité, famille) a la charge d’assurer, au quotidien, la cohésion sociale. Depuis deux ans, le gouvernement a organisé de nombreux séminaires, colloques, états généraux, sous l’égide, alternativement, du Ministère de la solidarité, du Ministère de la Femme et du Ministère de la Santé ayant comme thème central : la Famille.

Le drame épouvantable que notre Pays a connu avec le viol collectif et le décès d'Akirina TIORI, une jeune fille de 18 ans,qui nous a tous bouleversé, doit servir de catalyseur à une politique sociale cohérente.

A ce titre, nos ministres peuvent-elles nous indiquer leurs orientations en matière de Politique de la Famille, à l’issue de ces nombreux séminaires ? Quelles sont les actions nouvelles et concrètes mises en œuvre ou que vous allez mettre en œuvre dans les semaines qui viennent ? Quel type d’intervention ou d’assistance proposez-vous concrètement aux familles en difficulté avec leurs enfants ?

Après le temps de la parole doit venir le temps des actes.

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La quête syndicale

Par Noindep, mercredi 17 mai 2006 à 05:34 :: Chroniques

Depuis 1995, le syndicalisme polynésien semblait avoir résolu sa crise d’adolescence, et vaincu son complexe d’œdipe. Dix ans plus tard, le syndicalisme de rue se bureaucratise, et devient le bras droit du politique. Aujourd’hui, c’est à coût d’inflation de mesures gouvernementales, et de pamphlets syndicaux que la croissance sociale évolue au rythme du statu quo. A l’autre bout de table, les minorités réclament davantage de reconnaissance et fondent, certes inconsciemment, leur intention de vote.

Soyons francs, et surtout honnêtes, les syndicats gèlent la virtuosité d’un possible cercle de croissance

La grève qui a pris forme à la SAT NUI est, par sa forme très originale. Il était bien entendu nécessaire de mener des négociations, même si la bataille était gagnée d’avance. S’affranchir de stratégies aussi burlesques, par une mise au pied du mur de la 1ère infrastructure du territoire, dénote du pathétisme syndical et de ses meneurs à mener des négociations fécondes, plus que le désir ardent d’abattre la carte de la paralysie statutaire. Les syndicats ne doivent pas s’arguer de grève pour imposer leur force dans le dialogue social. Soyons francs, et surtout honnêtes, les syndicats gèlent la virtuosité d’un possible cercle de croissance, en canonisant les salariés comme les heureux élus de la croissance sociale.

Loin de cet idéal type, qui nous inspire et nous fait rêver, se meut une société en panne de mobilité, figée sur ses vices. Elle semble, après une longue léthargie, s’être promis de redistribuer équitablement les fruits de la croissance. Te Autaeaeraa allait, semble t-il, dans ce sens. Mais aujourd’hui, c’est tout un peuple qui est réduit à la sujétion syndicale et le sacralise comme justicier social. Et à l’heure où le syndicalisme flirte publiquement avec le politique, à l’image de Ronald Terorotua aujourd’hui, il faut tenter de préserver la société de tout dérapage.

Car depuis quelques mois, c’est à coup de matraquage verbal et de revendications disparates, que les syndicats corrompent l’esprit des petites gens, dissipées par la dissymétrie de l’équité sociale, effrayées par la décrue de leur pouvoir d’achat.
Ils ont très certainement le droit d’être dubitatifs et même perdre espoir dans l’inexorable arrivée de cet ascenseur social que le politique s’émoustille tant à vanter, aujourd’hui bloqué au sommet de la pyramide sociale. Cependant La confiance n’exclue pas le contrôle.

Néanmoins, derrière ce durcissement syndical, il convient de mentionner la nécessité de son action, celle de favoriser l’ascension des victimes du système, et de les protéger de la précarité qui les observe et les convoite. C’est ainsi que l’on minimise les dégâts structurels d’une croissance économique irrégulière, qui ne suffit pas à entraîner des synergies en faveur d’une nouvelle donne sociale.
L’action syndicale reste salutaire, et nécessaire, tant qu’elle reste uniquement corrompue par sa propre cause, celle de défendre les droits de ses salariés.

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La hausse des prix

Par Lagon, mercredi 17 mai 2006 à 02:46 :: Petite analyse

Elle frappe également les alcools. Une visite dans une grande surface (un hypermarché) montre que le consommateur ordinaire - ce qui correspond à la grande majorité des Polynésiens - est beaucoup plus pénalisé que le consommateur de whisky, par exemple.
La réduction de la fracture sociale n' est donc pas pour demain.

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mardi 16 mai 2006

Motion de censure :mode d'emploi socialiste

Par lebop, mardi 16 mai 2006 à 20:47 :: Chroniques

La motion de censure, procédure décriée par certains, et non des moindres, au sein de la majorité est considérée comme un instrument d'une bonne démocratie par leurs alliés socialistes en métropole...

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Le temps des soucis, la fin des assis.

Par Roland, mardi 16 mai 2006 à 17:34 :: General

Peut-on noter une rupture ? Il y a eu les temps de l'insouciance -relative certes, de l'opulence, du développement et de l'enrichissement. Et puis il y eut une nouvelle donne, un changement, et ce fut le temps des soucis, des doutes, des crises. Ce temps, c'est aujourd'hui ; le peuple regarde la valse des ministres, les stratégies autour de la conservation du pouvoir, et le peuple voit la hausse des prix, des projets curieux, des errances, des voyages. Il y a surtout deux choses : une oppostion qui semble impossible à se fédérer pour jouer son rôle et le spectre de l'Indépendance. Or, une opposition, dans un système démocratique, est autant une force de contestation que de proposition ; il semblerait que le débat tourne autour du pouvoir, que ce dernier est perçu comme fin et non comme moyen. Il y eut la voix de la raison, celle de l'homme qui accepte de se retirer au nom de la fédération des autonomistes, et il y eut les égarements du coeur de certains attachés au pouvoir pour le pouvoir. Dans ces conditions, la seule chose qui ne soit pas une errance, c'est la route tracée par le Président, route légitime eu égard à sa base, à son discours depuis longtemps, à son rêve. Voilà bien la route des soucis. Le but latent peut-il être générateur d'espoirs ? A-t-il même aujourd'hui une légitimité à l'échelle de La Polynésie ? Mais alors, comment infléchir cette force ? Peut-être, Jeunesse, est-il temps que tu cesses d'être insouciante, que tu ouvres les yeux, que tu te réveilles et que tu agisses ? Ce qui se trame t'engage toi, non pas ceux qui tissent le futur, ils ne seront plus là quand tu vivras ce qu'ils auront construit. Peut-être, Jeunesse, est-il temps de n'être plus gouvernée par les Assis ?

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Pour ou contre l'équilibre budgétaire ?

Par Mana, mardi 16 mai 2006 à 12:08 :: Petite analyse

Le budget de la Polynésie française à une caractéristique :il doit obligatoirement s’équilibrer (que les charges soient donc égales aux produits). Ce qui implique que, chaque année, il doit y avoir une projection budgétaire qui inclue toutes les dépenses du territoire et ce qu’il reçoit de sa fiscalité, et de l’Etat, ainsi que ses investissements publics. Ce budget prévisionnel peut être soumis au Conseil d’Etat en cas de contestation. Ce dernier l’accepte ou le réfute, suivant qu’il soit équilibré ou pas. Il ne faut pas confondre l’équilibre comptable (qui est obligatoire car tout flux entrant inscrit un flux sortant.) avec l’équilibre Budgétaire. Voyons au niveau macro économique ce que veut dire équilibrer un budget national. Est-ce réellement bon pour la Polynésie ou est-ce un frein au développement économique du pays ? Nous allons le voir ci-après…

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lundi 15 mai 2006

OSCAR TEMARU EST-IL DEVENU SOCIALISTE ?

Par lebop, lundi 15 mai 2006 à 20:04 :: Chroniques

Le soutien actif d’Oscar TEMARU à Ségolène ROYAL se situe dans la droite ligne de la convention de coopération signée entre le Tavini et le parti socialiste. Mais cela veut-il pour autant dire qu’Oscar TEMARU est devenu socialiste jusqu’au point d’effrayer les patrons polynésiens ?

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dimanche 14 mai 2006

Bienvenue à Roland

Par Peter, dimanche 14 mai 2006 à 23:59 :: General

Un nouveau venu dans l'équipe Politita (il nous manquait quelqu'un pour aligner notre V6 à la prochaine Hawaiki Nui) en la personne de Roland. Je ne vous en dit pas plus, il ne tardera pas à vous partager ses opinions, points de vue y tutti quanti.

J'en profite pour vous remercier d'être de plus en plus nombreux chaque jour à nous lire et à partager vos opinions. Amis du jour, bonjour :)

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Le retour au Pays.

Par Lagon, dimanche 14 mai 2006 à 22:44 :: Brèves

Il y a quelques années encore les jeunes étudiants polynésiens qui poursuivaient leurs études hors du Territoire, comme on disait alors, y revenaient pour valoriser leurs connaissances et en faire profiter leurs concitoyens. Il serait intéressant de prendre la température des étudiants qui actuellement terminent un cursus en métropole ou ailleurs, ainsi que de ceux qui vont continuer leur formation hors du fenua, et auront demain à s' interroger sur leur retour ( c'est le cas des rédacteurs de ce blog, en majorité: mais ils ne prétendent pas, eux non plus, détenir la vérité ).

Cet indicateur permettrait de connaître le regard, étayé par des arguments, de futurs cadres sur l' évolution de la situation dans ce Pays: confiance ? prudence ? inquiétude ? Il en vaut bien d' autres.

A vos plumes, les amis. Merci.

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samedi 13 mai 2006

L'avenir de la perle de Tahiti ne sera assuré que par la solidarité entre les producteurs

Par lebop, samedi 13 mai 2006 à 12:15 :: General

La perle de Tahiti, notre principale ressource à l'exportation, traverse depuis quelques années une crise dont la raison principale se situe dans le déséquilibre d'une offre, qui a crû longtemps de plus de 10 % par an, alors que la demande internationale, pourtant dynamique, ne croissait que de 5% par an.Ce déséquilibre a, bien sûr, provoqué une baisse continue des prix et la disparition massive des exploitations perlicoles les moins performantes. On en est arrivé à la situation paradoxale suivante : plus de travail, plus de productivité, plus de production pour chaque ferme, et ce, pour une rémunération de moins en moins importante. Malgré le léger accroissement des prix constaté depuis moins de deux ans, il est impératif de sortir de ce cercle vicieux et la solution ne sera que collective.

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vendredi 12 mai 2006

UN PRESIDENT VOYAGEUR

Par Lagon, vendredi 12 mai 2006 à 21:29 :: Portraits

Les absences à répétition du Président du Pays surprennent beaucoup de Polynésiens. Ces derniers considèrent qu' il lui est impossible dans ces conditions d' être ATTENTIF à LA VIE QUOTIDIENNE et à l' avenir de son Peuple en étant aussi souvent hors du Pays. Certains échos sont très négatifs, et vont jusqu' à parler de MEPRIS.

D' autres laissent entendre que si l' aura reste entier chez une fraction importante du Tavini, il y a des lézardes réelles au sein de ce même Tavini. A se demander si après l' éclatement partiel de l' Upld il pourrait y avoir des scissions au sein du Tavini, surtout si la hausse des prix accentuait encore la fracture sociale. On dirait que LE DIVORCE GRANDIT entre la majorité des Représentants qui soutiennent, par leurs votes positifs, ou leur abstention, l' action du Président et de fait la cause de l' Indépendance, et la majorité des Polynésiens, très surprise par ailleurs du TRAIN DE VIE SOMPTUAIRE de l' équipe en place, mais très mal informés toutefois . En effet la plupart DES MEDIAS ne semblent pas avoir perçu cette réalité, ou en avoir l' envie, ou en avoir pour certains la possibilité. Gageons que s' ils constataient le bien- fondé de cette thèse, ils se feraient UN DEVOIR conformément à leurs principes éthiques, d' en informer leurs lecteurs.

En conclusion il semblerait que le Président, deux ans après son accession au pouvoir, gagnerait à se mettre au travail et à PROUVER SES COMPETENCES en tous domaines, faute de quoi LA DESILLUSION GRANDISSANTE se retournerait contre lui, et pas seulement du fait de l' opposition démocratique. Il serait alors pris en tenaille, et mis dans l' incapacité de gouverner: en composant il mécontenterait ses radicaux, en radicalisant il provoquerait peut- être des mouvements violents. Dans les deux cas de figure il y aurait blocage.

Toujours est- il que le présent se caractérise par un MALAISE SOCIAL grandissant, et des ACTES DE VIOLENCE, gratuits ou non, dont certains d' ailleurs sont portés à la connaissance des Polynésiens.

  • Ne pensez- vous pas que le délai de grâce est dépassé ?

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mercredi 10 mai 2006

La bise de la paix ?

Par Noindep, mercredi 10 mai 2006 à 15:57 :: No comment

Image retirée, nous n'avions pas les droits adéquats. Encore une fois, nous présentons nos excuses à TahitiPresse

Lorsque l'on voit une telle image, on a l'impression d'avoir vécu en dehors de toute réalité depuis des mois. Etat-Territoire, chronique d'une réconciliation annoncée ?

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Une prise de conscience

Par Noindep, mercredi 10 mai 2006 à 06:29 :: Chroniques

Le Taui a pris place dans un contexte bien particulier, sans doute le plus propice au changement. Seulement après deux ans de règne, aucun consensus d’esprit rayonne sur cette majorité plurielle, et c’est sur un socle imaginaire que repose cette majorité parlementaire. Ils ont tenté de convoiter les petits esprits politiques, et ont laissé partir les plus grands de leur rang.

Disserter sur l’injustice social est depuis jadis, leur credo de campagne, pour cajoler les petites gens semble t-il. Mais un tel discours n’a jamais eu un poids conséquent et n’a pas été en mesure de vaincre la pesanteur sociale. Néanmoins, ils ont récolté un plébiscite populaire coléreux, qui ne retient que de l’ancien régime, un vice du privilège, et un clientélisme marchand, et qui délite aujourd’hui les traditions politiques établies.

Les poètes du Taui sombrent dans l’inconscience en défiant les lois sociales prohibant des réformes intuitives, dû en partie à une méconnaissance de la réalité et d'un fossé d'inexpérience qui se creuse. De plus, la population, par dégoût collectif avait ex-ante le basculement de mai 2004, délaissé la chose publique facilitant la montée de ces peintres du rêve. C’est ainsi qu'au mois de mai, l'amicale des déchues du pouvoir prit le tournant et attaquait avec inquiétude la pente rude du développement.

Certains esprits ont accouru à cette course au rêve, par souci alimentaire nous disent les Républicains, en se juchant sur l'arbre à privilèges. Cependant par inadvertance, personne n’avait observé que la société versait dans un radicalisme d’esprit et la volonté de bondir vers la société de demain. Mais la société était figée dans ses veilles habitudes et personne ne s'enquérait des opinions fébriles.

La logistique du Taui est aujourd'hui éclatée en deux blocs, écorcher par la nervosité du bord actif, lénifier par l’esprit du bord réfléchi. Cette dissociation de la pensée dissémine la logique de l’action collective de cette fédération politique qui avait pourtant bien débouler la pente électorale glissante. Mais l’idée va supplanter la réalité, et c’est avec emphase qu’ils imagineront leur société imaginaire remplie de promesses et de songes.

Aujourd’hui, c’est par une crise économique qui jubile que le Taui tente de pousser un souffle sur une croissance sociale qui ne prend pas.

  • Retiendrons-nous uniquement les mots, au détriment même de l’action, de cette prétendue révolution sociale du Taui ?

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mardi 9 mai 2006

Du projet de loi de pays sur la protection de l'emploi local

Par Pépé Tama, mardi 9 mai 2006 à 14:23 :: General

La question étant d'actualité, je me permet de publier à nouveau mon billet de janvier 2006 :

Différents sujets sont actuellement dans l'air du temps sur nos iles ensablées : océanisation des cadres, réforme des concours de l'administration, loi de pays; cela en vue de favoriser (dans certains secteurs) l'accès aux emplois pour les résidents de plus de 5 ans sur le territoire.

Tous ces sujets se rapportent bien souvent à une thématique globale : la discrimination positive. Et posent la question suivante : devons nous favoriser l'accès à l'emploi de locaux (ou de résidents ayant séjourné plus de 5 ans sur le territoire - cela revient au même à long terme - ) par une discrimination positive inscrite dans des textes officiels ? Pour ma part, je pense que non. Ce projet de loi emprunte les chemins de l'inefficacité,il est le symptome d'un mal être. La trace, noir sur blanc, d'une signature : celle du politique contractualisant avec la fatalité...

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samedi 6 mai 2006

Oui à Monsieur DURIGNEUX

Par Lagon, samedi 6 mai 2006 à 19:26 :: Brèves

Dans son édito du samedi 6 mai Monsieur DURIGNEUX s 'en prend au " pito " démesuré des politiques, et reconnaît la part de responsabilité des medias en cela. Il a également raison de proposer de jouer une autre pièce, " celle des convictions affirmées, de la tolérance et du débat ", en précisant que " ce n' est pas contradictoire ".

A Politita on ne dit pas autre chose depuis le début, voici quelques mois déjà.

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Emile Vernier l'économiste

Par Mana, samedi 6 mai 2006 à 16:50 :: No comment

« L’inflation de 2.3% est fausse » : il avoue lui-même que cette affirmation n’est qu’a « vue de nez » sans preuve tangible, mais il estime l’inflation à un taux supérieur, tout en ne donnant pas sa fourchette…Ceci nous rappelle qu’il faut bien comprendre le calcul de l’IPC avant d’en parler. Alors parlons-en

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vendredi 5 mai 2006

Et si on pariait davantage sur l'éducation ?

Par Pépé Tama, vendredi 5 mai 2006 à 19:40 :: General

Bien entendu, l’éducation sert à améliorer le fonctionnement de notre démocratie. Elle peut aussi améliorer la situation de l’emploi et l’économie en général, si l’on se situe dans une optique de croissance endogène. Néanmoins, ces finalités sont secondaires. Quelle est la finalité première de l’éducation ?

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jeudi 4 mai 2006

Chronique fiscale

Par lebop, jeudi 4 mai 2006 à 19:33 :: General

La TSAT et la TUC, vous connaissez ? Non. Eh bien, moi non plus. Jusqu'à aujourd"hui, car grâce à la CGPME, j'ai pu enfin savoir ce que cachaient ces deux noms barbares. Aussi, je vous livre l'information telle quelle....et je remercie la CGPME au passage pour cette oeuvre pédagogique.Et maintenant, citoyens-commerçants-contribuables, faites votre devoir : acquittez-vous de l'impôt. N'oubliez surtout pas de le répercuter sur nous, citoyens-consommateurs. La solidarité fiscale est à ce prix. Et tant pis pour l'inflation. On ne pourra pas dire que celle-là est importée. Car la TSAT et la TUC proviennent directement de cerveaux 100 % maohi.

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Le discours de la providence

Par Noindep, jeudi 4 mai 2006 à 06:47 :: Chroniques

La conquête du pouvoir par l’UPLD a fait gémir les vaches de la ferme républicaine, en défrayant la chronique, qui voyait cette accession au pouvoir comme la pire des utopies politiques. La raison profonde d’une telle inquiétude, c’est qu’un capitaine indépendantiste allait gouverner un navire autonomiste. 2004 allait mettre en panne la croissance du progrès.

Brandi, choyé, respecté, comme le premier changement depuis jadis, comme un messie du miracle économique politique et social, le président s’est construit une carrure de justicier social, du cavalier blanc nous sauvant du monopole des artistes républicains. Dans cette univers de l’indépendance, se meut une colère, une humiliation de l’occupation française, offensée par le goulet nucléaire. Le pouvoir exécutif local tente aujourd’hui de colporter un élan de promesses et de poésies de propagande, promesse d’une revanche face à la défaite contre le colonialisme qui enfle depuis 60 ans.

Apprenons à vivre aux côtés de ces visionnaires du bord socialiste, non pour partager un mirage commun, mais pour comprendre leur vision du monde. La blessure nucléaire est une plaie plus que jamais ouverte jusqu’au jour où la République s’inclinera devant leur égo, et paraphera la rupture colonialiste. Le spectacle gouvernemental auquel on assiste depuis deux ans, relaie chaque crise à un constat semblable : un manque flagrant de compétence et une haine française. N’est-ce pas eux, les peintres de cet illustre terrorisme politique, terme issu de la rhétorique temariste ? Qu’importe, le gouvernement est rétrocédé derrière un voile d’ignorance, à suivre.

Autonomistes et Républicains promettent une alliance de circonstance, impliquant un dévouement pour la cause polynésienne. Comprenez, isolement des indépendantistes, et éradication des « ni-ni ». L’histoire me rappelle à l’ordre. Non, ce qui m’apparaît en réalité dramatique, est qu’aucun parti ne fait figure de véritable vétéran des conflits politiques passés. Chacun y voit son intérêt propre et favorise de surcroît une perspective d’avancée stérile. Se déchaîner autant contre la muraille républicaine qui surplombe nos frontières, en agressant les gardiens qui nous empêchent de franchir les barrières pourrait éveiller en la conscience citoyenne polynésienne, un sentiment d’emprisonnement, qui, à tout égard, fonderait un noyau dur d’anti-républicains. Voyez plutôt la République comme une chance…

Face à un horizon politique qui perd son équilibre, on reprend toujours nos mêmes méli-mélo de solutions, soulageant la douleur, sans éradiquer le virus. Jour après jour, le pouvoir indépendantiste quémande son loyer républicain de l’ère nucléaire, de plus en plus indexé, et monte au front lorsque l’Elysée ose renouer avec son esprit colonialiste d’antan, en violant la souveraineté fiscale locale. En tous les cas c’est un feu ardent qui brûle sous le contrat républicain, qui risque au fil des vents froids émanant du consensus de Papeete, de fondre en cendres…

C’est ici que doit s’éveiller la masse populaire, celle de revendiquer un droit à l’efficience, et à la chance sociale. La rétorsion indépendantiste face à de tels engagements n’est pas fondée et n’a aucun support de preuves.

La République reste le dernier soupir de la providence, celui qui nous permet de garder encore espoir…

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mercredi 3 mai 2006

Politita: agora ou bistrot?

Par Peter, mercredi 3 mai 2006 à 17:33 :: General

Ia Orana. Vous êtes de plus en plus nombreux chaque mois à venir nous lire. Cela nous fait plaisir. Vous êtes de plus en plus nombreux à donner votre avis. Cela nous fait également plaisir: c'est un des buts de Politita d'amener à la discussion.

Malheureusement, nous nous rapprochons de plus en plus de la conversation de comptoir que du débat politique...

Les forums politiques traitant de tout et de rien foisonnent sur le Net polynésien, forums où gens de la même sensibilité peuvent allègrement vilipender des personnes qui ne sont pas là pour se défendre, où des gens de sensibilités différentes peuvent allègrement se taper virtuellement dessus ... C'est une occupation assez particulière, mais ce n'est pas celle de Politita.

Alors, que pensez-vous faire pour changer tout ce qui ne vous plait pas? Combien d'entre-vous se sont inscrits dans un parti? Qu'avez-vous pensé du premier bulletin de Politita? Que pensez-vous que nous (vous et nous) pourrions faire?

Bref, comment comptez-vous agir pour améliorer notre Polynésie?

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Une réforme constructive

Par Mana, mercredi 3 mai 2006 à 16:58 :: Petite analyse

La politique des grands partis a été inventée par De Gaulle pour éviter justement des problèmes d’alternance de majorité au sein de l’Assemblée nationale. Le clientélisme est basé sur ce fléau. Les petits partis s’allient aux grands pour créer une majorité frivole. Ne pouvons nous justement pas empêcher la prolifération des petits partis à l’assemblée de la Polynésie ? Non pas pour taire les idées, mais pour stabiliser le pouvoir en place...

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mardi 2 mai 2006

CACOPHONIE MAJORITAIRE ET INERTIE GOUVERNEMENTALE : Y a t-il un pilote dans l'avion ?

Par lebop, mardi 2 mai 2006 à 21:00 :: General

Chaque jour qui passe apporte son lot de surprises: des individualités politiques de la majorité développent un discours sur divers sujets tout en précisant qu'il s'agit de leur "avis personnel". Chacun y va de son couplet sur la révision du statut,le mode de scrutin, les rythmes scolaires, les accords de Tahiti Nui... Le premier responsable de cette cacophonie est le Vice-président, par ailleurs chargé- ne rions pas - de la cohérence gouvernementale...

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La discussion

Par Lagon, mardi 2 mai 2006 à 18:08 :: General

Quelques lignes de Marguerite Yourcenar, extraites des " Mémoires d' Hadrien ", qui datent de 1958.

Politita les connaît bien, et les a relues cette année.

Nous savons que toute affirmation non argumentée est douteuse et source de dangers, c'est pourquoi nous le disons tout haut.

Voilà les lignes en question:

"Comme tout le monde, je n' ai à mon service que trois moyens d' évaluer l' existence humaine : l' étude de soi, la plus difficile et la plus dangereuse, mais aussi la plus féconde des méthodes ; l' observation des hommes, qui s' arrangent le plus souvent pour nous cacher leurs secrets ou pour nous faire croire qu' ils en ont ; les livres, avec les erreurs particulières de perspective qui naissent entre les lignes".

C'est dire combien il est nécessaire de faire preuve de mesure dans l' échange, mais aussi la difficulté de l' échange.

On essaie de jouer le jeu !

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DotClear